‹ Tableau de l'amour conjugal (volume 3)Chapitre 5 sur 15 · Partie. Au contraire, quand la matrice est en · texte numérisé non relu

Partie. Au contraire, quand la matrice est en

( 50 ) hon état, on ne sauroit dire grelmavantages elle apporte à une femme, La couleur de son visage est wive, ses yeux son brillants et pleins de feu, sa voix est agréable et charmante, Son discours est engageant; èn Un MO, l'amour lui inspire des sentiments de douceur et de complaisanec.

J'ai dit ailleurs que la matrice n'étoit pas dans le même état en toutes les femmes. Elle ne garde ni sa substance, ni s2 situation, hi Sa grandeur, ni 5a âgure Grdinaire ; quand une femme est grosse, 5a couiear, 80n épaisseur et sa superficie interne sont enêcre alors tout autresz et si l’on veut se donner le peine de la discéquer en ce temps-là, à peine la pourroit-0F aisément diviser er cinq où six membranes quand elle est y'de.

Les testicules pe sont ordinairement éloignés de la matrice que de deux travers de doigt, dans les femmes qui ne sont pas enceintes ; mais, dans les autres, ils touchent tout-à-fait la matrice (a) , et ils sont beaucoup plus longs, plus plats et plus pleins de semence dars celle-ci que dans les pr?mières, Plus les femmes approchent du temps de leur accouchement, plus!

elles perdent, aussi bien que la matrice, leur? situation et leur figure naturelles. La matière blanche dont ils sont abondamment remplis; à durapport au blanç d’un œuf de poule, ainsi ques

Besterus témoigne l'avoir souvent trouvé, et que j'en suis moi-même le témoin; car, étant à Padoue, et disséquant, avec le sieur Sinibaud, une fille de vingt ans qui s’étoit précipitée dans un puits, à cause de sa grossesse, Je trouvai les testicules si pleins de semence, qu’au premier coup de scalpel la matière renfermée rejaillit aussitôt contre mon visage; et, m'en étant par häsaïd tombé sur les lèvres, j'en goûtai assez pour la trouver fade, dégoûtante et un peu àpre, … Quatre vaisseaux viennent à droite et à gauche des lieux que nous avons marques aile leurs b); ils sont entortillés les uns dans jes autres, et liés ensemble par la production da péritoine , qui les renferme en forme d étui, et, descendant ainsi vers la matrire, ils se partagent en deux brancnes, dont l'une, qui est la plus grosse, est distribuée à la matrice (c), et l’autre aux testicules (4). La première est souvent divisée en trois rameaux, dont le premier et le plus gros est distribué dans le fond de la matrice (e), pour y causer les règles dans les femmes qui ne sont pas enceintes, ce que l’ex- .périence nous a montré dans des matrices rowversées; ou pour y porter dans les derniers mois de la grossesse. Le second (f: est plus yietit, et ne sert qu'à arroser et nôurrir la matrice. Enfin, le troisième (g) est assez gros; il rampe

(523) le long des membranes de la matrice, et va se terminer par des conduits capillaires, vers son col, où il se mêle avectles vaisseaux hypogastriques et iliaques (h) ; c'est ce vaisseau qui fait les règles dans les femmes grosses, et qui les décharge de l'abondance de leurs humeurs:

Il n’y a point de parties dans le corps de la femme où les anastomoses (i) et les communications des vaisseaux paroissent plus évidemment que dans la matrice; car on n'a qu’à souffler d’un côté, tous les vaisseaux s’enflent de l'autre, et se remplissent de vent; si bien qu'après cela on ne peut douter du mélange des humeurs dans cette partie.

Presque tous les anatomistes appellent les vaisseaux dont nous venoms de parler, des vaisseaux spermatiques (o), Où parce qu'ils se. sont imaginé qu'ils préparoïent la semence, ou que la semence des femmes n'étoit pas différente de leurs règles; mais pour moi, qui les ai toujours trouvés pleins de sang, je les nommerai les vaisseaux sanguins de la matrice.

