‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 146 sur 469 · DIFFUSION HORIZONTALE DES TRILOBITES EN BOHÊME · texte numérisé non relu

DIFFUSION HORIZONTALE DES TRILOBITES EN BOHÊME

est rien, et ce bassin nous offre, sur une petite échelle, les mêmes particularités que l’on re-

Z 1 rtibf Sur Surface d“ «•« Trilobiles dans les te,-

rams paléozoïques , soit des Crustacés en general, dans les mers actuelles.

«Klustement ï d«r™lTer, ■™ï‘ ÎT* “ BoJ“me> c'esl 1“ espèce* appartiennent

exclusivement a des surfaces tres-lmntees, au dehors desquelles on ne les rencontre plus tan

disque d autres paraissent en un grand nombre de localités, et pour ainsi dire sm tous les

points leur horizon géologique. Nous ne saurions distinguer dans la conformation du corps

aucune différence, qui puisse* faire concevoir la cause d’une si inégale distribution oui ne nous

paraît en rapport, ni avec la taille, ni avec le mode extérieur d’organisation. Sans4 doute la

maniéré de vivre la puissance des organes de locomotion et d’autres circonstances physiques

tenant au milieu habite, et aujourd’hui inappréciables, ont contribué à établir lïné-alité de diffusion, que nous ne pouvons expliquer. egauie ae ait

Nous nous bornerons donc à indiquer en peu de mots, pour chacun de nos étages la distubution des principales especes qui le caractérisent. (Yoir la carte p. 5 6.) ° ’

géoloo-imm tT rrT T pr0!°*0i3UeS’ C- ®,al)rès ce que nous avons dit dans notre esquisse géologique (p. 6 3), la surface de l’etage C se réduit à deux bandes de schistes, disposées

paiallelement, chacune sur un des côtés du bassin, et ayant une étendue d’environ 14 kilométrés mesurée suivant la longueur. Comme cette formation est la plus ancienne et la plus basse de toutes celles qui contiennent des fossiles, elle offre par conséquent la plus grande

de Skrey ^î"prLnri’afflêSV . ^ baSSiD’ ^ ^ admet qUG chacune des h™des da GiLz et ae SKrey lepiesente 1 aifleurement d’une masse continue.

très. LLadibandCee Æ ^ ^ fîtes PrinciPaux Ginetz et Skrey, est d’environ 2 5 kilomè-

dans celle de Skrev O ^ °US a 14 esPeces? tandisque nous en avons recueilli 21

dans celle de Skrey. Oi, d apres le tableau ci-dessus (p. 66.) il n’v a que 8 espèces corn

mimes aux deux bandes. II en reste donc 6 propres à Ginetz et 13 propres à Skrey. Les huit especes communes sont: 1 1 *

Paradox, spinosus.

rugulosus

Conoceph. Sulzeri Conoc. striatus.

Conoc. Emmrichi.

Ellipsoceph. Hoffi.

E. Germari.

Agnostus integer.

Si nous comparons ces 8 espèces, sous le rapport de la taüle, nous y reconnaissons des dime sions de toute sorte, car Farad, spinosus atteint des proportions gigantesques parmi nos Trilobites, sa longueur dépassant quelquefois 30 centim.; tandisque Ellipsoceph Hoffi ve s!e au dessous de 4 centim. et Agnostus integer ne dépasse pas 8 millim. Les espèces àl Conoceph. peuvent etre considérées comme représentant des dimensions moyennes entre les extrêmes La faculté de se transporter n était donc pas attachée à la taille des espèces. On ne conçoit pas qu el e dépendit davantage de la conformation apparente, en voyant parmi les Paradoxides certaines formes communes , ex deux bandes, tandisque plusieurs «nies font prop,esTch,c„né

c.ili' de SkK’v ' U°eT!Z' S|‘ fr,e,"“‘, ““ enTit0"s lle Ginelz> esl totalement inconnu du . j , .G est tout naturel que les espèces minimes, telles que les Aqnoslus et Hv-

PatS repand"eS SUr d6S l0CaWés éloiSnées- Pr^que toute^ sont concentres a Skiey et on ne trome qu une seule espèce d Agnostus à Ginetz. Aucune observation ne nous rend compte de cette différence de distribution.

