‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 4)Chapitre 16 sur 160 · I. Couche interne (couche nacrée · texte numérisé non relu

I. Couche interne (couche nacrée

IT. Couche médiane (représentant la couche à lamelles) sur laquelle les rides longitudinales sont encore faiblement

indiquées.

angle aigu de chaque côté, font paraître III. Couche portant la sculpture. comme crénelée, est formée uniquement de IV. Couche épidermale, recouvrante. — Cette dernière n’est déla couche externe portant la sculpture en veloppée que chez des individus très âgés. Elle ne porte pas spirale, ce qui confirme l'opinion de Koken régulièrement de sculpture et obstrue les orifices. 2 Chnt: HNIE = Ori . Ë sur la formation des tremata chez les re- b) Section verticale passant par l’orifice de Tremanotus poly ES on ane roupe (Koken, 1897 gonus, Barr. et montrant la même conformation des Tremata RESSEMOTOSCENCENSEonpe, (Koken;, 1897; comme chez le genre récent Huliotis. Grossie 6 fois. Les p. 142). différentes couches sont désignées comme pour la fig. a.

Sur le dernier tour des grands spé- Les lettres cc indiquent le calcaire cristallin, fin, qui remplit

cimens adultes de Tremanotus polygonus, RUE É ; 4 c) Section horizontale passant par l'ouverture de Zrem. fortis, le développement des couches du test Barr, figuré PI. 83, fig. 20—21. Grossie 6 fois. La coupe s'effectue de la manière suivante. (Voir est exécutée à 1" environ au-dessous de la surface. On fig. 73 dans le texte.) A la couche interne distingue les couches formant les parois de l’ouverture.

nacrée et tout à fait mince (I.) succède une

couche médiane (II.) d’une épaisseur de 11"” environ, et même de plus de 2” dans l’étranglement

du dernier tour. Cette couche reproduit indistinctement la sculpture en spirale de la couche située

immédiatement au-dessus, et qui est ornée de la sculpture spirale et transversale. On distingue quel-

quefois sur sa surface de petits tubercules plats, qui correspondent en partie avec la sculpture, et,

sur la partie médiane du dos, les orifices sont nettement caractérisés par des tubercules plus grands.

La couche qui suit et qui montre la sculpture (III.) est relativement très mince, 0:3”* environ; les tubercules (orifices) du dos y sont complètement développés, ainsi qu’on le voit sur la fig. 43, PI. 84,

et sur les figures 73 et 74 dans le texte.

Sur le dernier tour, elle est recouverte d’un autre couche

plus épaisse, considérée comme couche épidermale (IV.), qui ne possède que des traces de sculpture

en spirale et qui couvre quelquefois également les orifices du dos, de sorte que ceux-ci apparaissent comme de petits renflements plats et à peine perceptibles (fig. 73 & et b dans le texte). Chez Trem. polygonus, ces renflements portent çà et là, au milieu, une excavation allongée et peu profonde, mais leur surface, compacte et entière, ne montre aucune trace de suture, de sorte que uous sommes d'avis que les orifices du dernier tour étaient entièrement recouverts et fermés par cette couche. Il existe aussi des cas où l’on ne voir aucune trace d’orifices sur la ligne médiane du dos, de même aucune indication de suture ou de bande. C’est probablement ce qui a porté Frech à penser que les orifices ne traversent que la couche interne (FÆrech I. c. p. 461), tandis que, en réalité, ils traversent l'épaisseur des 3, et même des 4 couches superposées. Seulement, chez les individus séniles, les orifices étaient recouverts et fermés par la couche épidermale plus épaisse. Nous disons avec intention individus séniles, car nous possédons ds spécimens de Treman. fortis, entièrement adultes, pourvus d’un étranglement sur le dernier tour, à bouche élargie, qui possèdent la couche épidermale, mais cette couche, qui est ici un peu plus mince, porte des ouvertures tout à fait normales, en forme de mamelons de 0:5 à 1”* de hauteur, avec une cavité arrondie de 1”* de diamètre, (voir fig. 75 dans le texte). D’après cela, ces spécimens âgés, revêtus de la couche épidermale posséderaient, sur le dos, des Tremata non obstrués encore. ‘loutefois, dans un stade ultérieur de sénilité, avec l’épaississement de la couche épidermale, les ouvertures subiraient une oblitération, de même que l’ombilic est caché par une callosité dans l’âge avancé de l'individu.

D'ailleurs cette couche épidermale ne recouvre pas seulement le dos du dernier

épidermale (IV).

Fig. 74 dans le texte. Tremanotus fortis. Barr. Konéprus, F—f2.

Dessiné à nouveau d’après l’original de Barrande, figuré sur la PI. 204, fig. 13—15. Nous avons débarrassé en partie la couche IV. (épidermale) qui montre une forte côte à granulation grossière. Un sillon transverse passe entre les trous sur la couche qui porte la sculpture. Gross. 2/.

Fig. 75 dans le texte. Tremanotus fortis. Barr. Konèprus, F—f2

a) Spécimen adulte et âgé, vu par le dos et pourvu de la couche

Cette couche forme, çà et là, des épaissis-

sements granulés ou interrompus, en forme de crête, entre lesquels se distinguent les ouvertures.

encore recouvertes par la couche épidermale. Grossi 2 fois. b) Vue latérale d’une partie du dernier tour d’un autre spécimen sénile, montrant les renflements continus et en forme de crête de la couche épidermale.

déjà recouvertes par la couche épidermale.

