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Isère; arr, de Saint-Marcellin y cant. de Rives. — Mairuis : -^
moTEs. fS9
Il est ir craindre que la fëtnbntioo des parents soit peu de chose pour l'instittiteur, à cause eu 'graftd nombre d'indigents qu'il aura dans son école; il s'^vera k soixanle^uatorze.
165 ^ey. 161 Hérault et Saône^et-Lowe.
.164 /V- ^Ai Bérauk.
Côte-d'or; --^ Il se tronre , dans presque toutes les tunomniies rurales^ des cultîvatenrs qui demeurent tellement ëloignés du yiHage où se tient Te'cole , que dans Tintérik de la santë de leurs enfimts , & ne les y envoient pas lorsque le temps lou les chemins sont trop mandais. D'après les conversations que j'ai eues avec plusieurs -d'entre eux., j'ai i^Bconnu qu'il j aurait un mojren très^imple de proeurer à ces enfiuits la licilité de s'instruure , autant qu'il est p^MÔMe ; ce serait d'autoriser tous les i%stituteurs ruraux à recevoir jckez eux des pensionnaires pendant l'hiver au moins« Mais voici comiaent â faut considérer ce genre de pensionnaires. Ce sont des ^fants dont les parents sont trop paifvres pour qu'ils puissent être envoyés dans des collèges ou toute autre maison d'éducation , mais qui pourraient Cj^ndaot prendre avec l'instituteur tels arrangements^ pour que leurs enfants pussent recevoir, pendant tout l'hiver, au moins , des leçons suivies. J'ai visite , à cet effet , les habitations de plusieurs instituteiuns » et j'en ^ trouvé qttdques<4ines assez bien disposées pour remplir ce but. vUn\puissant moyen de £sdre fleurir l'enseignement, dans les écoles primaires, serait, à mon avis, l'établissement d'un concours annuel, où seraient admis > suc la désignation de chaque instituteur, les deux meilleurs élèves de chaque école*
Gard; arr. de Figan, cant. de ifoWTitf.-— Saint-Bresson. Cette commune a été presque constamment privée d'éeoles; et le petit nombre d-iostituteurs <]ui ont tenté de s'y éfaUir, ont bientôt abandonné leur poste. La situation da Saint-Bresson , au milieu de montagnes levées et entrecoupées de precipiGes-, ne permet que bien difficilement aux en&nts du pays d'aller chercher ailleurs le bienfait de l'instruction priloaire.
Oard; arr. de Figan , cant. de Drives. — Lannejols et Dourbie : •^'Ges communes sont-situées , Fune et l'autre , au milieu de montagnes Ipres et élevées; dUes sont composées d'un très-grand nombre de faatoeaux distribués par bassins naturels , lesqnds , pendant presque tout l'hiver, se trouvent , pour ainsi dire , sans communication les uns avec les autres. Une 5cule éeele , é&ablie .au ejkef-lieu de chaque eommime , ne pourra suffire en hiver, qui est cependant presque la^eule époque de Tannée , pendant laquelle les enfaints de ces contrées fréquentent l'yole. Il ^«idra que la commune, aidée du département ou du gouvernement,,
accorde quelques secours à des instituteurs ambulants , qui y sulyant l'usage, vieDoent s'établir dans les divers hameaux.
Gironde; arr, de Blaye, — Une mesure , qui me paraît indispensable , est de cre'er, pour chaque département, un inspecteur des écoles primaires. J*ai tu, dans chaque commune, le maire, le curé, et, autant qu'il m'a été possible , quelques habitants notables. J'ai acquis la conviction , que rarement le cure' ou le maire se détermineraient à signaler, par écrit , les défauts de l'instituteur, son manque de zèle , son maptitude , et cela , ]>arcc que l'instituteur est le plus souvent un homme de la 'commune, quelquefois même un membre du conseil municipal; le cure ne veut pas s'attirer la haine de son paroissien , ni le maire , celle de son concitoyen , de son administré ( c'est de cette manière qu'on gi'and nombre m'a parlé ) , mais les renseignements qu'ils ne veulent pas donner par écrite ils ne les refusent pas verbalement à.rinfljpecteur.
