‹ Tableau de l'instruction primaire en France: d'après des documents authentiques, et notamment dChapitre 67 sur 70 · HOTE · texte numérisé non relu

HOTE

tulMM, et demandnt avec imiance ^'oti ti - en' : de u^aUet, lu cDamunespaunesnus^i, en exposant l'i] Irursaoyeu,

i^rtimcM vîvvmeit la désir d'avoir dn maîtres qui inslruisci» ïm hnn ettfinu> ToOM Tondraient aroir des hummcs sortiM de l'dcote DOmide} ellM diten ^ ces insutatean-lri valent beaucoup mieui ipt Unn ftîattfoHuiis | elles ont d»nc jugé ei apprécid : l'indifEerenw ne pnnd pas cette peine. Si les ceiaitntnes pauvres cmploiiiit eaeore ta âiÙBÇobnais , c'est qu'ellsa fiepeUTemcotrctcniv un iiutitnlair prîmiire j c'est que ces institutenri ambulants arj-ivcnt là , et s'y ëlahliscnt bCDdiAt la mauTaise saison , lorsque Ict ckcmins «ont îinpraticabki a b» communinatÏDDS intercepta». Les patents ^lors iL'rotiiMnl fort Imbnat que leurs enraoti , qu'ils ne peuvent envoyer ailleurs, appitiKiai ik fumer quelqaes lettres d k tire tant bieb que mal.

Isère j arr. de Grenoble, caal. de La Muté et il Vînt. I^lil ! plupart dci cambuncs qui , pendant l'IuTcr, praiOeOt dtt'kllhlIMl ambulants, se montrent peu disposées à Voter les fondinftcUHlIl IVtablissemcnt d'écales communales. Elles allèguent reloîgbcWft det difTereuts hameaux doot elles sont Oomposées, et la dif&cutf ^communicatioos qui, dans le temps des neiges, rend impowîUle la-rinita, dans UD mâmc lieu, de tous les enfants. de la c<

Lotin; mrt. dg Mmde. — Dans ha tmitiuMMl' de Graudrien et de Langogne , il y a , en hiw, M^ tenues par d«« Auvergnats qni louent leon aemcM i M fBÉMIHt deux ou trois mois. La condition ordinaire est que cLMfHÎMWfr niile nourrira le maîtred'ocoleuDou deuxjOun> . -. ■■^.~'.

. ii**i a»5. . - ■■*^ ■

Ain; arr. de Jfantaa. — Jusqu'à pnsenl il n'y a jamaia ea,dHB commune de Ferrifcrcs, qu'un de ces instituteurs desoeodntf d»

ontacncs du Jura t>f vt^nant lutfbir Is nifenn/..;i7A .-■.r.r.vn .t.... kd mitm,^

montagnes du Jura et venant passer la raauviiise saison dan* Imammunes suis écoles.

JÏHi arr. de iV««iw. — Lescommunes dcNeyroUcsnAPoiry n'ont point eu Jusqu'à ee jour, d'instituteur k demeure.

Bmnei-Al^M, arr. de FannU^uûr. — Dans les trois amidisK- Bctfidontje m'occupa, cinquante < uniuies au moins , «lont b ptpslatMO se Ta pu i deôx ocnii Ames, MntEaetrcdcpuurruea d'ri«lei,su

«W<|ii'aoeâentellaMttdca insti m de passage , pcndaiM dm M trois mois de l'annde. Ces iostitiileHn , iscapables d'obtenir M knfti qudconque, sontordinuiement l'igQwance™'— '— "^'^-'-t et tauj* Hge est absôliunent sans aucun ràitltat. r*r

Brtsses-Alpe! ; air. de Digne, cant. de Zîfgne. — Siir vingt- !cus Bommunea dont se comjtose le caiiloo de Disne, liuit n'ont point l'ecoles j ce sont celles d'Ainal , d'Auribeau , du Cli.iffaiit , de a GrcDCDse , de Lambert , de Mclun , de h Pcrusse et de U RoIjïdc : es communes ont jiisqu'ici e'ic oi-dinaircmcnl privées d'ccolcs, n'ayant ii'uoc jioptiLitiijn trop faible pour entretenii' elle-i-miîmes un insiituairj et si elles ont eu ti'ansitoircment de ces instituteurs gui coûtent de amiauDe en commune, dans 1c:i trois mois de gros hiver, ne pouvant lors eicrccr aucun autre genre d'industrie, et se donnant au plus ofrant, leur passage n'a ctd marque' d'aucun bon nfsuliat. Pour PlaLlir ans ces communes d'autres bonnes écoles qui restassent ouvertes ïute l'annc'e, il faudrait, je crois, poiter le traitement fixe ?» 500 francs, ttcndu que le traitement e'vcntuel y sera souvent nul ou presque u(. ■

Aveyron; arr. de Millau, cant. de Vezins. — On voit dans nos :anipagnes des instilulcurs ^rais Bomadcs ; après quelques mois de se- }ur, pendant l'hiver, ils vont passer la belle saison dans d'antres Umats.

Jura, arr. de Lons-le-SauJnier, cani. de Saint- Julien. — La Lupart des instituteurs de ce ranton , sont des instituteurs ambulants , ni regagnent leurs montagnes aussitôt que fe printemps à succède' à hiver.

J'ai acquis la certitude que, pendant l'hiver, beaucoup d'instituteurs mbulants et sans brevet viennent esploitei' les campagnes.

Moselle; arr. de Sarrcguemiaes , cant. de fVolmunsler. — Le Bcteur iait obsei'vcr que les enfants des deux communes ( Nousviller et loUenbacL) désignc'es ci-dc$sus, comme manquant d'écoles, ne sont as prives d'instruction. Ces communes prennent, pour l'hiver, des laitrcs amjiulants.

Orne; cant. d' Alençon {anosl). — AMicuxc^, il y a ua iosû- Bteur ambulant que l'inspecteur n'a pu voir, et que le maire et le atré Haent irés-capahle.

Basses-Pyrenées i arr. dçPau. — Les honoraires des instituteurs ont généralement au-dessous du traitement fixe que la loi leur assigne. Husieurs communes même ne les /orfent, c'est le terme du pays, que Wnr uncparlie de rannc'c, et alors, il faut nceessaiiemcnt qu'ils aient me autre industrie.

Sautes-Pyrénées; arr. de Bagnères, cant, de Lai — Je dois signaler un abus qui s'est glissé dans plusicui's communes. [■es habitants , dont le pins grand nombre envoient li'urs enfants à Ja [arde des Iwstiaus pendant une partie de l'année, s'imaginent qu'il ew CSC permis dr faire un actoid , ponr le temps de l'hiver, avec un nsLimieur qiitl (|u'ilsuil, qui leur convient (hrevcLe ou non), et aux 20"

308 NOTtS.

bcQUX jours , cet instituteur les quitte , il va se livrer ailleurs à tine autre industrie. C'est ainsi que font certaines communes où ne figaie point d'instituteur autorisé. C'est ce qui est arrivé à l/glas. J'ai rappelé au maire ses devoirs; mais cet usage a été consacré , et se tnmve bien mieux établi en Barousse.

Fosçes; wrr. étÉpinal, cant. de Bruyères. — Laval. Cette commune n a aucune ressource pour construire une maison d'école, ni pour salarier un instituteur bi'eveté. D y a trente enfants susceptibles de fréquenter l'école; c'est un ^maître ambulant qui vient la tenir pendant l'hiver.

' • Fosges; arr* aEpinalj cant, de Bains, — Le Boolaj et Xanumtarupt. Des instituteurs ambulants s'y établissent pendant l'hiver. Sept communes sur treize , dans ce canton , trop pauvres pour entreleiûr on instituteur communal , prennent , pendant l'hiver, des mattres ambulants.

Basses' Alpes ; arr. et cant, de Castellanne, — Aussi , bien des communes ayant connaissance de la nouvelle loi , ont traité comme auparavant avec les instituteurs nomades ^ sans égard pour les instnçtions du préfet, ni pour les avis de l'inspecteur de l'Université. Les habitants des Basses- Alpes , comme tous les ignorants , sont roatûuers et ne vealent rien entendre aux innovations qu'on leur propose. < Nos pères ont ' fait conmie cela y faisons comme eux , disent-ib ». !^

Hautes-Alpes; arr. d'Embrun, cant. de GuûUstre. — Le salaire des instituteurs que l'on met tous les ans au rabais , dans prts^ tous les hameaux de ce canton et de plusieurs autres du dé|ftrteiiient, est ordinairement fixé, au commencement de l'hiver , à une somme de AS y^y 30 écus pour tout le temps que l'école doit rester ouverte; mais conmie ce temps varie d'un endroit à l'autre , et que la rétribnlîoB en argent est supportée dans des proportions différentes par les eo&ntS; selon qu'ils lisent, qu'ils écrivent ou qu'ils chiffrent , nous l'avons pu^ tout calculée au prix moyen , par mois , afin d'avoir plus d'uniformité et de pouvoir trouver d'un coup d'œil le rapport d'un pays à l'autre* Quant aux rétributions en nature qui ont divers inconvàuents^ Quelques maîtres qui commencent à sentir leur dignité, les ont déjà ropoussées , et l'on finira par les abolir quand des conférences seront établies.

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Lozère; an. de Mende. — A ces iostituteurs non brevetés se joignent quelquefois des paysans sans travail , qui ont sa accroclier nn brevet du troisième degré'. Les uns et les autres changent ordinairement le sié^e de leur re'sidence toutes les années.

Ain^, arr. de Nantua, — Il est à remarquer qu'on ne peut connaître ni les mœurs , ni Tinstruction^ ni les titres à la confiance de tons tes instituteurs vagabonds.

Gers; arr. de Condom , cant, de Nogaro, — La population des campagnes est profondément ignorante. Les instituteurs ^ presque tOQ» Béarnais , contribuent par leur exemple à la corruption de la jeunesse. La plupart sont joueurs , libertins , passent leur temps dans les cabarets et donnent des vacances fréquentes à la Jeunesse. Plusieurs se livrent à la chasse et négligent leur devoir.

Morbihan ; arr. de Vannes, — On a proposé de placer dans les communes des maîtres ambulants ; mais l'expérience prouve que ces maîtres deviennent presque toujours des colporteurs de scandale et d'immoralité. D'ailleurs , pour répandre dans les campagnes la connaissance de la langue française , ce moyen serait inefficace.

Saône-et-Loire ; arr. de Charolles ^ canton de La Clayette*^ Dès qu'un jeune homme sait un peu lire et écrire , il croit avoir atteint les bornes de la science ; ses parents et ses maîtres le prônent /et aussitôt il ouvre une école clandestine où les enfants restent aussi ignorants que le maître. On trouve beaucoup de ces instituteurs dans la partie du GharoUais y appelée le Brionois , parce que le petit séminaire de Sémur admet un grand nombre d'enfants pauvres , dont la plupart , ne perse* vérant pas dans l'état ecclésiastique , sont obligés de chercher quelques ressources dans l'instruction primaire. Gomme ils savent un peu de latin , ils se croient des aigles et passent pour tels dans le village.

Sarthe; arr, du Mans. — Au reste, on ne peut se dissimuler qu'une des plus grandes diflicultés que l'on éprouvera dans l'exécution de la loi sur l'instruction primaire , sera de pouvoir réunir deux communes , aucune des deux ne consentant de gaité de cœur à envoyer ses enfants à une distance souvent très-considérable, et par des chemins impraticables , surtout dans la saison où les parents enverraient plus volontiers leurs enfants à l'école. Qu'arrivera-t-il ? ces communes seront exploitées par des instituteurs ambulants , qui promèneront y conmie ib le font déjà , leur ignorance et souvent leur immoralité^ ce dont MM. les curés se plaignent bien vivement et avec raison.

