‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 358 sur 469 · Acidasp. vesiculosa. Beyr. (sp · texte numérisé non relu

Acidasp. vesiculosa. Beyr. (sp

1846. Odontopleura Verneuili. fpartïm.) Barr. Not. prélim. p. 57.

1846. Odontopleura vesiculosa. Beyr. Unters. üb. Trilob. II. p. 23. PL III. fis. 7.

1847. Trapelocera vesiculosa. Corel. Prodr. p, 159.

Trapel. Hoernesii. Cord. ibid. ibid.

Trapel. leptodonta. Cord. ibid. p. 160.

Odont. imperfeda. Cord. ibid. p. 156.

La tête de cette espèce est tellement semblable à celle de Acid. Verneuili, qu’il nous semble inutile de reproduire ici littéralement la description que nous venons de donner, au sujet de cette dernière. Nous prierons donc le lecteur de la consulter. La ressemblance s’étend, non seulement aux formes, mais encore aux ornemens.

Par suite de cette circonstance, nous avions réuni, sous un même nom spécifique, dans notre Notice 'préliminaire, les têtes isolées, provenant, l’une de l’étage calcaire inférieur E, et l’autre de l’étage calcaire moyen F. Depuis cette époque, nous avons découvert, dans les bancs de notre étage moyen F, un pygidium qui appartient évidemment à la tête recueillie dans ces mêmes bancs, et qui diffère de celui que nous avons décrit dans Acid. Verneuili, caractérisant exclusivement l’étage calcaire inférieur E.

M. Beyrich ayant publié, sous le nom de Odont. vesiculosa, la tête de l’étage moyen, la seule qui lui était connue, cette dénomination s’étendra au pygidium, qui nous reste à faire connaître.

La surface de ce pygidium, abstraction faite des pointes, forme un segment de cercle, dont la corde est à la flèche comme 4:1. L’axe n’est composé que d’un seul anneau, précédé du genou articulaire. Cet anneau paraît très-saillant, et il occupe le tiers de la largeur totale. Au lieu de la seconde articulation, qu’on trouve dans les Aculaspis, nous voyons une cavité de

chaque 'côté, derrière la première. Il reste un petit intervalle entre l’axe et la naissance de la pointe médiane, sur le contour. Cette pointe médiane paraît aussi forte que les pointes principales, et s’étend dans la direction de l’axe. Elle paraît devoir dépasser la longueur de 10 m.m. De chaque côté, se trouve une pointe secondaire, sensiblement moins forte. A l’extérieur de ces pointes secondaires, sont les pointes principales, unies par un faible bourrelet, avec le premier anneau. Ce bourrelet est très-perceptible, quoique d’une très-courte étendue, à cause de la forme du pygidium. En dehors des pointes principales, nous ne voyons plus de pointe secondaire, mais seulement une petite épine partant du contour. Les cinq pointes que nous venons d’indiquer, sont rondes, très-fortes et ornées, de chaque côté, d’une série d’épines opposées deux à deux, et courbées vers l’arrière.

Toute la surface du corps et des pointes est couverte d’une granulation fine. On voit

en outre de gros grains ou tubercules spiniformes, épars sur toutes les parties.

Dimensions. Les têtes les plus grandes de cette espèce ont une longueur de 40 m.m. et une largeur de 80 m.m. non compris les pointes. La .longueur du pygidium ne dépasse pas 5 m. m. et sa largeur 20, abstraction faite des appendices. Ces dimensions sont . un peu supérieures à celles que nous observons dans les adultes de Acid. Verneuili.

Gisem1. et local. Nous trouvons Acid, vesiculosa sur la montagne Kotis près Konieprus, aux

environs de Mnienian, à Dworetz et à Lochkow, c. à d. aux extrémités opposées de la superficie

de notre étage calcaire moyen F, qu’elle caractérise. Par suite de documens inexacts, le Prof'.

Beyrich a indiqué pour cette espèce et diverses autres, la localité de Litten, où elles n’existent pas, car ce village est situé sur notre étage des quartzites D.

Rapp et di/fér. D’après ce que nous avons dit en commençant, toute la différence jusqu'ici reconnue entre cette espèce et Acid. Yerneuili, réside dans le pygidium, qui, dans cette dernière, a sept pointes armées d’épines au lieu des cinq que nous venons de signaler. La pointe latérale qui manque à Acid, vesiculosa, est figurée par une simple épine de chaque côté. Nous pouvons encore ajouter, comme caractère différentiel, l’absence de toute trace du second anneau de l’axe, dans le pygidium d 'Acid, vesiculosa, landisqu’on l’aperçoit toujours, dans Acid. Yerneuili.

Acid. Portlocki présente aussi des analogies dans la forme de son pygidium, qui se distingue par neuf pointes au contour. D’ailleurs, la tête de cette espèce se montre très-différente, notamment par la position de l’oeil vers le bord postérieur, l’existence de la suture faciale, &c.

Nous reconnaissons Acid, vesiculosa dans les formes auxquelles M. Corda a donné les noms spécifiques suivans:

1. Trapelocera Hoernesii, est représentée dans la collection Hawle par plusieurs têtes, qui offrent tous les caractères spécifiques ci-dessus décrits, sans aucune variation. Deux d’entr’elles montrent la doublure du test, à nû le long du bord, ce qui a donné lieu à l’erreur de M. Corda, qui signale' le bord comme lisse. Un autre des exemplaires que cet auteur a eus sous les yeux, nous fait voir le bord bien conservé, et orné de tubercules ou épines, comme à l’ordinaire. L’auteur du Prodrôme indique comme synonime, Odont. Hoernesi. Barr. C’est une erreur. L’espèce à laquelle nous avons donné ce nom est très-indépendante du groupe de Acid. Verneuili, comme on peut le voir par les figures, sur la PI. 38.

2. Trapel. leptodonta. M. Corda a distingué par ce nom spécifique, celles des têtes dont le bord lui a montré des épines. La conservation de cet ornement si fragile n’est dû qu’à un heureux coup de marteau, comme nous l’avons déjà remarqué. L’auteur du Prodrôme aurait pu s’en convaincre aisément, en observant le moule extérieur de l’une quelconque de ces têtes, car ce moule montre constamment la longueur des tubercules spiniformes.

3. Odontupleura imperfeda est représentée dans la collection Hawle, par deux fragmens de la tête, dont l’un fort mal conservé. L’autre nous montre très-distinctement tous les traits de Acid, vesiculosa, avec cette particularité, que le sillon antérieur de la glabelle est apparent, et que les sillons dorsaux sont assez distincts. Ces circonstances, purement individuelles, ne sont d’ailleurs accompagnées d’aucune modification quelconque des caractères spécifiques.

Observation. Nous avons classé Acid, vesiculosa dans la première section, parmi les espèces qui ont 10 segmens thoraciques, à cause des analogies très-mul tipliées qu’elle offre avec Acid. Yerneuili. Cependant, nous ne connaissons pas le thorax de la première, et par conséquent la place que nous lui assignons est provisoire, jusqu’à plus ample information.

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