Indre-et-Loire. — Avec une bonne école normale étaUie dans chaque département , j'aurais souhaité que chaque chef-Ueade eanton élevât une cVolc-modcle mieux rétribuée , mieux pourvue et pins complète dans son cnscigneinenl que les écoles du voisinage. C'est là que ; les instituteurs des communes rurales du canton seraient venus msùAn ;^ exemple, pour les méthodes et la direction de leurs cboses. C'est là | qu'on aurait institué dos conférences régulières , présidées par un memr ^ bre du comité d'arrondissement , dont ressortirait ce eintOD , quelque- i fois visitées par un Inspecteur du département ou de l'académie , voire i même par le recteur; l'assiduité des instituteurs du canton k s'y réunir pour y traiter des questions d'enseignement primaire , leurs progrès dans ces conférences seraient entrés pour quelque chose dans l'évalna- ^ tion des titres par lesquels ils se recommanderaient à des eOconn^ \ ments et des secours de la part de l'Université , peut-être mène â de |^ l'avancement dans la hiérarchie de l'État. C'est là, enfin, qu'aurait M placée la bibliothèque des instituteurs du canton , pourvue , à peu k frais , des livres et des journaux d'instruction les plus utiles à tSkàat maîtres , et qui passeraient successivement entre leurs mains daas m l ordre convenu. ^
Loire; arr, de Saint- Etienne j cant. de Saint-ChamanéL ^^^ '^
Ï»arents n'envoient leurs enfants aux écoles que quatre mois de l'iiiB^* '^ ^e seul moytn de los obliger à un sacrifice , sous ce rapport , serait jJ peut-être , s'il était prudent , de déclarer soldat de droit , txmt conscrit ^ qui ne saurait pas liie et écrire; et encore n'atteindrait-on point, par ^ ce moyen , les enfants orphelins ou pauvres qui gardent lesDCStiiux»^^ dont les maîtres seraient moins sensibles à une semblable considâraliiWf qu'à leur intérêt. .
Marne; arr. de Sainte-Menehouldy cant. de Dommariin-S0^ Yère et de Saint e-Menehould. — Mais il est une autre amélioratîoft que je me permettrai d'indiquer, et par laquelle doit commencer UftOat réforme dans la matière dont il s'agit. Ce serait d'interdire l'entrée^
L'école coinmuDale à tout enfant qui n'aurait pas atteint sa neuyièttie ou au moins sa huitième année^ L'enfance est plus târdire dans le^ cùupagnes que dans les viUes ^ et ce n*es£ guère , en général , ayant cette époque^ qu'elle peut profiter des leçons de l'instituteur. Ayant cet kge , les enÊiuts n'ont besoin» gue de la suryeillanee d'une bonne qui leur enseignerait \e Pater j tJ^ y en les leur re'pëtant tous les jours plusieurs fois. Il n'est pas. raisonnable d'attacher tmt d'importance au choix d'un instituteur, $i on yeut continuer à lui Caire perdre la moitié du peu de temps qu'il peut reunir les écoliers capables de s'instruire. Quel inconvénient trouyerait-on à confier ces petits eohikU k une femme honnête ^ qui ne peut gagner sa yie que dans sa diambre, «et qnt le comité local désignerait?
Haute-Marne ; arr. de Langres , cant. de ^arenîies» •— On a coDsefyé l'habitude de faire passer aux enfants cinq heures en classe , le matin, et autant le soir, et quelquefois six heures; de là, ppur le maître un travail excessif, et pour les écoliers nik ennui inévitable et néccssairemei^i^ de la dissipation.
Meuse; arr, de Bar, cant, de Triancourt, — Dans le court espace de temps que les eo£ints passent à Técole , et toujours nous pensons que le moyen de déterminer les familles à y laisser leurs en&nts pendant toute l'année, serait de donner, soit une prime en argent^ soit une médaille d'br à celle dont les enfants l'auraient suivie avec le plus d'assiduité et de persévérance.
Meuse ; arr. de CommerçXj cant, de àaint^Mieheh — - Un appÂt matériel serait un puissant véhicide. Ne serait*-il pas aussi avantageux que la publicité des journaux .des départements vînt stigmatiser,' suries notes tenues par l'instituteur,, les familles dont les enfants n'auraieat'pas fréquenté les écoles , ou n'y seraient allâ( que de temps ;à aut|« , et qu'il intervînt des dispositions législatives qui repoussassent des fonctions honorifiques ou des conseils municipaux , tout individusaiis insdructioli puisée à l'école primaire.
