‹ SystèmeChapitre 11 sur 46 · E PIERRE ROUSSEL. XXXV · texte numérisé non relu

E PIERRE ROUSSEL. XXXV

me disait-elle, de tout le bien que j'avais dit de son bon ami dans un journal.

Le docteur Roussel était d'une petite stature; sa physionomie exprimait la candeur et la bonté. La finesse et le ton spirituel de sa conversation contrastaient singulièrement avec l'extrême simplicité de ses vêtemens et de ses manières.

Avec tant de qualités morales, et un esprit si distingué, il n'a jamais atteint les honneurs, parce qu'il mettait, à s'en rendre digne, un temps que tant d'autres mettent à les briguer. Cependant, dans une circonstance , le Sénat de la France l'avait , pour ainsi dire , deviné dans sa solitude , et il ne lui avait manqué que deux suffrages pour être porté au corps législatif. Quelque temps auparavant , il s'était refusé aux instances de quelques amis puissans qui l'avaient désigné pour le Tribunat, sans autre prétexte que la faiblesse de sa voix et sa timidité naturelle qui l'empêchaient de parler dans une assemblée nombreuse : il dédaignait une place qu'il n'aurait pu remplir avec distiMCtion. C'est aussi par un effet de cette modestie qui était inséparable de son caractère, qu'il ne voulut point accepter autrefois un emploi honorable que le grand Frédéric lui offrit dans sa cour.

J'arrive à la partie la plus douloureuse de cet Mort

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