Celles-ci ne sont pas

Les ouvertures sont Grossie 3 fois.

tour, mais aussi les côtés de tous les tours précédents, comme d’une callo-ité, de sorte qu'on ne peut, sans préparation préalable, compter le nombre des tours sur ces sortes d'exemplaires. Le caractère calleux de cette couche épidermale se reconnaît par le fait que, même chez les individus pourvus de cette couche et où les ouvertures (Tremata) ne sont pas obstruées, il n’existe entre

ces dernières aucune trace de suture dorsale.

Les spécimens qui portent la couche épidermale font toutefois exception.

La plupart des

représentants adultes de Treman. polygonus et fortis ne la possèdent pas; leur couche supérieure porte une sculpture normale, et les orifices de la partie élargie en cône sont aussi nettement déve-

loppés que sur le reste du test (voir PI. 110, fig. 17—18, et fig. 77 dans le texte). Pour les motifs que nous venons d'exposer, nous ne considérons pas comme bien fondée la distinction de la série de Tremanotus fortis de celle de Tremanotus insectus Frech (= polygonus Barr.), basée sur le développement des orifices.

La couche épidermale porte régulièrement des côtes transverses très hautes, fortes, continues ou interrompues, ou bien grossièrement granulées et obliques. Ces côtes se trouvent aux endroits où la couche qui montre la sculpture possède des rainures transverses profondes, partant des orifices, et produisant latéralement des aires trapézoïdales dans l'accroissement des côtes. Un cas semblable est représenté sur les fig. 13—14, PI. 204: nous avons préparé ce spécimen, (voir fig. 74 dans le texte), qui n’est qu’un fragment du quatrième tour, et possède une surface assez lisse; seulement, il est orné, latéralement et sur le dos, de côtes transverses fortement saillantes et distantes de 1° environ. Ces côtes sont ornées de granules grossiers, et, en considérant leur aspect extérieur, on serait tenté de croire que l’on a devant les yeux un représentant de Gyroceras. Barrande était lui-même dans l'incertitude au sujet de la véritable nature de ce fossile*). Nous avons, avec beaucoup de précaution, enlevé un fragment de la couche supérieure, et nous avons découvert, au-dessous, la sculpture ridée, caractéristique, de Treman. fortis, ce qui concorde également avec la localité où ce spécimen a été recueilli.

Un autre spécimen, qui possède 4 tours !, est figuré dans notre texte, fig. 750. Il porte des côtes transverses de 3” de haut, non granulées et ininterrompues: elles s'étendent comme une crête, sur le dos, entre les ouvertures.

La structure des orifices de Zremanotus montre une ressemblance surprenante avec la formation des orifices de Haliotis, et, par là, la parenté de ce genre, Haliotis. Meek **), Koninck **) et Lindstrôm) ont bien admis, d’une manière hypothétique, une parenté avec Haliotis, mais Lindstrôm a fait remarquer, à cette époque, qu’il n'existait pas de preuves pour affirmer ces affinités, parce que, d'un côté, les parties molles étaient inconnues, et que, d’un autre côté, il ne trouvait pas de couche nacrée chez les formes de Bellerophons de Gotland. En ce qui concerne Ja couche nacrée, nous avons déjà prouvé, en étudiant la structure microscopique du test des Bellerophontidae, p. 57, son existence sur les coupes minces de Sinuitopsis, de même que Koken l’avait reconnue macroscopiquement chez Salpingostoma. De plus, elle existe aussi chez les représentants de Tremanotus, ainsi qu'il résulte de nos observations sur le test des formes de ce genre. Sous ce rapport, on a donc démontré la présence de la couche nacrée et, en même temps, que les Bellerophontidae sont de véritables Gastéropodes. Le développement analogue des orifices chez Zremanotus et Haliotis confirme l’hypothèse que ces deux groupes sont assez rapprochés.

*) Ainsi qu’il ressort de ses notes manuscrites, il l’avait fait polir transversalement, afin de découvrir le siphon. **) On the affinities of Belerophontidue. Proc. Chicago Acad. Se. Vol. I. 25 &) *#*) Faune du calc. carbonif. de la Belgique. Pt. IV. 1883. Ann. Mus. Hist. Nat. Bel TO VIII 122)

+) Lindstrôm, 1. e. p. 71.

Tremanotus fortis. Barr. sp.

PL. 81, fig. 31—38: PL 83, fig. 15—21; PI. 204, fig. 13—15 et fig. 74—77 dans le texte.

1868. Gyrotrema (Barr.) fortis, Barr. Bigsby, Thesaurus silur. p. 167.

1877. » fortis, Barr. Krejti, Geologie, p. 432.

1889. Tremanotus , à Koken, ÆEntwick. d. Gastrop. l. c. p. 381.

1894. : ; ; Frech, Zeitschr. d. deutsch. geolog. Gesellsch. Bd. 46, p. 461— 462, He fl CADUE

1896 : : s: Koken, Leïtfossilien, p. 506.

1597. : : ; Frech, Lethnea palaeoz. II. Bd., 1. Lief., Taf. 19 c, fig. 2ab.

