‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 324 sur 469 · Amp. Portlocki. Barr · texte numérisé non relu

Amp. Portlocki. Barr

1846. Ampyx Portlocki. Barr. Nouv. Trilob. p. 9.

1847. A. Bohemicus. Cord. Prodr. p. 38. PI. III. fig. 19.

A. Portlocki. Cord. ibid.

La forme générale du corps est un ovale peu alongé.

La tête, dans son ensemble, présente un triangle équilatéral. L’angle gênai est armé d’une pointe, dont la longueur est inconnue. Il n’existe pas de limbe sur le contour extérieur. La

glabelle est un rbombe alongé, dont la grande diagonale forme l’axe longitudinal. Elle se ter¬

mine au front par une pointe droite, à peu près aussi longue que la tête. La petite diagonale du rhombe, marquant la plus grande largeur, correspond au point où la glabelle se détache des

joues, pour former une saillie en avant. Vers la nuque, la pointe du rhombe est tronquée par

le sillon occipital, en avant duquel on remarque un autre sillon parallèle et transverse. Le relief de la glabelle est peu élevé au dessus des joues ; les sillons dorsaux quoique très-visibles, sont peu prononcés.

Les joues forment une surface triangulaire, légèrement bombée dans tous les sens. Elles sont bordées en arrière, par un sillon peu profond et un limbe étroit, qui les sépare du thorax, te se prolonge par une pointe génale, longue et oblique.

GENRE AMPYX. DALMAN.

Nous apercevons le cours distinct des branches faciales de la grande suture. Chacune d’elles partant du contour antérieur, près de la glabelle, longe le bord à une petite distance, et a1 outit au contour postérieur, tout près de la pointe génale.

5 segmens au thorax. L’axe occupe le tiers de la largeur du corps, et conserve cette dimension jusqu’ au bout. Il est peu bombé. Les sillons dorsaux sont très-visibles sans être bien profonds. Les plèvres sont planes dans toute leur étendue, et creusées par un sillon étroit légèrement oblique, séparant deux bandes, Tune en avant plus large, l’autre plus étroite. Le bout des plèvres est légèrement courbé vers l’arrière.

Le pygidium a une forme triangulaire, et il est entouré d’un rebord vertical. L’axe , sans segmens visibles, se termine en pointe, avant d’atteindre le rebord coudé. Il a très-peu de saillie sur les flancs. Ceux-ci montrent, de chaque^côté, deux sillons, dont le premier semble détacher en avant une bande , de la même largeur qu’une plèvre du thorax, ce qui pourrait induire en erreur et faire compter 6 anneaux au lieu de 5. Ce sillon ne s’étend pas sur l’axe du pygidium. Nous remarquons une semblable disposition dans Ampyx Sarsii. (Portlock’s Report pl. 1. fig. 9a.) — Le second sillon est plus oblique à l’axe, et moins marqué.

Un de nos exemplaires montre la surface de la tête couverte de petites cavités, qui s’étendent aussi bien sur la glabelle que sur les joues. — La faculté d’enroulement n’est pas constatée.

Dimensions. Le plus grand individu a une longueur de 25 mm. non compris les pointes, soit frontale, soit génales. La largeur maximum, au droit du sillon occipital, est de 19 m.m,

Gisemt. et local. Cette espèce est très-rare et n’a été trouvée qu’aux environs de Konigshof, près Béraun, dans les schistes gris-jaunâtres , couronnant notre division inférieure. Elle y est associée avec Remopl. radians ï, Daim. Phillips i, Calym. declinata, As. nobilis, Src.

Rapp. et différ. Les formes que le nombre des segmens thoraciques rapproche de Amp. Portlocki sont les suivantes:

1. A. rostratus Sars. se distingue par l’absence de tout sillon sur la glabelle; par une moindre saillie de celte partie, et par des séries de points sur l’axe du pygidium.

2. A. Sarsii Portl. montre sur la glabelle une forte carène, qui va en augmentant de largeur, à partir du front jusqu’à la nuque.

3. A. Rouaulti a la glabelle moins alongée au front et plus étroite à la base. Son premier segment thoracique est beaucoup plus développé que tous les autres. Son pygidium figure un segment de cercle, dont le contour est échancré au droit de l’axe, &c.

4. A. parvulus porte, de chaque côté de la glabelle, deux lobes très-marqués. Ses segmens thoraciques sont fort inégaux en longueur, dans le sens de l’axe. Son pygidium est très-nettement segmenté, et figure un segment de cercle.

5. A. latus a une forme ovale, très-prononcée, transverse. Son pygidium montre sur l’axe environ 17 articulations. (M’Coy.)

Nous ferons observer, que notre A. Portlocki a été reproduit dans le Prodrome de M. Corda, sous le nom de A. Bohémiens , auquel cet auteur a attribué, par erreur, 6 segmens au thorax. Les individus de la collection Hawle, qui ont servi à ses observations, sont sous nos yeux, et montrent uniformément 5 segmens, comme les nôtres. On remarquera, sur la figure du Prodrome, que les pointes génales n’ont pas été aperçues par M. Corda, et que le pygidium a été réduit,, par suite de l’extension indûment donnée au thorax.

Le nom de A. Portlocki a été arbitrairement transporté par M. Corda, à un morceau unique, de la collection Hawle. Ce morceau est composé d’élémens hétérogènes, rassemblés en désordre , par le hazard. Nous y distinguons la tête de notre Ampyx , avec des parcelles du corps, superposées à quelques fragmens d’un Trilobite d’un autre genre.

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