‹ Système de politique positiveChapitre 9 sur 20 · DYNAMIQUE SOCIALE. — FRÈAMBULE GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DYNAMIQUE SOCIALE. — FRÈAMBULE GÉNÉRAL

Un tel ensemble de motife fait essentiellement consister la sodologle dans la dynamique sociale. D'elle seole le sacerdoce tire à la fois ses conseils généraux poar diriger la ?ie pnbllqne et sa principale aotorité comme suprême organe de l'Humanité. Ce%i pourquoi mon trailé fondamental dut surtout concevoir la sociologie sous l'aspect dynamique en y subordonnant Tap* prédation statique. Mais ma construction finale doit, au con^ traire, systématiser Ici la tbéorie du mouvement humain en la rattacbant à celle de Teilstence corresfAndante , à laquelle J'ai conssicré le volume précédent. En le terminant , j'ai déjà montré comment la dynamique sociale constitue le complément nécessaire de la sociologie statique , çol resterait isolément incapable de guider la vie réelle, oit son application directe susciterait souvent de graves perturbations.

2léannK^ns5 11 serait autant dangereux pour la théorie que >our la pratique de concevoir le progrès sans le subordonner à Fordre. Mparée de cette base statique, l'histoire altérerait profMMiément sa consistance et MentOt sa moralité. Car, ses lois d'évolution reslenifmfirof» empiriques > en sorte qu'elle ne tendrait à supprimer Fàbsolu qu'en consacrant Tlnstabffité. Outre rimmorallté directe d'une telle disposition ^ l'esprli Iristorique entraîne spontanément à dédaigner le senthnent, en aecovtumant à ne considérer partout que les résultats sans ap« précier les intentions. Il peut ainsi Ihéconnaltre sa vraie mission jusqu^à procurer une sorte de sanction systématique aux corrupteurs les plus lùnestes , ceux qui dédaignent la vie privée au nom de la vie publique.

. Mais tous ces dangei-s intellectuels et moraux cessent aussUôi qu^off institue la dynamique sociale suivant sa vraie nature , c'est-à-dire en y subordonnant toujours le mouvement à l'existence, comme dans les autres cas théoriques. Quoique devant être surtout consaerde as progrès^ no» élaboration primitive

à SYSTÈME DE POUTIQUfi POSITIVE.

subit elle-même cette coDdition nécessaire, qui me força souvent de suspendre l'étude dynamique pour établir ses fondements statiques, à mesure que le besoin s'en manifeslaiL Cette marche provisoire indiquait spontanément la coordination dé* iinitive , que j'annonçai nettement en achevant mon traité philosophique. Le volume actuel doit en offrir directement la pleine réalisation. Il fera profondément ressortir la supériorité normale de ce mode final en procurant aux conceptions bisto* riques une précision % une cohérence qu'elles ne pouvaient autrement acquérir. Ainsi condensées, elles s'adapteront mieux à la pratique.

On se familiarise davantage avec les lois du progrès quand elles sont subordonnées à celles de Tordre , dont l'appréciation directe est plus facile, quoique leur abstraction supérieure gêne leur propre systématisation. L'esquisse historique qui termine le premier chapitre du volume précédent peut déjà carac-' tériser les attributs essentiels d'un tel mode. Nulle autre méthode ne pourrait construhre enfin la vraie phllosophii^ ^ l'histoire, d'après une digne combinaison entre le génie induetif et la puissance déductive. Les principales conceptions resteraient exposées à de graves fluctuations sans cette relation directe avec les lois corriespondantes de la nature humaine. A la vérité, celles-ci ne peuvent, à leur tour, se dévoiler assez que d'après leur influence nécessaire sur l'évolution collective. Une telle réciprocité constitua la principale difficulté de ma décou* verte des lois sociologiques, en un temps où, les notions dynamiques et les conceptions statiques étant également vicieuses, il faUait tout rectifier à la fois. Mais , cet embarras primitif se trouvant surmonté, le-mouvement, qui d'abord peut seul caractériser l'existence , doit enfin être systématisé d'après elle.

Approfondie autant que possible, cette comparaison générale entre la création de la dynamique sociale et sa coordina*

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