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Fig. 63 dans le texte. Carinariopsis Roemeri. Barr. sp. Trubsko, D—d2.
Ces dessins sont refaits d’après les originaux figurés sur la PI. 88, fig. 45—46. Grosst 1 fois 1}, environ.
a) Vu par le dos. Spécimen adulte, dont les lobes du péristome sont fortement étalés vers l'avant.
b) id. vue latérale.
c) Spécimen plus jeune, vu par le dos. L'ouverture se déploie d’une manière uniforme dans toutes le directions.
d) id. vu par le côté postérieur, montrant les côtes transverses qui s’étendent en droite ligne vers la carène dorsale sur la partie enroulée en spirale.
e) Section transverse prise au travers du premier tiers de la coquille.
f) Section transverse prise à la moitié du dernier tour.
Barrande et quelques savants de la Bohème citent cette espèce ordinairement sous le nom de Cyrtolites Roemeri (voir Aperçu historique), et ils appliquent la dénomination spécifique Roemeri à plusieurs autres espèces de la bande d4, qui diffèrent sensiblement de la forme limitée par nous, sans que l’on puisse
attribuer ces contrastes à l’état de conservation ou aux stades Fig. 64 dans le texte. Carinariopsis de croissance. Roemeri. Barr. sp. Trubsko, D—A 2.
Fragmeunt du test rongé, montrant des
Elle se distingue des espèces de l'Amérique du Nord prin- re ; : côtes longitudinales fines. Grossi 15 fois.
cipalement par son dos plat, large et sans carène, un sinus profond et étroit, qui est beaucoup plus large et plus aplati chez les formes américaines.
Gist et local. Bande d2, Trubsko.
Carinariopsis catenularia. Perner.
P]. 85, fig. 16; PI. 88, fig. 43—44 (male), et fig. 65 dans le texte.
Si l'on place la bouche horizontalement, la vue dorsale nous montre que le dernier tour dépasse de très peu le péristome élargi. Ce tour est très fortement bombé, et le dos porte une carène obtuse et arrondie (fig. 65 c, d dans le texte). On distingue parfois, sur le dos des moules internes, une rainure étroite et sans profondeur, limitée de chaque côté par un filet plus large; cette particularité semble prouver l’existence d’une bande dorsale.
Le bombement prononcé du dos s'étend vers l'avant presque jusqu'au bord de la coquille; il diminue immédiatement devant le sinus. De chaque côté, le bombement n’atteint pas jusqu'au bord extérieur du péristome: la pente du dos cesse assez rapidement, et les bords de la bouche forment, en s'élargissant latéralement, une surface aplatie.
La sculpture consiste en stries fines et très serrées, courant, sur le péristome, parallèlement au bord de la bouche. Elles ne sont pas de largeur uniforme, mais elles présentent l'aspect d’une chaîne.
Fig. 65 dans le texte. Carinariopsis catenularia. Perner. D—d4.
Ces dessins sont exécutés à nouveau et combinés d’après les 2 originaux qui ont servi de modèle aux fig. 43—44 de la PI. 88. L’original des fig. a—d provient de Lodenite; il est grossi 1 fois !, environ. Le spécimen, sur lequel le test fig. e a été pris, provient de Stérboholy. La fig. e est grossie 8 fois.
a) Vu par le dos.
b) Vue latérale.
c) Section transverse prise au travers du premier tiers (partie antérieure.)
d) Section transverse prise à la moitié du dernier tour.
e) Fragment du test, pris dans la proximité du dos. Les stries d’accroissement dominent sur les côtes longitudinales, visibles partiellement, tout à fait plates et au cours irrégulier.
En quelques endroits, ces stries sont interrompues par des sillons en spirale, courts, irréguliers, onduleux et fins, qui ont l'apparence de plis longitudinaux (fig. 65 e dans le texte) et donnent à l’ornementation de la surface l'aspect d’un treillis irrégulier. Les stries transverses font sur le dos une forte courbure dirigée vers l'arrière. Leur parcours sur la région dorsale ferait supposer que le sinus possédait la forme telle que la représente la fig. 43, PI. 88. En réalité, ce sinus ne s'aperçoit sur aucun exemplaire, parce que la partie antérieure est toujours brisée.
Gist et local. Bande d4, Stérboholy, Lodènice. Concrétions calcaires.
Carinariopsis bohemica. Perner.
PI. 88, fig. 41—42, et fig. 66 dans le texte.
Le dernier tour saille fortement au-dessus du bord de la bouche; son bombement est très haut, et son dos porte, près de la bouche, une carène très prononcée, ce qui donne à la coquille, en cet endroit, un aspect tectiforme. Vers la partie postérieure, la carène disparait entièrement. Le péristome est développé en cercle; il est bombé jusqu’au bord et pourvu de quelques plis d’accroissement très plats et indistincts. Le sinus est de profondeur médiocre, mais aussi large que l'indique la fig. 41, PI. 88 (voir fig. 66 4 dans le texte). Il n'existe aucune trace distincte de bande.
Cette espèce diffère de Carin. Sardesoni Pern., du même horizon: 1° par le développement circulaire et régulier du péristome, qui est tronqué et moins large chez Carin. Sardesoni; 2° par sa carène dorsale bien prononcée, près de la bouche, et manquant totalement chez les représentants de Carin. Sardesoni; 3° par son sinus dorsal plus profond.
Si nous comparons l’espèce Carin. bohemica avec Carin. catenularia Per., du même horizon, nous constatons que, chez la première, le dernier tour s’élève considérablement au-dessus du péris-
Fig. 66 dans le texte. Carinariopsis bohemica. Perner. Stérboholy, D—d4.
