‹ Tableau de l'instruction primaire en France: d'après des documents authentiques, et notamment dChapitre 68 sur 70 · SO · texte numérisé non relu

SO

Basses- Alpes , arr. de Digne , cant. de Seyne* — • thSÊê^fi^

ment mutnel y est chose abominable, et la population n>en voudrait pas davantage dans des mains plus pures et plus habiles.

Cak^adosiàn. de Oœny caM. de Dmivres: — Les gens de la campagne 9 et même le penpl^ de9 villes » ont de grandes préventions contre renseign^nent mutuel | ils s'accerdent à dire que, quand ils paient «n maître d^ëcole, c'est pour qu'il fasse st besogne lui-même et non pas pour qu'il la iaase faire par ses élèves«

Moselle } art. de Metz y cant. de f^îgy. — Il existe très-peu d'é: coles d'enseignement mutuel dans les campagnes. Partout où il a pu être recommande d'en organiser , il a fallu céoer à cette raison : que les parents ne veulent pas , les uns , que leurs enfants soient instruits par d'autres en£mts^ tandis qu'ils paient le mutre pour cela; les autres, que leurs enfants soient employés à enseigner, quand on les envoie pour s instruire eux-mêmes. S'ils instruisent , ils sont assez savants; alors on les retirera , parce qu'on en a besoin à la maison y s'ils n*ont plus rien à gagner à l' école.

Cependant y dans quelques endroits y les locaux seront disposes pour cet enseignement. On fera face aux empêchements s'il s'en présente.

Oise; arr, de Senlis , cant, de — J'ai vu plusieurs

communes dans lesquelles les parents se refusent à la méthode mutuelle^ parce que, disent-ils, ils n'envoient pas leurs en&nts h l'école pour qu'ils soient instruits par d'autres enmnts, et que le maître ne doit pas se croire trop bon pour eux. Mais ici les habitants vont ^ns loin : ils veulent que le maître Ëisse travailler tous les âèves les uns apiis les autres , et en particuliei^ ■^■

Lotr-et-Cher ; arr» de Bloisy canU de Marchenoir. — « Les curés n'ont pas , en général, dans ces communes^ l'influence que letirs coufrères ont dans les autres cantons , et cela fort heureusement; car ils sont peu portés pour finstruction primaire y surtout si instituteur suit la méthode mutuelle ou simultanée.

Vienne ; arr. de MontmoriUon , canU de VUe-Jourdam-Lussac. — Dans les che&-lieux de canton , qui sont des villes , je ne saurais assurer qu'il n'y a pas d'intrigues dé la part du presbytère contre la méthode mutuelle ; on pourrait le croire en voyant le peu de succès jusqu'ici de nos établissements ; cependant , il est vrai de dire que rien de formel ne m'a été rapporté par les autorités que j'ai internées avec instance sur ce sujet délicat. La défiance paraissait Tenir des parents eC pinter sur le mode lui-même^ auquel en préfère TaBcieB , eônme plio sûr et plus connu*

340 I^OTEJ,

BoucheS'du'Rhône S arr. d* Arles ^ cant, de Château-RenâA

— L'ëcolc mutu^e d'Ë va bien ; elle pourrait aller mieux, n

Finstituteur voulait s'en donner la peine. Gctinstituteur, quinenuiiqiie pas de capacité , a introduit un usage que nous avons goûté : c'ert de faire exécuter les mouvements au chant des cantiques de l'élise. Dans ces pays , où l'enseignement mutuel est encore entoure de tant de préjugés y cette innovation peut contribuer à ramener les esprits de Ixancoup de personnes ^ et surtout des prêtres.

Voyez y au chapitre Clergé , des][écoles mutuelles enoounigées et dirigées par des ecclésiastiques*

Ardèche; art* de Prwas^ cant, de la Foute y de Saint-Piem' ville ^ d'Antraigues et d'Aubenas, <^ Les populations sont d igao' rantcs , et les préventions de l'esprit de parti contre reongnement matuel si fortes , que , dans beaucoup de localités, on s'âoigneavec/hi/ii^ des écoles où ce mode d'enseignement est suivi (l'ignorance et k fanatisme les appellent les écoles du diable)* Cette sigulièie dénoniiDi* tion est en vogue au chef-lieu même du département , où se tient Rbok normale qui doit former des instituteurs pour toute TArdèdie.

