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I.c lieu où l'embryon se fivc n'est pas déterminé

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Les diverses oscill^''ons de la matrice font que la matière séminale va frapper tantôt un endroit, tantôt un autre; tous sont également avides de concevoir; mais tous ne sont pas également propres à conduire à un terme heureux le fruit de la conception : les fœtus, dont le siège est dans les trompes de Falloppe ou les ovaires, ne réussissent point. Outre quo ces parties sont un champ trop resserré qui s'oppose à leur parfait développement , elles manquent d'isgue favorable pour les produire au jour. On a vu aussi des embryoïis qui étaient tombés et qui avaient pris de l'accroissement dans la cavité du bas-ventre, et l'on sent qu'il y a encore moins de ressource pour ceux-là. Heureusement ces cas sont très -rares; ce sont des erreurs de la nature, dans lesquelles le trouble et l'agitation de l'ame peuvent quelquefois la jeter. On a observé que les filles et les veuves étaient plus sujettes que les femmes à ces conceptions irrégulières ; et la. raison n'en est pas difficile à deviner.

La matière séminale du mâle peut s'éparpiller dans la matrice , et chaque portion de cette matière devenir un noyau vivant, si la matrice a assez d'ardeuiou d'aptitude pour les adopter tous, et leur partager également son influence. Chaque point animé deviendra un fœtus. Dans l'espèce humaine, la matrice ne s'attache ordinairement qu'à une portion de cette matière vivante.

Dans l'un et l'autre sexes , les parties qui forment la semence , lorsqu'elles sont encore répandues dans

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\c corps et confondues avec les autres humeurs , n'ont que le caractère général et le degré de vitalité dont jouissent toutes les autres parties. L'activité particulière qu'elles acquièrent dans la suite est alors enchaînée. Elles deviennent plus libres, et se revêtent d'attributs spécifiques en passant par l'organe oii l'on dit que se prépare la liqueur séminale.

Les hommes et les animaux en qui cet organe manque , ne peuvent jamais déployer les qualités ni montrer l'empreinte qui doivent les distinguer et les caractériser; ce sont des êtres imparfaits, dévoués à une éternelle impuissance, inutiles à leur espèce, étrangers à tous les sexes , et en horreur h la nature.

Les parties séminales ont donc besoin, pour avoir l'énergie qui les rend capables de concourir à la formation d'un nouvel animal , de passer par l'organe destiné à leur élaboration. Cet organe n'est pas encore bien déterminé dans la femme, non plus que la liqueur qu'il fournit. On dit, et on ne sait pas trop sur quel fondement , qu'elle est plus fluide et plus iimpidc que la liqueur séminale de l'homme.

Quoiqu'on en ignore la nature , nous avons les plus fortes raisons pour croire qu'elle existe. On ne sait pas non plus pourquoi la liqueur séminale de la femme doit être unie à celle de l'homme , ou la liqueur séminale de 1 homme à celle de la femme, pour consommer l'œuvre de la génération. Lu solution de cette difficulté tient à des circonstances qui sont encore voilées pour nous.

On peut néanmoins conjecturer que la malière

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séminale a une manière d'être et des qualités relativeo au sexe de chaque individu, comme elle en a qui se rapportent à son espèce. La liqueur séminale de la femme a donc un caractère, une manière d'agir, enfin un génie qui lui est propre. Si, dans le mélange qu'elle doit subir avec celle de l'homme, elle prend le principal ascendant, le nouvel être qui en résultera sera régi par son action ; son organisation lui sera soumise ; enfin il prendra la constitution , les mœurs , les traits et le sexe de la femme; ii recevra le sexe de Thomme , si c'est la semence de celui-ci qui domine, (i)

La ressemblance des enfans avec les parens est fondée sur le même principe. Elle n'est point l'effet d'un arrangement mécanique de parties semblables, comme le supposaient les anciens ; elle dépend bien plutôt du caractère de la force active qui préside aux fonctions vitales de l'enfant. Si cette force , comme il est vraisemblable , est disposée à produire dans celui-ci les mêmes mouvemens qui s'exercent dans le père ou dans la mère, elle assimilera la matière organique qui doit nourrir et faire croître les différens membres de l'enfant , de la même manière

(i ) Nous ne prétendrons pas que cet ascendant dérive simplement de la quantité plus grande de semence fournie des deux , mais de certaines qualités qui font que la semence de l'un prend le caractère et la manière d'être de la semence de l'autre, comme les miasmes contagieux nous font prendre la manière d'être de ceux qui en étaient Infectés avant nous , et qui nous les ont communiqués.