Spécimen dessiné à nouveau d’après l'original de la PI. 88, fig. 41—42. Grossi à peu près 1 fois 1.
a) Vu par le dos.
b) Vue latérale.
c) Section transverse prise au travers du 1er tiers de la coquille, derrière le sommet.
d) Section transverse prise à la moitié du dernier tour.
tome, tandis qu'il saille moins fortement au-dessus du bord, chez Carin. catenularia. La carène, chez Carin. bohemica, n'existe que dans la proximité de la bouche; au contraire, sur les coquilles
de Carin. catenularia, elle s'étend sur le dos tout entier.
Gis! et local. Bande d4, Lodenitz.
Carinariopsis Sardesoni. Perner.
PI. 85, fig. 17—18; fig. 67 dans le texte.
Les tours sont fortement bombés. La dernière moitié du tour terminal est de largeur uniforme. Carène nulle. Les lobes du péristome s’élargissent peu à peu à partir du dos; ils ne sont pas aplatis, mais bombés jusqu’à leur bord. La largeur du péristome, comparée à celle du dos, est moindre que chez Carin. Roemeri Barr. De plus, le péristome est légèrement tronqué latéralement, ou bien il n’est pas développé en cercle. Le sinus est large, sans profondeur, et ses côtés ne sont pas relevés. Le dos et le péristome portent des plis d’accroissement peu saillants, larges et en forme de rides.
Par son sinus, cette espèce rappelle quelques formes de l'Amérique du Nord, principalement Carin. acuta Ulr. et Scof. et Carin. cunulae Hall; mais ces deux espèces possèdent une carène haute et très vive, qui fait complètement défaut à l’espèce de la Bohème, fig. 67 dans le texte. Le dos étroit des formes américaines s’élargit subitement, bien avant d'atteindre le sinus, dans les lobes latéraux du péristome; le dos de l'espèce de la Bohême est beaucoup plus large, et son passage dans les lobes latéraux s’effectue petit à petit.
Fig. 67 dans le texte. Carinariopsis Sardesoni. Peruer. Stérboholy, D—d 4.
Coupe transverse du spécimen figuré sur la PL 65, fig. 17—18; grossie environ 1 fois 1}.
a) Coupe prise au travers du premier tiers du dernier tour (partie antérieure.)
b) Coupe prise à la moitié du dernier tour.
Carin. Sardesoni se distingue des autres espèces de la Bohême par son sinus dorsal peu profond, par son péristome bombé, tronqué latéralement, par l'égalité de largeur de la seconde moitié
du dernier tour.
Par contre, les autres espèces de la Bohême sont pourvues de lobes régulièrement élargis et en même temps plats, et leur dernier tour gagne rapidement en largeur.
Gis' et local. Bande d4, StérbohoWy.
Carinariopsis Roemericans. Barr. sp.
Pl» 114, fig. 7.
La seconde moitié du tour terminal est fortement bombée aussi bien sur le dos que sur les côtés. Le dos s’élargit très lentement; il était pourvu d’une bande large, mais peu saillante, qui atteignait jusqu’au bord de la coquille. Les lobes du péristome sont relativement peu étendus; ils ne le sont plus fortement que dans la direction vers la droite et vers Ja gauche. Ils sont, de plus, assez bombés jusqu’à leur bord.
Dans la proximité de la bouche, on observe quelques plis larges, tout plats, plus marqués dans la direction du dos, et qui se coupent à angle aigu sur le dos même. L'échancrure est large et courte; les bords buccaux se rencontrent ici en un angle très obtus.
Barrande considérait cette espèce dévonienne comme une forme très rapprochée de Carin. Roemeri, Barr. sp, bande d2, à laquelle il avait associé 4 espèces qui ressemblaient sous quelques rapports à la forme que nous étudions. Mais les contrastes sont trop grands pour que l’on confonde ces espèces. Ce sont: la forme du dos, qui porte une bande, et dont la largeur est très grande; relativement à celle de la :
bouche ; le fort bombement régulier, qui s’observe sur les côtés, ainsi que sur la seconde moitié du dernier tour. (Ces particularités n'existent pas chez les formes du Silurien inférieur.
Enfin l’échancrure dorsale courte et très large, ou plutôt le sinus de la bouche, le péristome relativement peu élargi, caractérisent suffisamment cette espèce dévonienne vis-à-vis des formes siluriennes.
Gist et local. Bande g1, Lochkov.
Carinar. Tschernyschevi. b Perner. Fig. 68 dans le texte. Carinariopsis Tschernyschevi. Perner. ÆKosoï, F—f1.
&) Vu par le dos. Le péristome est partagé par un sinus en deux lobes à la partie antérieure et en bas. Grand. nat.
der our cet b) Fos transverse passant par le premier tiers (antérieur) du péristome. rand. nat.
très large ; il croît très len- c) Vue latérale, montrant l’arête ombilicale tranchante et oculiforme. Grand. nat. tement et porte de chaque d) Section transverse au travers de la partie enroulée en spirale du dernier tour.
Fig. 68 dans le texte.
côté une arête tranchante. Le dos est médiocrement bombé, tronqué presque en forme de toit et pourvu d’une carène vive et haute. A la partie antérieure, le dos s’élargit subitement en lobes étendus, convexes vers l’avant, mais concaves vers l'arrière. Ces lobes du péristome ne forment pas un cercle révulier, mais ils sont légèrement tronqués latéralement. Ils sont un peu arqués vers l’avant, et, autant que le spécimen unique, qui est endommagé, permet de le reconnaître, il existait entre ces lobes un sinus large et peu profond. Dans la partie postérieure, les bords de la bouche élargie s'étendent bien au-dessus de la hauteur de la partie enroulée en spirale; c’est un cas qui se présente rarement chez Carinariopsis, et qui rappelle Salpingostomu.