Vendée; arr. de Bourbon- Vendée» — Les préjiig<& sur 1 eD8cigB^ ment mutuel sont encore plus forts parmi les paysans qui regarte cA enseignement comme convenable seulement à des chiens^ pane fii'o f fait marcher les enfants au son d'un sifflet, et qui croient sufonl V^^ n'est propre qu'à les rendre turbulents{et indisciplinés.

Charente; arr, d*Angoulëme. •» La même diiScuIté existe povb méthode mutuelle. Il y a plus : c'est que les élèves les plus fijrts etb plus âgés, qui seraient les moniteurs^ quittent l'éoolc aux prastf beaux jours ^ comment alors continuel les eat^erdces pour ceoxJpi restent r t

Cliarente ; arr. de Conjolejis. — La im^thodc mutuelle est inapplicable àaxis les communes rurales. Lorsque l'instituteur aura forme , aT« beaucoup de peme , quelques moniteurs , les travaux des champs les lui cnlcTcront. Les entants, que ce besoin aura forcés d'interrompre la fréquentation de l'école, reviendiont moins avancés que les autres ; il n'j aura plus d'émulation pour eux ; ils seront décourage. La méthode simultanée me paraît infîiiimcnt prâerabic.

SiS.

Eure-et-Loir} arr, de Dreux, cant. ^Anet, — La teule méthode à suivre avec succès , dans les communes rurales d'une populalioa au-dessous de onze à douze cents âmes , est la mc'thode d'cnseiguemenl simultané; car la métliode d'enseignemeot mutuel, qui peut èli'e

Sréférablc à la première dans les villes , est tout-à-laîl impraticable ans les campagnes , par l'impassibilité où l'on est , et où l'on sera malheureusement encore long-temps , surtout l'e'té, d'avoir et de'conserver de bons moniteurs , l'àmc de cet enseignement.

Hautes-Alpes; arr. d'Embrun. — Nous avons recommandé aux maîtres de veiller à la propreté , partout trop négligée.

Calfadoi; arr. de Falaise. — Jusqu'ici, ou ne s'est point du tout attache à faire contracter de bonne heure aux enfants des habitudes de politesse et de propreté que nous trouvons si rares dans les campagnes; aussi , partout , ij^ se montrent d'une grossièreté et d'une saleté dégoûtante.

Douhs; arr, de Besançon. — Jusqu'à prc'scnt les instituteurs n'ont

Sas assez veillé à la propreté de la classe et à la tenue de leurs élèves : s doivent exiger d'eus , ce qui est au pouvoii' des plus pauvres , de contracter de bonne heure des habitudes de propreté qu'ils conserveront

Zol'et-Garonne ; arr, de Nérac , cant. de Damasan. — M. Hue , instituteur primaire à Puch , canton de Damazan , csjge que ses élèves lavent , tous les matins , avant d'entrer dans sa classe , leurs pieds, leurs jambes , leurs mains et leurs iras. Je fus agréablement surpris, en visitant son école , de voir un grand nombre d'enfants appartenant à la classe pauvre , aussi propres que ceux des plus riches habitinls de la c

Meurlhe ; arr. de Nant^, cant, de Pojit-à-Mousson, — Sons le rapport de l'ordre , de la discipline et du travail , plusieurs écoles ont été mal tenues. Peu de régularité dans Us leçons, point d'exactitude dajis ks devo^. La propre , si Décessaire i la saitfé , n'a pu été eu-

34S NOTjRS. ^

gcc; la politesse^ utile, mcme au village^ est presque entièMBiMmconnue.

Oise; arr. de Beauf^éUs^ cant. de Farmerie* — * En f^énénd^hi en&Dts sont malpropres y leurs mains et leurs visages sont tr軫ikk... U serait à ddsirer que les insdtuteura tinssent dafintage à k fropretë.

Doubs; arr. de Besançon , cani% d^Amancey. — U y a , à Vanlsous-^ainte-Annc, une espèce d'école mutuelle, c'est la seule du cantœ. L'instituteur comprend assez bien cette màhode» Mus , mmif fébole est commune aux deux sex«, die me parait d'uni diffi ri h qH*« «« i * aux petites filles.