Les tours, dont le nombre s'élève jusqu'à 64, croissent lentement; leur coupe transverse est réniforme, La bouche s’élargit subitement en trompette; même, chez des spécimens qui ne possèdent que 3 tours 4, le péristome est élargi d’une manière considérable. Autant qu’on peut en juger par l'état de conservation, la plupart du temps défectueux du péristome, il possède un bord concave, large de 1° en haut, et de 11°* en bas et son contour, ovalaire, plus large en haut qu’en bas, (fig. 760 dans le texte). Près de l'endroit où le dernier tour s’élargit subitement, le test s’épaissit, il est suivi d’un léger étranglement, (fig. 76a dans le texte). En cet endroit, la section transverse du tour est subtriangulaire.

La sculpture du test, représentée sur la PI. 83, fig. 16 et 19, et sur la fig. 77 dans le texte, consiste en rides en spirale, épaisses et grossières. Elles sont interrompues par des rainures transverses, paraissent renflées, et suivent un cours onduleux. Dans les deux derniers tours, on voit s’in- i tercaler, entre chaque paire de ri- \ des, une autre ride en spirale, plus É faible, et parallele aux premières. .

Sur toutes ces rides s'étendent, FS

sans interruption, des sillons trans- è FR a ; es ” : 6 : Fig. 76 dans le texte. Tremanotu is. Koné »f2, verses serrés (lamelles et stries LA ee : anotus fortis. Barr. Konéprus, F—f2

transverses), qui sont très faible- a) Section longitudinale d’un spécimen adulte à 6 tours. Il porte un

: a étranglement ant le péristome ment recourbés en arrière, sur la étranglement dev pér son , ét montre un renforcement du test vers la fin du dernier tour. Grand. nat.

partie dorsale, tandis que, sur les b) Péristome du même spécimen, vu par le dos; montrant le contour côtés, ils se courbent fortement vers ovale et les plis de la surface. Grand. nat.

l’avant. Le cours ininterrompu des

sillons transverses fait paraître les intervalles entre les rides, ornés de rainures transverses, épaisses et profondes. Les rides en spirale semblent elles-mêmes porter des granules et des tubercules, ou encore se composer, en certains endroits, de petits anneaux, parce que les sillons et les stries transverses varient sur leur parcours, et que les forts alternent avec les faibles. Sur le dos des derniers tours, dans le voisinage des orifices, on remarque 1 à 3 rangées de sillons et stries transverses, qui sont plus fortement développés qu'ailleurs. En outre, de chaque intervalle séparant deux orifices, ou encore d’un point situé immédiatement devant un orifice, part une rainure profonde, arquée vers l'avant, et interrompant les rides en spirale. Son cours n’est point parallèle aux stries transverses, mais elle se courbe rapidement, à partir du dos, vers l'avant, de sorte qu’elle forme une tangente à la partie

interne de la spire, PI. 83, fig. 17—19. Il y a lieu de croire que ces rainures représentent des interruptions pendant la croissance, et en rapport avec le développement périodique du péristome, car, sur ces différents points, les rides longitudinales (rides en spirale) sont subitement interrompues, et les rides suivantes commencent un peu plus loin, de côté, dans une direction qui s’écarte légèrement, de sorte que, sur la vue latérale du spécimen, la surface entière du chaque tour semble

divisée, par les rainures transverses, en aires triangulaires et obliques (fig. 77 & dans le texte, et fig. 36, PL. 81).

Fig. 77 dans le texte. Tremanotus fortis. Barr. Xonéprus, F—f2.

a) Fragment de sculpture, pris sur un côté du dernier tour de l'original de Barrande, PI. 83, fig. 15. Les rides g P AE g » 08

en spirale sont interrompues et, çà et là, déplacées par des rainures transverses qui partent des ouvertures. Grosst 3 fois.

b) Fragment de sculpture, pris sur le dos du même spécimen. Les ouvertures sont entourées, de chaque côté,

d’un mince filet continu, et l'intervalle est pourvu de fines stries, qui se rencontrent en angle aigu dans la euture. Grossi 3 fois.

e) Sculpture prise sur un jeune spécimen, chez lequel les rides en spirale sont unies par des anastomoses. Celles-ci suivent généralement le cours des stries transverses fines. Il arrive aussi qu’elles les croisent. Grossi 3 fois.

Le nombre des rides en spirale, pendant la croissance des tours, augmente de la manière suivante. Entre deux rides fortes et situées à une distance normale l’une de l’autre, il vient s’intercaler une côte longitudinale, très fine, étroite, presque linéaire. En même temps, les fortes rides latérales s’écartent; la côte s’épaissit très rapidement et se transforme elle-même en ride en spirale. On remarque encore, çà et là, que les côtes en spirale communiquent entre elles au moyen de petits filets (anastomoses) plus ou moins épais, qui s'étendent, en général, obliquement dans la même direction que les stries transverses, qu’elles coupent souvent à angle presque droit. C’est surtout le cas pour les plus épais de ces filets, (fig. 77 c dans le texte).