Les plis d’accroissement sont plats et larges, non seulement développés sur la bouche élargie, mais aussi sur la partie antérieure du dos, où ils se rencontrent en formant un angle aigu. On ne distingue pas de bande dorsale; toutefois, la carène tranchante est limitée, d’un côté seulement, par une rainure longitudinale, qui la sépare du reste de la surface, de sorte que l’on pourrait penser qu'il existait une bande, mais qu'elle s'était effacée dans la carène.
Par sa forme générale, cette espèce présente quelque analogie avec des espèces dévoniennes, telles que: Belleroph. explanatus, Hall. (Palacont. New York. Vol. V. Pt. II, PI. XX VI, fig. 14), et la serie de Belleroph. patulus, Hall. (Ibid. PI. XXIT et XXIV). Mais la sculpture des formes américaines est différente, et la partie en spirale, dépourvue de carène.
Gist ct local. Bande f1, Kosoï. — Spécimen unique.
Genre Salpingostoma. Roemer.
Caractères génériques.
Coquille enroulée en spirale symétrique, croissant rapidement, possédant un ombilic large et une fente ouverte sur le dos du dernier tour. Bouche en général fortement élargie. Les tours plus âgés portent toujours une bande dorsale, dont la trace est couverte par une couche de test. Chez la plupart des espèces (surtout chez les jeunes individus), on remarque une couche ridée, vermiculaire, caractéristique, qui semble indépendante des stries d’accroissement, et diffère également des stries ridées, en spirale, des formes de Bucania. (Koken.)
Sur les rapports de Salpingostoma avec les autres genres (Bucania, Tremanotus et Bellerophon s. str.), consulter Ulrich et Scofield, /. ce. p. 897— 900, ainsi que Koken, /. c. p. 131—138, 1897.
Le genre Patellostium, Waagen, décrit dans son ouvrage: Palaeontologia indica. (Ser. XIII. 1880. Saltrange-fossils. I. 2, p. 130), est considéré par quelques savants comme une forme très rapprochée de Salpingostoma. A notre avis, Patellostium est une forme très problématique, que nous croyons superflue. En effet, Waagen avait proposé le nom de Patellostium pour désigner les formes à ouverture très étendue, dont les lobes latéraux du péristome s’élargissaient à la manière de Patella, et dont la lèvre interne n’est pas coupée par le tour précédent. Il comptait parmi ces formes: Belleroph. macrostoma, Roem. et Belleroph. megalostoma, Eichw. Sur la p. 131 de l’exemplaire de son ouvrage, offert en hommage à Barrande, l’auteur a rayé de sa propre main la premiere ligne avec le nom de Patellostium, corrigé comme suit: Salpingostoma, #Æ. Roemer, Leth. palaeoz. Species allied to Bell. macrost. etc. De plus, nous trouvons, à la même page, une étiquette écrite de la main de Barrande, faisant allusion à une lettre qu'il avait reçue de Waagen au sujet de ce genre, et du contenu de cette étiquette nous concluons que Waagen élimine le genre Patellostium comme superflu et identique avec Salpingostoma.
Dans l'ouvrage que nous venons de citer ni dans aucun autre travail publié depuis, Waagen n’emploie le nom de Patellostium.
Sur la p. 100 de son ouvrage: Leitfossilien, Koken cite les caractères suivants du genre Patellostium, Waag. (= Phragmostoma Hall z. Th.): ,Bouche subitement élargie; bord formant un cadre plat, circulaire, sans échancrure. Stries d’accroissement, sinueuses. Tours initiaux portant des traces de bande.“
Il est possible qu'il existe des représentants de Bellerophontidae, auxquels conviennent les caractères qui viennent d’être rapportés. Toutefois, nous doutons que l’exemplaire de Roemer, qui a dû servir de base à cette diagnose, ait possédé un bord ininterrompu. Seul, l’examen de ce spécimen pourrait nous renseigner là-dessus. (Comparer les remarques de Dreverman dans l'ouvrage : Palacontographica. Bd. 49, Lief. IT, p. 76.)
D'ailleurs, la forme figurée par Roemer sous le nom de Salpingostoma macrostoma, dans la Lethaea palaeoz., Pl. 25, fig. 5 a, est un moule interne de la grauwacke du Dévonien inférieur, provenant de Unkel sur le Rhin, et semble posséder une fente, comme tout autre représentant de Salpingostoma. Il ne resterait done plus que le contour du bord buccal qui pourrait servir à distinguer Patellostium de Salpingostoma. Ce caractère ne nous semble pas suffisant pour séparer de telles formes.
La forme Salpingostoma grande, Barr., que nous décrivons, possède dans la bouche une lèvre interne, calleuse et granulée, telle que Waagen l'indique dans sa description de Phragmostoma (Palaeont. indica, L. c. p. 131), (voir notre PI. 85, fig. 25), et qui était inconnue chez Salpingostoma. Mais comme nous restreignons le nom Phragmostoma*) aux formes à sculpture de Tremanotus et pourvues d’un petit nombre de trous allongés (voir Koken, Leïtfoss., p. 99), la dénomination de Salpingostoma, appliquée à la forme de Bohème (Salp. grande, Barr.), nous paraît justifiée. (Comparer Koken 1889, /. c. p. 388. Si l’on voulait introduire pour cette forme pourvue d’une fente et d'un labre interne granulé le nom de Phragmostoma, il faudrait en créer un nouveau pour les formes semblables, qui sont pourvues de plusieurs trous, et ne possèdent pas un labre interne.