Tarn; arr, d'AîhjTj cant, de Pampelune et de FaUeriés. — Le sieur Lacroix excepté , à peine reste-t-il dans ces deux cantons quelques instituteurs qui en mcriteot le nom. L'enseignement primaire y

310 KOTES.

est dëplorabLemeot appauvri; aussi ^ commenee-t-on à y décoiifrir toute t'ëtciuliie du mal cause par les instituteursambulants, paras homiBcs , qui y à la &ycur du défaut de surveillance , aiLadliaire poissant des ahus , sans mission , sans capacité , sans avantages véebpoor ]r peuple , exploitent son instruction au profit de leur seul intMpartiiulier; tantôt , ce sont des abb& défroqués, dont le pays abonde, qai, après avoir , soit pour obtenir une éducation gratuite , soit ponr&hap' per au service miUtaii*e , annoncé des dispositions à l'état ecclésiaidqaey y renoncent tout à coup , et ne sachant plus que £aire , k meUetttà doiner de village en viUage des leçons de lecture et d^ëcriMf yWquellcs la plupart mêlent renseignement du latin qu'ils n'ooteiDHpèMi qu'cl)auclié ; tantôt , ce sont des honunes qui n'offrent point de f/nsàt sufûsantes d'aptitude ni de moralité^ qui^ de manière ou d'autRyOPt mal fait leurs .'«fiaires , et qui, après avoir passé par pluaiouséblt^ 6nissent, comme pour dci-nicre ressource , par celui d'instîtnténr. Et, comme les communes ne leur fournissent rien, ils sont, pour odttnison, fort du goût des conseils municipaux, dominés gcnéralcmunt pr noc funeste parcimonie.

2o7 Fqy. 2dO, 231 , etc.

2o8. jo

ti

Charente-Inférieure ; arr. de La Rochelle* — Vautres fus ils ^ mettent la place d'instituteur au rabais, et préfèrent celoi qui £dt le .^ offres les plus modiques. "

Basses-Alpes ^ arr, de Digne, cant» de Seyne» — Dans ee curton, les instituteurs dépendant entièrement des pères de Cunille, et^ ne l'engageant avec eux que pour un liivcr, sont remplace à peu fris W^ les années , ce qui s'oppose beaucoup «à l'avancement des iflèves. Toito- ;• fois, il y a une exception à faire pour^la ville de Seyne, où ks intdtn- ■ ^ teurs sont permanents. ;

Eure ; arr. de Bemay. — Dans d'autres communes ^ uoUluUkent à : Saint- Vinccnt-du-j3oulay, les paiciits font instruire leÂtt adbits par des maîtres ambulants; on pense mcmc qu'on aura de hpcîneàhirc I ct!;jer cette manie désagréable. Ces maîtres prennent 1 firanc pw ■ mois.

Fosgesj OIT. de Saint-Dié y canu de ^rciVffx. — R^luriipsL B n'y a eu jusqu'ici, dans cette commune, que des maîtres ambdhnti*

Ain; arr, de Nantua, -^ Quant au logement, l'usage est que Fin- ..

slitutofir le premic cha^ cb^que père de iamille alternativemeni | et fini nMge, le coiifteU) dan^ieii économie, a em devoir le munteiiir.

Douhs; art. de Beaume , eant. de Rou^mmî. >^-^ I^a poiidOii des instituteurs ne rëpond nullement aux peuies et aux btigues tfii lew soni smpowfes ^ ni à It dig&itd d^ Uskx état ; il jr a ^ dans eo eamos , jpjusieurs inaUtutouri qui ^obtienne»! de leum commiiiia aucwi Iriili-' ment fixe , et qui aoiit obi%^f de reoourir i la taUe dfPpaurnti , à liw de rôle.

JOauisj ûrr. de Memmccn. <-«*Une das iuiUtndai hm fim «ipites à déraeinar, e*eit celle oii l'on est dae* qiKdquea conwiQee de Aivi nourrir k maitre (car le mot d^inetitutaur n*est paa encore oowmdaiMi nos rillages) alternativement , l^ar 4dtacaM dai ftoilki md a im aib* fant k VéaAe. C'est un mMe tp«t-4^Mt ineoBTeiiaiit? et ipue^appinpml reeUcment la dignité et IWi^pandaiiee de rioatimenr* On dte de Un i a il est auiourdlmt en nourr^ure èkez un (d; » mot îgii^Ue qui e>» prime le degré d'aiMiissement oà les institnteurt ont mê <e|Mv JQi« qu'alors.

DouJbs; arr. de Besancon. — Un grand nombre de pfÉ^tes eemmunes pauvres, ou de hameaux assez consîdéraUes , léinis k anceom* mune centrale comme paroisse, et contribuait au traitement de Pinitituteur commun , ne peuvent souvent , en hiver, à c^nae de la Sietance eu de la difficulté des chepains , envoyée leurs en&ets à la grande éetit^ Jusqu'à présent ees coniiiiuiies' ou ees hameaux , pour donner qoelqiie instruction k leurs enfants , prenaient ce que dans le pays on appelle des petits maîtres.

Presque toujours ce sofit des hommes non brevetés, qui sTengagent pour une fort modique rétribution , à {aire l'école pendant deux eii trois mois. On leur loue une chambre pour ta classe , et ils se logent conJnne ils peuvent. Ce sont ces petHi^ maîtres qui vont en nwrriugtê ^m^ les parents. Quelquefois cç& hommes aont pris dans kpays; wJa, la f^ oi-dinaircment , ces fom^ons sont confiées à dea jeunes gOM ffà m^mr tinent à l'état d'instituteur; ik n'ont pss encore l'â^ exigé pçor ae^peésentcr aux examens , et ils font là une espèce de npvidat qui n'eit paa sans utilité pour eux.

Les petits maîtres, dans certaines localités, me paraissept indispensables. ' * •. , . ,1 . ^

di

cer

une parti(

tion primaire.

Eure; arr. givreux^ ou^. deli^gk^^ <«* I^ ÔiaUtil^enxs i^i^t obligés , pour avoir des âèves , de ae^Jiospprter daiia lea imèmHU^ h^meaux et d'j donner des leçons d'une liicure on deux $ux enfonti qiM J habitent et qui j sans cela, ne recevraient aucune instruction*

Gard; arr. de Figan, eanî, de Lasalle* — Il existe dans la cem-

3i 2 NOTES.

munc de T un instituteur qui donne des leçons à domicile avecb

qualité d'instituteur j>articulicr. Cet instituteur est un ancien prêtre qui s'est fait protestant , et a contracté mariage , devant notaire, iTee une femme qui déjà lui a donne trois enfuits*

Gironde; arr. de Bordeaux , canU de Castebum» — Sarleidiz élèves qui reçoivent des leçons de l'instituteur du Porge > il y c& tnÉBe cinq qu'il va eAkeigner à domicile , aune lieue de sa BuisoB|{oar le même prix.

Landes; arr. deSamtSever, cani. de Geoime* — Jenedmsps omettre de parler d'un usage que j'ai trouvé établi dans la pli^utdb communes ac ce canton. Les instituteurs sont nourris cheE les pntÎGii-

vent le petit salaire indiqué dans le tableau. *Je ne mis pas

sur cet usage extraordinaire^ ce qu'il y a de certain, c^est qoedans

mon inspection il m'est souvent très-difficile de trouver ces iusUumn

errants.

Haute-Loire ; arr. d'Issenaeaux, cant. d'Issengeaux. — Hsisil existe dans les campagnes un abus qui détruira toujours Feflêt de toatt combinaison : c'est la facilité avec laquelle certains indiridas iotit l'école dans les villages; les pères de &mille prennent diésenz onÎDttîtuteur qui réunit les autres enfants du vdlage^ ainsi snr^went de toutes parts les plus mauvaises écoles. Ces petites écoles aitraSnentbon" coup d inconvénients; elles font bien du mal , ruinent le pnnc^ étir blisscment de la commune , soutiennent le crédit des vieilles mâhodcs. Ces dangereux instituteurs , dépourvus de brevet , dénigrent Pinflbtntcur conununal , fortifient ainsi les préjugés des can^gnardsi et s^opposent à toute unité d'instruction.

Mayenne ; arr, de Quiteau-Gonthier. — Dans presque tontes ks communes qui n'ont point d'instituteur breveté y quelques parents confient l'instruction de leurs enfants , soit à de pauvres diables sans losources et sans capacité , sachant à peine lii^ , et souvent adonnél à k boisson y qui vont , une partie de la journée, donner (nerdomoi)àa leçons d'écriture et de lecture à raison de 60 ou 75 centimes par notf.

Basses-Pjrrénées ; arr. d'Oîoron, cant. de Zflsss»fa» ^ If vaste étendue des hameaux et la grande distance quisépaielesbabitations empêchent les enfants de se rendre au centre des comninneseà le tiennent les écoles ; les pères de famille remédient à cet inconvénient pv , des instituteurs libres; aussi chaque section a le sien: il y a ml&ie dei sections oii l'on en rencontre plusieurs. Mais ces instituteurs n'ont pii tous un local fixe pour tenir l'école ; ils vont tantôt dans ime maisQB ^ tantôt dans une autre ^ et ils y demeurent d'autant plus au détriment dd autres, qu'ils y sont mieux traites. Ils sont, en général, très-mal pajA de leurs peines; et il est étonnant comment ils peuvent vivre de fcnr élat. Presque tous sont incapables d'instruire les enGsmts.

B asîeS'Py rénées ; arr. de Pau, cant. de Tkèze. — Il £aittl remarquer que, dans beaucoup d'endroits , au définit de la commune qui est pauvre , le traitement fixe de l'instituteur est fait en tout ou en partie par les ppres de ûmille les plus aisés* C'est upe esjpèce d'abonnement. Dans ce cas, l'instruction n'est pas toujours gnititite;^ pdajiie les indigents en sont quelquefois exclus y sans que cependant 1 iastUôlear rofoive une rétribution mémmelle.

Hautes-Pyrénées s arr. de BaçièreSy cani^de^ Cdstetnau-Ma- ^noac. — • La loi est fort mal comprise^ aussi ks institatairs jouissentils d'un sort très-prépaire : plusieurs sont loges et nourris dMs des E»ères de £um'lle qui ont d» enfonts à âerer'^ et c'evtlff seule «hose qui es soutienne.

Sarthe; arr, de Mamers^ coati de Boime^Mf» «^ Êo gémSral , il est à remarquer que les communes qui n'ont pas d^in tt ituteiOT perma-^ nents , en ont d'ambulants , qui exeroenl/Mr 4oiêêos* Ce senre aeaseignement ne donne que de bien fidUes rësiihats^ mais il piatt beaneonqp aux habitants des campagnes , en ce qu'il diurne tris-pcfU lenM (BB.iants des travaux ruraux auxquels ils les appliquent delbonne beure* C'est au point que j'ai rencontré des instituteurs à école restuite redouter beaucoup ces instituteurs Mnbi|lants, et craindre d'être oUSgés^ pour conserver quelques élèves^ d'en £dre autant qu'eux.

Fienne s arr. de Chdidhraak, eoiUdeleuel^in.^^AîiaaSiff 966 habitants. Il n'y a , à propmnei^ pader > wAakJtéesA» dm eello oonmune ; les enfants ne se rendent pj^nit en dam* I/nutiUilBiir^ M de soixante-et-onze ans , prend k peine lui-ttène d'^lhr dans ks cofifr rentes maisons et de donner à ses élèves des leçons de lecti^^ et d'écriture f aussi le nombre n'estnil qne <^ douze cQ bîvêr*

StBl,

Landes > arr. de Samt'Seper^ -^ Gomnie on le toit , dm tontes les communes de ce canton } il y « de» înstitttJenrB. Gea'M pas tp^Vi j ait plus de goût qu'ailleurs pour FinstHicâQtt ; mais e'est qntr , 1oiw|nè les communes sont très-petites / les institateub olit an mrâs la iMe et le logement assurés y un mds des Fon^ ntf mois obes Paotre; Usage insoutenable y car on conçoit ftdknuttt fQflil' Aè» , /Si sont jcttnes^ peuvent en résulter.

