‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 11 sur 469 · Ent. expansus capite laevi, tuberculis nullis · texte numérisé non relu

Ent. expansus capite laevi, tuberculis nullis

1775. Peu d’années après les mémoires du P. Zeno sur les environs de Prague, le Cl. Kinsky écrivit quelques observations sur les environs de Ginetz, dans une lettre adressée au Chev„. de Born. Cette lettre fut insérée par ce dernier dans le recueil qu’il publiait sous le nom de: Abhandlungen einer Privat-Gesellschaft in Bohmen. (Yol. I. p. 243, Prag, 1775.) Elle parte le titre suivant: Schreiben des H. Grafen von Kinsky an H. von Born über emige mneralogische und lithologische Merkwürdigkeiten.

L’auteur communique les résultats de diverses excursions, entre Zditz et Ginetz. Il se borne à constater la nature minéralogique des roches qu’il rencontre dans cette ^ région, savoir, es schistes, des roches de quartz pur, (quartzites) et des brèches quartzeuses à ciment de jaspe, c. à d. des conglomérats quartzeux. Il remarque très-bien que toutes ces roches de nature siliceuse gisent sur les couches schisteuses qui leur servent de base. Cette observation très-exacte mente d’être notée; elle est en parfaite harmonie avec la distinction de nos étages C et D.

Le C“ Kinsky porte spécialement son attention sur les schistes argileux des environs de Ginetz, dont il a le premier indiqué au monde savant la richesse paléontologique. Il y constate la présence d’une immense quantité de débris de Entomolithus paradoxus Linnaei, ou rio ites, dont il établit que la nature est identique à celle des fossiles de Dudley. Il exprime 1 opinion que. les Trilobites dans leur état naturel pouvaient s’étendre ou s’enrouler à volonté, car on les trouve dans l’un et, l’autre état.

Sous le nom de Entomolithus paradoxus le' C!f. Kinsky figure les fragmens de divers individus que nous reconnaissons comme appartenant soit à Conocephalus Sulzeri, soit aux ara oxi.es qui abondent dans cette localité. Quelques indications succintes, qu’on ne saurait appeler description, accompagnent ces figures.

La lettre contient encore des observations sur les mines de fer et les usines de la contrée. Elle est terminée par une notice sur un petit dépôt de houille découvert entre Zditz et Lzerhowitz.

Le ChevL de Born fit à cette communication scientifique une réponse imprimée dans le même volume, p. 253, sons le titre suivant:

INTRODUCTION HISTORIQUE

Antwort des H. von Born auf das Schreibèn des H. Grafen Kinsky.

Cette réponse contient d abord diverses considérations peu intéressantes sur les masses quartzeuses observées par le C‘e. Kinsky, et auxquelles il rapporte l’origine des silex roulés qu’on trouve dans les ruisseaux.

Au sujet des pétrifications le Chevî. de Born constate qu’il a vainement cherché dans les calcaires des environs de Prague des exemplaires aussi complets que ceux qui ont été découverts à Ginetz par le C!,e. Kinsky. Puis il ajoute les considérations suivantes qui nous paraissent remarquables pour l’époque où elles ont été écrites:

»La découverte de ces pétrifications dans l’argile schisteuse est un fait nouveau et digne

• d’attention, car d’abord il est rare de trouver des fossiles dans l’argile. En second lieu, l’argile

• qui renferme ces Crustacés fait partie des formations primaires fur sprüny lichen) dans lesquelles

■ on rencontre des pétrifications plus rarement encore que dans les argiles des terrains de sédi-

■ ment fFlotzgebirge). Les couches des environs de Ginetz forment la continuation des formations

■ argileuses métallifères dans lesquelles s’étendent les filons argentifères de Przibram, et ces dépôts

■ argileux mêlés d’un peu de Mica constituent ordinairement en Bohême, la seconde assise de

■ pierre, analogue au Gneiss de Saxe, à la roche métallifère de Hongrie, et aux roches dites Horn- •schiefer dans d’autres contrées. Ils reposent done immédiatement sur le Granit et je puis les considérer à bon droit; comme appartenant aux plus anciennes formations. Je ne nie pas pour cela

■ que cette argile ait été déposée sous l’eau. L’origine des formations primaires est pour nous un

■ secret impénétrable, qui ne sera peut-être jamais dévoilé, mais par des observations bien com-

• binées nous pourrions cependant reconnaître l’âge relatif des roches, c’est à dire, l’ordre de leur

■ superposition. Si nous admettons que les couches argileuses ont été déposées sur le Granit,

• comme un sédiment, soit par suite du mouvement des eaux, soit comme un précipité des parties

■ argileuses du fluide, on peut très-bien concevoir que des débris de Crustacés se sont mêlés aux

■ argiles pendant la durée du dépôt de celles-ci. Pourquoi trouve-t-on si rarement des pétrifica- ’tions dans cette argile ancienne? Vous même, Monsieur le Comte, vous dites qu’à la profondeur

• de quelques pieds on ne rencontre plus aucun de ces fossiles.

Cette dernière observation repose sur une erreur du Comte Kinsky.

La suite de cet écrit a rapport aux usines destinées à la fabrication du fer en Bohême et il se termine par la description succinte des terrains traversés par le Chev». de Born en allant de Pilsen à Carlsbad et à Joachimsthal. Cette description ne nous offre aucune observation digne d’être notée.

1782. Dans le cinquième volume du même recueil nous trouvons une description des roches et minéraux des environs de Ginetz sous le titre suivant:

Beschreïbwng der Erdwrten und Miner alien , die in der Gegend um Ginetz im Berauner Kreise gefunden werden, von Jos. Ant. Erlacher, Schicht- und Bentmeister zu Ginetz. (Vol. V. p. 281 — 295.)

Cette description est faite sous un point de vue purement minéralogique, et l’auteur énumère toutes les roches, minéraux, &c. qu’il a observés soit en place, soit en fragmens isolés et de transport. Nous n’y trouvons aucune observation géologique proprement dite, si ce n’est le passage suivant:

' Pétrifications . Les Trilobit'es ou Entomol. paradoxus se trouvent non seulement dans la localité décrite par le général Gif. Kinsky, mais encore sur plusieurs montagnes voisines où l’on ■rencontre le schiste mentionné. La montagne Wynice est le lieu qui offre les plus beaux et les

■ plus nombreux exemplaires. On trouve également ce fossile auprès de Tmayn et autres contrées, comme aussi dans les environs de Prague. La forme des individus est infiniment variée, et

■ fournirait d’innombrables espèces aux Lithologues.

1 184. La société Bohême des sciences proposa les questions suivantes:

1. quels sont les ouvrages qui ont été écrits jusqu’à ce jour sur l’histoire naturelle de la Bohême?

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