Salpingostoma grande. Barr. sp.
PI. 84, fig. 12—14, PI. 85, fig. 22—32, Fig. 69 dans le texte.
Cyrtolites (Bellerophon) grandis, Barr., dans Bigsby: Thesaurus siluricus, 1868, p. 167 et 203.
Bellerophon (Salpingostoma) grandis, Barr. — Koken, Entwickelung d. Gastrop. — N. Jahrb. f. Miner. Beilageband VI, 1889, p. 384.
Les premiers tours croissent très rapidement, sont uniformément bombés; le dos du dernier tour, devant l'élargissement de la bouche, est tronqué en forme de toit et presque à arête vive, (fig. 69 d dans le texte.) La bouche s’élargit subitement et très fortement sur un plan. L’élargissement s'étend aussi vers l'arrière, de sorte que les tours initiaux, surtout chez les individus comprimés, semblent collés sur une plaque large et plate. A la partie antérieure, le bord élargi de la bouche (péristome) porte un sinus, qui est large et peu profond chez les individus non adultes (PI. 85, fig. 28), mais beaucoup plus profond et relativement plus étroit chez les individus adultes (PI. 85, fig. 30). Le bord opposé, c’àd. postérieur, de la bouche élargie possède, chez les spécimens adultes, suivant le degré de la compression qu'ils ont subie, un sinus plus ou moins profond, dont les côtés étaient légèrement relevés (PI. 85, fig. 30). L'aspect de la bouche élargie varie considérablement selon l’état de conservation. Chez les exemplaires entièrement aplatis, le contour de la bouche présente la forme circulaire ou celle d’une ellipse large; chez d’autres peu comprimés, il est plus large à la partie antérieure qu’à la partie postérieure. La largeur maximum se trouve à peu
*) Voir Hall ÆFourteenth Rep. N. Y. St. Mus. Nat. Hist., p. 94. 1561.
près entre le premier et le deuxième tiers de l'axe longitudinal. Le péristome est, à l’avant, faiblement convexe, et, sur la ligne médiane, tectiforme jusqu’au sinus. Par contre, il est concave sur les côtés et sur la partie postérieure (PI. 85, fig. 29—30).
Fig. 69 dans le texte. Salpingostoma grande. Barr. sp. D—5.
&) Vue latérale de la partie enroulée en spirale d’un spécimen plus évolute, uniformément bombé et à ombilic large. Grosst 2 fois. ZLejskov. (Coll. Zeïdler.)
&>) id. section au travers des tours.
b,) Vue latérale de la partie enroulée en spirale d’un spécimen plus involute, à ombilic plus étroit et à tours plus larges. Grosst 2 fois. Lejskov. (Coll. du Musée Bohême.)
b,) id. section au travers des tours.
c) Section transverse prise au commencement du dernier tour, où celui-ci est uniformément bombé. Grosst 2 fois. Lejskov. (Coll. du Musée Bohême.)
d) id. autre section prise près de l’endroit où le péristome commence à s’étaler et où le bombement du dos est tectiforme. Grosst 2 fois.
e) Sculpture radiaire du péristome, montrant des plis grossiers et un petit sinus, et relevé, au milieu, en forme de filet. Grosst 2 fois. Lejskor.
f) Dos d’un spécimen adulte (origin. PI. 85, fig. 30), provenant de Kônigshof. Il porte des traces d’une fente qui s’élargit en plusieurs endroits. Grossi 10 fois.
Tous les spécimens sont des moules internes, ce qui fait que la bande dorsale ne se distingue guère. Cependant quelques exemplaires portent encore des traces de la sculpture, qui est conservée sous forme d’empreinte négative.
Barrande figure, PI. 85, fig. 27, une bande avec des stries transverses arquées, et des stries longitudinales droites et ininterrompues. Nous n’avons rencontré cette particularité que sur l'original,
PI. 85, fig. 27; elle y est peu visible, et encore ne la remarque-t-on qu’en 2 petits endroits. Les stries transverses, arquées, toutes distinctes qu’elles sont, ne sont pas aussi fines qu’on pourrait le croire d'après le dessin de Barrande; elles sont, au contraire, beaucoup plus grossières. Les stries longitudinales, à cet endroit, ne diffèrent que par leur cours rectiligne de celles qui se trouvent sur les fragments du test.
La sculpture, sur le dos des tours, se compose de côtes transverses très larges, médiocrement bombées, qui se rencontrent sur la ligne médiane en un angle de 90° environ. Elles sont légèrement courbées sur les côtés. Les sillons situés entre les côtes sont étroits, peu profonds et pourvus de stries d’accroissement fines et serrées. Sur les côtes et les stries passent des côtes en spirale, ininterrompues, très serrées, fines et onduleuses (PI. 85, fig. 23, 27). Elles ne se dirigent pas parallèlement à la ligne médiane, c’àd. perpendiculairement aux côtes transverses, mais, dans les parties postérieures du dernier tour, elles se rapprochent de la bande dorsale (PI. 85, fig. 27), et, dans la proximité de la bouche élargie, elles s’éloignent, en forme d’arc, de la ligne médiane. Ces particularités s'expliquent parfaitement par le mode de croissance, ainsi que par la compression de la coquille.