Basses-Pjrrénées ; arr. de Pém. -*- hu institiilieiin ne pedoniqtt vivre , si la plupart n'étaient logés et neunîs par mwsèt por sèmine cbez les pères de fimille. Cette vie àabidùite et nomade')" eir ks ttéant éloignés de Fccole^ les dissipe et eoQjEnbiie àlcor pea iftaMSttii»t die entraîne souvent d'autres inconv^inaMipotlr ksiMsût y c^tOij^MR» Compromet leur dignité. "^

314 ffOTxs.

aoa.

Aisne j srr, deSoissonSf canU de Fic^sur-AUne^ ^ bflifVt dcf inMituteun cont vraiment malheureux. La miaère les ab«jp«. Beaucoup sont manouTrien et au service des pareW des ^Hnm ^Ib dtti- Tçal instruire.

Corrize / hft. ib TWb. —Quelques iamilles ^i^én doQuett lOOfr, par an y le logement et la nourriture à un «éminaristc sans vn^atiot pour l'e'tat ecclésiastique , qui se chaire de rédu<!atipn dm chants.

Gers; arr. et cant. de Lombez.'^En gc'néral, les erfÉmasMquentcnt l'école qUe pendant quatre ou cinq mois d^ Pamép •* dt U »

ron point de progrès ; de là , obligation pour quelqiMi JMlililHiil laire eux-mêmes la récolte de leur petit champ ^ pour fvflM t IV blîgatîon de se rendre utiles à leur hôte i afin que le mufW^ ds pain noir qui Icnr est donne ne leur soit pas reprocbéf

jtin; mrr. de Bourg, canU de CoUgny et de SeùUrTrMer-de' Courtes. — L'école de Coligny mérite des éloges particolicrs } dk eit trb-liicn tenue. L'instituteur , M. Jacquier, jouit au plus haut d^ de l'estime et de la bienf^iiiance des autorités locales.

Ardennes; arr. de Mézières , cant, de ^entv^z. — M . CoHott instituteur â Lcham , est un homme rare pour son fêle eK pour son ingénieuse activité. J'ai vu avec un vif intérêt l'orflre qui règne dans sop école y et les moyens qu'il emploie, soit pour économiser le temps, soit pour exciter Tcmulation paimi ses élèves. Aussi obtient-il les plus heureux résultats dans la plus faible conmiune du canton.

Ardennesi arr* de Sedan ^ cant, de Sedan (sud). •rr'Degi^W& ans 9 il y â une amélioration réelle dans toutes les éco)^ lawj ^p yoan tabl^u^ OCX état de choses résulte surtout du zèle écbi^dv Wtpntçs et de la coopération active des maires des communes* JteMltls'liU^ lier des écoles s'est asuîlioré ; partout ^ à une routine Sfen^ snocèdl une méthode plus rationnelle; partout les instituteurs mo&lientt^''' coup de zèle pour perfcclionner leur instruction ; ib osnniSCiKfSts s'occuper de l'enseignement religieux et moral ^ et à envisager leur |(t' fession sous un rapport moins matéricL

Cantal j arr. de Mauriac. — A quelques exoeplioqs prb» bi i0r tuteurs de l'arrondissement de Mauriac ont fait wurs études dsvhi c^éges : il y a donc, chez la plupart de ceux qui manoueitt d'une fa connaisénces acturllcs relatives à leur état , plutôt oubli qu'jgnonUVt*

KOTEB* S1$

Tous sont redevables à leurs premières e'tudes d'uBe iatdligeQee plus développée , et d'unefgrande aptitude h se réfonner et à se perfiecUoiiiiçir

dans les matières et les méthodes dû reuseignement. Ce qui me sepidiilerait donc le plus prompt et le plus puissant mobile d'une fiffiimie flâlérale , ce serait rétablissement , dans cbàque chef-lieu d.e canton | d^Hfie e'cole dont le chef et la méthode puissçnt être propos^ comme modIMes.

Corrèze; art. de Bmês. --^ L'instituteotf Menie (Maniac), MMto a présenté un ^fiint de cinq a)is et demi qui- Ut eâilMttaMelj t]^ cinq mois de classe ; ce succès est dû à Tonplol initie taéÛmàè hfjjê' nieuse dont il e^ l'int^teuré /

Eure ; 4irr. d^Étfreux. — Sur eayirai çfnt c^piMe iMÎIttt^ que possède f arro n dis s em e nt , txti$ ouipiàtre «Ij^vui ^ émfpmKf^^ prochables ^ tous les autres sont des honniies P^<^N9| h^fmîiifff fOf^ à la vertu ou par tenipérament ou. par demàr. Jfai h jM^rictiêltqaVacune classe de la société ne peult être nûy y JK^q» CP mCT<^ gy jWffl^^l^ avec celle-là^ aussi jouit-elle de la oon^dération pubuque* rJ|loiii r^i vu les instituteurs entourés d'égards , estimés o^mme des dUxj^t^ifluv^f respecta comme des gens dé bien.

Lot; arr. de Figeac, cant.de laCapeUe^Marwalet de Saint-' Céré. — Je ne terminerai pas mon inspection Mns faire une dernièfv observation : c'est que^ à UQ très-ntetit noQfdw^d'eisjeeptlonspr^yl^ i|»stituteurs se font remarquer par n ^^elé de le^ris mtetcTs , k douoàûr de leur caractère et la régularité de leur eoiaénitê; et qu'ils ont îtti*ié" riter les éloges de MM. les curés , aussi bien que de MM. les maires.

Haute-Loire ; arr. d'issengftàaà, cant. de Tence. — Je ne puis m'empêcher d'exprimer ici mon admiration pour l'instituteur Charrier; ce jeune homme a fondé, au village du Ghambon^ une école d'enseignement mutuel ; les obstacles de tous ks genres l'ont assiégé loiig46JÉps ; il â tout vaincu. Sans fortune , pauvre mèttie , îlaibiirM les attekyks crayons , les plumes; admêttam gratis ceasL qui ne poa^oieflft eH He Toiilaient pas payer. Il faut Voir ctmkméM ees petits pmans^ j|e i^e^toe la plus grossière , parlent français y calcuhnt^ rafe<>lmetItw^IeB^W cultes les plus ardues des participés. Cet (feiiimrteâ «si fblll^ ger de local ; le nouveau a besoin de réparation /et il n^ii pàsltfttè^w de le faire. ^ /

Maine-et-Loire s arr. et viUf d^ Angers. •*- M. fefKtiÈr» • . •.te

sèlc qu'il montre à propager l^iofltraction dans la classe iûdigéfttéi

recevant chez lui' tous les .enfants inifdbeifi^çux Ae soD. ||iidurliei' tt|m d'école , est un titre que ie %ài T4oir eh ee &ii.

Pas-de-Calais; arr. de SaM-fëtj'ciM,d*H0^1^ ,

Tcs , le jeune instituteur a la p^mn^^ )f^SùA$'^ â'^lil^JlMfifiii'

a 6 NOTES.

jour par des clicmins cl des temps affreux , pour aller prendre des leçons de M. le cure' de Bcrguencuse. |

Ce n'est pas la capacité qui manque aux instituteurs de ce canton , c'est une bonne méthode d'enseignement, que je mo suis efforcd de leur £iire connaître. ■

Basses-Pyrénées; arr. de Bayonne , cant. de La Bastide-Clai' rence. — Isturits. L'instituteur Dai'han a en outre une conduite édifiante; consacrant la matinée à l'instruction des jeunes filles , et l'aprèsmidi à ceUe des garçons.

Basses-Pyrénées ; arr, de Pau , canU de Garlin. — Garlin, par une exception particulière , possède une ecole^modcle parfaitemoiit tenue , dont le directeur , M. Junqua , s'est fait un nom dans le pays par son zcle pour la propagation de l'instruction clc'mentaire et par lesL'yics utiles qu il a publies, et continue à justifier les encouragements qa'il a reçus des autorités locales et de l'autorité supérieure. Son Mcnrieïïr général de lecture et son Agenda sont devenus en quelque sorte classiques dans le canton , et ont contribué à déraciner , au moins en parde , les traditions delà routine. Son école, pour laquelle la villeayoté 5,000 fr. , a déjà fait du bien, et commence à devenir le rendos-vous des instituteurs des environs, qui viennent y tenir des confiireDces, et s'y former^ sous un maître exercé , à la pratique des bonnes méùïoàcs. Ce canton compte encore quelques instituteurs assez disdngaés , sortis de l'écolc-modèlc ou de l'école normale , et pratiquant les procédés de l'enseignement ou de la méthode simultanée.

Bouches- dU'Bhône ; arr. d'AiXj cant, de Martigues y d^IstreSy do Berri et de Lamhesc. — Effets de la loi sur les instituteurs. U plupart se sont réveillés de leur apathie , au bruit de la concurrence ; ils ont dierché à sortir des vieilles ornières de la routine et se sont informés des méthodes nouvelles et des livres élémentaires ^ presque tous ont voulu adopter la méthode simultanée , dont ils ne connaiiseDt malheureusement que le nom.

Haute-Marne; arr, de ChaumonU — Plusieurs instituteuri lélés et intelligents , m'ont paru vouloir étendre leurs connaissances ^ et même en acquérir de nouvelles; mais ils manquent pour cela de bons livres et de moyens pour se les procurer. Si l'on parvient à établir dans k canton un lieu de réunion pour les maîtres, et qu'on y forme une petite bibliothèque , je ne doute pas que les instituteurs^ profitant de lenr mntuellc expérience et des ouvrages qui se trouveront à leur dispoôtioBf ne perfectionnent leur méthode d'enseignement , ne rivalisent de A» et n'arrivent à des résultats plus satisfaisants.

SOS

Jrdennes; arn de Mézières» -— Ce qui manque aux înstltuteH» de l'arrondissement de Mezières j c'est Finstruction à quelques-uns , et à la plupart les bons proce'dës. C'est un mal auquel on peut témêàlxt par les conférences , et il ne s'en tient aucune dans l'àrFondissement. C'est là que l'on peut ^ par des leçons spéciales, former les instituteurs qui enseignent encore par routine et sans principes , leur apprendre les meilleurs procédés et leur faire sentir les avantages dç chaque métliode. Mais ces conférences , pour ctre utiles , doivent être dirigées par un homme habile y qui, par ses connaissances et son zèle, inspire de la confiance aux instituteurs et réponde du succès de ces réunions , car il faut que ces conférences ne tendent qu'à l'instruction , et qu'on .en bannisse la vanité, la jalousie et l'amour de la discussion ^ ce à quoi les instituteurs ne sont déjà que trop enclms.

* Côte-d'or; arr. et cant. de Beâune. :— Les conférences ne me pa-* raissent pas avoir une grande utilité ; je sais par ma propre expârience^ que dans ces sortes de réunions,'quatre ou cinq instituteurs seulement se mêlent des discussions , tandis que les autres; restez^j obstinément

silencieux. jflk

Creuze; arr. d'Auhusson et de EŒO'ganeuf» — • Dans mes deicc rapports y je ne dis rien des conférences proposées par M. le lfinistre|

eurs

que

réforme Icuis mœurs à cet ^ard , les conduiraient à des dépenses de table considérabUs , peut-être à des orgies ^ à des rixes, à tout cet que

l'on peut imaginer de plus fâcheux.

