‹ Tabarin; comédie en deux actes en versChapitre 18 sur 40 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MONDOR

Bravo!., de la chaleur!..

Nir.AISE, avec mépris.

... Naturelle!., et sans style!.,

MONDOR

Bah ! nous le formerons! — il peut nous être utile.

A Gauthier.

Vous êtes clerc d'ailleurs, et sans nul doute instruit?

GAUTHIER

J'ai depuis mon enfance, et non sans quelque fruit, Sur les bancs de l'école usé maint haut-de-chausse.

MONDOR

Sur les bancs de l'école! Entends-tu, Fripesauce! Toi quf dans les auteurs n'a jamais mis le bec!

Il l'a pris par l'oreille et lui donne une pichenette. NICAISE.

Hum! hum!

MONDOR

Vous connaissez le latin ?

GAUTHIER

Et le grec î

MONDOR, se levant.

Le grec !

FRANCISQUINE, se levant aussi.

Le grec !

NICAISE

Le grec? quel appoint !

MONDOR

Beau langage!.

NICAISE

'0)^iYOV. »

MONDOR

Je l'engage.

FRANCISQUINE

C'est dit!

M ON DO R

Tope!

NICAISE

Ça ! quel frelon les a mordus ?

MOiynoR.

Et nous parlerons grec à nos moments perdus! — Jeune homme! vous voici Fritelin II!

NICAISE

Mais, maître...

MONDOR

Silence, âne bâté ! — Paix ! ou je te vais mettre Dehors! — et vous, veuillez « cum docto magislro, « Intrare, juvenis, sub tegmine nostro! »

11 monte lo premier l'escalier du théAtre. Gauthier le suit, etcomme il passe derrière Francisqiiine...

FRANCISQUINE, à demi-voix.

Qu'en dites-vous?

GAUTHIER, même jeu.

J'en dis... que je t'aime!

Ils disparaissent à droite.

NICAISE, qui n'a rien vu, étant occupé à remettre en place la chaise de Mondor.

Bagasse!

Que peut faire le grec au capitan Fracasse?

Il sort par le théfttre après Gauthier.

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