Les orifices du dos offrent l'aspect de grands mamelons, qui surgissent subitement. Ils possedent un bord épais, leur diamètre atteint jusqu'à 3”, et leur hauteur, 2”. Sur les deux derniers tours, ils sont distants de 5 à 6”. Dans les intervalles qui séparent les orifices, on distingue, sur la ligne médiane, entre les rides en spirale, un certain nombre de côtes très courtes, épaisses et serrées, qui forment un angle aigu avec les côtes transverses adjacentes, dans une fine suture dorsale qui court le long de la coquille (fig. 77e dans le texte). Chez les spécimens revêtus de la [Vire couche (couche épidermale), on n’aperçoit aucune suture entre les petits mamelons qui remplacent les

ouvertures (éremata), et la sculpture en spirale est indiquée par quelques plis larges (fig. 75 a dans le texte).

Les orifices ne sont pas seulement développés sur la partie en spirale, mais aussi au commencement du péristome. Ils disparaissent près du bord de la bouche. (PI. 83, fig. 20.) La position des orifices est indiquée sur les moules internes par des tubercules ronds et peu élevés. Sur la ligne médiane du péristome, il existe un filet tranchant et fortement saillant, à côté duquel rayonnent

des côtes plus faibles, très peu bombées et très distantes les unes des autres, PI. 85, fig. 18 et 20. Ces côtes se reconnaissent sous forme de plis sur la face interne du péristome, et ne doivent pas être confondues avec les plis serrés que possède la couche moyenne sur sa surface, et qui ne sont qu’une imitation des plis en spirale de la couche externe, ornée de la sculpture.

Chez les individus recouverts de la IVière couche, il existe, çà et là, près du dernier tour et entre les ouvertures, des crêtes plus ou moins saillantes, grossièrement granulées, dont le cours répond aux rainures transverses profondes, et que nous avons déjà décrites en détail, en étudiant chacune des quatre couches du test de 7remanotus.

Les individus, restaurés pour la plupart, que Frech figure, L. c. fig. 2c—2e, et qui proviennent du Dévonien inférieur des Alpes, diffèrent un peu des spécimens de la Bohême. Leur dos semble plus large, et leur dernier tour plus grand; les orifices du dos sont aussi beaucoup plus distants que sur nos exemplaires. Toutefois, les spécimens des Alpes étant assez mal conservés, fragmentaires et dépourvus de sculpture, il n'est guère possible de les comparer avec ceux de la Bohême; cependant, il est fort probable qu'ils appartiennent à l'espèce Treman. fortis; du moins, c’est ce que semble indiquer leur aspect général, ainsi que l'horizon où ils ont été recueillis.

Par sa sculpture. notre espèce offre quelque analogie avec la forme du Silurien supérieur, Treman. longitudinalis, Lindstr. (Lindstrôm, 1. c. PI. IV, fig. 1—7). Mais cette dernière possède des tours plus larges, à croissance rapide, et des ouvertures allongées, situées sur une carène arrondie. La forme Zreman. compressus, Lindstr. (ébid. PI. IV, fig. 8—12), dont on ne connaît que des moules internes, bien que croissant lentement, diffère de la nôtre par ses orifices allongés.

Gist et local. Bande f2. ÆKonèprus; spécimens assez communs.

Tremanotus polygonus. Barr. sp.

PI. 83, fig. 22—95; PI. 84, fig. 40—48; PI. 110, fig. 16—18; et fig. 78—79 dans le texte.

1868. Gyrotrema polygona, Barr. MS. Bigsby, Thesaurus silur. p. 167.

1577. > : ss Krejéi, Geologie, p. 432.

21894. Tremanotus insectus, Frech. Zeitschr. d. deutsch. geolog. Gesellsch. Bd. 46, p.462, PI. XX XIIT, fig. 1a—d.

1896. Zremanotus polygonus, Barr. Koken, Leïtfossilien, p. 506. ? 1897. 2 insectus, Krech. Lethaea palaeoz. Taf. 196, fig. 3.

La coquille croît plus rapidement que dans l'espèce précédente, et compte jusqu'à 5 tours. Ceux-ci ne présentent pas de spires régulières, mais ils sont infléchis à plusieurs reprises, ordinairement 5 fois. de telle sorte que le contour prend la forme d’un polygone. Chez les jeunes spécimens, le coude est très marqué et s’effectue subitement; le dos porte alors des arêtes transverses tranchantes. Il arrive souvent que le dos de ces spécimens fortement infléchis, au lieu d’être convexe, est tout plat, et même concave (PI. 84, fig. 40—41; 47—48), et, en ces différents endroits, le dos est plus étroit que dans les inflexions. Chez les spécimens adultes, ces inflexions naissent moins rapidement, et le dos reste convexe.

Les inflexions des tours plus jeunes se distinguent moins nettement sur les spécimens âgés, parce que les premiers tours sont un peu plus involutes (coupe transverse, PI. 84, fig. 46). Chez les spécimens adultes, dont le diamètre atteint jusqu'à 71°", le dernier tour ne possède ordiuairement qu’une inflexion reliée avec un étranglement extrêmement prononcé et subit, qui s'étend en travers du dos (PI. 83, fig. 22—924), de sorte que la lumière, en cet endroit, ne forme qu’une fente très étroite. Cet étranglement pénètre dans la coquille comme une entaille jusqu'aux 5 de l'épaisseur

du tour, et les deux côtés de ce dernier sont, en cet endroit, à arêtes vives, et convexes vers le milieu de la spirale.