Brame; arr. de MontéUmart^ ctaU. de MarMine:^-^Le^ùh stituteurs du canton de Marsanne se réunissent en conféreoee Ums ki mois y avec ceux du canton de Montéiimart; il paraît que souvent k conférence se réduit à un déjeuner. ^^

Puy-de-Dôme ; arr, et cant. de Riom, — Des tréunions d'instîtiiteurs ont lieu depuis peu de temps , et une &is tous les mois à fSxaa, Quelques maîtres des différents cantons et commîmes de rarnmdîssement s'y rendent d'une distance assez éloignée. Sans doute que ces coBfcrcnces ne peuvent qti'étre fort utiles si elles sont bien érigées}" itaâis c'est précisément pour arriver à ce- but d^iràblc y qu'il me païaîtràk nécessaire de laisser à Fautorité universitaire le sQÎn de dës^nelr bstieiÇi où se tiendraient ces réunions, kjB Jours , heures ,.etc. , leto^.'Il fimdrait surtout que le président fut indiqué^ et qu'U fûtexd(Hsit<Pjn;i| qu^ tion d'instruction primaire dans ces màtiimGtiyiïiifVL^^^^^ et d'uniformité , ces réunions ne produiraient que de fôcheux r^dùlfUt

Haut&Saône; arr. de Gray ^ cant. de Gy. — Les confêreiMxs des instituteurs du canton , pouvant peut-être donner lieu à des repas, l'inspecteur a conseille' à ces mcssicui's de fiier , par un dernier article

imun, et de consacrer irrévocaespccc de plats j afin de donna*

Saône^i'Loire ; arr. de Louhans , cant. de Montpont. — Les instituteurs du canton de Montpont se réunissent en confcrences 4Loil-> bans. Ces confcrences , si elles sont bien dirigées , peuvent produire vsx grand bien , en rcpandant de plus en plus les connaissances primaires et ks bonnes métliodcs. Mais, comme toutes les choses utiles, elles d^énè' Feraient en abus, si elles se détournaient du but primitif. Par cxei^, il pourrait arriver que i esprit de discussion entraînât les institnteiirs dans des questions qui ne sont pas de leur domaine. Aussi , plusicun personnes éclairées ont e'mis devant moi le vœu que y dans les csnlërences , les instituteurs ne fussent pas abandonnes à eux-mêmes , mais qu'ils fussent réunis sous la suiTeiîlance, d'une personne influente qui s^t les ramener au but de leur réunion , s'ils s'en écartaient Quand les comités supérieurs seront formés ^ un membre de ces comités ^Hyoïrait être chargé de présider à ces conférences et d'en régler les procès^Yerbaux : de cette manière , on serait sûr que tout se passerait dans l'ordre, et que les instituteurs des comkiunes rurales , en rentrant dans leur domicile, ne remporteraient ^e le fruit de bonnes leçons et de bons principes*

Juta; mr, de Samt-Claude, cant. de Moirans. — Les bMàtatewrs, trop vains d'an brevet qa'ils ont obtenu à la suite d^âiides md faites, et tout-à-fait superûcielles , passent des années presque cntibes, tua ouvrir un livre , sans écrire une ligne ; il n'est donc pas énwumt ^'ils deviemifflit, en peu de temps, ineapables d'eoseigner les Aom ks plus simples. Aujourd'hui , plus des trois quarts sont han d'étst 4e remplir convenablement leur état. Leur ignorance est telle q[aebc|niCOiy ne savaient pas ce que c'était qu'une addition , une multiplication.

Mewihe; arr. de LunéviUe, «^La conduite morale des ms^tuteurs est , en masse , di^ne d'éloges. Une remarque pénibk, c'est que , sous le rapport de leur msti-uction pei'sonnelle , ils sont tm d'une nëdigence extrême. Ils ne travaillent plus aucunement à leur insIniclioB des qu'une fois ils sont placés; en sorte que , tel qui était bon bus* qu'il obtint son brevet^ n'est plus qu'un ignorant lu bout je «a aip*

Mmarthe; mrr. de Nmney. — J'ai remarqué que des imôMti^ tirb-capaUes au moment des examens, étaient mainteiuail d'ut tir lilesse ^xvAme^ Cette remarque fait sentir la néocssilrf en coilfrenées*

Ptif-âe-DômÊfûrr. de Rùm. «-«- LcimaHres le trottTtttt «aaAftMilement en rapport aveo dM li<mi»i6É pr0Bq[iie bruts , et floiiMK ptr ê'abrutir eut-mémeff;

Ain s arr. de Bôurf,cant. ie CoUffiy et de Snikù-Trip^dé' Courtes. — Les contercttccâ ^i ont m nén S 8od^ ]^(iiM i^ AmA dé septembre 9 ont opërë utt grand bien poilr ceiiit <iui btttMtt stttvièû Il est à désirer qu'elles aient encore lieu les années suivantes.

j4in ; arr. de Bourg , canl. dé CoUgny et de Saint-Tniner-de^ Courtes. — On pourrait aussi trouver quelque avantage à réunir de temps en temps les institiiteiirs pour des eonfiéreBoeB qui Ktm&t iiàfgità par les plus haUies d'entre eux ^ et deat im leur damaiwhnqf eeiyttii

Oise; arr. de Be&uimis. ^ ^ ^né^l\ tm réM^^^^i'flKk différence , soit dans les termes , ftbit datis Penscignemdit ieâ ëtioScit IJBrigées par les instituteurs âui sont membres àà'oaûXéréoiSéa '^ Tsm^ ciation des institutcuf's de Bcaiiyais.

Jube;Me de Àt^'d^. -*«« lies è»)es An B^^ t^

florissant , surtout depuis qdieift OMiseà ttnaksll^a NMInIU) i|i Uffàget de la ville PaBoeàtieo qci Alall yolée dii^ «ttéepolbrlai IfM* tenir. . - -

Cher; arr. de Souf^^ êmf. de Botffim* ^^ bi 4eic#|p. tè» «reres a été maintenue » «mr f 8M^ à k «^onM 4'iipe feif^ Mis» i# lutte ne peut manquer de se renouveler pour 1 8^(5. On ii*"infpif ipigi de particulier contre les frères de Bourges ^ c'est l'iiisiiliit méflle Mi^eii

attaque. '

Carrixê; arr. de Smn, cê9$. de B*}hm*'ri*^4eiok4mtÀmi^ doctrine cbrétieniie est IrMâett teftue. Ti^iAeSim, iji mm^mim'-^ la classe ou se réunisseat les ^^opMWanti «t l^Woiy Wy M|iNreuse. Cent soixa&te'-^uinie imibols efitittKk^^s^Ê^ ^Mla ji#i 4|»i est con^aoee à «ette ehfst ; et , Umi ^luf 11^^ «tr un certain mnbi* diA| iMl| M^fiic^ temps que dure la dasee, 110119 n*m-immjtmmà(K^ Iwtnent peut avoir de pmm ifmfiimmi^^m^ ffitim.l^ii^^ itnn. Soixante-dix ou tant mmUHfffiim^m^ hre suffisant pour cbaque mxMt fi, |MK|i|M|k 4'l<8bil |o i »y Wy d'ekges à la conduite et au me de&inptinieufi, .

Notd^arr. de Cambrai, cant, €le Cambrai (i ^.<»^ïàéak des frères de la doctrine chrétienne y h. Cambrai j est une des mdlkttNi que Ton puisse trouver. ^

Hérault; orr. de Bézîers , eani. de Pézenas. -^ On OdirdtM, ce me semble, de respecter, plus qu'il ne convient, les statuts de IteMgrc'gation des frères; outre que ces statuts peuvent ne plus êUt Cftnttport avec les mœurs de Tepoque, les frères sont bien aaterbéi àteu des pensionnats , et on ne voit pas trop comment on senôt ca^Uéâ recevoir d'une main quand on reçoit de F autre.

Maine-et-Loire; arr. d* Angers, — Les frères , «^MtfnthMKi n'ont aucune opposition contre le régime universitaire, en taC qne leurs constitutions particulières le leur permettent; eare^eMfWeu la loi suprême. C'est peut-être par suite de cet attacIieiBnC qiflk Ott refusé les livres envoyés par l'Université , et qu'ils se sont ofartâili jusqu'à ce jour à ne pas faire connattreàrAcadànieleurs no mh w u tttMBtations par lettres d'obédience, d'où il résulte une imjioflnbîlilrfiniléritUe de connaître le personnel de ces établissements.

Jura;arr, de Lons-le-SauImeTy cant. d* Orgelet. «- LelMMde Marie, qui dirigent actuellement l'école d'Orgelet, sont loin Afob k>

connaissances nécessaires pour I^enscigncment primaire sapérierir.

Mayenne; arr. de Chdteau-Gonthier. —Les frères âettéBéf fiers de la protection du pasteur, n'appréhendent, nulle parti KkUilr sèment d'un instituteur même très-capable et de bonne conanitty ÇiinQ^ vrait le traitement de la commune. L'influence dédaréè et iBOèle Ai curé aurait bientôt fait perdre à celui-ci la confiance des pareûCl. LtU qui lui confie une paitie de la surveillance des écoles primifael* O^ considérée, par le clergé, comme n'ayant aucun but politique. Il tfpère en laire un moyen d'augmenter son influence dans ki cofr munes , et ne s'oppose point à son exécution.

Loire; arr. de Saint-Étienne , cant* de Saint^Chimomin ■ ■ liWc

NOTES. 5â1

zèle , leurs efforts, et surtout l'oubli dans lequel ils ont ete' jusqu'à ce jour.

Aveyron;arr, du Fillefranche , cant. d'Asprières. — Les frères des écoles ehrëtiennes , ces instituteurs modestes ^ dont on ne connaît pas les noms ^ que l'on connaît à peine de vue j font beaucoup de bien dans le pays. L'état de leur enseignement m'a paru meilleur que dans . les autres écoles. Le frère Antbyme , directeur^ est un bonmie de tête et de mérite^ j'ai cru me trouver dans une famÛle^ tant les enfants sont traités avec bonté.

CôteS'dU'Nord; arr. de Dinan, — Partout les écoles des frères ont obtenu une incontestable supériorité, et sont devenues promptement florissantes. Toutes se recommandent à la confiance publique par la bonne tenue, par la régularité des exercices, par la propreté des cahiers desélèves^ il faut ajouter : et par l'autorité que donne aux maîtres une vie régulière et pure , un zèle que soutiennent constamment les motifs les plus élevés , et aussi une position en quelque sorte indépendante à l'égard du public.

Haute-Garonne^ arr, de Fillefranche , cant, de ReveL — Sur sept écoles , il n'y en a qu'une qui soit florissante : c'est celle que dirigent , au chef-lieu, les frères delà doctrine chrétienne. Cette école , comme presque toutes celles du même genre , est remarquable par l'ordi'c et Tensemble qui président aux divers exercices. L'enseignement y est assez élevé ; il comprend , outre les notions ordinaires y la grammaire française , les éléments de la géométrie pratique et le dessin linéaire.

Loire ^ arr. et cant, de Saint-Etienne, — Les frères de la doctrine chrétienne , établis depuis long -temps dans le chef-lieu , y ont une prépondérance et des succès marqués. Leur personnel est bien composé , et sans cesse instruit et tenu en haleine par un chef extrêmement habile et zélé , le frère Dugave. 4i|

Moselle; ville de Metz. — Les services que rendent partout les écoles des frères sont incontestables ; mais elles conseiTent encore quelques pratiques qui pourraient être modifiées : de demi-heure en demiheure on interrompt la classe pour faire une prière. J'ai vu aussi les enfants se succéder, par groupes de trois ou quatre à un prie-dieu isolé^ où ils passaient six ou huit minutes à dire, à voix basse, un rosaire. La messe tous les jours, et une prière à l'entrée et à la sortie ne suffiraient-elles pas? — Quant à l'enseignement, celui des frères a dû se ressentir de l'impulsion donnée depuis trois ans : les livres publiés par la congrégation me semblent meilleurs, excepté les alphabets; mais les matières de l'enseignement sont encore les mêmes , à Metz , du moins , où je ne vois ni dessin linéaire , ni géographie ) la calligraphie est la partie la mieux soignée ; enfin , les écoles sont sensiblement moins en progrès que celles de Sedan , CharleviUe et surtout de Réthd , que j'ai visitées cette année.

