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DE LA DETTE DE LA FRANCE ET DE SES MOYENS DE LIBÉRATION

Le crédit de l'État, presque toujours inconnu de notre patrie dans les temps antérieurs à 1814, a été fondé, au milieu même de ses derniers revers et sous l'empire de la nécessité, par la courageuse résignation du pays à supporter toutes les charges d'une pénible libération. La bonne foi religieuse avec laquelle il a rempli les engage-

menls de l'adversité, a fait ouvrir à son administration'toutes les sources des fortunes privées. Nous avons déjà prouvé que cette puissance moderne du crédit était une des conquêtes les plus précieuses de la civilisation des peuples : les esprits généreux et prévoyants qui veulenten conserver les bienfaits, doivent repousser avec énergie toute mesure susceptible de porter atteinte aux sentiments de justice et de loyauté qui sont les bases de celte grande œuvre de notre patriotisme.

Dans la discussion à laquelle nous allons nous livret', nous devons donc examiner si le gouvernement a le droit de rembourser le capital des rentes inscrites; si l'administration doit user de ce droit ; s'il comporte des exceptions; si l'application en est opportune d'après la situation du pays et l'état de ses finances; si ce remboursement doit s'appliquer à la dette flottante ou à la dette inscrite ; quels sont les principes et les formes à suivre pour le remboursement du capital ou pour la conversion des anciens titres en nonvelies rentes d'un intérêt moins élevé que les précédentes; enfin, quelles seraient tes conséquences de nos opinions et les résultats probables de celles qui ont été plusieurs fois émises sur le même sujet'par le gouvernement et par les chambres législative.

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