Les lobes élargis de la bouche portent des plis onduleux, grossiers, très larges, et parallèles au bord. Chez les individus adultes, ces plis se rencontrent, sur la ligne médiane, en formant un angle, et sont, çà et là, croisés par des stries transverses, droites, rayonnant du dos du dernier tour, étroits, mais distantes les uns des autres. Les plis transverses sont plus ou moins bombés et réguliers suivant Ja compression subie par le test; mais ils sont toujours plus développés vers la partie antérieure. Sur la partie postérieure de la bouche élargie, ils finissent en stries fines et serrées.
En outre, nous voyons très souvent, sur la bouche élargie, reparaitre les mêmes stries fines, transverses, telles qu’on les rencontre sur le dos de la partie recourbée, où elles deviennent rayonnantes (PI. 85, fig. 29, et fig. 69 e dans le texte).
Sur quelques exemplaires de cette forme, on reconnaît quil existait une lèvre interne, calleuse et granulée, telle qu’elle est mentionnée comme caractère pour le genre Phragmostoma, Hall, dans le sens de Waagen (voir PI 85, fig. 25, 28, 29). Cette lèvre s'observe distinctement sur le bord inférieur de la bouche. Nous pensons que cette particularité pourrait bien exister également chez d'autres genres et diverses espèces de Sa/pingostoma des contrées étrangères. (Comparer: Koken, N. Jahrb. f. Miner. 1889. Blgbd. VI, p. 388.)
Nous croyons avoir découvert la trace d’une fente sur quelques exemplaires de Ja collection de doubles du Musée de Bohême (voir fig. 69 f dans le texte). Elle est très étroite, longue, et n’est développée que sur le dos du dernier tour; elle se perd à l’endroit où la bouche s’élargit subitement, et la partie médiane tectiforme qui précède le sinus du bord buccal ne porte aucune trace de fente ni de bande.
Bien qu’on ne connaisse, chez les espèces de Salpingostoma, qu'une seule fente d’une certaine longueur, nous croyons qu’il est possible que l’espèce que nous étudions ait possédé, au lieu d’une fente longue, 2 à 3 fentes courtes, peu distantes l’une de l’autre, et présentant par là une particularité où l’on pourrait reconnaître un rapprochement avec le genre Phragmostoma, Hall, emend. Koken, qui porte sur le dos un plus petit nombre de trous que Tremanotus, de structure semblable. L'état de conservation de l'original n’est pas assez favorable pour permettre de trancher définitivement cette question; cependant, nous ferons observer qu'il existe sur le moule interne trois renflements distincts du filet saillant, lesquels sembleraient indiquer les endroits où la fente était élargie.
En comparant l'espèce de la Bohême avec Salping. megalostoma, Eichw. sp., de la Russie, on reconnaît qu’elles sont très rapprochées, surtout sous le rapport de l'élargissement de la bouche BTE
(Voir Eichwald, Lethaea rossica, p. 1069, PI. 41, fig. 6, et Koken, Entwickelung d. Gastr. 1889, PI. XIII, fig. 6, 9). Toutefois, notre forme se distingue de l'espèce de Russie par l'élargissement plus considérable de sa bouche et par le passage beaucoup plus rapide du bord discoïde de la bouche dans le dernier tour. Le bord postérieur et plat de la bouche est beaucoup plus large sur les spécimens de la Bohême, de sorte que, vue du côté de la bouche, la bordure du disque non seulement recouvre les tours précédents, mais qu'elle les dépasse de 1°”. De plus, le dos de chaque tour n’est tectiforme, dans l'espèce de Bohême, que jusqu’au passage dans la bordure élargie, ce qui n’est pas le cas dans l’espèce de la Russie. Enfin, la sculpture est différente, en ce sens qu’elle est plus fine et moins ridée.
Gist et local. Bande d5. ÆXôünigshof, Lejskov, Chodoun.
Salpingostoma caudatum. Barr. sp.
PI. 85, fig. 20—21; PI. 89, fig. 17, et fig. 70 dans le texte.
Nous ne connaissons de cette forme que deux fragments; mais ils présentent des particularités si caractéristiques qu’on peut les considérer avec certitude comme des représentants non seulement du genre Salpingostoma, mais aussi d’une espèce indépendante.
Le spécimen figuré sur la PI. 85, fig. 20—21, ne montre que la bouche élargie; la partie enroulée est détachée. Malgré cela, on peut constater que la partie enroulée a dû être relativement très exiguë, car à peu près au milieu du fragment où se trouvait la partie enroulée, on voit la section transverse du dernier tour; celui-ci était bombé. Immédiatement au-dessous, se distingue dans le bord postérieur du péristome, une impression oblongue qui était produite par le dernier tour.
On peut donc considérer comme exacte la restauration que donne Barrande de la partie enroulée (PI. 85, fig. 21). D’après cela, le diamètre de la bouche également élargie vers l'arrière serait plus de 34 fois plus erand que le diamètre de la partie enroulée. Chez aucune autre espèce de Salpingostoma cette proportion n’est si considérable; cette forme de Bohême pourrait donc représenter un extrême, en ce qui concerne l’élargissement de la bouche, dans la série de Salping. megalostoma.
Fig. 70 dans le texte. Salpingostoma caudatum. Barr. sp. E—e 2.