Nordiorr* de Cambrai, catU, de Cambrmi (oncÊi)» '^Vénàt

des frèi-cs de la doctrine chrétienne y à Cambrai j est une des meOlewi que l'on puisse trouvei*. ,

HérauH; atr. de Béziers , eant. de Pézenas» -^ On WàtikM, ce me semble, de respecter, plus qu'il ne conyicnt, les statuts de IttiÉfr* grcgation des frères^ outre que ces statuts pcavenC ne plus èutt linpport avec les mœurs de Tcpoquc^ les frères sont bien aateriséi ktmt des pensionnats , et on ne voit pas trop conunent on senôt tmf^làik recevoir d'une main quand on reçoit de l'autre.

Maine-et-Loire; arr. d*j4n^rs, — Les frères , M n'ont aucune opposition contre le régime universitaire , en tflC fié leurs constitutions particulières le leur permettent; ertr e^eit pw em la loi suprême. C'est peut-être par suite de cet attacheBHiir qiAb CBt refusé les livres envoyés par l'Université , et qu'ils Se sont ofaâiiél jusqu'à ce jour à ne pas faire connattreàrAcadânieleiirs nombminivitations par lettres d'obédience, d'où il résulte une iatjfomSKÊti UIBÊ^ rffUe de connaître le personnel de ces âablissements*

Jura;arr, de Lons-le-Saulniery cant. d*Orgelât. «— LelMvfllde Marie, qui dirigent actuellement l'école d'Orgelet, sont lofnArfOBrks

connaissances nécessaires pour I^enseignement primaire snpériettr»

Mayenne; arr. de Château-Gonthier. — Les frères ^AdDé, fiers de la protection du pasteur, n'appréhendent^ nulle paity féuUissement d'un instituteur même très-capable et de bonne concnbe, qcd recevrait le traitement de la commune. L'influence déclarée et setitte dn curé aurait bientôt fait perdre à celui-ci la confiance des' pareno. t«aIoi qui lui confie une paitie de la surveillance des écoles primairei* Ot considérée, par le clergé, comme n'ayant aucun bat politiqiie. JD espère en laire un moyen d'augmenter son influence dxmt les tiOiA' munes, et ne s'oppose pointa son exécution.

Loire; arr, de Saint-Étienne , canU de Saint-ChamomÙ ■ ■ VMff

^uc Jiva UUUUUMUC9 uv viAiic; wu»«viv ««»««««% vuiavtciucut ui^

S moyens d'instr action prîoMirej Êiit prêtre, il y a iineying«ées ^ il tourna toutes ses vues ver» oe. SesoÎQ de Ifi société , et^

Ghampagnot, né dans ks hautes collines^ ^ sein du Forez, aratt remarqué que les communes de cette cnotrée âaient entièrement dépourvues de taîne d'années

pendant qu'il s'établissait des couvents de sœurs , pour la plupart fort ignorantes , qui enseignaient les deux sexes , il formait , de sa fortune et de ses soins, des instituteurs pour les garçons; son école normale prenait de l'accroissement et inspirait de la confiance ; il donna un costume à ses élèyes-maîtres; et il vint avec eux bâtir une maison dans la commune de Saint-Martin-en-Goailleux, où il s^oeeupe k fermer de nouveaux sujets; où, pendant quinze jours de vacances, il réunit tous lés instituteurs, les forme, par un cours normal , à des améliorations successives. L'inspecteur les a vus deux fois dans ces exercices; il a la leurs statuts , il n'y a trouvé rien que de très-louable. Dans sa tournée , il a examiné avec un soin spécial tes écoles qu'ils dirigent dans l'arrondissement, au nombre de six; il v a vu partout un ordre aussi parÊtit que dans les écoles cbrétiennes , de très-bonnes méthodes , et un enseignement qui , à Bourg-Argentid , sera bientôt du premier degré ^ et nulle part il ne l'a vu au*deffîOus du troisième, «r-* Cet institut a un avantage particulier « c'est qu'il consent à n'envoyer que deux frères à la fois, et û se contente, pour chacun d'eux, de 400 francs, dont encore ime partie, ou même la totalité peut se composer de la rétribution men* suelle ; il permet à un frère de se détacher de son compagnon pour aller faire la classe dans une commune ou hameau roism. De sorte qu'il est très-peu onéreux pour les conmiunes, et que l'habit religieux qu'il porte lui acquiert tout d'abord la confiance des curés ^ et par ceux-ci celle des familles.

U y a plus , ces frères ne rejettent ni l'enseignement motnel , ni lesi cultes différents du leur^ ni la charte, ni les lois; ils ne s'occupent que de Dieu et de l'instriiction et de l'^hcation populaire.

Haute-Loire^ arr, de Le Puy^ cant. de Pradelles,''^Les frères du Sacré-Cœur ont été institués dans ce département par un missionnaire nomme Coindre, il y a environ dix ou douze ans; ils reçoivent uo traitement fixe de la conunune . auquel ils joignent la rétribudon laeaT sucllc de leurs élèves. Leurs principales maisons de noviciat sont à Yalsi près Le Puy, où il y a unemaisoi^ dç jésuites, à Monistarl-l'Ëvêque et à Lyon. Ils sont peu instruits.

Charente f an. d^Angouléme, cwU^ deJ^ouUlac. ^^Si canton , l'éducation des hommes est n^gée , e^le^es fflies

davantage. En comparant le canton d'Hiersac avec celui de RûmQM, la dififî^rence est grande. J'ai essaye de combattre y au sein des oonids municipaux y ce préjuge trop enracine dans les campagnes , qœ Vor struction est inntue aux femmes.

Charente; arr. de Cognac ^ cant. de Cognac* '^^GéùétùamX^ les filles n'apprennent ni à lire ni à écrire.

Charente-lnférieure ; arr* de Rochefort , cant* de Tomu^'Ouh rente et de Rochefort. — Éducation des fUles. L'ëducaâon des fiOes est presque complètement négligée dans les communes nuraks de ^a^ rondissement de Rochefort. D n'y en a pas une seule dans ki Croîs eutons de Surgcrcs , d'Aigrefeuille ^ de Charente qui soit pomme d'oie institutrice spéciale.

La commune de Fouras est la seule de l'arrondissement où fai tnofé deux institutrices^ ce qui s'exnlique par la condition particalitiede cette localité : Fouras est un village situé sur le bord de k nur; il eit peuplé de pécheurs dont la plupart ont navigué; ils attachent pliis d'importance à l'instruction; leurs femmes font un coauneroe depoiS' sons qui exige la tenue des livres de comptes; elles dénrcnt que lenis filles apprennent à lire^ à écrire et à dompter; elles ifont pss besoin de les utiliser de bonne heure comme dans les campagnes.

Loire-Inférieure; arr. d^Ancenis. — - Un antre moyen , k phs puissant y de répandre l'instruction parmi le peuple, serait d'enconrujer provisoirement , jusqu'à ce que la législation ait tait une loi ïïgéàm y les établissements d'écoles de filles. U serait à désirer qu'il y en eàt une dans chaque commune. La mcre qui aura reçu de l'instnction flBvciTa sa fille à l'école; chargée exclusivement du soin de son édncadoB jusqu'à l'âge de six à sept ans/ elle lui inspirera de bonne heure k goût de l'étude^ elle lui enseignera , même par motif de débasement pour elle et d'application pour l'enfant , les premiers étëments de b lecture.

Vienne; arr. de MontmorîUon. — Dans plusieurs co m munes j'ai trouvé établies des sœurs de la Puge y modestes religieuses , dévooées à soulager les souffrances humaines y et qui enseignent gntnîlenieQt ks enfants.

^ Haute^Loire; arr. de Le Puy. — Enfin, lorsque le bieniaj^ l'instruction primaire sera généralement répandu , on ne verrapui» dans nos églises de campagne, les fcnuncs seules avoir un Uvre à laBiùi et les hommes un simpk diapelet.

Haute-Loire y arr, de Le Puy et d" Issengeaux , cant. deSalnt- JuHen-le-Chapteuil. — Aussi voit-on dans les églises un livre entre les mains des filles , et un chapelet pendu au poignet des garçons.

Basses-Pyrénées $ arr. de Pau, cant. de Clarac. — Les communes y situées dans une plaine fertile , sur deux lignes parallèles , le plus grand nombre , le long de la grande route , se touchent et présentent une population agglomérée. Presque toutes sont riches ou aisées et possèdent une maison commune et une école particulière de filles.

Cantal; arr. de Saint- Flour. — Dans presque tous les yiOages, de pieuses filles , fort ignorantes , la plupart sans brevet, sans autorisation , réunissent dans leurs pitoyables écoles , les enfants des deux sexes.

BÊkie-Mame ; arr. de Chaumont y eanU de F'igncry. -— J'ai trouvé dans ce canton un plus granc^nonibre d'écoles de filles que dans celui de Suzennecoart. Partout les desservants cherchent à propager ces écoles , auxquelles ils donnent la direction qu'ils jugent à propos; et quand une commune refuse de salarier les sœtirs qm les dirigent , les desservants eux-mêmes en font les frais. Jusque-là c'est bien, car je pense que l'éducation des filles ne doit pas être la même que celle des enfants de l'autre sexe } mais , malheureusement , ces écoles de fiUes sont y pour la plupart, confiées à des mains peu propres à bien instruire les enfants qui les fréquentent , et , d'après le nqnport des autoriti^ locales , l'instruction primaire y est en général mme , et offrant peu de succès. Ces sœurs appartiennent on à la congri^ation de Portienx dans les Vosges , ou à cale de la Providence à» Langres.

Fosses ; arr. de Mirecourt, — • Ensuite les écoles de filles, partout où les deux sexes sont séparés , offrent ce qu'il y a de mieux institua en fait d'instruction. Dans ces écoles» tenues, presque toutes , par ^ soeurs de la Providence , œs jeunes enfsmts , jusqu'à l'^e de 96f/i àn& environ, sont exercées presque exclusivement sur la lecture ;iiMÎ$^ passé cet âge et surtout en été , on les exerce pendant la {dus gnuidè. partie du jour à faire de la dentelle , genre d'industrie dominant dans 1 arrondissement de Mirecourt. L'instruction , pendant cette saison , n'est pas poussée avec vigueur. L'hiver , c'est l'opposé ) les exercices de la dentelle languissent , et les études se fortifient.

St6 NOTES.

ilaut'Rhin; arr. de Calmar y cant. de RibeauviUé* — Les hommes de tous les cultes et de toutes les opinions , s*accordeiit pragae unanimement à faire Tcloge des sœurs. Celles qui dirigent des éDoks, dans le Haut-Rhin , appartiennent aux instituts de Nancy , de Pordoix et de Ribcauyillé. Les sœurs de Nancy ont la supdritfritë pour fflBieignemeot du français; mais , k considérer l'ensemble dei éhàes , liOMgrëgatioD de Rihcaufilld mc'rite la prdférenoe.

Cantal; arr, de Murât , cant. de Murât et d^AUanehe. — Jndcpendamment des instituteurs . il y a ^ dans chacune jdes cottWiH^ ci-^cssus , une ou plusieurs institutrices . consacrées k k rel^pu VKis le nom de sœurs , qui tiennent des dcoles de fiUos | 6t a d m et t ait géBOCtlement les garçons de Page de cinq à dix ans.

Les autres communes n'ont que de pareilles institutrices ^ qui reçoivent indistinctement les garçons et les nlles.

Cantal; arr, de Saint-Mour; cant* de Chaudôi'Àigues et de Pierrefort. —-Indépendamment des instituteurs, il y a, dant JM idixsept communes ci-dessus , des institutrices qui tiennent des &Bin de filles et admettent les garçons de l'âge de cinq à dix ans.

Les autres communes n'ont que des institutrices qui reçoirent indistinctement des garçons et des filles.

Cantal; arr, de Saint-Flour, cant. de MassiaCj dcSamt-Flour^ (nord-sud), et de Ruines, — - Indépendamment des instîtutenxs, H y a, dans les onze communes ci-dessus , des institutrices consacrées a U leligion sous le nom de sœurs y qui tiennent des écoles d« filles, et s^siettcnt les garçons de l'âge de cinq à dix ans.