Si nous considérons maintenant chacune des bandes schisteuses de Ginetz et de Skrey, dans le sens de sa longueur, nous observons la même inégalité de diffusion. C’est vers le centre

?ontrèntUonerd 6S’ 0UVe réunie la masse des Trilobites, et toutes les espèces se ren¬

de tout 'intre^forT d C e ProxlI™te’ qu’on doit penser qu’elles ont vécu ensemble. L’absence de tout autre fossile, excepte un Pugiunculus, deux Cystidées et une Or Uns, nous porte a supposer, que parmi les Crustacés de cette époque, les uns ont dû servir de ’pfiture anx autres. Bien que les débris de beaucoup d’espèces soient mêlés dans une seule couche, nous remar-

q ons cependant le plus souvent, la prédominance alternative de chacune d’elles, dans les bancs qui se succèdent verticalement. ’

En s’éloignant du centre de chacune des bandes, on peut observer la disparition successive de la plupart des espèces, d’abord des plus petites, et ensuite des moyennes. Si ce e disparition n’est pas absolue, les individus du moins, deviennent de plus en plus rares. Le plu puissant par sa taille, parmi tous ces Crustacés, Par ad. spinosus est aussi celui qui s etend au plus loin ^ sur chaque bande, car nous trouvons les traces de son existence, jusqu aux deux extrémités de l’une et de l’autre. Mais pour que nous ne soyons pas tente d attribuer celte partlcidarité à la seule influence de sa taille, la nature nous présente presque partout en meme

temns les Ellipsocephalus : peut-être le ravisseur et sa proie.

Elaqe des quartettes D. Les circonstances de la distribution horizontale des Trilobi es sont complètement analogues dans l’étage des quartzites D. Nous avons déjà explique la configuration^ géographique de cet étage, formant une large ceinture ovalaire, autour de la masse

centrale des calcaires et nous rappelons l’étendue des deux grands axes En^suivlnt'rordre de 80 kilom. de longueur, sur une largeur maximum de 18 küom. (p. 67.) En suivant l o ascendant des cinq formations fossilifères distinguées dans cet étage (p. 7 1) nous présenterons

quelques observations relatives à chacune d’elles. , * . qn(i Est de l’axe

1 La bande des schistes (1 1. située vers la base de 1 otage, du cote Sud-Est de 1 axe,

entre Komarow et Straschitz, n’a fourni réellement qu’un seul fragment bien constate d une es- “ce Amph. Lindaueri. Malheureusement. 1. couche où ce fragment s’est rencontre, ne peut être folillée. dans les mines de fer où elle se trouve. Là se bornent nos connarssances posil ves cor c’est seulement d’après des ouï-dire, <|ue le Comte Sternberg indique Straschitz comme Ki- présenté Placparia Nous n’avons pu réussir à retrouver I, trace de

cettr espèce, daùs cette contrée. Dans tous les cas, lo bande schisteuse «I. 1 est extreme-

““‘rZn'sTaÏrÏÏde' haude des qualités ,1. , des M. Drabow et Weset. où se développe subitement une grande variété de formes, Daim, social.* domine toutes les autres, pai le nombre immense de ses individus et par l’étendue de plus de 70 kilom. que ses traces occupent sur la longueur de celte bande. Les autres genres et especes sont notablement moins réïandus Tous ces Trilobites, même 1. plus prolifique, semblent aveu- et. confines pendant ce te é , ail Càté Nord-Ouest du bassin, cor, dons la bande correspondante des quartzites, forai

ÎTffitw-r- dèté Sud-Est 1 1W, T P«J"

Peut-être celte apparence négative tient-elle a ce que ni immu,

•* * rsfz 2:fder,u“e: «. «^.w T

letés d 3 nui leur sont immédiatement superposés. Ces schistes, sur le cote Nord-Ouest , et nommément sur les coteaux de Winice auprès de Béraun se

richesse de Trilobites, et par deux types qui apparaissent dans cette formation, Aeglina et m

onide Nous retrouvons la même roche, dans une position parfaitement correspondante, sur e

noté Sud-Est du bassin, et notamment près Swinarz, au pied du Brdi-Wald; mais tous nos efior

pour y découvrir ï moindre trace d’uu ïrilobite ont été inutiles. Il est vrai, fi"» “ »

accessible de ces schistes est peu considérable, dans la région dont nous parlons. Elle est

a-énéral cachée sous les débris entassés des quartzites, ou sous la terre vegetale.

general cachee jous ^ très-micacés d. 4. occupe toute la partie centrale

de l’étage D et par suite des circonstances locales, ses couches sont egalement a découvert ces Iminenimett Trinucleus ornâtes

le; ^ ^ s-

formation depuis les environs de Biechowite au Nord Est, jusque ' ... ,

cuT Ouest Nous ajouterons, que les gîtes se trouvent également situes sur les deux cotes du

bassin par rapport à l’axe, avec cette différence seulement, que la fréquence des individus p rait cependant plus grande du côté Nord-Ouest, c. à d. dans la région relativement la plus

posée à la lumière solaire.

Page 1