La parti roi partie élargie de la bouche Les fig. « et c sont dessinées à nouveau d’après l'original de
est convexe, circulaire, quand On re- Barrande, PI. 85, fig. 20; la fig. b, d'après l'original PI. 89, fig. 17.
garde la coquille du côté dorsal. Dans a) Partie antérieure du péristome. Elle saille en forme de prolonla ligne médiane, sur le devant, la gement étroit pourvu d’un petit sinus. Grosst % enyiron. bordure de la bouche se retrousse en b) Sculpture de la surface interne de la bouche, grossie 15 fois.
forme de suture; elle possède un sinus c) Sculpture de la surface externe du péristome, montrant une im-
y pression longue de la partie enroulée en spirale et au-dessus, une peu profond, que nous avons décou- impression circulaire, indiquant peut-être la présence d’une lèvre vert sur l'original en enlevant les interne, calleuse. Grosst 6.
fragments de roche qui le cachaïent (fig. 70 d dans le texte). Les plis d’accroissement sont larges à la partie antérieure, à bombement peu prononcé; ils se rencontrent à angle aigu près de la ligne médiane. Ils sont plus nombreux, mais plus étroits sur les côtés et la partie postérieure. Tout près du bord postérieur de la bouche, ils passent dans des stries fines, serrées, parallèles, telles qu’elles sont développées sur le devant, sur les plis d’accroissemeut et dans les intervalles qui les séparent (fig. 70 c dans le texte).
Au-dessus de l'impression du tour brisé, que nous avons déjà mentionnée, il existe encore une petite impression circulaire, représentant peut-être une lèvre interne, calleuse. Les fines stries d’accroissement développées en cet endroit, forment, sur la ligne médiane, une légère échancrure dirigée vers l’avant (fig. 70 c dans le texte).
Le second fragment, figuré sur la PI. 89, fig. 17, se trouve dans une roche calcaire, fendillée et traversée par de petits filons de calcaire cristallin secondaire. On distingue, au milieu, une partie de la coquille enroulée, d’où partent, de chaque côté, des lobes déployés en forme d'ailes, que nous considérons comme des restes de la bouche élargie, recourbée ou enroulée par suite d’une cause étrangère. (Cette couche mince, formée par la bouche élargie, s’applique sur la coquille enroulée, pourvue de côtes transverses, de sorte que ces dernières s'entrevoient au travers de la bordure membraneuse et mince de la bouche, sur laquelle apparaît encore en relief l’ornementation produite par les côtes transverses.
En examinant superficiellement l’exemplaire, l’on serait tenté de croire que la partie de la coquille enroulée en spirale possédait des prolongements latéraux, en forme d'ailes: il n’en est rien. Eu effet, la bordure élargie de la bouche est brisée en deux endroits, et on constate que la coquille sous-jacente, également pourvue de côtes transverses, n'était pas soudée avec les lamelles latérales, mais que ses côtes transverses sont reproduites sur la bordure membraneuse, sous-jacente, de Ja bouche. La partie enroulée de la coquille est aussi nettement séparée du calcaire cristallin qui se trouve à côté. Nous aurions donc devant les yeux, à en juger par la sculpture, la face interne de la bouche élargie de cette même espèce (fig. 70 b dans le texte). On distingue, en effet, sur un endroit brisé, la face postérieure de la bouche élargie, portant les mêmes stries d’accroissement serrées, telles qu’elles sont développées sur l’exemplaire précédemment décrit.
On remarque, en outre, que les plis d’accroissement sont bien plus distants que les côtes transverses de Ja partie enroulée en spirale; on compte 2 à 4 côtes transverses dans la largeur d’un intervalle entre les plis, de sorte que, sous ce rapport, la partie médiane contraste nettement avec les parties voisines.
La direction des plis sur le second exemplaire est un peu différente. Ils partent de la ligne médiane, en s'étendant en ligne droite, horizontale, après quoi ils se courbent en arc et non aussi subitement que dans le premier exemplaire. Ce contraste s'explique suffisamment par le recourbement de toute la partie élargie de la bouche.
Il nous reste encore à faire mention de la partie enroulée en spirale de la coquille, chez le second spécimen. Comparée à l'élargissement de la bouche, elle était de dimension très exiguë. En effet, si l’on suppose le disque formé par la bouche, étendu sur un plan, au lieu d’être recourbé, son diamètre serait quatre fois plus grand que celui de la partie enroulée. Cette proportion, ainsi que la place occupée par la partie enroulée, concordent avec celles que nous observons sur le premier spécimen.
La partie enroulée en spirale portait des côtes transverses, larges et bombées, offrant une grande ressemblance avec celles de Cyrtolites, et courant en ligne droite sur le dos, sans former de sinus. Il est vrai que cette particularité n’a jamais été observée sur aucun représentant de Salpingostoma, et que l’on pourrait penser que le second exemplaire n'appartient pas à ce genre, d'autant plus qu’il
102 ÉTUDES PARTICULIÈRES SUR LES n'existe sur le dos de ce spécimen aucune trace de bande ou de fente, l’endroit où on les observe ordinairement étant occupé par un filon de calcaire cristallin. De plus, sur la partie enroulée, plus jeune, des représentants de Salpingostoma, les traces de la bande ou de la fente sont ordinairement effacées. Sous ce rapport, on ne saurait dire avec certitude que le second spécimen appartient au cenre Salpingostoma. Toutefois, l'élargissement subit de la bouche concorde si exactement, dans les deux cas, avec celui que nous présentent les représentants de Salpingostoma, qu'il serait difficile de ranger le second exemplaire dans une autre forme générique, comme p. ex. Tremanotus où Bucania.
La forme Bellerophon hians, Drevermann (Fauna d. Untercoblenzschichten von Oberstadtfeld bei Daun in der Eïfel. Palacontographica, Bd. 49, Lief. IT, 1902, p. 75, PI. IX, fig. 5), du Dévonien inférieur, qui semble également appartenir au groupe de Salpingostoma, rappelle bien Salp. caudatum. Elle se distingue de notre espèce par le diamètre plus grand de la partie enroulée en proportion avec celui du disque de la bouche.