Moselle ; arr. de Sarreguemines. — Tous les maires et les curés , toutes les personnes qui s'intéressent aux progrès de rinstmctioûr primaire, demandent que les lois allemandes soient imitées en cela oans notre pays , et qu'une amende soit imposée ai^x parents pour chaque absence âlégitime' de leurs enfants à l'école. Ces ameiftles pourraient hie , comme en Allemagne , affectées à l'entretien ou au mobilier des écoles, et un article additionnel présenté aux chambres* pourrait compléter la loi du 28 juin.
Moselle; arr. de ThionuHle , cant. de BouzonnUe -^ Enfin , la mesure la plus jgénéralemeut , la^plus instamment récbmée^ cielle ^ui faciliterait singulièrement les autres, et sans laquelle, répéte-t-on de toutes parts , nulle n'aura le résultat désirable , serait d'itnposer aux parents y conune on le &it en Prusse y l-obligatiôn de faire fréquenter les écoles par leurs enfants quelques an^sées de suite toUt aatiërés. En
Ptiuie, 1m eofants le Airtifient d'ann^ en anniM^ ; nous , au con-
Iraire , 3f oubtient l'e'lé la moitié , au moins , de ce qu'ils ont appris l'hiver. Tout citoyen doit Mm fils i l'Ëtï!; et r:èiain'a pas besoin seulem«at de bru , naîi de cœun droits et d'tsprits éclaires - or, i'éduaàim pub!ii{ue&it les. uiu et lea autres; {jratuiie pour iin« partie, lâcilé à payer ponr le reste, qu'elle soit donc d'«])lig,ilion pour tuus l
Oise; nr. de Beauvais. — Le c qiud d'Auoriiîl , quoique moins -liiei). partagé en inslimteurs que le canton de Nasilles . en a qucli^ues- UDt d'asicz brillanlf , qu'il doit i la manière large dont ils sont rétribua, et au GOiKOure établi parlée mite du eaniuu. Tous Jes ans, la ioitituteuti lont ioviti^ it (aire vei au clief-litu leurs élèves les ^ avancés daus toutes les parties de 1 ) melion , et après un examen ^ leur fait subir \m conseil , des prix sont distiiLués , une liste-desiaur^ < est imprimée , et fiait connaître aussi les in^iiiuieurs qui obtjfonait pt leur enseignement des résuhalsiavanta'^eux 11 serait à ^irerquoit établît pareil concours diins tous les canious.
Basses-Pyrénees ; arr. dePaa,euni. ilePau. -# Que le ntaiVe reçoive un petit traité d'hygiine qu'il develnjiperait à sn élèves. Ta visité une commune (Jnraofou) où la plnpari des cnfanls «taieiU maladfA. d'avoir mangé des fruits peu ioArs. Une dcTunse r.-iisoDuA aurait pi prévenir ces àccidenu qui , en utomne^ deiiment le premier âge. Dam. une autre commune, un ricbe propriétnire venait de perdre son bétaifqiu s'était jeté avec avidité sur le trèfle vert. Une cuillerée d'amra<^ niaque ( alcali volatil) pouvait prévenir ce sinistre qui ruine, dans «s contrées, de laborieux paysans. Enfin , qu'à la sortie de chaque~séuice,[ l'instituteur eutoone et les élèves répondent le Domine saUium faif regem nastntm Pkilippum. Peut-es liabilner trop tôt la ge'oératioa 4]Hi s'élève à prier pour le monarque, ^unt la bonté tutéUire descend jusque dans la plus btimble ebaumi^e ?
