‹ Système financier de la France (volume 2)Chapitre 23 sur 70 · VRE I · texte numérisé non relu

VRE I

dans les mains où elles sont offertes aux meilleures conditions. ^

Dans l'hypothèse où nos armateurs n'espéreraient pouvoir obtenir des succès qu'à la faveur de la libre entrée des articles étrangers, ils seraient en mesure, dès à présent, de profiter des facilités d'un tel dégrèvement en les retirant des entrepôts réels où ils sont reçus et remis en franchise ; mais s'ils prétendaient appl iquer exclusivement leurs expéditions à cette nature d'échanges extérieurs, ils ne trouveraient bientôt plus dans leur patrie ni ressources pour acheter, ni produits à vendre, et l'appauvrissement intérieur serait pour eux bien plus une cause de ruine que les progrès de leurs opérations avec l'étranger ne seraient une source durable de fortune. Si nous sommes encore trop souvent dépourvus du bon marché et de la perfection de la marchandise , nous devons les reconquérir au grand avantage de tous, et spécialement de notre navigation, par l'appui et la sécurité que réclament notre industrie manufacturière et notre agriculture. Car dans un pays que la Providence a aussi heureusement organisé que la France pour devenir, sous tous les rapports, une nation riche et puissante, si les intérêts privés se heurtent et se combattent quel-

quefois , les intérêts généraux sont inséparables ^ et solidaires , dans leurs souffrances comme dans j leurs prospérités.

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