[autre branche qui est distribuée aux testicules (4), est divisée en deux rameaux, ainsi que je lai observé par un microscope. Lun entre dans l’une des extrémités du testicule (4) avec un tel artifice, que l’artêre et le nerf (m) se divisent en mille petits conduits, et filwrent.

leur humeur dans sa cavité. L'autre, se perdant dans le ligament large (4) gr lui sert d'appui, porte sans doute à la tuba (x) des humeurs propres à faire et entretenir les boules où se forment les enfants. #

Ce que j'ai observé de particulier, c’est que les vaisseaux spermatiques (4) qui coulent en abondance dans le ligament large (+), entre le testicule (o) et la tuba (p), et que l’on peut nommer vaisseaux nerveux, parce qu’on ne les aperçoit presque point (4), ont un, deux ou trois troncs que j'ai aperçus, dans quelques femmes, toucher les cornes de Ja matrice comme si l’humeur, venant des testicules par des vaisseaux capillaires étoit portée par plusieurs troncs pour étre communiquée aux corpes de la matrice.

Les cornes de la matrice ; que l’on appelle la tuba (p) ou la trompe de Fallope, ont du rapport aux vésicules séminaires des hommes ; car elles conservent la semence des femmes. Ces cornes sortent de chaque côté de la matrice, vers son fond (9); elles sont de la longueur de sept pouces Ou environ, et de la grosseur à peu près d’un pouce dans les femmes grosses; mais, dans les jeunes filles ou dans les vieilles femmes, elles sont fort petites et ne ressemblent qu'a un ligament. Du côté de la matrice elles

sont grêlcs, dures et blanches (5); et puis devenant plus rouges et plus larges à mesurc qu'elles s'en éloignent, elles forment à l’autre extrémité ce que nous appelons la frange de la trompe (r). Ccs conduits, que j'ai trouvés s’avancer dans le ventre, au-dessous des testicultes; sont plus pressés sa quelques lieux qu’en &'autres : si bien que ehacua forme trois où quatre petites cellules qui pourroient être la cause de plusieurs snfants qu'une femme peut faire en une seule fois. |

La frange (r) est faite de pet‘tes fibres entrejacées les unes dans les autr?s et embarrassées d'une humeur gluante, privcipalement quan .une femme est grosse. Ces Fbres, qui ressemblént à de petits nerfs, empêchent sans doute que la semence ne sorte plus souvent qu’elle ae : fait par l'ouverture de la frange, ou plutét ciles: y préparent l'air lorsque.l’enfant commence à y! être formé, quoiqu'il ne respire pas : tout de: même que la luette et Vépigloite le préparent: pour le poumon. Gar cet élément est un Corps qui pénètre tout, êt qui même se fait passage dans les matières les plus pressantes et les plus solides. C'est peut-être pour cela que l’on & nommé ces tuyaux la soupape ou le soupirai! di!

la matrice.

Une femme n’a pas plutôt conçu, que Pol

observe eu ce temps-là plus ywen tout autre, une élévation à l'ouverture de £es vaisseaux dans la matrice; et j'y ai souvent rencontré comme une petite peau charaue, que l’on pourroit appeler vavule ({), qui défendoit l'entrée, et permettoit la sortie aux humeurs qui se rencontroient dans les cornes de la matrice,

Ces cornes (p), que l’on peut nommer vaisseaux Où conduits éjaculatoires, SOni rempiies d’une matière qui ressemble à du petit lait ur peu épais ; elle se trouve souvert en si grande abondance dans les femmes qui aiment éyperdument, qu’elle sort des deux cêtés quand el: est agitée; c’est-a-dire, par la frenge, pour causer les accidents qui arrivent anx femines incommodées de vapeurs, et par l’euveriure de la matrice, pour faire les pollutions que souffrent souvent les plus «moureuses.

J'ai souvent observé dans les chiennes pleines ce que Harvée a remarqué dans les biches, que les cornes de la matrice avoiznt un MO'IVEment semblable à peu près à celui de nos boyaux, et je ne doute point que celle des femmes n’en aient aussi pour se décharger de l'enfant qui commence à se former, et pour se défendre encore d’une abondance de semence corrompue : si bien que, pour les affermir æontre la violence des mouvements ‘ellessont

(56) contraintes de faire quelquefois, la nature les a fortifiées par un fort ligament qui va d’un bout. a l’autre ; car ce sont ces cornes, avec les testicules, et non le corps de la matrice, que l’on sent souvent avec tant de violence dans quelques femmes hystériques.

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