‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 10 sur 469 · à la surface, une couche de terre végétale · texte numérisé non relu

à la surface, une couche de terre végétale

2. Plusieurs toises d’épaisseur d’une marne (Mergel) qui fait une vive effervescence avec les acides, et qui par conséquent contient beaucoup de calcaire.

3. Le calcaire renfermé dans la marne, se trouve en morceaux dont le volume augmente

à mesure qu’on creuse plus profondément et devient en même temps plus noir, plus dur et plus gras. (Sphéroides.) 1

La marne (Mergel) contient autant de pétrifications que le calcaire, et des fragmens de coquilles pourries.

Cette coupe très-exacte, se rapporte à l’une quelconque des carrières ouvertes dans la hauteur

de notre étage calcaire inférieur E. Elle nous montre que le P. Zeno procédait avec méthode

dans ses observations; mais entraîné par le désir d’expliquer la formation du calcaire, il s’engage dans une théorie très-bisarre. Elle est fondée sur l’existence accidentelle de quelques vides dans l’intérieur des sphéroides calcaires, où on trouve des gouttes d’un liquide à odeur forte, analogue à l’huile de Pétrole. Cette huile que le P. Zeno admet comme plus abondante dans les couches les plus basses, proviendrait suivant lui, d’évaporations des couches inférieures du sol, et pénétrerait dans les vides de la marne (Mergel). Par suite d’une fermentation due à la chaleur des vapeurs,

à 1 acide, à 1 huile et aux parties alcalines de la masse, celle-ci est transformée en calcaire. La

fermentation peut être occasionnée par l’eau de la Moldau qui baigne profondément le pied de ces collines. r

Par des combinaisons analogues, notre géologue explique la formation de la pyrite de fer et des cristaux de Spath calcaire qui tapissent fréquemment les géodes des sphéroides. Il fait agir dans ces opérations l’acide sulfurique de l’atmosphère et les émanations arsenicales du sol, sans se laisser arrêter par ce fait qu’il admet, que le calcaire ne contient pas la moindre trace d’arsenic. Nous nous dispenserons d’analyser les idées relatives à la formation d’autres substances observées dans cette localité par l’auteur. C’est de l’alchimie géologique dont la science ne saurait tirer aucun profit.

Viennent ensuite les pétrifications observées.

1. Cacadu-Muschel. (PLI. Fig. 1) Un exemplaire plus complet du pygidium désigné parce nom, dans le premier mémoire, donne occasion au P. Zeno de confirmer "l’opinion énoncée par lui, que cest. une coquille univalve, analogue à la Trigonelle figurée par Baumer dans son ouvrage: Nalurgeschichte.

2. Orthoceratiten - Belemniten. (PL I. Fig. 2.). Le P. Zeno désigne par ces deux noms des fragmens de divers Orthocères, qu’on reconnaît à l’indication d’un siphon médian. Un seul est figuré.

5. Litui en. Ce sont des fragmens de Cyrtoceras dont l’auteur constate la courbure dans l’étendue de la partie cloisonnée.

4. Ammonshôrner. Un morceau décrit sous ce nom paraît être un fragment de Trochoceras que l’auteur indique comme portant des noeuds.

5. Tubuliten, Jacobshorner, Dentaliten, Vermiculiten, Canaliten, désignent des fragmens dont la description très-laconique, et non accompagnée de figures, nous ferait croire qu’ils appartiennent en grande partie au genre Ccipulus, et quelques uns peut-être aussi au genre Oi thocei as.

6. Walzensteine, Trochiten, Entrochiten, Asterien sont diverses dénominations sous lesquelles le P. Zeno décrit des fragmens de tiges d’Encrines, tandisque la tête de Méduse ou Lilienstein dont il parle serait un calice d’encrine incomplet.

7 Chamiten. (Fig. 3.) sont des Cardiola très-fréquentes dans cette localité, et très-reconnaissables sur la figure donnée. Enfin l’auteur nomme des Mytuliten, Pectiniten, et Pinniten, qui sont des bivalves de divers genres provenant de ces formations.

Le mémoire est terminé par un très-longue discussion dans laquelle le P. Zeno prend à tâche de réfuter J. B. Robinet qui conteste la réalité des pétrifications et les considère comme un jeu de la nature. La tendance de cette partie du travail est d’établir que la doctrine du deluge, est 'la seule méthode orthodoxe de résoudre toutes les questions relatives aux corps pétrifies , et nous croyons inutile de reproduire ici les argumens employés à cette fin.

1772. Lithophilacion Bornianum. Dans cet ouvrage le ChevL de Born énumère quelques fragmens de Trilobites des environs de Prague, sous les noms suivans, dont le Cl. Sternberg a donné la synonimie en 1823.

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