Le plus grand individu, dont le péristome est conservé, et qui est représenté sur la fig. 78 de notre texte, ne possède pas d’étranglement sur le côté dorsal dù dernier tour, mais par exception, sur le côté ventral.*) Cet étranglement est plus faible que chez les autres noir. La partie suivante du dernier tour est coudée tout droit, aplatie sur le dos et possède un petit étranglement très faible, Situé également sur le côté dorsal. La coquille s’élargit ensuite rapidement en forme de cône, et l'ouverture large et elliptique porte une bordure plate, d’environ 14° de largeur. Le péristome, vu par le devant, cache jusqu’à la moitié les tours qui précèdent.

Fig. 78 dans le texte. Tremanotus polygonus. Barr. Konèprus, F—f2.

Le plus grand spécimen connu jusqu’à ce jour. Il provient de la Collect. de M. Dusl à Beraun. Réduit de ? a) Vue latérale, montrant l’inflexion et l’étranglement sur le côté ventral du dernier tour. b) Vu par le dos, montrant les ouvertures, qui disparaissent vers le péristome. c) Section transverse du dernier tour, près du péristome.

Les individus figurés sur la PI. 110, fig. 16—18, et en partie sur la PI. 83, fig. 22—93, montrent aussi que, après le fort étranglement situé sur le côté dorsal, la partie suivante du dernier tour s’élargit assez rapidement en cône, et qu’elle est uniformément bombée. Avant d'atteindre le péristome, elle est même en forme de toit, parce qu’elle porte une élévation qui s'étend, en forme de crête obtuse, à partir de la moitié de l'endroit où les ouvertures disparaissent, fig. 79 d dans le texte.

La sculpture varie suivant les différents stades des individus. Chez les exemplaires très jeunes, PI. 84, fig. 40—41, 47, nous distinguons de nombreuses côtes ou rides en spirale. Celles-ci sont onduleuses, fortes, larges, non tranchantes, mais aplaties, et inégalement distantes. Çà et là, il s’en intercale d’autres semblables, mais plus fines et plus étroites. Il arrive souvent que deux côtes en spirale plus fortes sont si rapprochées qu’il ne reste entre elles qu'une rainure étroite et profonde.

*) On n'a trouvé cette particularité que chez 3 spécimens.

Ordinairement, les intervalles sont plus grands que la largeur des côtes en spirale, ce que montrent très distinctement les exemplaires un peu rongés, chez lesquels les côtes en spirale sont fortement saillantes, (voir la fig. 79 a, b, du texte). Chez les spécimens très jeunes, les rides en spirale sont reliées par des anastomoses nombreuses, qui suivent la même direction que les lamelles transverses (stries transverses), et qui remplacent ces dernières. (Fig. 79 &« dans le texte.) Chez les individus de taille moyenne, les rides s'anastomosent très rarement; en revanche, sur les côtes en spirale et dans les intervalles que nous venons de mentionner, courent de très fines côtes et des stries transverses, serrées, continues, ce qui forme une sculpture en treillis; mais les côtes en spirale dominent sur les stries transverses, plus faibles, (fig. 79 de notre texte). Les stries transverses se rencontrent dans la ligne médiane, où elles forment un angle obtus, et, par suite du cours ininterrompu des rainures transverses, les côtes longitudinales semblent quelquefois grossièrement granulées.

d Fig. 79 dans le texte. Tremanotus polygonus. Barr. ÆKonéprus, K—f2.

Sculpture d’un très jeune individu qui possède à peu près 21}, tours. Les rides en spirale sont reliées ensemble par de nombreuses anastomoses. Les bords de la suture qui court entre les ouvertures, sont ornés de stries fiues, formant un angle aigu. Grosst 6 fois.

b) Sculpture d’un spécimen demi-adulte. Les anastomoses sont très peu marquées, et les rides en spirale sont ornées de côtes transverses. La suture qui sépare les orifices est pourvue de stries formant un angle obtus. Grosst 6 fois.

c) Fragment de la sculpture d’un individu adulte, pris derrière la dernière inflexion et le dernier étranglement. Dessiné à nouveau d’après l’original figuré PI. 83, fig. 24—925. Les rides en spirale ondulent irrégulièrement et sont très denses.

d) Section verticale, passant par le tour final, dans le voisinage du péristome. Réduit de la moitié. Le dos est tectiforme. Ce dessin est exécuté d’après l'original PI. 110, fig. 18.

e) Sculpture prise près du bord externe du péristome. Mème spécimen. Grosst 6 fois.

Par suite de la concavité du dos et de sa largeur plus grande aux endroits coudés, les côtes en spirale ne courent pas en ligne droite; mais, vers les endroits plus larges, elles divergent de la ligne médiane, de sorte que leur cours entre deux coudes est légèrement arqué et convexe vers la ligne médiane, PI. 84, fig. 41, 47. Les rainures transverses qui courent sur le das vers les ouvertures sont plus larges et plus profondes chez les jeunes exemplaires; elles interrompent le cours des côtes longitudinales, qui se continuent ensuite, mais un peu de côté, ce qui donne à ces dernières une apparence onduleuse.

