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Les proportions cependant, on le voit, s'améliorent beaucoup dans les dernières années, les impôts sur la propriété en France, grâce aux plus-values des droits de succession, de timbre, de 4 p. 100 sur les valeurs mobilières, de mutations diverses ayant gagné du terrain, tandis que les impôts sur les consommations, en raison de certains dégrèvements importants, sont devenus moins envahissants.
L'intérêt de la classification qui vient d'être établie réside, en somme, dans ce point suffisamment mis en lumière, à savoir que les impôts sur les consommations, très inférieurs comme mérite aux impôts sur la propriété, sont seulement tolérés dans les budgets en raison de leurs rendements élevés, et qu'il vaudrait mieux s'en passer si Ton pouvait.
Or, du moment que les impôts sur les consommations se révèlent comme des impôts suspects, presque condamnables, il devient nécessaire de les subdiviser, de les sélectionner, afin de découvrir, dans leur sein, où se cantonne le^rnal dont on les accuse en bloc. C'est ce que nous allons entreprendre pour aboutir à la conclusion même de ce livre, après qu'un chapitre spécial aura expliqué le phénomène de la répercussion de l'impôt, nécessaire à bien comprendre préalablement.