F)E SYMMAQUE ET DE SAINT AMBDOISE
béror sur le rebelle Gildon, c’est seulement une formalité [K)ur condamner de loin un ennemi vaincu. Réduit à être le sénat municipal de Rome, tandis que le pouvoir est <à Constantinople et à Milan, il n’a plus d’autre soin que ce qui semblait à Juvénal le dernier vœu des Romains, panent et cifcenses.
Dans le dépérissement de la culture en Italie, par les maux de la guerre civile, l’extension des grands domaines et le nombre croissant des esclaves à la place des libres colons, la subsistance du peuple de Rome qui, dès le premier siècledc l’empire, exigeait tant de prévoyance, était devenue plus difficile et plus incertaine. Le mal ou la crainte de la famine agitait souvent celte foule immense. C’était la plus grande inquiétude, après les Bariiarcs. Le sénat tâchait d’y pourvoir par des légations fréquentes à Constantinople et à Milan, et, dans l’intervalle, par des offrandes volontaires. Là se montrait, dans le Patricial romain, un dévouement secourable, et une charité patriotique à côté de celle du culte nouveau. Les lettres de Symmaque attestent combien, pendant sa préfecture, il mettait de zèle à seconder le magistrat chargé particulièrement de celte grande affaire des approvisionnements de Rome ; et elles indiquent aussi la facile exagération des alarmes. Au moment où Rome venait de recevoir en hommage à son ancienne grandeur, un riche butin de victoire et des ornements de triomphe, que Théodose lui envoyait d’Orient, Symmaque, dans le remercîment solennel qu’il adresse à l’empereur, en décrivant la joie de la ville de Romulus, comme il l’appelle, croit avoir besoin d’ajouter : « J'ose « espérer davantage Vous enverrez une flotte qui « augmentera les ressources de ce peuple dévoué. Le
' Symin. Epist., lib. X, cpisl. 22.