‹ Tableau de l'histoire moderne de Frédéric SchlegelChapitre 5 sur 11 · IT · texte numérisé non relu

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jours progressif et d'innovations toujours activesy git le germe d'une fermentation continuelle. Le parti luthérien vit bien, à la vérité, se développer beaucoup plus tard une espèce de décadence interne , comme dans une partie de l'Église catholique y mais il ne produisit presque pas de ces nouvelles sectes pour lesquelles le parti réformé fut toujours si fertile. Dans Torigine, il déclara même avec l'ancienne Église, que dans la croyance au vrai Dieu, telle qu'elle était alors en vigueur, il ne pourrait être fait aucun changement essentiel. Mais quelle importance n a pas l'influence d'une diversité de croyances sur les opinions politiques ! De même que dans une confession de foi, l'incompréhensible idée d'un Dieti agissant sur le cœur et l'imagination renferme aussi la connaissance de cette divinité par la raison, de même dans un gouvernement, le roi, le représentant vivant et visible de la justice, non seulement se fait connaître à la raison et à la volonté, comme le devoir et le droit Texigent, mais encore parle au cœur et à l'amour du peuple, influe sur l'imagination par l'éclat de l'apparence extérieure opposé à la loi morte, que la raison exige dans FÉtat. Là où la raison, les vues et la croyance de la

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raison ' dominent seules^ on ne verra que la doininàtion unique de la loi comme Fessence du gouvernement, que tout ingrédient étranger ne fait que gâter. Le représentant de la loi ne paraîtra plus que comme un supplément indispensable en lui-même} on le regardera comme une nécessité exigée encore par la foule peu éclairée, et on le souffrira sous ce point de vue. Mais, outre la raison, il est encore dans l'homme d'autres forces, qui donnent à la dignité royale une tout autre vénération , et apprennent a la considérer non pas comme une imperfection disparaissant dans l'État avec les progrès de la civilisation, mais bien comme la véritable essence de l'État lui-même. Ce n'est donc pas seulement une différence accidentelle, que celle qui d'un côté rattache à la monarchie l'ancienne Église et les anciens luthériens, d'accord avec elle sur cet article, et de l'auti'e, anime d'un esprit républicain la communauté des réformés de Zwingle et de Calvin dans la Suisse, la Hollande, l'Angleterre et l'Amérique du Nord. Une telle dissidence est au contraire fort essentielle.

Je ne prétends jeter du blâme sur aucun parti en disant cela ; mon but est seulement de

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bien développer le principe fondamental de ce qui est vraiment arrivé. Car, qui oserait nier que cet esprit républicain à côté de la fermen* ta tien qu'il suscita , n'ait aussi prodoit de grandes choses bienfaisantes et glorieuses pour l'humanité y dans toutes ces contrées où il s*est développé?

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