Puissele ciel vous accorder asseidé jours, M. le Ministre, pour que «00* jouissiet d'une œuvre si impartaulê, qui demande uoe cootlDutté' d'efîbrts unanimes , et que le temps seul pourra opérer sous votre S^ béra.le cUrection l
BmiUs~PjTênées ; arr- de Taries. — Varier 1rs licures de clasH selon les bes«Hns des localités et IVmpire des eaisons. ... •
Bas-SJÙHi air. de Strasbourg. — Le dommage qui ràtilte [wrf j l'insirnction-irun si déplorable Aat de choses, est vivement et générale^*' ment senti; partout on demande , contre la négligence ou la loauva^ '' volonté -des parents , des mesons coercitives qui ne seraient peutêtre pas en barmooie avec DOS inslitudons. Dans l'absence de oes mesures qui rendent. si florissantes les écoles des t^ais circonvoisins , il faudrait essaye des noveiu plus doux el peul-èlre tout aussi eOicauÛ Le premier .serait siiu ooitte d'<^ ' Jea maîtres à faire école ^ l'année , quel que fdt le nbmbM I
Btu-Bhià; MT.de Stnàm&g, cant. de G sheim. — plupart n'jsyût que G>rl peu d'éoolWn pendaut l.i i le saison
montrent fort, négligents lorsqu'ils devraient redoubler de zële^ et cbarmes au fond d*étre débourassés d'un travail sans bénéfice , ib ont bientôt éconduit lepeu d'enfants qui seraient tentés de rester, et dont l'exemple ne tarderait pas à trouver des imitateurs. L'école d'été pourrait aussi commencer de meilleure heure et finir plus tôt. H y a des moments ^ dans l'année , où les travaux de la campagfUe réclament tous les bras. De courtes vacances seraient accordées aux ^ques de la fenaison , de la moisson et de la vendange. Quelques communes se sont applaudies d'avoir rendu l'école gratuite pendant l'été , * au moyen d'une somme une payée à l'instituteur. Je crois aussi qu'une petite di^ribûtion de prix, faite avec quelque solennité , ne serait pas sans résultat. Avoir fréquenté l'école toute l'année serait , bien entendu , une condition sans laquelle on ne serait point admis à con<;ourir. Un grand nombre d'en£ints serait ainsi ramené aux écoles , mais'U s'agit de les y retenir tous. On pent^ je crois , y parvenir. Il y a dans chaque commune un homme qui , par la seule influence qu'il y exerce*, peut obtenir ce que beaucoup ne croient possible qu'à la loi. Que MM. les curés et ministres ne se coi^ tentent pas d'exho.rter à une fréquentation plus régulière et plus con* stante , qu'ils l'exigent; ils ont un moyen a'y contraindre les plus rebelles 5 c'est de différer de deux ou trois ans l'^oque de la première communion, pour ceux qui abandonnent Fécole. Ce moyen, employé par plusieurs ministres protestants, a été couiionné partout d'un plein succès. Presque toutes les familles , à la campagne surtout , sont impatientes de terminer au plus tôt l'éducation des enfants ; en retardant la première communion , MM. lès curés se verraient d'abord assaillis par des réclamations. 11 serait donc nécessaire qu'une circulaire de monseigneur l'évcque de Strasboui'g les mît à l'abri des plaintes , des haines peut-être qui , sans cela , s'élèveraient contre eux , et auxquelles plu^ sieurs n'oseraient probablement pas s'exposer. Indépendamment de ces moyens géncrau^s:, il en existe, sans doute, un grand nombre d'autres particuliers a chaque localité. Il y a , dans les différentes communes^ certaines distributions , certains droits d'affouage ou autres dont on pourrait exclure ceux qui s'obstineraient à garder leurs en&nts chez eux.
Haut-Rhin ; arr, de Colmar. — On devrait essayer d'imposer le paiement d'une rétribution aux enfants qui ne viendraient à l'école qu'en hiver , et d'en dispenser ceux qui la fréquenteraient • toute l'année.
S^ine; arr. et canU de Sceaux, — Les bureaux de bienfaisance pourraient aussi obtenir des résultats favorable à l'instruction primaire, en distribuant des secours plus larges aux parents dont, les enfants fî'équenteraient assidûment les écoles où ils sont admis gratuitement.
Seine-et-Marne; arr, de MeauXj cant, de Claye, — Qaelques personnes voudraient que la loi forçat tons les parents d'enfaints ea âge
d'être instruits , de payer la rAribution de Véxie , qu'ils envoyistnit ou non leurs en£mts à l'école.
