DANS LIS FORÊTS DU NOUVEAU MONDE
Si le sentiment de la nature dont la vivacité varie chez toutes les races , si la physionomie des contrées qu'habitent les différents peuples, ou qu'ils ont traversées jadis dans leurs migrations, ont plus ou moins enrichi les langues d'expressions pittoresques, propres à caractériser les formes des montagnes, l'état de la végétation , l'aspect de l'atmosphère , le contour et l'agroupement des nuages, d'un autre côté le long usage et les caprices littéraires ont détourné un grand nombre de ces expressions de leur signification primitive. Peu à peu on s'accoutume à considérer comme synonymes des termes qui devaient conserver un sens distinct, et les langues perdent quelque chose de la grâce et de l'énergie qui les aidaient à reproduire, dans la description de lanature, le caractère propre des paysages. Pour montrer de préférence combien le commerce intime de la nature et les