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les unes perdent peu en beaucoup de temps. Je sais que mademoiselle I** n’a que douxe jours libres dans ün mois, ses règles étant si abondantes pendant dix-huit jours, qu’elles peuvent être mises au nombre des choses qui arrivent contre les lois de la nature. Ainsi, il n’y a rien de déterminé, ni pour la quantité du sang, ni pour le temps que les règles doivent durer. Ea santé, la maladie, le tempérament , la fiçon de vivre, les emplois, le climat, la saison, la température de l'air, et beaucoup d’autres choses,
changent tout dans ces sortes d’évacuations.
ARTICLE VI. ; Observations curieuses sur les divers temps de la formation de l'homme.
Toutes les parties ét toutes les humeurs sont disposées pour la génération d’un enfant dans l’un et dans l’autre sexe. Ce jeune homme est en état de se joindre amouréusement , et ceite jeune fille sent que la nature l’excite à se perpétuer par le moyen de la génération. Dans la disposition où elle est, il faut peu de, chose pour faire un.enfant, et.ses parties amoureuses sont si disposées à ie former, qu’elle concevra à [a moindre approche d’un homme. On pour-" rait comparer ses parties amoureuses à un MOrceau d’ambre jaune échauffé par le mouvement, qui attiré la paille aussitôt qu'on la lui, présente. | : |
La femme n’a donc pas plutôt reçu la matière
de l’homme par cette amoureuse alliance, qu’elle . la presse de toutes parts pour la faire passer prompiement dans l’un ou dans l’autre de ses vaisseaux éjaculatoires, afin que, s’y mêlant avec la sienne, elle y cause la conception.
C’est dans l’un de ces conduits que les principes de notre corps et de notre ame s'unissent et se mêlent pour ne faire qu’un composé, et c’est aussi dans ce moment que Dieu, qui sait tout ce que nous faisons , semblé s'être comme obligé d'y envoyer un entendement, qui, selon Fa pensée de saint Grégoire de Nice, « doit avoir” » soin de tous les organes du corps où il doit ioger, pour régler ensuite les occupations qu'il y doit taire, et les mœurs qu'il doit suivre, afin, ajoute-t t-il ailleurs, qu’il n'ait pas, un jour, à reprocher à à Dieu d’avoir eu un corps et une ame qui n'auraient pas eu de dispositions nécessaires pour suivre ses principes secrets et ses mouvemens intérieurs. »
Un homme qui a fait lui-même le luth dont il doit jouer, n’a sujet de se plaindre de personné, si son instrutment n’est pas d'accord ‘dans toutes ses parties : il était lé maître de sa matière, et il pouvail l’employer et la disposer : comme il jugeait à propos ; de sorte qu’il ne ‘s’en prendra jamais qu’à lui seul s’il y a un dé- ‘faut dans son luth, ou‘uv faux son dans son “harmonie. 2 - Mais parce que ce sujet est de: lui-même fort
embrouillé, et qu’il renferme des sentiméns nou- Veaux, j'ai résolu de le partager en quatre articles, où je ferai voir, autant qu'il mé sera pos-