jours
Amput. retardées de 20 jours
2 me Série (aè-GH)
Opérât, simultanées (A) . .
0 jours
jours
Amput. retardées de 10 jours
3*^® Série (cd-AB)
Opérât, simultanées (A) . .
Amput. retardées de 20 jours
4 m® Série (cc^-GH)
Opérât, simultanées (A) . .
Amput. retardées de 10 jours
Il faut, pour la compréhension de ce tableau, tenir compte du fait que dans le temps total, il y a en réalité deux éléments: a) celui qui s’écoule déjà avant que la régénération apparaisse dans la patte témoin; b) celui que met la patte opérée à récupérer son pouvoir régénérateur.
Il en résulte que si l’amputation est faite après que le temps de récupération de la régénération est écoulé, il faut y ajouter le temps que met la patte témoin à entrer en régénération.
Ainsi, dans la première série, le temps total est, dans le cas d’opérations simultanées, de 60 à 65 jours, tandis que le temps nécessaire à l’apparition de la régénération de la patte témoin est de 25 jours. La différence, 35 à 40 jours, représente le temps réel nécessaire au retour du pouvoir régénérateur. Si l’on ampute au bout de 40 jours, ce retour est pratiquement effectué et la patte régénère presque en même temps que la patte témoin, au bout de 30 jours. Si l’on a attendu 60 jours avant d’amputer, le retour au pouvoir régénérateur
est depuis longtemps effectué, la patte régénérera 30 jours après l’amputation comme la patte témoin, c’est-à-dire 90 jours après la section nerveuse. C’est parce que l’on a laissé écouler un temps supplémentaire entre le moment du retour à l’état normal et celui de l’amputation que l’on voit, dans les trois premières séries, le temps total se relever à la fin (cas marqués d’un astérisque).
La comparaison des chiffres relatifs aux opérations simultanées,, et aux cas dans lesquels l’amputation a été retardée (sans dépasser le temps nécessaire au retour à l’état normal), montre qu’il y a, pour chaque série, un temps minimum, nécessaire à la reprise du pouvoir régénérateur. Ce temps de récupération est une constante pour une même série.
Par contre, ce temps varie d’une série à l’autre et nous pouvons faire ici les mêmes constatations que dans les cas d’opérations simultanées. Ici aussi, le temps nécessaire au retour à la capacité de régénération est fonction de la distance entre le niveau de section nerveuse et celui de l’amputation.
Entre ab et AB, le temps total nécessaire est de 60 à 75 jours, moins le temps nécessaire (25 jours) à la régénération de la patte témoin, soit 35 à 40 jours comme valeur moyenne pour le temps de récupération.
Entre ab et GH ce temps de récupération (30 à 40 — 15 à 20) s’abaisse à 20 jours.
Entre cd et AB cette durée (80 à 90 — 20 à 30) est de 60 jours.
Entre cd et GH elle s’abaisse (55 — 20) à 35 jours.
Ici encore, l’explication la plus vraisemblable est que le retour à la capacité de régénération est dû à la reconstitution des axones sectionnés; la durée de celle-ci est évidemment d’autant plus longue que la distance à parcourir est plus grande. Si l’on coupe les nerfs plus proximalement, le point de départ de la régénération est plus éloigné. Si on rapproche du corps le niveau d’amputation, on va au devant des axones régénérés. Pour une distance constante, la régénération des axones se fait suivant une durée constante, mais variant avec la saison.
Toutefois, cette explication, qui rend compte du rétablissement du pouvoir régénérateur, que la section des nerfs avait inhibé, reste une hypothèse que j’examinerai de plus près à propos des vérifications physiologiques et anatomiques que j’ai effectuées.
O. SCHOTTÉ