Somme; arr. d'ÂbbevâU, cant. ^ ÀSfy-lè-Baitt-ClôchtT. — Le seul moyen , peut-être , de décider les parents à SonDer de l'iDSiniction à leurs enfaots , serait de £aire entrer dans l'armËe tous la firuiçais igés de vingt ans, qui n'auraient point passé un certain soipluc d'années dans lès classes.
Tarn; arr. de Castres, cant. de Castres et de RoifuecaMPk. ^ Il faut mettre à profit la bonne volonté des uds, il.&ut «ilrveriu autres tout prétexte de refus. Ou obtiendrait, je creis, ce doubla Imta oi|;anisant, pour la montagne, des écoles ambulantes.
Tdm; arr. de Castres , cant. ^Angles et de Brassai.— Tktu ces montagnes où les communes sont composées d'une folile (te peiils hameaux, où les communications sont si dîftîciles pendant llÙTpr, In enfants ne. peuvent setran^rter sans péril à de grandet distances, c'ot au maître à les aller trouver ; il ne faut pas compter suc les écoles d'M tous ces enfants sont alors occupés aux travail x des dhamps, à soigner les bestiaux ou à les garder.
Vienne; arr. de ChâteUerault , cant. de Loudun. — Pans le cas d'un trop grand doignement de ces ha'neaax , il sera pcui-étre nécessaire de créer un instituteur ambulant, c'est-â-dire me cet iustiiuKui fera sa leçon le matin dans le bourg et les hameaux çutonvoisins , et U soir, il se transportera dans la partie la plus centrale oes T>Uag^ trop éloignés : ou bien il devra faire un jour la leçon diKs le premier tairait et le lendemain dans le second.
Saute- Vienne ; arr. de Lùnoges, cant, d'AnUfatac. — Despusonoes du pays pensent que quelles notions d'agricultui-e et d'êeanemie rurale , enseignées par l'instituteur, attireraient les babitanti in campagnes.
HaMe-Vienne } arr. delimogesi— Donner dont toutes les êeiiles na-tdes quelques notions d'ap-icuUure. Aieu n'est plus facile, n» filce que théoriquement, et dans les leçons de lecture. Et , cependant, il « résulterait que le përe d'une famille agricole craindrait moins ilfwir son enfant, écolterdans le bas âge, enlevépour toujours àlanfdes cbamps et aux travaux qu'ellereclaitte. Sous un autre point de toc, plu^ large , et plus digne d'occuper une sage administration , on pré[MKri>ii graduellement, en Jetant dans les masses les principes f une agricultiut | mieux entendue, et qui doit s'exercer sur uneplus evandc ccbeUe,»» ' préparerait le passage nécessaire de notre système de culonagc, tua" morcellement des propriétés , ou à l'exploitation par itFgisseurs ou pu fenniers
Haute-Vienne; arr. de Limoges. — Améliorations. Faire onr^ I des chemins vicinaux qui , établis , entraîneront, k soigner les aW^ I des villages au c^tre communa) Charger , daii*y U
tournées y les inspecteurs ^ dUni*iter lescompmnes à se choisir, sur Iqs lieux mêmes, des siyets ffu^on eiwerrait à V école normale ^du département , et qui y à leur sortie ^ devraient venir -ensei^ter 4}hez eux. Par cette précautioa, les minces appoidlemeo^ de Fiostituteuf;, ea ~e joignant aune petite fortune. en bieps fonds ^dûnnevaient ^udque isance à un homme qui né' peut avoir de cœur i Tottyrage qu'autant
qu'il n'est pas joumelleâient aux prises aipec le besoin , et qui ne saurait se faire considérer sll se présente babitu^Uemeot 50us lès bailUms de la misère.