Les ouvertures des jeunes spécimens dont nous venons de parler sont séparées par des intervalles quelque peu irréguliers de 2 à 3"”. Elles forment de petits tubercules ovalaires, plus ou moins saillants sur la surface, et situés dans une sorte de petite rainure qui s'étend sur la ligne médiane du dos. Parfois les tubercnles sont assez nettement limités, et saillent subitement; toutefois, il arrive souvent que, sur le même spécimen, sur le même tour, surtout sur la partie la plus jeune de ce dernier, ces tubercules sont très peu saillants et presque effacés. Leur bombement est concave sur le côté opposé. On aperçoit entre les tubercules une suture fine et plate, dont les bords sont garnis

de chaque côté, de stries serrées, courtes, très fines, qui se rencontrent en angle aigu dans la ligne médiane, PI. 84, fig. 43.

Chez les individus adultes, la sculpture est beaucoup plus grossière et, par conséquent, différente de celle des jeunes. Les côtes en spirale sont très larges, plates, onduleuses; les intervalles sont si petits qu’ils apparaissent en forme de stries fines et crépues. Les sillons, stries et côtes transverses, sont moins serrés que chez les jeunes spécimens et inégalement distants. Ils sont développés d’une manière variable, de telle sorte qu'ils dominent, et que les stries longitudinales semblent effacées, ce qui contraste avec la sculpture des jeunes spécimens.

Par suite de leur cours continu, les côtes longitudinales, chez les spécimens adultes, se divisent en lamelles très courtes, qui présentent, çà et là, l'aspect de tubercules plats, arrondis et disposés en rangées. Sur la dernière moitié du tour final, à partir de létranglement mentionné plus haut, les côtes longitudinales (sculpture en spirale) semblent presque toujours effacées; on ne voit que des lamelles toutes plates, allongées, irrégulièrement limitées et disposées en rangées transverses, de sorte que la surface semble parsemée de fossettes oblongues et peu profondes. Seulement dans la proximité de Ja ligne dorsale se trouvent, de chaque côté, quelques fortes côtes en spirale, et, en revanche, les stries transverses sont faiblement indiquées, (fig. 79c dans le texte).

Les ouvertures sont distantes de 4 à 6" sur le tour final, et de 8 à 97” dans le voisinage du péristome. Elles ressemblent à des mamelons allongés, dont l'orifice est étroit, ovale, et entouré d’un bord épais. Elles n’ont donc pas l'aspect de tubercules ronds, comme Barrande les représente sur la PI. 83, fig. 23. La forme elliptique, large. de ces tubercules, sur Ja partie élargie en cône, comme elle est figurée sur la PI. 110, fig. 18, provient de l'état défavorable de conservation des spécimens. Les bords y sont brisés et usés, de sorte que les ouvertures paraissent très grandes et très larges. La fig. 79 de notre texte représente leur forme exacte: elle montre que leur développement répond à celui des ouvertures de Zrem. fortis, à cette différence près, que la lumière est ovalaire allongée. Les murailles des ouvertures sont construites, comme chez Zrem. fortis, et, dans les intervalles qui les séparent, le dos porte une fine suture.

À une distance de 94” à 3°* du bord aplati de la bouche, les ouvertures disparaissent subitement sur le dos du dernier tour. Elles sont remplacées par une élévation carénée, obtuse et peux élevée, au commencement de laquelle on peut encore distinguer une suture fine et courte, munie, de chaque côté, de lamelles courtes, épaisses et fines, qui se rencontrent en formant un angle aigu. Cette suture est la continuation de celle qui existe entre les ouvertures. Elle finit par disparaître entierement ; la sculpture en spirale et transverse recouvre alors la ligne en relief qui s'étend au milieu du dos. Les côtes et stries transverses forment toutefois, aussi bien sur cette ligne en relief qu’à l'endroit où elle cesse, un petit sinus sans profondeur. Sur le bord buccal, aplati, la sculpture en spirale n’est plus indiquée que faiblement, autant qu'on peut en juger d’après les quelques restes de test. A l'endroit où il passe dans la partie bombée, le bord plat montre une sculpture concentrique, à lamelles grossières, écailleuses, qui a dû être également développée sur le bord même (fig. 79e dans le texte).

En décrivant les caractères génériques, nous avons déjà fait mention de la IViève couche épidermale sans sculpture, développée chez les individus séniles et qui recouvre les ouvertures. Nous ferons seulement remarquer ici que, dans Zrem. polygonus, cette couche ne forme pas de crêtes transverses, comme dans rem. insectus, et ne montre aucune trace de la sculpture en spirale sous-jacente.

