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des sillons de forme parabolique, dont les sommets, situés entre le bout de l’axe et le bord, sont de moins en moins serrés, vers l’arrière. Les branches divergentes de ces paraboles s’étendent inégalement vers le thorax. Leur longueur croît en raison de leur distance de l’axe, de sorte que les plus voisines du contour atteignent le bord thoracique du pygidium. Nous remarquons quelques variations dans leur forme, suivant l’âge des individus. Il nous semble que ces paraboles, que nous voyons réellement tracées en creux sur la paroi externe du test, correspondent aux plis-sillons ordinaires de la doublure, et indiquent, à peu-près, son étendue. La ténuité du test, et son contact immédiat avec la doublure nous font concevoir, comment les ornemens de l’une des parois se traduisent aussi sur l’autre.
Aucun exemplaire ne s’est présenté dans l’état d’enroulement.
Dimensions. Le grand exemplaire de forme longue, dessiné PI. 31 fig. I. a une longueur totale de 26 centimètres, et une largeur maximum de 16 cent. L’individu de forme large, représenté PI. 32. fig. 1 a une semblable largeur maximum, sur 20 cent, de longueur. Nous avons fait figurer sur la PL 31 deux jeunes individus, dont l’un appartient à la forme longue et l’autre à la forme large. Ce dernier, et un exemplaire non dessiné de la forme longue, représentent, par leur longueur, environ la 13ü partie des adultes correspondait.
Gisem'n. et local. Cette espèce est très-caractéristique, pour la majeure partie de notre étage des quarzites D. Sa forme très-aisée à reconnaître, dans les moindres fragmens, et sa diffusion horizontale très-étendue, la rendent doublement importante pour nous. Nous trouvons les premières traces d’As. nobilis, dans la formation des schistes noirs feuilletés. Son plus grand
développement, sous le rapport de la taille et de la fréquence des individus, a lieu dans les
schistes très-micacés. Il traverse cette puissante formation, et celle des schistes gris-jaunâtres, qui lui est superposée, en diminuant beaucoup, sous le rapport du nombre et des dimensions. Il disparaît avant le dépôt des schistes à Graptolites, qui forment la base de notre division supérieure, et de l’étage E. Il est remarquable, que nous n’ayons aperçu aucune .trace de ce Trilobite, dans les diverses bandes de quartzite, intercalées dans les formations schisteuses, où
nous signalons sa présence. Ce fait indiquerait des intermittences dans le séjour de cette espèce,
en Bohême, et son antipathie contre les substances siliceuses. Par contraste, As. ingens, qui offre tant de rapports de forme avec As. nobilis, n’a été trouvé jusqu’ici que dans les bancs de quartzite de Wesela, et jamais dans les couches schisteuses qui les séparent. Ces deux espèces, que leur taille peut faire considérer comme dominant toute la Faune contemporaine des Crustacés, n’ont pas coexisté, ainsi que nous l’avons fait observer ci-dessus (p. 633).
Les localités où nous avons trouvé As. nobilis sont: La tranchée du chemin de fer, non loin de Lieben près Prague, Lodenitz, Zahorzan, Trubin et Konigshof près.Béraun, Praskoles, Wotmitz, Radausch, Neumëtel, Wscheratitz, &c. Ces divers gîtes sont placés sur tout le pourtour des formations indiquées, c. à d. sur les diverses zones concentriques qu’elles forment de chaque côté de l’axe.
Rapp. et différ. Tl y a une grande ressemblance entre les deux espèces d’Asaphus que nous fournit notre terrain. Nous les distinguons ainsi qu’il suit: — 1. Dans As. nobilis, les yeux occupent environ un cinquième de la longueur totale de la tête, tandisqu’ils n’en représentent pas le dixième, dans As. ingens. — 2. Ces organes sont placés tout près du bord postérieur, dans la première espèce, et presque vers le milieu de la glabelle, dans la seconde. — 3. La suture faciale a ses deux branches unies au front dans l’une, et isolées dans l’autre. — 4. Le sillon des plèvres est beaucoup plus étroit dans As. ingens que dans As. nobilis. — Nous ne saurions comparer les ornemens du test, puisque l’une des espèces nous est imparfaitement connue.
Parmi les espèces étrangères, nous citerons comme très-rapprochée d’As : nobilis, celle qui a été récemment découverte dans le midi de la France et que notre ami M. de Yerneui! nous a fait l’honneur de nommer As. Barrandei. Elle présente à peu-près les mêmes dimensions que l’espèce Bohême qui nous occupe, et se rapproche d’elle par la forme de ' sa suture en ogive.
GENRE ASAPHÜS. BRONGNIART.
Elle diffère principalement: — 1. par l’angle gênai arrondi; — 2. par l’absence des filets en accolade sur l’axe et le manque des courbes paraboliques, sur les lobes latéraux du pygidium.
As. tyrannus présente aussi diverses analogies avec As. nobilis, soit dans ses formes soit dans ses ornemens. Il se distingue: — - 1. par sa suture faciale à branches isolées; — 2. par ses pointes génales exigues ; — 3. par la lobation de sa glabelle, &c.