Les autres communes n'ont que de semblables institutrice fvi nftÀvent indistinctement les garçons et les filles de l'âge de cinq à qniniwaBS.

Haute-Loire ; arr. d^Issengeaux y cant, de Monistrêt^ ^oas les villages ont leur béate; les ennemis de l'émancip|ition inteOecCnellc, les prêtres y y exercent une bien funeste influence ; renseignânBil } est dans un c'tat déplorable.

Haute-Loire ; arr. et cant. de Brioude. ^- Dans les oonmMi qui n'ont pas d'instituteur , et c'est le plus grand nombrt, il m a me, deux, jusqu'à trois ou quatre sœurs, selon le nembre ds 'villages it leur population.

Haute-Loire; arr. et cant. de LePuy. — Presque J^artout, fri trouvé l'enseignement populaire confié à une fille dévole qcte , danstvsque village^ on nomme la béate , et qui donne de si déteMidcspÂie^

de la seule cbosc qu'elle enseigne , la lecture , que les leçons pour les jeunes gens qui viennent ensuite à la ville , sont un empêchement plutôt qu'un secours pour apprendi^e à bien lire.

£d quelques autres lieux , j'ai trouvé , au lieu de la béate , un vi^llard honnête et patient ^ il est vrai ^ et même zélé autant qu'on peut l'être à cet âge , mais toujours plus ou moins ignorant. De plus , quand j'ai yu plus clairement, à coté ae l'état de» choses, la réunion des causes auxquelles il est dû , j'ai senti se joindre au d^oàt que m'inspirât le présent , une so^l de découragement pour l'avenir.

HauU-LfHT^i arr. de L0 Puy. '^ L'état de ripstruction primaire des garçons est vraiment dé{4orabIe dans les huit cantons de Solignae, Pradelles , Le Monastrer, Gaïres , Saugues , Loudes , Allègre et Saint- Paullien , tandis que celui de riotimction des filles est florissant. Au contraire , dans chaque petite ville ou village , un peu considérable , 0n tr<»uyede« C9uyeius oe sççurs de Saiot-Jaieph ^ qm doim^t Vifistraction aux fiUes r f t digaji chaque pctil yillsqge w haiaeaii «p ffn grand , on trouve dfi îfistituinces mvfmyk& béat$4 qu roubk^qmss ^ sont de pieuses et assez ignorantes filles , qui apprennent à fiiire la dentelle y à lire et quelquefois à écrira aux jeunes personnes du sexe, et presque toujoui-s le catéchisme et la prière aux enfants des deux sexes , moyennant une très-petite rétribution mensuelle. Ces béates fabriquent de la dentelle y riyent d^ p<ra , se ooûtent rien , donmot slux en&nts des deux sexes les premières notions de leur religion ; ^eela suffit aiuc ecclésiastiques et par conséquent aux pnrqits » q^ sont , aous ee rapport , entièrement sous kur di^^eadanee.

Zpzère; (or. de Marvejols, — Il e$t certaiQ que I^ instîjtuiriim rendent de grands $qiâces au d^ortement de U LpzènB| loais leç bqones institutrices sont en bien pçtit npmilH'e.

Manche;arr,étAvrancheSy cant, de Pontorson, de Saint' James et de Ducey, — La principal» cause de l'absence d'instituteurs , est partout la préférence généralement accordée , je dirais presque due y d'après l'opinion générale , à des institutrices qui , dans presque toutes les cetnmunes , font l'ébole aux anilBls dto deu sexes* €» înailltttrices doivent en jsartif eeC asoendant 4 ce que , toutes, efies ent été iotmê^

Iiour cette fin diMM une eMledfëc^iionii^lMidjée pour cet ol^ date a ville d'Avrani^ depuis loagttes «inées. Leiir iustmellon ^ mst me*ralité et leur piété , Jxmes à leurs sucob et aux services ^^^hs rendent aux malades, ëemUeM ose f afunitie ^ leur coneâie panent bienveillance et protection.

QueTim ajoute à cela çpie <es «giiMtVtriûes^ fêlées a» c&Sm dans l'ordre religieux aufud «ili» ftpfpaftwnjoplp m>f^ dej^ina^t coûtent peu aux communes.

5î28 ' NOTES.

Ardennes ; arr. de RétheL — Beaucoup d'cfcoles sont trop petitci et on ne peut y séparer suffisamment les deux sexes. Celle de Patbei n'a que douze piccLs carres ; dans ce local , se trouvent réunis , an fart de l'hiver 9 quatre-vingts c'icves. Dans beaucoup d'autres comimMs, l'e'cole est mal e'dairee , humide , mal propre. Il serait nécessaire dfappeler sur cet objet l'attention des comit(^ ; mais le j^and obstade à toute amélioration est toujours le défaut de ressource^

Bas-Rhin; arr. de Schélestadt. — Prince de grandes filkf panni

les garçons y au préjudice de l'école des filles.

Ardennes; arr, deMézièreSj cant. d'Omont.* — Une aulnprticularité de la commune de Paix , c'est qu'il y a deux ëoolfll, d fiK celle des filles est tenue par un homme ( Fqx. 988).

Cher; arr. de Sancerre. — - M'étant transporté chez Finstittilearde €••••*, j'ai trouve deux jeunes filles de seize à dix-«qpC ans , KVtt un jeune homme du même âge ^ seules y enfermées dans une dMmlxey et l'instituteur absent ; ce dernier était à servir la messe.

Eure-et-Loir; arr. de Chartres, cant. de Vannes. — La dasw

de R S F. . . est si étroitç , que les enÊints sont cnlaMBi

les uns sur les autres j et que les petites filles sont obligées de monter sur les tables pour aller à leurs places. J'ai déjà fait observer à nasdtuteur et à l'adjoint de la commune que les premières lois delà déccnoe ne peuvent £tre respectées dans une telle classe; mais je n'oae wgtn que mes paroles aient produit l'effet nécessaire.

Hautes-Alpes; arr. de Briancon , cant. tFArgeniUna^'^fif^ que la réunion des deux sexes dans les écoles n'ait pas jumAiÎ A" traîné d'inconvénients, tant, parce que langueur du dimat rcndk Ml^ loppement tardif, que parce que les filles (qui composent à pen |iii k quart des élèves ) , ne vont guère à l'école que jusqu'à lenr pMÎh'

assignées

munes pourraient se pourvoir d'institutrices.

Hautes- Alpes ; arr. de Briancon , cant. de la Grave* -r- Oa fft

nous avons dit des concours , et de la séparation des s^aoes , pou It i^ ton de l'Argcntière , est applicable à celui-ci.

Orne ; an. d'Argentan , cant. de Gacé. — Il a été fait des observations , sur la rcunion des deiis seses , h plusieurs institufcurs cl maires; ils ont riipondu que cet usage existait depuis Ion r- temps , et que jamais on ne s'clait aperçu d'aucun incoDTe'nient relatif à cette rfanion ; que, (■énéraletnent, on préferait conQcr ses filles à un institnteur qu'à des institutrices qui , pour l'ordinaire , selon eux , ont toujours des connaissances inférieures à celles des instituleurs.

Ome;arr. deMortagne, cant. de Longny. — Dans ce canton , comme dans rarrondissement de Mortagne , en gcne'ral , les enfants des deux sexes sont re'unis dans les e'coles , aux lUËmes heures , et sans séparation bien distincte. Plusieurs des instituteurs sont célibataires. Cet Aat de choses paraîtrait ^ au premier aspect , devoir ftrc sujet à des mconvénicnts graves. C^nd^t MM. les cures , qui ont été consultés à cet égard , n'en ont signalé nulle part. Tant il y a encore de simplicité de muurs diins ce pays !

Vendée i arr. de Bourbon.- Fendée. — Il faut remarquer de plus qu'à la campagne , les enfants des deux sexes vivent habituellement ensemble dans les champs , vont ensemble à l'école , en reviennent ensemble , lors même qu'il y a des écoles sépare'es pour les deux sexes, et que ce n'est pas dans ks écoles , sous les yeux du maître , qu'il y a quelque chose h craindre.

Somme ; air. d'Âbbevilïe , cant. de No'uvion. — II serait important de séparer, au moins par une cloison ou bnluslrc , les enfants des deux sexes , car, dans plusieurs écoles, des filles de quinze et si'iicans se trouvent mêlées à dcsgarçons du mËmc âge.

Maine-et-Loire; tar. deSaumur. — Trcs-iicu d'écoles, communes aux deux sexes, permettent la séparation distincte des garçons d'avec les fiUes.

Moselle ;arr. de Metz, cant. de Figjf. — On ne peut, qu'avec de grandes précautions , chercher à obtenir des écoles de filles séparées de celles des garçons. Il est des localités où le grand nombre des enfants exige cette divisiou j mais alors les filles y perdent ordinairement, étant confiées à des femmes , ei presque partout à des sœurs qui , à la science " de la religion près, ne leur apprennent pas grand' chose j tandis que, re'nnies aux garçons , elles reçoivent le même enseignement. Mais si surtout cette division a lieu dans des communes où il y a peu d'enfants , <t qui ont peu de moyens , la place de l'instituteur devenant minime pour la émoluments , ne pourra iice recherchée par des sujets mar-

qaants , et ainsi telle commune d'une popuktiQn assez coDsktànUe a'aura qu'un instituteur d'une maigre capaatc'.

Auhef arr* de NogerU-sur-Seme. -— M. ••••••• On bi'« ^J^^

fin des clioses plus graves y c'est que Tinstituteiir N. • • •, ^ biint faire sa cbambre et son lit par ses plus grandes éoolitns, «nk Acr* ché à abuser de leur innocence.

Ciiû-dlOrf an. dû Beaune , cant. d* AmarAê^Dmé^ «^ !«■<• lâoge des sexes dans la même salle d'école , est un snKV» iaoBiiféDEÀ On m'a eité un institutcuf qui a abuse d'une jeune mie db doaH«i;I| iyaille ofiensëe voulait d'abord un édat, mais die « jiig< fmàm de laisser l'affiûre 9 et a donn^ la jeune personne en mariage à jatMàn^ lorsqu'elle a 4^à nubile. Cet instituteur n'exerce plut dq^fag •■i<

Gironde ;arr. de BazaSy cant. d^Auros. >^ B» • •• B ys^Attsli eonunune une institutrioef cependant^ maigre oetto iûaMlMae|le

Jeune N ,k peine Âgé de dix-neuf ans , repott Hmm ildoihdBi

fiUcs dont quelques-unes ont atteint leur treizième el

Aisne; arr, de Laon, cant, de Marie* — Le^matàid d« dasMs de la plupart des communes est nul. J'ai recommandé paitoat que Finstitntcur s^y procurât des modèles , un tjd)leau noir , eCç«| cfc* £w mctbode d enseignement est également très-£ûble ; ils la BOôintf IsBUrftanêe , mais , à l'exception de ceux que j'ai déji dtéi , cVitJapiéApAe individuelle et pas autre cbose. Les livres sont paiement fort nures dans beaucoup d écoles.

Ardennes; arr, de VouzierSy cant, de Chôme, — Dansée ciB-

ton , comme dans les autres cantons de l'arrondisseoient , le ^/A^i^

multané est suivi pour f enseignement de b lecture ^ et le ttAttA^i-

duel pour l*énseigncment du calcul. < . ' ^

Auhe; arr. de Bar-sur' Aube y cant, de FandemireffL^ ÇeA

toujours la vieille routine individuelle qui est en T%iMfr) otè'yîk de

simultané que le nom, 'puisque les livres ne sont pa3 idd|briiliek

Audef arr. de Ifarbonne^ çant, de Vurhan* -- VHÊàlf^SBatA individuel est le plus généralement suivi dans oeçaDMiCcilICMpV^ ment «imult^n^D^y e$t presque point connu.