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dont elle est assimilée clans les derniers: ce qui doit produire une resscndjlance de traits et de caractère plus ou moins parfaite entre eux et leur enfant.

Les petits ressembleront en partie au père, et en partie à la mère, selon les différentes traînées de Vialière séminale que Tun ou l'autre aura fournies et qui seront entrées dans la formation du fœtus. Si la liqueur séminale de la femme en devient le principe dominant, les fonctions générales du nouvel individu seront déterminées par son impulsion , en laissant subsister jusqu'à un certain point l'action particulière des parties séminales du mâle dans les organes où elles sont entrées pour quelque chose. Au contraire, si la liqueur séminale du mâle a la principale influence , c'est elle qui donnera le caractère général aux organes du fœlus , sans effacer tout- «i-fait les impressions particulières que quelques molécules séminales de la femme pourront leur avoir données.

Il y a des enfims qui ne ressemblent point à leur père, et qui ressemblent à leur grand-père : ce fait est embarrassant dans toutes les hypothèses , mais surtout dans celle des molécules organiques. Nous pourrions dire cependant que les parties séminales qui sont le fondement de cette ressemblance , et qui ont été transmises par l'aïeul , n'ayant pu exercer leur activité dans le père par lequel elles ont passé , parce que quelques circonstances difficiles à déterminer les y ont tenues captives , ont trouvé une occasion plus favorable de se développer dans le fils. Il

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en est de même de la ressemblance des neveux avec les oncles ou les tantes. Les frères et les sœurs reçoivent de leur père des parties séminales semblables , qui restent sans action dans l'un , et qui déploient leur énergie dans l'autre : le premier fera des enfans plus ressemblans au second qu'à lui-même , si les molécules qui étaient restées inactives en lui peuvent exercer dans ses enfans les propriétés dont elles sont douées, et qui s'étaient mieux manifestées dans l'oncle ou la tante.

Ces propriétés consistent principalement dans une certaine disposition à produire, dans le fils ou le neveu , la même série de mouvemens vitaux qui a lieu dans le père, dans l'oncle ou tout autre parente Ce qui prouve que les ressemblances sont fondées sur l'ordre de ces mouvemens , c'est que les dispositions héréditaires suivent celui des maladies particulières à chaque âge. Un enfant qui naît plithisique ou goutteux , n'éprouvera les impressions de ces maladies que dans l'âge auquel elles semblent appropriées. Si la ressemblance du fils venait d'un arrangement de molécules semblables, pareil à celui qu'elles ont dans le père , un père phthisique ferait un enfant qui aurait les poumons ulcérés en naissant, et un goutteux mettrait au jour un enfant qui aurait déjà ressenti les douleurs de la goutte dans le ventre de sa mère. Gela est démenti par l'expérience. Il y a plus; aucun enfant ne ressemble à ses parens en naissant ; la ressemblance des traits extérieurs et corporels que le fils doit avoir avec le père ou la

mère, n'existe pas lorsqu'il vient au monde; il ne I acquiert que successivement. Aucun animal ne naît avec les attributs qu'il doit avoir à un certain âge. Le plumage des petits oiseaux et le poil des petits quadrupèdes ne sont jamais semblables à ceux de leurs pères. Cette ressemblance est une acquisition qu'ils font en grandissant ; elle est le fruit de la même série et du même encbaînement de fonctions, sur lesquels l'existence de leurs pères et fondée.

Telles sont les conjectures que nous avons cru pouvoir présenter touchant une matière sur laquelle on ne saurait encore rien dire de positif Nos observations se sont presque bornées dans ce chapitre à ce qui regarde les qualités de la semehce ; nous allons examiner dans le suivant si l'imaffination de la mère peut étendre son action sur le fœtus.

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