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X ÉLOGE HISTORIQUE

Descartes et Montesquieu avaient éclairé la philosophie par hi médecine, Roussel voulait éclairer la médecine par la philosophie. Aussi passait-il sans cesse de ses méditations particulières sur l'homme à des méditations générales sur la nature des institutions civiles, et sur la destinée des empires. 11 est à regretter sans doute que le public ne puisse jouir de la totalité de son ouvrage.

Un ancien a dit que les hommes d'un mérite supérieur étaient comme l'abeille industrieuse, qui exprime le suc le plus doux des plantes les plus arides. Roussel , par la sagacité de ses recherches et la nouveauté de ses aperçus, a su donner à la science des phénomènes de la vie une évidence pour ainsi dire géométrique, qui peut seule la faire avancer. Rien n'a été oublié dans un cadre si vaste. Après avoir rapidement démontré combien la nature a mis de sagesse, d'harmonie, d'ensemble et d'accord, dans la conformation de chaque être animé, il procède à l'examen le plus approfondi de celle de l'homme, il prouve l'influence suprême qu'elle lui donne dans ce vaste univers, qui contient à peine son activité. Avec quel intérêt ne lit-on pas ses considérations sur le cerveau et le système nerveux, sur les glandes et le tissu cellulaire? Quel profit n'at-il pas tiré de la doctrine de Stahl et de celle de

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