Gist et local. Bande e2. Tobolka, Karlstein.
Salpingostoma? plicosum. Barr. sp.
PI. 112, case III, fig. 1, et fig. 71 dans le texte.
Tremanotus plicosus, Barr. M. S.
Nous ne connaissons de cette espèce que le péristome, dont le côté antérieur est conservé. Il possède quelques particularités caractéristiques du genre Salpingostoma, tout en s’en distinguant par son contour et son bombement. Le contour est subtriangulaire; plus large en haut, du côté dorsal, qu'en bas; fortement convexe, et pourvu d'un grand nombre de plis larges et profonds, disposés en rayons. Un peu à gauche de la ligne médiane se trouve un sinus en angle aigu, qui est trop profond et étroit pour qu’on puisse le regarder comme une échancrure onduleuse du bord buccal, formée par les plis Ce sinus n’est pas représenté sur la PI. 112, c’est pourquoi nous prions le lecteur de pis, 71 dans le texte. Salpingostoma se reporter à la figure du texte. plicosum. Barr. sp. Bubovitz, E—e 2.
Sur la surface, on observe les stries d’accroisssement Dessiné à nouveau d’après l’ori-
écailleuses; elles courent parallèlement au bord buccal. ginal de Barrande, Pl 112, fig. IV, 1. Nous l’avons dégagé des fragments de
Après avoir préparé l'original de Barrande, tel que le roche. représente la fig. 71 du texte, nous avons découvert, à l'intérieur Le péristome porte de nombreuses du péristome, plusieurs rides fines longitudinales. De plus, cette rides radiaires, ainsi que la sculpture, . sine ; visible dans l'intérieur de la bouche. forme semble avoir possédé, du bas du bord interne de la bouche, End nat une livre calleuse, semblable à celle de Salp. grande, Barr.
La place de cette forme dans le genre Sa/pingostoma n’est pas définitive. De tous les autres genres qui possèdent une bouche analogue, il n’y a guère que Phragmostoma que l’on puisse comparer (dans notre sens). Ce dernier possède 2 représentants dans le mème horizon, mais aucune de ces espèces ne montre des lamelles de croissance concentriques et écailleuses, ainsi qu'un bord buccal plissé.
Gist et local. Bande e 2, Bubowitz.
Salpingostoma? atavum. Perner.
Fig. 72 dans le texte.
À en juger par les fragments mal conservés que nous avons sous les yeux, la partie enroulée était très étroite et assez exiguë; elle commençait probablement à s’étendre rapidement en péristome large. Ce péristome est plat, ou très légèrement convexe, à contour elliptique. A la partie antérieure, sa largeur est plus grande (jusqu’à 3°”); il affecte la forme d’un cercle régulier, sans sinus, un peu tronqué et moins large sur les côtés. Cependant, il ne s'étend pas vers l'arrière au-dessus du tour final, mais à peu près à la hauteur de l’ombilic, au-dessous de la moitié des tours, de sorte que, vu par la partie antérieure, il ne cache qu'à moitié les tours précédents (fig. 724, dans le texte).
Le péristome porte quelques plis plats, peu distincts, et nous voyons aussi, en un endroit, des traces de stries d’accroissement, crépues (figur 712b dans le texte). Il existe également, sur la partie enrou- ; lée, de faibles traces de côtes @
d’accroissement lamelleuses, mais aucun indice de bande ou | de fente, parce que le spécimen est un moule interne. *)
Le rapport de la partie enroulée à l'élargissement de la bouche nous semble indiquer, chez cette espèce nouvelle, une transition entre Carinariopsis et Salpingostoma, ainsi qu’on peut s’en assurer, en comparant l'es- mer Fee pèce Carinar. Sardesoni, Per. b) Sculpture de la surface externe du péristome, d’après un second spécimen En tout cas, l’apparition du aplati. Grosst 6 fois. genre Salpingostoma dans la bande d1y (—Llandeilo en Angleterre) est d’une grande importance pour l'étude du développement des représentants de Salpingostoma en Bohème.
Fig. 72 dans le texte. Salpingostoma atavum. Perner. ZLhotka, D—d 17.
a) Vue du péristome, montrant la lumière relativement petite du dernier
Parmi les formes des contrées étrangères offrant une certaine analogie avec Salping. atavwm, nous cCiterons Salping. richmondensis, Ulrich & Scofield (4. ec. p. 903, PI. LX VIT, fig. 39—40), qui lui ressemble. Toutefois, le péristome de notre espèce est au moins trois fois aussi large que celui de Salping. richmondensis, et, par contre, le diamètre de la partie enroulée en spirale chez notre espèce est bien plus petit que chez la forme américaine, en comparaison de la grandeur totale de la coquille.
Par son péristome plat et large, notre espèce rappelle Salping. macrostoma, Kr. Roemer, du Dévonien inférieur (Lethaea palaeoz. I. PI. 25, fig. 5). Cependant, chez cette dernière, la partie en spirale ne saïlle pas au-dessus du bord buccal postérieur, comme dans Salping. atavum, et son disque est également plus bombé à sa partie antérieure.
*) L'association de cette forme au genre Salpingostoma est principalement fondée sur la forme générale, c’àd. sur le rapport de la partie enroulée à l'élargissement de la bouche, et, en seconde ligne, sur l’existence de la sculpture,
L'espèce Salping. attavum se rapproche encore bien davantage de la variété de Salping. megalostoma, Eichw. sp., chez laquelle, ainsi que Koken le fait remarquer, /. c. 1897, p. 134—135, l'élargissement du disque ne s'effectue pas au point de s'étendre au-dessus de la partie plus âgée du tour, lequel tour reste toujours visible, quand on le regarde par devant, comme c’est le cas chez Salping. megalostoma, var. crassa, Kok.
