‹ Tabarin; comédie en deux actes en versChapitre 37 sur 40 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, p.us NICAISEet FR ANCISQUINE.

LE PEUPLE

Assez ! Assez !

DES VOIX, dans la coulisse, à droite.

Victoire ! On les tient! La coquine!

NIOAISR, traiuant Fraiicisqiiine avec quelques lionmie».

Je la tiens !

LES SPECTATEURS, se levant uicna(;aiits.

Haro!... Sus!

FRANCISQUINE

A l'aide !

TABARIN, revenant à lui nu son de cette voix,

Francisquine !

Comme dans un brouillard j'ai reconnu sa voix.

— C'est elle!

FRANCISQUINE, échappe aux hommes «pii la tenaient, gravit le petit escalier, et se retrouve sur le théAtre près de TaUarin qui a couru à elle.

C'est toi! Je te revois !

LE PEUPLE a cpiitté ses places et s'est avancé menaçant jusqu'au pied du tréteau.

Haro!...

TABARIN, les repoussant.

Arrière, vous!

LE PEUPLE

Au carcan ! ... à la fange ! . . .

Vengeons- le!...

TABARIN, faisant un effort immense sur lui-même.

..*. Ça, de quoi voulez-vous qu'on me venge?... Que croyez-vous encore, et qu'imaginez-vous?... N'aviez-vous pas compris que je suis son époux?... ... Que cette fuite... était, d'avance, convenue?... Et que.... c'est notre pièce enfin qui continue?...

Il rit aux éclats, montrant du doigt les spectateurs qui s'étaient approchés. — Sur ce rire, cenx-ci reculent jusqu'à leurs bancs. Ils sont enchantés de la mystification et leur pantomime exprime : « Quel grand comédien ! »

— Vive Dieu ! le succès est grand, en vérité, De vous avoir fait croire à la réalité,

Et d'avoir su tirer de mon masque de plâtre

Page 1