Aûde^ mT% de Navéomne, cant, de LéMipum. ^^mU'^ âfM simulaen d'cnseîgafcment mutuel chez M. Jalabeit , A EédgMI. W» les âulres ^eolee suivent imparfaitement rense%BCMar«ip4lMtf Mf^ i^Amm l'cMigecBieiit individuel. .;....; ^ :■ ..:.

Aude; arr. de Norhonne , cant, de Sigean* — i D n'y a qnhin simulacre d'enseignement mutuel à Sigean, chez M. F* •• •• Totitei les autres ëcoles suivent , à entendre les instituteurs , Tenseignemeiit simultané; mais la plupart des instituteurs ne connaissent cet enseigne* ment que de nom , et ne suivent que l'enseignement individuel*

Bouches-de-Bhône ; arr* ê^ Arles ^ cant. d'Orgon et Eygtttètes. -^ L'enseignement individuel est à peu près le seul en usage dans ces écoles ; les maîtres^ quoi qu'ils en disent , ne connaissent pas la méthode de l'enseignement simultané : point d'écoles mutudla dans oes deox cantons. De là ce [terme moyen de six années ^ que les parents ^ esMntiellement agriculteurs^ regardent avec efiroi^ aussi^ ib n'envoient pas leurs enfants au?: écoles. C est k peine j$i quelques-'Unç font ce sacrifice, fendant les mois d'hiver.

Charente; arr. d'Ansouîême y cant. de Saint-'Amand-demBoi3t9i — La méthode individuelle a été, jusqu'à prése9t| la séide suivie dans les communes rurales. Si dans quelques-unes on m'a aOQWé le méthode simultanée y ce n'est que cette année qu'elle a été jnise C30i usage f et pv essai : elle n'est pas encore bien comprise.

Eure; arr. d'Évreux, cant. de Preteuil^ ^^ ï^ instituliiM» , étrangers pour la plupart à la connaissance des m^hodes per^ectioniiêeSy suivent un enseignement vicieux qu'ils appellent simultané^ mais qui, ^ réalité, est individuel pour tout^ ks braiiches dVMes » e^DOeptiJ pour la lecture. Encore n'y a-t-il de simultanéité pour celte derni^e partie que lorsque les élèves lisent déjà couramment.

Eure ; arr. de Lou\^iers, cant* de GaiUon. — Les éedies, où l'on

paraît suivre un prétendu mode simultané , offrent , dans ce canton , 4Çomme dans les autres de cet arrondijisement, un mélange hizanre d'enseignement simultané et individuel.

Eure-et-Loir; arr. de Nogent^e-'Rcîrou ^ cawL de la Lcwpe.**^ La méthode simultanée est presque la seule en usage ; mais les nombreuses divisions que j'ai trouvées dans les écoles me paraissent la rapprocher trop de la méthode individuelle. D'ailleurs, dès que les élèves sont en état de lire dans l'écriture de main^ ils ont tous des manuscrits difFérents, ee qui force les maîtres de les exereer les nm apuèi les autres et de rentrer ainsi dans la méthode individuelle. D'un autre cdié , œs manuferils mal choisis ( c'est presque toujours le contrat de mariage de feur père on frand-pcre ) ne peuvent rien leur apprendre j tandis qu'avee Pavantagc de l'uniformité, ils trouveraient, dans les nMinusorits pnbliëi pat JI. Hachette , des notions utiles et amusantes.

Indre-et-Loire. — Les instituteurs n!ont, en génésal , qu'un degré d'instruction insuffisant^ mais, avant tont, ib manquent oompièleraeitt de méthode ; plusieurs d'entre eux ignorent màne la Taieur de ise aot ; et tantôt ils répondent qu'ils enseignent par la vfhéthùâ»iniêttemtuéB$f foulant dire individuelle, tantôt que €$kX purtaimifsèlfr^ fmh^, ecmtÎDuent-ils^tb/oitC UreUs enfants dim& ta SiUe. ■ -

532 NOTts.

Si vous avez des Ijancs garnis d'une image imparCaite de tâ^pbcs^ vous faites de renseignement mutuel , c'est-à-<lire que lesennots se promènent dans la classe , en faisant le plus de bruit qu'ils peuvot avec leun sabots. Si vous avez 5 ou 6 enfants , qui ont le même livre, et qui suivent ensemble pour la lecture, tout le reste da i'ëoeky âtJ sans livres, vous faites alors de l'enseignement sùnuUané.

Loir-et-Cher; arr. de Blois , canU de Blois et de BraekKx,^' Quoique tous les instituteurs , en gênerai , m'aient déclaré qrïs employaient la méthode simultanée , j'ai acquis la certitude que li {Inpot d'entre eux ignorent ce qu'est cette mëtbode^ et que FeiueigaenieBt individuel est , en réalité , celui qu'ils mettent en pratique.

Marne; arr, d!Épemay. —.La méthode est partout indiv^^hulle, bien que souvent les instituteurs prétendent enseigner > smudtinânent.

Meuse: arr. de Commercy. — Généralement le inode d'enietgncment est décoré du titre de simultané , quoique ce ne soit à pn jsh que l'enseignement individuel. Car, comment concilier la prilif|iie de ce mode avec le peu d'uniformité des livres admis dan^ lesëeolei.

Moselle; arr, de Metz, cant. de Vigy> — Quant à la mâhode âmultanée , elle est donnée partout comme celle que l'on proA»e; mab , dans la plus grande partie des écoles , elle ne fût que prÉer aon nom au misârable enseignement individuel qui y est ensoigDé. Gda tient : 1® à ce que la vraie méthode simultanée est ignorée par. les maîtres; S® à ce qu'ils n'ont pas le signal qui est la condition smeqitdiion& cette méthode; 3^ à l'insuffisance et au manque d^nnimrmitB des livres.

Pas-de-Calais ; arr, de Montreuily cant, de McnireuiL — Hon seulement la méthode simultanée est mal comprise , mais encoce un trop grand nombre d'instituteurs la connaissent a peine de nom.

jévejrron;arr. deMUlaUj cant. de Nant. •— Danseeeutto»!» maîtres d'école ont une idée de l'enseignement simultané; Iran âèves font des progrès beaucoup plus rapides que partout ailkon. Qa'il serait à souhaiter que l'autorité universitaire leur traçât la nardie qu'ils doir vent suivre, et mit à cet effet , entre leurs mains , un livvt qtii renfermât une méthode simple, claire et surtout applicable dans nos villagei!

Moselle; arr* de Sarreguemines, — Beaucoup finsântwt ignorent encore ou ne savent appliquer les bonnes ttljé|]lodflidfellleigB^ ment, et suivent toujours les vieilles routines.Ils devraient avoircntrebi mains un ouvrage fait pour eux, et dont l'acquisition leur fftt bapaeit, qui leur traçât exactement la marche à suivre daps la tenue d'oi^^ook. qui les guidât non seulement dans l'emploi des màhodfit^jMii ôno»

dans tous les exercices qu'elles exigent; enfin un bon ouvrage de pédagogie y comme on en trouve dans toutes les écoles d'Allemagne.

Sarthe s earr. de La Flèche, canU de Lude, -—J'ai remarqué qu'un grand nombre d'instituteurs, qui se servent de la méthode simultanée , la compi'ennent fort peu. Deux seulement la conduisent avec savoir et intelligence. Tous désirent l'apprendre et la connaître. H n'y aurait qu'à leur envoyer les instructions nécessaires pour cela y et leur zèle et leur intelligence les aui'aient bientôt mis à portée de s'en servir utilement.

Somme; arr. d'Abheville, cant* de Mqyenneifille. — L'enseignement simultané est généralement mal compris. Les instituteurs auraient besoin d'instructions détaillées à ce sujet.

Fendée; arr. de Bourbon-Fendée. — • Pour remédier à l'incapacité des maîtres y il ûiudraitleur adresser à tous, comme je l'ai déjà dit^ une instruction que ferait rédiger M^ le Ministre, et qui leur ferait connaître, d'une manière claire et précise, les meilleures méthodes pour chaque partie de l'enseignement élémentaire^ en leur indiquant les bons ouvrages à consulter pour de plus amples développements.

BoucheS'du-Bhône ; arr» d'Aix. — * Convaincu que le but de cette

Doubs ; arr, de Baum^, cant* de Baume, "^ Sept instituteurs de ce canton pratiquent encore l'enseignement individuel | j'espère que désormais on ne rencontrera {)lus ce mode , qui ne donne pas à espérer le moindre succès. Lorsque les conseils ne me paraissaient pas suffisants , je n'épargnais pas les menaces pour déterminer les maîtres à quitter leur routine. •

Aude ; arr. de Narbonne, cant. de Coursan,'^ L'enseignement mutuel n'est établi que de nom^ à G* • . • , chez M. L* • • • • , et à

G , chez MM. B. . • etB..-. Il n'y a ni cercle ni moniteur^;

ce n'est là que l'enseignement simultané imparfait , et presque partout renseignement individuel.

Calvados; arr. de BayeuXy eâ»t. de Bajreux, — - Il est £ic&eux que l'école d'enseignement mutuel, établie dans un local magnifique., pour lequel la ville de Bayeux n'a pas fait moins de 8,000 francs de dépenses^ n'occupe pas le premier rai^ parmi ces diverses écples. EUe est ouverte^ il est vrai ^ à pdn^ dqpuis une année ; mais dyie n'a jotet

334 NOTSi.

offert tous le& rdsultats que Ton était en droit d'attendre pour ee toofi. Danilen^émeintervallfii Técde dn frères a présenté des amdiontiMi sensibles.

Haute-Garonne^ arr. de Toulouse , cant. de TculoÊm (mi^Dil^ Quoicpic &rt é^is du mode mutuel, qu'il a employé un deipromi Toulouse, et qui a fait la réputation de son école, M. N.««. i|b|» dissimule pis la faiblesse des résultats qu'il en obtient» parce qii^À ahiMcoup de bon sens et de bonne foi* Lui ayant fait obserrer wîibM Ifls élèves étaient peu avancés pour la partie théorique et laisoBiéo 4l It grammaire et du calcul , il me dit , presque confidentiellemeal» ce ^gli n^avait encore osé dire à personne , qu'il soupçonnait qpe le mode pfttuel était impuissant pour cette partie de renseignement. Je'Fn nkh# à son aise en lui apprenant qu'un grand nombre de bons eqpfili ààai aujourd'hui de œt avis , tout en reconnaissant tout ce qu'il y a debeu et de bon dans cet ingénieux procédé^ d'après lequel un «kl mÀt peut suffire à quatre cents élèves, qui auraient besoin iPiffnâirek Bre, écrire et chifto.

Indre-et-'Loire.^^LsL constitution du système mutuel cet, si foie le dire , moins robuste que celle de tout autre enseiËnement. DusTcnseignement individuel ou simultané , le maître peut dire : Féoek, €eA moi; dans renseignement mutuel, le maître doit dire : l'écob» ffcrt moi et mon moniteur général , et chacun de mes wâm m mi t rmn - i$ dasses multipliés par le nombre de &cultà qui iVimagnim dais Frfeole* Qu'un de œs rouages vienne à manquer, unepailiB dbUmiduBB va mal. Même à Paris, où l'institutenr agit sur nue mMN «i eMiU* rable que le choix lui devient bien plus facile , les notonitenn deviesMSt souvent un grand embarras. Ou bien ils sont retenus à la maôoo pir quelque circonstance; vite, il faut créer un moniteur an^léMa tfjire : cestla doublure de l'autre; le banc ne sera pas si bien ciirigénAMird'hui. Ou bien les fiunilles se plaignent que leurs eqfints^ e mpl i jyA comme moniteurs , sont sacrifiés â l'instruction des âkkes màUk CM^ ces , et les retirent de bonne heure.

J^aute-Mame; arr. de Chaumont, cant* de Nomi. -^ Içi écoles d'enseignement mutuel que j'ai visitées , ne n^ndoit pu gâk^ ralement à l'attente des parents , parla faute des nuîtres.

