STATIQUE SOCIALE. — PRÉAMBULE GÉNÉRAL
chapitres , dont il faut ici marquer brièvement la destination et Tenchainement.
Le premier sera directement consacré au seul point de vue qui puisse être vraiment universel ^ en établissant la théorie gé- Dérale de la religion, suivant sa double aptitude sociale à régler et à rallier. Conformément au principe indiqué ci-dessus , j'y devrai caractériser déjà la destination et même la nature de la religion définitive , avant d'apprécier les diverses religions provisoires qui durent successivement la préparer.
Je me trouverai conduit ainsi, dans le second chapitre, à poser systématiquement l'ensemble du grand problème humain, d'après les lois fondamentales que la biologie peut fournir sur notre nature élémentaire, suivant les conclusions du volume précédent. L'ordre social devient ainsi la source continue de cette solution graduelle, dont le développement caractérise toujours notre principal progrès.
D'après cette détermination, le troisième chapitre établira la théorie positive de la famille , sous le double point de vue abstrait d'élément naturel de la société et de base nécessaire de l'essor moral En accomplissant ces deux appréciations universelles , à travers les vicissitudes quelconques des temps et des lieux, je représenterai d'avance le cours général de ces variations historiques comme desthié à réaliser de plus en plus le Yrai type domestique.
Le quatrième chapitre constituera la transition naturelle de la famille à la société, d'après l'institution fondamentale du langage, surgie de l'une et développée par l'autre. A la fois relative au sentiment, à l'intelligence, et à l'activité, elle sera d'abord appréciée dans l'unité spontanée que lui bnprima partent l'homogénéité du type humain , et ensuite dans l'unité systématique vers laquelle tendent finalement ses variations normales.
6 BtSÏÈAtB bis POLITIQDB t^OSHlTE.
AiûA conduit à l'étadë dif(scte de Fétat social , Je derrài commencer par apprécier sa structure fondamentale , en consacrant lé tinciuième chapitre à la tliéorie générale du classement humain. Parmi ses diversités quelconques ^ il faudra saisii* son identité essentielle , toujours conforme au principe commùii de toutes les hiérarchies naturelles , et réduire Tensemble de ses mutations historiques au développement graduel de cette coordination nécessaire.
Cette étude abstraite des oi^anes sociaux me permettra enfin^ dans le sixième chapitre , celle des fonctions cotirespondântes , qui f envisagées comme apt)artenant à tous les temps et à tous les liéUx , complètent le domaine statique. Quoique les variations de l'existence doivent être encore plus prononcées que celles de la structure , elles manifesteront mieux Fidentité fon* damentale du type naturel et la tendance continue h, sa pleine réalisation.
L'ordre humain étant ainsi caractérisé abstraitement sôus chaque aspecf principal^ le septième et dernier chapitre achèvera de construire la statique sociale^ en y incorporant une indispensable théorie complémentaire , sur les limites généi^ales des modifications propres Si un tel système. Sans leur appréciation directe^ on ne pourrait ensuite circonscrire suffisamment les variations naturelles résultées des temps et des lieux , ni les mutations artificielles dues à notre intervention.
Ce chapitre final me condidra spontanément à résutner l'ensemble de ce volume par une courte conclusion , qui représentera la statique sociale comme assez élaborée^ à tous éfàîA^, pour permettre Fétude immédiate de Févolution humaine , réservée àti volume i^uivant.
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