Gist et local. Bande d1y. ZLhotka, près Beraun. On ne connaît de cette forme que trois fragments.
Genre T'remanotus. Hall.
Hall. 1868. 28% Rep. New York St. Museum Nat. Hist. p. 247.
Caractères génériques.
,La coquille est enroulée comme chez Salpingostoma, et pourvue d’une bouche élargie, à bord entier à la partie antérieure. Sur le dos de chacun des tours se trouvent de nombreuses ouvertures, arrondies, régulièrement distantes. La sculpture du test consiste en rides en spirale et en lamelles transverses crépues. Au lieu de la bande dorsale il y a une suture produite par le contact de la couche qui porte la sculpture.“
En ce qui concerne les rapports de ce genre avec d’autres formes, nous ferons remarquer que Koken (Leitfossilien, p. 99) élimine de ce genre les individus qui sont pourvus d’un petit nombre d'orifices pour les ranger dans le genre Phragmostoma, Hall (Koken), lequel, à son avis. doit posséder un test semblable à celui de Zremanotus. Ulrich et Scofield (7. c. p. 926) voient dans Phragmostoma, Hall (non Waag.) un synonyme de Carinariopsis, Hall, tandis qu'ils considèrent Phragmostoma, Waag. (non Hall) comme un synonyme de Patellostium *) (1. ce. p. 854). Ce dernier genre est de nouveau détaché de Phragmostoma, Hall par Koken (Leitfossilien, p. 100).
Les documents que nous fournissent les matériaux de la Bohême nous montrent quil est préférable de ne ranger dans le genre Tremanotus que les formes possédant un assez grand nombre d'orifices rapprochés les uns des autres et qui sont restés intacts sur les tours initiaux. Quant à celles dont les orifices sont très distants, dévelopées seulement sur le dernier tour, et, pour la plupart, oblongs, nous les associons au genre Phragmostoma, Hall. emend. Koken.
Il est vrai que l’on pourrait, en tenant compte de la priorité des noms des types de Hall, changer ces dénominations; mais, si l’on pense que ce procédé amènerait une plus grande confusion dans la synonymie de Bellerophontidae, on reconnaîtra qu'il vaut mieux s’en tenir à la nouvelle délimitation générique, au lieu de se guider à tout prix d’après le principe historique. **)
Sur la p. 167 du Zhesaurus de Bigsby, nous trouvons plusieurs formes de Zremanotus, que Barrande désigne sous le nom de Gyrotrema n. g. (voir Aperçu historique). Mais plus tard, quand fut publié l'ouvrage de Hall, Palaeontology of New-York, il rejette cette dénomination pour n’employer que celle de Hall. Plus tard encore, il désignait, sur ses étiquettes, par le nom de Trematoceras, quelques espèces à orifices dorsaux, allongés, ce qui nous semble un lapsus calami pour Tremanotus. D'ailleurs, le nom de Trematoceras est déja employé pour les Céphalopodes, Nautilidae (Hyatt).
*) Waagen, Palaeontologia indica. fer. 13. Pt. 2, p. 131. 1880.
**) Comparer ce que Clarke écrit sur le nom de Phragmostoma et les origmaux de Hall dans son ouvrage: Palaeozoic faunas of Pard, Brazil, p.42 note, avec la remarque de Dreverman dans Fauna der Untercoblenz-Schichten von Oberstadtfeld bei Daun in der Eifel (Palaeontographica, Bd. 49, Lief. II. 1902, p. 76), et avec ma remarque sur le genre Patellostium, Waagen, p. 96 de cet ouvrage.
Chez les espèces de Zremanotus de la Bohême, nous avons pu observer les détails de la Structure du test, et le rapport de celle-ci avec les ouvertures dorsales. Sur les spécimens de Tremanotus fortis, Barr., la couche externe, qui porte la sculpture, est de 0:2 à 0:37*, c’est-à-dire relativement très mince. Au-dessous, se trouve la couche médiane, dont l’épaisseur atteint jusqu’à 27” sur les derniers tours. La surface de cette couche, surtout chez les jeunes individus, montre en partie la reproduction des ornements de la couche sous-jacente, c’à-d. des rides longitudinales et quelquefois des rainures transverses grossières. Au-dessous se trouve la couche nacrée, très mince. Sur le dos de la coquille, ces trois couches sont également traversées par les trous (fremata), et non pas seulement la couche interne, comme Frech le pense (2. c. p. 461).
Les orifices, chez Tremanotus fortis et polygonus, possèdent des murailles composées de ces 3 couches, ainsi que le montrent distinctement les exemplaires polis ou rongés par l’action des agents atmo-
sphériques. Leur enveloppe externe et leur Fig. 73 dans le texte. Tremanotus.
bord épaissi sont formés par la couche Structure du test chez les représentants du genre Tremanotus.
externe portant la sculpture. Le tube in- a) Section un peu idéalisée, prise au travers de la coquille
terne est formé par la couche médiane et d’un spécimen adulte de Trem. polygonus, Barr. Ce spé-
la conche interne nacrée qui pénètrent cimen de Barrande, qui est figuré sur la PI. 83, fig. 22—93, Tec
; ps montre les 4 couches du test. Grossie 6 fois. Jusqu'à la surface, comme chez le genre
récent, Haliotis, (fig. 73 b dans le texte).
La fine suture qui s'étend entre les tubercules et que les stries, en se rencontrant en