Fosges; arr. de Remiremont^ — Presoue toutes les ^olès dé Farrondissemmt de . llemimnont possèdent des terrains considérables, dont une grande partie en parcûuiis; le reste, detriobé' depuis long4emps^ est dans un état de culture en plein rappoin. Si le droit aé parcours était assujetti à une rétribution modérée pour chaque pièce de bétail , 9Î les terres en culture étaient affermées seulement à la moilië'dâ^eiùr yaleur réelle , les sommes qui en proyiaidraient> suffiraient abondammiëiit à tous les autres besoios.coïklmiinatts et aux '«unéUoratipns irécfaméos pour Tinstruçtion primaire. Mais les troupeaux xoissidiH*dDles qui côi^^ les pâturages communaux, les engraiftpour faireToloâr-léstielTeslibou^ râbles ne se trouvent que chez les propriétaires ais^^jm, profitairt'aînsi gratuitement et presque exclusivement ^es ressources delà comnuAe, ont intérêt à maintei\ir l'abusj'et c'est de ibette classe , la ip}iis Êivorisée et la moins nombreuse , que sont forniés , en grande m^'oritë , les con« seils municipaux de nos campagnes. Pour créer à celles-ci des revenus abondants , il suffirait d'en owfrir les sotirces existantes par une ràbrme dans l'administration municipale. Gela mérileraut peut-être l'atleiEitlëQ du gouvernement et de la légistatture.
iw. ^ lesr.
Seine-Inférieure^ arr. de Dieppe, cant. de '£6njgueviile. —Où peut dire que les familles nonibreuses de quati^ ou cipq en&nts, pool: des gens qui n'ont , la plupart du temps , que leiiiâ pjUîoes^ est enccnre un des maux que l'Université devrait tâcher de faite 4ii^araîtie; et qu'elle pourrait détruire au moins cl^ëz les in^tuteurs qui recevront dorénavant une subvention de. la cômmii'ne. un simple règlement ., analogue à celui qui défend aux militaires de se marier^ si leur future n*a pas une fortune déterminée , suflîraît peut-et^e avec quelques modifications pour mettre un obstacle n la misère qui menace et menacera toujours ces hommes peu insti*uits , peu habitués à calculer l'avenir et trop portés à céder à la passion du moment.
Charente -Inférieure} arr. de Snàid-Jean-^d! An^el^ , cant. de Malta. '-^ Un genre d'exercice que je n'ai vu usité que dans une école (chez le Sieur Baudry, à Saint-LcÂip) ; et que j*ai particulièrement
recommandé , consiste à avoir une longue liste des mots les plus ufudi, ^ et qui sont pour cela les plus dénaturés dans la bouche des ptymiç l| en regard se trouvent les mots tels qu'ils doivent être prononcés. JMî plusieurs lectures préalables , le maître lit le mot patois -, un des iQPBll est obligé de répéter le mot français. Ce sont les éléments de gpnnaiBiîic
Ï pratique les plus utiles^ je dirai même les plus indispensditli que 'on puisse introduire dans les villages avec la facilité de Uiii ijp^ prier à tous les idiomes. Je dois le dire ici : dans les campagnes^ f(Rii& sëcbe et aride de la grammaire de Lbomond, ou dé toute antre y ot d'un eiïet nul pour 1 amélioration du langage. Un petit dicMjaphMic» en quelques feuilles y fait sur le plan ci-dessus indiqué , et dnÀ h i^ daction serait confiée a des gens familiarises avec le dialecte lodU, vor rait y j'en suis pei'suadé, l'avantage d'apporter au mal un, rcniidii effi-
cace.
ffaute'Mame; arr* de Lan^5. — Parmi les écoks-^ timon d'Auberive , il en est une qui me paraît mériter d'appeler oi nonent votre attention : je veux parler de celle de Cbameroy. Dadi;cMie «Mmune, l'enseignement est assez avancé, les enfants n'y parlent vtttp^^ m'a-t-on dit. L'instituteur, et cette heureuse idée lui apj^rtiÉ^, iàff que ses élèves rédigent , toutes les semaines , la leçon dn oiié Aiiinf faite par M. le curé. Cet usage , outre qu'il accoutume ùtB cQfalrtB à écrire avec une certaine facilite , contribue puissammeit à développer leur intelligence. ;"
Le curé , homme capable , suit lui-même ce travail ijLCc&opniage en distribuant , à ses frais , des prix à ceux qui montrent^l^ plus de dis^ positions, il est surpris du soin qu'on met dans les rédactions et die la manière dont ces petits paysans s'en tirent.
