‹ Tabarin; comédie en deux actes en versChapitre 26 sur 40 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Dites donc !

PIPHAGNE.

Je suis amoroso Comè... comè...

Comme un serin !

PIPHAGNE, se fâchant.

Un' serino?...

Peste!... il s'emporte?

On aime toujours de la sorte.

Mais qui diable l'a muselé, Mon maître ? Ses aveux me passent.

Voici les crapauds qui coassent :

C'est de la pluie à bref délai.

L'amour vous trotte dans le ventre Comme carpes sur le gazon!

Il lui tape sur le ventre.

Vous êtes amoureux! Diantre, Il en a passé la saison !.. .

Marouflo !

Et quelle est cette belle?...

Son nom?...

PIPHAGNE.

È un' segretto... %

Bon!

Ça n'est point ma femme Isabelle?...

PIPHAGNE.

Dona Isabella?... — No!

Non?

PIPHAGNE, à paît.

Si, c'est Isabella que z'aimo ; Ma di lo lui dire à lui-mêmo Non avro la stupidità ; E per veder sa femme sola

Tirant une fiolo de sa poche.

Lo vo far' portar' questa fiola A l'altro bout délia cita...

TABARIN, à part.

Quoi qu'il dise, je le soupt^onne De braconner sur mon terrain.

Ma femme est si belle personne !

Prenons garde, et veillons au grain!

Donc, tout entier a ma tendressa, Ti prego d'allar prestement Portar loi-même à son adressa Quel pitito médicament.

Il lui remet la fiole étiquetée.

Ail! moi-même ?

PIPHAGNE.

Tu!

Que je porte Ce flacon ?

PIPHAGNE.

Si.

TABARIN, regar.lant l'adresse.

La trotte est forte !

A part.

On m'éloigne.

PIPHAGNE.

Vito!

J'y cours.

Mais vous?

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