AUGUSTE COMTE
(10, rue Moosieur-le-Pr!nee.)
.peut-être plus efficace qu'aucun autre. Le second fût transmis sans obstacle au noble visir^ avant la digne cessation de sa courte retraite.
On doit d'abord penser que l'attitude perturbatrice adoptée par le tzar, postérieurement à mon manifeste russe, exigeait Tajoumement de cette publication jusqu'à la prochaine terminaison de ces désordres imprévus. Mais, outre que Je lus cette pièce à la Société PosUiviste le 29 décembre 1852, j'ai finalement regardé sa pleine communication comme trop urgente pour comporter un tel retard. En l'accomplissant aujourd'hui. Je me trouve ainsi forcé de formuler ici le blâme personnel que mérite celte déviation passagère. La scrupuleuse conservation de la paix européenne constitue^ dans la politique actuelle, un axiome tellement vulgaire que sa violation , même apparente ou comminatoire , doit seulement émaner d'une iUMdbante énergie. Aucun chef, cependant, n'est mieux placé que le tJEarpour résister dignement aux vicieuses impulsons d'une population arriérée, dont il ne partage point l'aveugle entraînement, d'ailleurs plus factice que réeL
Quoique le second manifeste off)re moins d'hnportance que le premier, il comporte, outre son utilité proj^re^ une efficacité que je dois seconder en la signalant. Car, m éclairant la politique orientale , il peut aussi réagir sur la raison occidentale^ pour la mieux placer au vrai point de vue qu'exige une réorganisation devenue, depuis la fin du moyen âge , essentiellement connexe entre l'islamisme et le catholicisme. La considération familière d'une telle solidarité fournit le meilleur moyen de faire directement sentir, de part et d'autre, en quoi doit consister la religion universelle, objet commun des principales sollicitudes dans les deux moitiés du monde romain.
Avant de terminer cette préface, je me trouve forcé d'y pla-