Morbihan; arr. de Faunes. — En attendant que les écoks séant tiplient , que les communications deviennent moins difficiles , il sendik qu'on devrait se borner actuellement à offrir aux élèves les mojm de I séjourner à l'école, au moins dans l'intervalle des classes dn SMAoct ' du soir, n suffirait 'd'appliquer aux écoles primaires un mode dèjpe>* sionnat usité dans plusieurs collèges de Bretagne , où des âSffp $& chambriers ne reçoiwnt que le logement et la soupe. D^y'dtfSfvdques localités , le maître , pour une très-modique rétribution j^l|vnt le bouillon pour la soupe aux enfents qui n'apportent de chemKf^ leur pain. 11 ne serait pas impossible d'étendre cet usage.Un lêgéf iffffO^ sur les fonds de la commune ou du département , permettraiif*^ corder gratuitement le même avantage aux enfants pauvres. Oïïffi^ rait aussi, a peu de frais, pratiquer des dortoirs au-dessus dcksdB d'école que l'on fait construire. Les élèves resteraient ainsi pins loB|' temps soumis à l'action du maître. Lorsqu'à l'aide de dialogues A*** licrs et de vocabulaii*es méthodiques , ils aiuraient appris les mots ks plus usuels de la langue française , le breton leur serait absolum^ îD" terdit. L'explicatictn soigneuse et exacte dts lectures françaises leorfe'
rait conoaitre , chaque jour , de nouveaux ti rmes y de nouyelles locutions , que le maUre les accoutumerait à employer. L'usage du français , une fois introduit dans Fécole^ les enfants se mettraient^ presque d'eux-mêmes , à parler celte langue.
Par des récompenses qEfcrtcs y chaque année, au meilleur et au plus promptrcsultat, on pourrait trcs-ikcilement exciter le zèle des maîtres et celui des élèves.
Peut-être ainsi parviendrait -on , sinon à suffisamment àpplanir, du moins à réduire de beaucoup la double difficulté que présente la partie bretonne du Morbihan. ^
Nord; arr. de Dunkerque , cant. at Bergues. •^ k Steenne, M. l'instituteur communal Fourcy , fait, par sa méthode d'écriture, faire des progrès en peu de temps, et fait parler, français dans sa classe. 11 exerce aussi la mémoire.
A Ëringhem, M. ^instituteur Lenaneker, Flamand, dans uns comnpme où l'on ne parle que flamand , ne laisse parler que français , au point que presque toute sa petite classe entend le français et peut y être interrogée. Le maître » une Donne méthodè^d'interroger..
B asses' Pyrénées j cant. de Saint^JearirPied^-Pori. — Rïen de plus facile que d'apprendre h lire en basque et en latin , où les lettres conservent leur valeur naturelle; j'insiste pour la lecture en français, je proscris l'usage de la langue et des exercices basques en classe, excepté pour le catéchisme du- diocèse.
Bas- Rhin; arr, de Schelestadt , canU de 5arr.— Déjà d'heureux essais ont été faits, et, à cette x)ccasion, nous nons plaisons à mentionner d'une manière spéciale les heureux résultats qu'ont obtenus , dans toutes les écoles où ils sont introduits ^ lejf ouyrages de M. le professeur Wilm ; aussi ^ le conseil général^ à la demande de M. le préfet du Bas-Rhin et' de M. le recteur de l'Académie s'est-il plu à affecter des fonds pour répandre lesdits ouvrages gratis.
Bas'Bhin; arr. de Strasbourg, cant» de Brumath. — » Des salles d'asile viennent d'être créées à Savcrne et à Bischwiller : l'exemple donné par ces. deux communes sera sans doute imité par plusieurs. Aux . avantages généraux de ces établissements , on peut en joindre un autre particulier à TAlsace. Les enfants a qui l'on donnerait des conductrices françaises , apprendraient la langue nationale en même temps que la^ ' langue materuelle; leurs organes s'assoupliraient aisément à une prononciation à laquelle ils ne se montrent si rebelles que parce qu'on* commence à les y exercer trop tard.
Enseignée avec cetle suite et celte persévérance , la langue française prendrait bientôt un rapide essor. Dans peu d'années elle pourrait rcce« voir un nouveau développement. Les ministres des différents cultes seraient invités à faire le catéchisme , à prêcher alternativement tlans les deux langues. Le curé continuerait ainsi l'instituteur, et l'instructioir religieuse compléterait et achèyerait l'bstruction scolastique; l'Alsa-