‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 427 sur 469 · Bront. furcifer. Corel · texte numérisé non relu

Bront. furcifer. Corel

1847. Bront. furcifer. Cord. Prodr. p. 61.

Nous ne connaissons de cette espèce qu’un pygidium unique, qui appartient au Musée Bohême.

Ce pygidium est caractérisé par une forme sub-pentagonale , provenant de ce que la ligne articulaire est raccordée, de chaque côté, avec le contour extérieur, par un pan coupé rectiligne, dont la direction fait un angle très-aigu avec celle de l’axe. Ce pan coupé atteint les deux cinquièmes de la longueur totale; point auquel correspond la plus grande largeur. Le reste du contour vers l’arrière est arrondi. La surface de ce pygidium est faiblement élevée sur la moitié centrale. L’autre moitié forme tout autour une large concavité, déterminée par le relèvement du bord.

Le rudiment de l’axe est saillant et limité par des sillons dorsaux marqués. On aperçoit sur sa surface , un peu mutilée dans cet exemplaire , la trace de deux sillons longitudinaux, déterminant un lobe médian, de la même largeur que la côte médiane à son origine. Celle-ci est presque de moitié plus large et un peu plus élevée que les côtes voisines. Elle ne varie pas dans ses dimensions jusqu’au point où elle se bifurque, sur le dernier tiers de sa longueur. La côte la plus rapprochée du thorax est beaucoup plus large que les autres côtes latérales , et sa surface s’aplatit vers l’extérieur, le long du. pan coupé ci-dessus indiqué. Les six côtes intermédiaires sont semblables entr’elles , et augmentent très-peu de largeur dans toute leur étendue. Elles sont minces, cylindroïdes, et presque de moitié moins larges que les sillons qui les séparent, vers leur extrémité extérieure. Elles s’effacent près du contour.

La doublure du test paraît s’étendre jusqu’à la moitié de la distance entre le bord et l’axe.

Le test a une épaisseur d’un sixième de millimètre. Sa surface est lisse au fond des sillons. Sur le haut des côtes, il est orné de stries à demi-effacées, presque transverses, courtes, d’une courbure variée. L’impression de la doublure montre des stries fortes, concentriques au contour.

Dimensions. Longueur de l’exemplaire décrit: 58 ni. m. largeur maximum: 42 m. m.

Gisent1, et local. Nous ignorons d’où provient ce fragment unique, conservé au Musée Bohême, sans aucune indication de son origine. La roche sur laquelle se trouve le fossile n’a

GENRE BROJSTEUS. GOLDFUSS.

pas des caractères assez décidés, pour lever tous nos doutes à cet égard. Si nous en jugeons par les apparences, ce fossile appartient à notre étage calcaire supérieur G. Outre les caractères pétrographiques qui nous indiquent cet horizon, nous voyons sur le même fragment une glabelle, qui, par sa forme et son test strié, semble être celle de Proet. sculptus , exclusivement connu jusqu ici, dans 1 étage G. M. Corda, sans être mieux informé que nous, sur le gîte de Br. furcifei , na pas hésité à indiquer Kuchelbad, c. à d. les escarpeiriens de Wiskocilka, près Prague. Dans une autre occasion douteuse, au sujet de Phac. verrucifer, ( Prodr . p. 105.) ce savant a également indiqué le même gîte de Kuchelbad. Un peu plus tard, il a été reconnu trèspositivement, que le fragment ainsi nommé provient de l’Eifel et appartient à une des variétés de Ph. latifrons.

Bapp. et différ. Parmi les espèces ornées de stries, plusieurs se rapprochent de Br. furcifer, savoir: Br. oblongus , Br. viator Sçc. La forme que nous venons de décrire se distingue de toutes les autres, par les pans coupés très-prononcés, aux extrémités de la ligne articulaire.

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