Les individus que Frech représente, Z. ec. PI. XXIII, fig. 1a—c, sous le nom de Zreman. insectus*), et qui proviennent du Dévonien inférieur des Alpes, diffèrent sous plusieurs rapports de

*) Nous avons préféré le nom de polygonus, Barr. à celui de snsectus, Frech pour le même motif que ce savant indique au sujet de Trem. fortis; c'est que, par la liste de Bigsby et les marchands de fossiles, ce nom peut être

a forme de la Bohême. Ils semblent posséder une bande dorsale très saillante, ou bien un filet bombé, qui indique son existence avant le dernier étranglement du tour final (rech, l. e. PI. XX XIII, fig. 1b); de plus, comme ils n’ont pas d'ouvertures, on pourrait douter, à voir la figure, qu'ils appartiennent au genre Tremanotus. Il est vrai que Frech fait observer que les ouvertures de Tremanotus insectus, Fr. ne percent que la couche moyenne; mais nous avons démontré que les ouvertures de nos spécimens de rem. polygonus, Barr. traversent la couche supérieure qui porte la sculpture, abstraction faite de la couche épidermale (recouvrant la couche avec sculpture), développée sur les individus séniles. On pourrait tout au plus objecter que, sur le spécimen de Frech, les ouvertures sont recouvertes par la couche épaisse mentionnée; mais cette hypothèse est également inadmissible, parce qu'aucun exemplaire de 7Yem. polygonus, en Bohême, ne possède, sur la couche recouvrante, une bande dorsale, ou un filet analogue, ou bien une suture. Cette couche ne porte également pas de stries transverses, comme en montrent les fig. 16 et 1c de Frech. Le péristome semble orné de rides longitudinales tres distantes et presque radiaires, ce qu’on ne trouve sur aucun spécimen de la Bohême. Frech pense que Ja sculpture en spirale de Trem. polygonus n'est que faiblement développée. Nous croyons avoir démontré, au moyen de nos figures, que l'opinion de Frech ne se base que sur l'examen de spécimens probablement mal conservés, et que, par là, son essai de créer deux séries de formes dans le genre Tremanotus ne saurait se soutenir. Il faut cependant convenir que les spécimens qu'il décrit offrent beaucoup d’analogie avec Trem. polygonus par leur forme générale, leur mode d’enroulement et l’étranglement du tour final.

Localité: Konëéprus; spécimens assez fréquents.

Tremanotus beraunensis. Barr.

PI. S2, fig. 26—29; PI. 86, fig. 45—46, et fig. 80—82 dans le texte.

1868. Gyrotrema beraunensis, Barr. Bigsby, Thesaurus silur, p. 167.

Cette espèce présente des formes assez variables. Les contrastes qui distinguent les différentes variétés consistent principalement dans la croissance plus ou moins rapide ou lente des tours, et dans le bombement du dos. La sculpture en offre moins; d’ailleurs, elle est rarement conservée d’une manière favorable. Ces contrastes sont toutefois trop peu importants, pour que nous puissions, malgré les nombreux matériaux dont nous disposons, les employer comme caractères spécifiques. Nous indiquerons donc comme mutations les particularités qui s’écartent de la forme typique.

On peut regarder comme typiques les spécimens représentés, PI. 82, fig. 27—28; PI. 86, fis. 45—46, et fig. 80 de notre texte. Leurs tours, qui atteignent jusqu'au nombre 8, croissent d’abord très lentement, mais, à partir du 5", leur croissance s'effectue plus rapidement. Sur la coupe transverse, les derniers tours sont réniformes, à dos large; leur hauteur égale à peu pres la moitié de Jeur largeur. Le dos est médiocrement bombé, tandis que les côtés le sont fortement. Chez les adultes, la largeur du dos, prise à la moitié du dernier tour, est de 19”; Ja hauteur, de 1077, Près du péristome, le dos se bombe de plus en plus, de manière que la hauteur du tour égale sa largeur.

Vu par le côté postérieur, le péristome est concave, possède un contour triangulaire. Sa largeur, en haut, est de 18" environ; sur les côtés, il est plus étroit, et, vu d’en face, il ne masque que À du diamètre de la partie enroulée en spirale. La face antérieure et convexe du péristome porte, en haut, qnelques plis larges et plats. *)

considéré comme connu et publié. D'ailleurs, l'identité de ces deux formes n’est pas hors de doute, ainsi que nous allons essayer de le démontrer.

*) Les côtes plissées, représentées latéralement et en bas, PI. 86, fig. 46, sont l'empreinte de la surface externe testacée.

Les ouvertures sont représentées, sur le moule interne, par de petits tubercules très peu saillants et à contour arrondi. Sur les spécimens testacés, elles ont la forme d’un cercle, sont de taille plus petite, et forment des tubercules assez hauts et au contour ovalaire. La distance qui les sépare, mesurée d’un bord à l’autre, est d'au moins 27” sur le tour final; elle est donc plus grande qu’on ne pourrait le croire, en examinant la fig. 46, PI. 86.

Fig. 80 dans le texte. Tremanotus beraunensis. Barr. E—e2.

Forme typique.

a) Spécimen de taille moyenne, conservant une partie de son test. Vu par le dos. Grossi 2 fois. Hinter-Kopanina. b) id. Vue latérale.

c) Autre spécimen, plus grand. Section transverse, montrant le mode d’enroulement et le bombement des tours. d) Sculpture du dos du dernier tour. Grosst 6 fois. Ce dessin est exécuté d’après l'original de Barrande, figuré sur la PI. 82, fig. 26—28.

e) Fragment de la sculpture dorsale du spécimen a—b; grossi 6 fois.

f) Autre fragment de la sculpture pris sur la côté ventrale des tours du même spécimen, pris près de la suture Grosst G fois.

