ACTE DEUXIÈME
Eh ! non ! c'est l'heure Du spectacle! et le lâche est moi seul ! — moi qui pleure!
Il remnate vivement sur le théâtre. S'efForçant de rire et finissant son couplet par des sanglots.
Eh bien! donc, me voici, maître ! Que me veux-tu ?
Un préaml.ule?... une ode?... un conte?... un impromptu?
— Quelque joyeuseté, prologue ou gaillardise?
Je tiens de tout cela! — Veux-tu que je te dise
Mon « célèbre procès contre un moulin à vent
»» Sis près la porte Saint- Antoine, par devant
« Un groupe de meuniers réunis en conclave?... »
Ordonne à ton valet ! commande à ton esclave !
Je t'appartiens! je suis ta chose, ton hochet!
Et puisque de me voir en larmes te fâchait,
Mon doux maître, veux-tu maintenant que je rie!
ALYSON
Le pauvre homme. — J'en ai l'âme toute attendrie!...
Oyez donc mes «« adieux aux bons vins, bons repas,
» Etfins morceaux » — mais non, là ! vrai ! je ne peux pas !
J'étrangle! J'ai le front comme un foyer de forge...
Et mes joyeusetés m'étreignent à la gorge !...
Ayez quartier!... Ce n'est point ma faute... on le voit...
Je ne peux pas ! Mon Dieu! prenez pitié de moi!
Il tombe dans les bras de Mondor.