‹ Système financier de la France (volume 2)Chapitre 28 sur 70 · FABRICATION ET VENTE DES POUDRES · texte numérisé non relu

FABRICATION ET VENTE DES POUDRES

La défense du pays et le maintien de sa tran-^ quillité intérieure ont fait confier la fabrication des poudres à un corps spécial de commissaires formé par les études savantes de l'Ecole polytechnique, placé sous la direction du ministère de la guerre et soumis au contrôle immédiat de l'artillerie. Une ordonnance du 26 février 1 839 a fortifié les garanties de la comptabilité et de la bonne exécution de ce service public , qui a déjà obtenu , pour la qualité de ses produits, une incontestable supériorité sur ceux de l'industrie étrangère : mais il lui reste à conquérir la condition importante d'un plus bas prix pour répondre aux vœux du commerce et pour échapper aux préjudices de la , contrebande.

Nous invoquons sur ce point essentiel les lumières du conseil que vient d'instituer la dernière organisation de l'administration des poudres, afin de faire concourir aux progrès des améliorations un membre de l'Académie des sciences, et des délégués, du commissariat de l'artillerie^ du ministère de la marine, et du département des finan-

ces. Cette association de tous les intérêts ^t de toutes les capacités spéciales doit amener le double résultat de la perfection et du bon marché des poudres de l'armée de terre et de mer, et de celles de la chasse, des mines et des échanges avec l'Afrique.

Nous invitons donc le Gouvernement à faire examiner par ce comité spécial s'il ne convien- ^ drait pas , pour abaisser le prix de ses poudres , de réduire encore le droit d'entrée du salpêtre exotique qui en est la matière première, et qui offrirait une ressource précieuse pour le lest de

; nos vaisseaux marchands, dans leurs retours des

\^Indes.

Depuis que les découvertes de la chimie ont indiqué des moyens prompts et faciles de créer cet élément de notre force défensive, il n'y aurait plus aucun danger à ralentir en France le développement de cette exploitation particulière , puisqu'elle pourrait nous rendre immédiatement ses secours aussitôt que la guerre aurait inter- >1 ^rompu nos importations du dehors. Cette fabri-

I cation de l'État procure au Trésor un revenu de 4,500,000 francs, susceptible de s'élever encore d'une manière très-sensible par la suppression de

i la fraude, qui est le résultat de l'élévation du tarifde cette production industrielle.

EXAMEN DES REVENUS PUBLICS. lll

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