‹ Tabarin; comédie en deux actes en versChapitre 36 sur 40 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Eh ! non ! c'est l'heure Du spectacle! et le lâche est moi seul ! — moi qui pleure!

Il remnate vivement sur le théâtre. S'efForçant de rire et finissant son couplet par des sanglots.

Eh bien! donc, me voici, maître ! Que me veux-tu ?

Un préaml.ule?... une ode?... un conte?... un impromptu?

— Quelque joyeuseté, prologue ou gaillardise?

Je tiens de tout cela! — Veux-tu que je te dise

Mon « célèbre procès contre un moulin à vent

»» Sis près la porte Saint- Antoine, par devant

« Un groupe de meuniers réunis en conclave?... »

Ordonne à ton valet ! commande à ton esclave !

Je t'appartiens! je suis ta chose, ton hochet!

Et puisque de me voir en larmes te fâchait,

Mon doux maître, veux-tu maintenant que je rie!

ALYSON

Le pauvre homme. — J'en ai l'âme toute attendrie!...

Oyez donc mes «« adieux aux bons vins, bons repas,

» Etfins morceaux » — mais non, là ! vrai ! je ne peux pas !

J'étrangle! J'ai le front comme un foyer de forge...

Et mes joyeusetés m'étreignent à la gorge !...

Ayez quartier!... Ce n'est point ma faute... on le voit...

Je ne peux pas ! Mon Dieu! prenez pitié de moi!

Il tombe dans les bras de Mondor.

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