La sculpture offre beaucoup d’analogie avec celle de Trem. fortis de la bande f2. Les rides longitudinales ne sont pas si nettement marquées ni si saillantes sur la surface que chez Trem. fortis. Près du péristome, elles deviennent bien plus grossières; sur le reste de la coquille, surtout sur le dos, elles sont plus étroites et plus denses. On remarque que, sur les jeunes spécimens, les rides longitudinales sont souvent reliées entre elles par anastomose, (fig. 80e dans le texte). Chez les spécimens adultes, ces rides se réunissent souvent par groupes de 2 et 3, (fig. 80 d dans le texte). Les côtes et stries transverses forment entre elles un angle obtus, et sont presque rectilignes. Le

côté ventral des tours porte une sculpture composée de rides et de tubercules irréguliers, (fig. 80 f dans le texte). Les stries et côtes transverses sont très faiblement développées sur le dos; en revanche, sur les côtés tranchants, de nombreuses rainures, larges et plates, courent en ligne droite entre des rides longitudinales, onduleuses (fig. 80 d, e dans le texte). Ces dernières ne deviennent pas aussi irréoulières et tuberculeuses que sur les représentants de Trem. fortis. Par cette particularité, l’espèce de la Bohême rappelle 7reman. compressus Lindst., de structure semblable, et provenant également du Silurien supérieur (Lindstrôm, /. c. p. 87, PI. IV, fig. 8—12). L'espèce de Gothland possède des ouvertures asymétriques, disposées de même manière que chez l'espèce de Bohême; mais son dos est plus large, les ouvertures plus grandes et sa sculpture plus grossière. Les côtés sont plus également bombés que dans 7rem. beraunensis; les tours croissent plus rapidement et sont aussi moins nombreux.

La suture, qui s'étend entre les ouvertures, est tout à fait semblable à celle de rem. fortis; chez les adultes, elle est indistincte, et ne se reconnaît qu’à quelques petites côtes qui se rencontrent à angle aigu devant et derrière l'ouverture.

Gist et local. Bande e2. Dlouhà Hora, Hinter-Kopanina, Tachlovice.

Tremanotus beraunensis. Barr. mut. serpentinus. Perner. PI. 204, fig. 18—-19, et fig. 81 dans le texte.

Les tours de cette mutation croissent très lentement; l’ombilic est très peu profond. La hauteur du dernier tour égale à peu près la moitié de sa largeur. Le dos est très peu bombé, de sorte que sa partie médiane est presque plane. La transition du dos aux côtés s'effectue subitement; elle produit, sur les

moules internes, un angle à sommet arrondi. Fig. 81 dans le texte. Tremanotus beraunensis. Barr. 5 DnS , Je r. Y de 70 Plus loin, vers le milieu de l'ombilic, le bom- mut. serpentinus. Per. Gross-Kuchelbad, E—e 2. bement des côtés est plus uniforme, (fig. 81a a) Section transverse du dernier tour, montrant le dos aplati, dans le texte) et la transition subite vers le bombement latéral. Gross. 2 fois. Les ouvertures du dernier tour présen- b) Sculpture grossie 6 fois.

tent la forme d’une ellipse large. Elles sont distantes de 1-8", et saïllent très peu, même sur les individus testacés.

En ce qui concerne la sculpture, les rides longitudinales sont basses, souvent groupées 2 par 2, et très denses. Elles sont croisées par des sillons transverses et plats, qui se dirigent tout droit vers la ligne médiane de la partie plane du dos, où ils forment, en se rencontrant, un angle obtus. À l'endroit où les rides longitudinales se rencontrent, s’élève souvent un tubercule assez gros, de sorte que la surface semble parsemée de tubercules réguliers, (fig. 81 d dans le texte).

Gis* et local. Bande e2, Gross-Kuchelbad.

Tremanotus beraunensis. Barr. mut. polygyratus. Perner. PI. 82, fig. 24—26, 29, et fig. 82 dans le texte. Tours très nombreux, croissant d’abord lentement, puis s’élargissant rapidement. Des exem-

plaires possédant 5 tours ont un diamètre de 2°; chez d’autres, à 6 tours, le diamètre est déjà de a. La hauteur du dernier tour égale la moitié de la largeur. Ombilic profond. Le dos est

GASTÉROPODES DE LA BOHÊME. Nr

légèrement bombé, plus plat que chez les spécimens de la mut. serpentina; par contre, il est moins élevé que chez la forme typique. La transition du dos aux côtés ne se produit pas aussi subitement que chez muf. serpentinus; les côtés, non tranchants, sont fortement et uniformément bombés.

Les ouvertures sont plus denses que dans la forme typique. Chez les individus de taille moyenne, la distance qui les sépare est d’environ 17”; elle n’atteint que 0:5 à 0:77 chez les individus plus jeunes, dont les tours ne dépassent pas le nombre 5. Sur les moules internes, les ouvertures forment des tubercules peu élevés, situés dans une rainure sans profondeur, non pas toujours au milieu de cette dernière, mais çà et là un peu latérale- fe 80 ass ste Latemanotie ment, PI. 82, fig. 24. Sur la ligne médiane des individus testa- beraunensis. Barr. mut. polygyratus. cés, on observe des tubercules allongés, exigus, qui s'élèvent petit Per. Dlouhä Hora, E—e 2. à petit. Ils portent à leur sommet l’orifice arrondi, qui se di- Sculpture du dos, grossie 6 fois.

stingue par sa teinte plus claire. Les côtes en spirale tendent à se grouper par groupes de 2.

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