Oisef arr. de Beauvais, cant. de Chaumont. --»ttciM(ii du3 le canton, deux écoles d'enseignement mutuel, qui sont teanei slné^gemment I que les communes se dégoûtent decemodedV

Seme-lnférmire; arr. de Dieppe, eant. <f£tt*-^黫 iMemMé^ le OQUeil municipal croyaient de bonne fi>i avoir uÉi cnieigMflieBt WÊt' tuel : c'était la condition qu'avait imposée le conseiL Le nuHie itafl^ disait»il« M à Paris pour se ime recevoir midlie deeet imifiîflnwKt Bref, le coBiité cantonnai ayait lui-inéme vu opécer le aitlyVytfeAlMt

retire^ persuada que la mcthode mutudk dtaît appliquée à. • , comsieeUe Test dans les écoles modelés de Paris, si non , aussi bien et sur une aussi grande échelle, au moins dans le même genre. En effet, je vis , dans la grande et belle salle consacrée à cette école , des bancs et des tables portant, sur la droite, des signaux et les nombres I à YIII. lefti alors le tour des tables, et je fos fort étonné de voir,daitt U huitième daa^^ la plus élevée de toutes^ dans le mode mutuel, des cabiers fftrtmd écrits , presque tons en gros. J'eïpriiiie mon étonnement qu'on eât placé dans la huitième classe dtt aères qui devraieiit être tout au plus dans la troisième : a Ab ! Monsieur, me dit l'instituteur, j'avoue que je ne « suis pas exactement la division de la société d'enseignement elémen- « taire; j'ai même cru de:iroir prescrire, pour l'écriture , une méthode H qui me pan^ produire les résultats les plus satis&isants. » Quoique je ne jugeasse pas les résultats aussi favorablement que l'instituteurjul'o même , je me contentai de lui répondre qu'il avait toujours tort, k mon sens, de détruire l'unité et l'ensemble de la méthode mutuelle^ que l'écriture avait été divisée, conmie la lecture, en plusieurs parties» et que les divers degrés de force devant se correspondre dans les deux lensei*gnements , la suppression de l'un devait faire tort à l'autre. Je dièiiiaii* dai alors à voir l'arithmétique : des cahiers me furent présentés , je sus que peu d'élèves savaient faire leurs chiffies , et que les plus avance ^ ceux de la yin"*' classe , faisaient à peine la soustraction. Nouvdles observations de ma part. Nouvel aveu du maître , qu'il avait cru de^ voir abandonner la marche des écoles mutuelles , pour appliquer une méthode à lui, dont il avait obtenu de bons résultats^ lies résultats étaient aussi sous mes yeux^ et n'étaient pas du tout propres à me convaincre de son impartialité sur ce point. Je demandai alors la grammaire et les tableaux publiés par la société. Il n'v eh avait pas , et le maître fut obligé de me dire que trois ou quatre élèves au plus l'appre*naient; enfin, il confessa qu'il avait beaucoup modifié la méthode mu-» tuelle , et qu'il n'en avait conservé que l'enseignement de la lecture. C'était là que je l'attendais « je ne voyais pas un seul des tableaux pi>bliés à diverses époques par la société , et u fut Gncove obligé de m^sv hiber un tableau de voix et d'articulations qu'il fsûsait apprendre à ses élèves; il avoua enfin que son école n'était mutuelle que parce que les enfants s'instruisaient les uns les autres ; c'est-à-^re qu'il se déchargeait tout bonnement sur eux de la peineque lui eût donnée l'instruction individuelle ou simultanée de la classe.

ArdenneÈ; tor. de Roeroy, tant, de Runugny. — ta pltlpart dès maires prétendent même que les ressources de leur commune ne permettent pas de procurer à l'école une piaadie noire.

8S6 !i0Tzs.

HoitUS'Alpts» — Les i

méthode d'cnsâgneaiait j ; lis j'ai

qa*ik ne saifOtt qv'nne en yCCqiKFi mdindaeL

Eniumatyiiu visite m'a fait : itir pi» nfcacM fw JHHÎi k

bienfait de rëfabli«inn«i de récolc i li 'iBhiiiIumT

Ardetmes; mrr. âe Méziières, emni. âe Ftixe* — fiBgédkal»!» instituteois sont cooore esdayes de la roatine, et ib Be nfMps tirer de la méthode simultanée, tout l'a' tntage dont dfe est wamfSki aussi remar^e-t-on que ces éoo nqucnt de la jtaaA^wmt doat

un maître intelligent se sert arec tant de sncois pour le -oU, poy l'épeilation , pour l'orthographe et pour tontes les farmidbJesdel'aBâgnement*

Oise ; arr. de Beauvais , cant. de FarmeHe. — > Uni k réponse que f ai faite à cette question : Quelle est la méthode d^eàsépement suivie dans f école ? on lira jpartont y simubanée «aCttiC fwpos»ble, c'est-à-dire y autant qu'un instituteur capable et nidiigcflf pnt suivre cette méthode ; car un grand nombre ne la oonMHMnt' qne de nom. Encore s'en est-il trouvé qui l'ignoraient abBolmneoti

Basses-Pyrénées; arr» d*Oloron, cani. d^AecotiS^ -^î^vét^oik simultanée , si on pouvait l'introduire , produirait en peu de tanps de grands avantages; mais avant de l'enseigner aux autres^ ks maîtres devraient l'étudier eux-mêmes .

Seine-et'Oise ; arr. de Pontoise , cant, de Goneste. «^ G. • • • . Cette école est bien faible. L'instituteur est d'une apaAie VFument désolante ; il tient à ses vieux errements , et la méthode ffim"^**^^ i fB lui a été reconmiandée j lui parait un monstre.

Ardennes'j arr. de Rocroy. — La méthode sidmkaéeciteàiéralemcnt suivie dans ces deux cantons \ mais elle n'est Uen cnlenaiie qne par un petit nombre d'instituteurs.

Charente-Inférieure) arr. et cant. de Saini^Jeanrd^Jngify*'^ Plusieurs maîti:es vous disent qu'ils suivent le mode simubavtf .: aailki cinq minutes à leur classe , et vous vous apercevez dà contniie; |kr sieurs même répètent le mot sans y attacher aucune idée fixe*

C6te-d"0r; arr. et cant. de ChdtiUonrsm^Seme. — A ^^BOf tion d'un très-petit nombre y les instituteurs ont ÛNU nm idée WAietk

fausse du mode de renseignement sùnultand , qu'ils dàjarent suivre et dont ils semblent ne connaître que le nom.

Doubs; arr. de Besançon. — Le plus grand nombre des instituteurs prétend enseigner d'après le mode simultané. Je me suis assuré cependant que beaucoup d'entre eux ne comprennent pas complètement le sens de ce met. Aussi trés-souTent leur enseignement n'est qu'individuel.

Manche ; arr. de Saint-Lô. — La méthode simultanée est généralement mal suivie. Cependant, on la pratiqiie assez bien dans quelques écoles , et cela a toujours lieu dans celles qui ont succédé aux ccoLes mutuelles.

Meurthe; arr. de Nancy , cant. de Pont-à-Mousson. — Dans plusieurs communes , les instituteurs et institutrices ont suivi sans liruit l'enseignement simultané , parce qu'ils n'ont pas saisi l'esprit de son inventeur. Presque tous ont négligé ou abandonne les bonnes mctbodcs de lecture pour revenir à I ancienne cpelktion, et n'ont point e^g^ de livres uniformes et en nombre suÛisant.

Sa6ne-et- Loire ; arr. de Châlons, cant. de Sennecey. — Le sieur Chiflot, de la Chapelle-Bragnj, est animé des meilleures dispositions, mais il a grand besoin de s'instruire. Il pensait jusqu'ici que la méthode simultanée consiste à faire lire simultanément tous les élèves. Qu'on se figure le bruit et la confusion dans une classe oii quarante à cinquante cnËinis pailent ou plutôt crient tous h la fois, et la simplicité d'un instiluteui' qui ne voyait aucun vice dans un tel procédé Je lecture !

Aube; arr. de Troyes , cant. je Pîn^ et de lasîgny. — De là ces mc'lltodcs mixtes , moitié indivianelles , moitié simultanées , qu'oa rencontre presque partout , qui mettent les mstiluteurs dans l'impossibibtc de turc marcher leiin classes , et détruisent dans leurs principes le peu de fruits que l'on pourrait en attendre.

Aude ; arr. de IVarbonne , cant. de Ginestan. — La méthode individuelle est en général suivie dans ce canton. La méthode simultanâe n'y est presque point pratiquée , et la méthode mutuelle y est iaconiine et y serait peut-être impraticable. '.

Aude ; arr. et cant. de Narboime. — La méthode simultanée est la plus généralement suivie, surtout à Karbonne , chez les frères, et la méthode mutuelle à l'école communiUe gratuite. Dans les communes rurales, c'est l'enseignement simuitané défiguré, ou pintôt renseignement individuel.

558 ïfOTis.

Charente-Inférieure ; arr. de Saintes. «— Qaant à là pt i MUM l faite par les instituteurs d'employer la méthode sitttultanée , ofi ne ddl

Î)as y attacher le moindre prix, car j'ai remarque, que, pour pn qi^oB e désirât , ib promettraient tout aussi £M;ileineQt d'ad^tev la ntfail mutuelle; rienneooûteàquinepeutvuneTeiitriaitMiir.

Corrèze; arr, d^Ussel, cant. de Bart et de JftfSpfe. «-*ttta( rëvidence des inconvénients sans nombre , inhérents au modie jMft gnement indiriduel , malgré les effmts constants ck rUBÎmenlif >|m Sure cesser ce mode funeste , la plus gronde partie àm fcmiluluhigt encore Tolontairement ou contre son gré sons le joug di Vwiuàim routine.

Côte-d^Or, arr. et eant. de Beaune. -^Ikm bMneMq^iebi calités , la méthode individuelle r^ne encore : attsd j «-^3 éH ai» Ctmts de quinze ans qui ne savent pal lire. Les Uvtee ne êHÊft pfliiii* formes ; chaque enfoiit apporte le sien. Les parente Mit ej^MMf si les instituteurs trop fadbles. La méthode individ«dl# est ÂnsipMMM au maillot. J'ai | vu une commune o& plusieios enfttiliiVuMtit croire les on dit , ne savaient pas signer leur nom au sortir de l'écdk.

Dordogne , arr. de Bergerac , cant. d'issigeac. — - La médiodi d'enseignement suivie dans ce canton comme dans tous les fantres cmtons de l'arrondissement de Bergerac, est presque pitttertk arfJuds individuelle , vieille routine qui détruit rémulatkm ptntt lÉf-eaftnai el rend les progrès impossibles } quelques ^les d'aprts le Wtait »i»l^*i<4 existent de loin en loin , comme preuve d'une tendane» tm le ndeoEi*

Basses-Pyrénées s arr. XOloron, cant. tAnaigr. — • LaméOiodi individuelle est presque partout mise en usage, et il serait biAffifficBé d'en employer d'autre; car, outre que les enmnts ne sont point ^oinni$ de livres uniformes et en nombre suffisant , ils ne se rendent jamais à l'école aux mêmes heures , et ils n'y passent souvent que qudqies minutcs. Cependant, quelques jeunes instituteurs, sortis de Técole de Pniy sont parvenus à vaincre ces difficuhés^ et les r^nkats eonaenefliftise faire sentir.

Bas-Rhin, arr. de Strasbourg. -^ Je ferai observer qa*i ttoellm et demie de Strasbourg , au milieu de l'Alsace , oft llnstradte pi* maire est généralement dans un état si florissant^ û ttÏM ûat fSdte école, l'école catholique de NoLQsheim , ^t rîQStîtUtMr fpit. encore usage de la méthode individuelle.

Loir-et-Cher, arr. de Blois.'-^ La lecture est partoiit q wi f ric ilH dividuellement , et par le mode d'cpellation alpkabéti^pe.

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