‹ Système de politique positive (volume 4)Chapitre 16 sur 26 · STATIQUE SOCIALE. — PRÉAMBULE GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

STATIQUE SOCIALE. — PRÉAMBULE GÉNÉRAL

chapitres, dont il faut ici marquer brièvement la destination et Fenchalnement. *

Le premier sera directement consacré au seul point de vue qui puisse être vraiment universel, en établissant la théorie générale de la religion, suivant sa double aptitude sociale à régler et à rallier. Conformément au principe indiqué ci-dessus, j'y devrai caractériser déjà la destination et même la nature de la religion définitive, avant d'apprécier les diverses religions provisoires qui durent successivement la préparer.

Je me trouverai conduit ainsi, dans le second chapitre, à poser systématiquement Tensemble du grand problème humain, d*après les lois fondamentales que la biologie peut fournir sur notre nature élémentaire, suivant les conclusions du volume précédent. L'ordre social devient ainsi la source continue de cette solution graduelle, dont le développement caractérise toujours notre principal progrès.

D'après cette détermination, le troisième chapitre établira la théorie positive de la famille, sous le double point de vue abstrait d'élément naturel de la société et de base nécessaire de l'essor moral. En accomplissant ces deux appréciations universelleSy à travers les vicissitudes quelconques des temps et des lieux, je représenterai d'avance le cours général de ces variations historiques comme destiné à réaliser de plus en plus le vrai type domestique.

Le quatrième chapitre constituera la transition naturelle de la famille à la société, d'après l'institution fondamentale du langage, surgie de l'une et développée par Tautre. A la fois relative au sentiment, à Tintelligence, et à l'activité, elle sera d'abord appréciée dans l'unité spontanée que lui imprima partout l'homogénéité du type humain, et ensuite dans l'unité systématique vers laquelle tendent finalement ses variations normales.

6 SYSTÈME Ofi POi^ITIQUË FÛâITIV£.

AÎBâi eonduit à l'étude directe de l'état socia!, je devrai commencer par apprécier sa structure foHdaiaeatale, eu consacrant le dnquièmie chapitre à la théorie générale du classement humain. Parmi ses diversités quelconques, ilfaudrasaisir sou identité essentielle, toujours conforme au principe commun de toutes leshiérarchieâ naturelles, et réduire Tensemble de sas mutations historiques au développement graduel de cette coordinaticm nécessaire»

Cette étude abstraite des organes sociaia me permettra enfin^ dans le sixième chapitre, celle dee fonctions ûOkQ^espondantes, qui, eavisa^éses comme appartecnajat à tous las temps et à tous ies lieux, complètent le domaine statique. Quoique les variations de Tezisteace doivent être encore plus ^iranoncées que ««elles de la structure, elles manifesteront mieux l'identité fon^ dameatale du type natmrel et la tendance continue à sa pleine réalisation.

L'ordre hnmain étant ainsi caractérisé ahstraitement sous chaque aspect principal, le septième et dernier chapitre achèvera de construire la statique sociale, en y incorporant une in- -dispensahle théorie complémentaire, sur les limites générales 4es modifications propres à un tel système. Sans leur appré- 'dation directe, on ne pourrait ensuite dxconscrire suffisamment les variations naturelles résultées 4es temps et des lieux, ni les mutations artificielles dues à notre intervention.

Ce chapitre final me conduira spontanément à résumer l'ensemble de ce volume par une courte conclusion, qui .représentera la statique sociale comme assez élaborée, à tous égards, pour permettre l'étude immédiate de l'évolution humaine, réservée au volume suivant.

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