Haute-Marne; arr. de Zangres , cajtt. d'Auberi^è. ''^^ ïk canton d'Auberiye compte trois écoles mutuelles^ deux: de Ces éBohsUti^ sent encore beaucoup à désirer. Vous remarquerez^ M. te wàgo^ qui toutes les trois sont communes aux deux sexes. G*est là , & mon aib | im grave inconvénient , au moins , avec l'habitude où FôH est tbns ttiia d'Auberivc et de Vitry, de placer pèle mêle les garçons etks fiUes, et de soumettre tout le monde aux évolutions d'usage. ^

N'cst-il pas contraire à la modestie , cette vertu qui doit aceotnEôgaer partout les personnes du sexe , d'assujettir les jeunes fiU^ià noeflym6> che toute cavalière ; et la décence ne s'oppose-t*eUe pas 4 ceqtCon lev laisse escalader les bancs comme les Jeunes garçons? An moins oosvient-il que les filles soient placées derrière les garçons. Elkiqiiitttraient leurs places en ordre y mais sans marquer le pas. CTcatainsii i pès près , que se passent les choses à Giey-Saint-Anjon.

Seine-Inférieure; arr. de Dieppe, cant. d^OffhamfîOâ»'^Vêr rcngeville. La loi , en tolérant la réunion des filles et des garçons dans un même local y a exigé , avec beaucoup de sagesse . que IjB mtt sexa fussent séparés y au moinâ par leurs places^ et, ^ui se ÙQt , jpnr m cloison. Cette séparation est incompatible avec le modeQ^taâiMineBt mutuel. Aussi ^ M. Boutard , qui reçoit des filles dans son iomf eltJ oblige de les ùirc monter sur un banc , comme moniteurs, de mfdit opérer dans leurs groupes respectif, de les faire ali«r «tfiK.avnsks garçons^ etc. y etc. Le curé se plaint avec rÀsott tië «téilKde choses que j'avais déjà signalé au maire y commt peu

516 Foj-. 312 y Charente et 317| £&iiV7ifti.

Ain; arr. de Belleyy cant. d'JnMHetac ti tê tiàffSmatm *^ Plusieurs habitants des communes rurdes tfont pas qîcoi!te#lMMt t0 venue y dans la distrftution de ieur joamée ; yettr %! ktfiaàiÊlm'êii

écoles. Lorsqu'ils y songent , ils font partir ub enfant avec l'ordre de dire sa leçon au plus vite et de revenir sur-le-champ , parce qu'ils ont besoin de lui. C'est perpétuer la méthode individuelle avec tous ses inconvénients.

Jubé; arr. de Troyês. — L'eosngnemmt mutuel est d'une difficile spplicatisD dans les campagnes , d abord h. cause de la rëpugoanve du cure , laquelle , quoique absurde , est un fiit ; ensuite parce que le* enfants venant tous de ^us ou humos loin , par de trè»4naurais chemins , arrivent à des heures différentes , une portie s'en retourne avant la fin de la classe, et cela désorganise les groupes.

J'ai entendu dine que l'école mutuelle établie à Auxon (canton d'Ervy), est tomie'e par cette cause.

Calvados; arr. de Pont-l'Évàqite , cant. de Pont-l'Evéque et de Blangy. — Un d« obstacles qui s'opposent le plus aux progrès des élèves , c'est le peu d'exactitude qu'ils mettent à fréquenter les écoles. C'est surtout dans les MminuBcs limitrophes de b mer , où le» parents, ïu leur peu de moyens , sont obligés de faire traTajHer de bonne heure leurs enfants , que ce grave inconvénient se fait sentir.

Cantal; arr. d'Jurillac. — Cependant ee n'est qu'en hiver que les pâtres et les laboureurs laissent à leurs enfants le loisir d'aller a l'école. Ils les envoient chercher l'instruction , comme des commissionnaires pressés , qiii doivent retourner à la maison pour soujier et pour Ee coucher. L'itÛer et le venir occupe péniblement une partie des courtes journées d'hiver ; encore faut-il que les plus jeunes reçoivent à l'église l'instruction qui doit les préparer à la première communion.

Charente; arr. d'Angouléme. — C'est cependant la seule {la méthode simultanée) , qui, à mon seiis, puisse el doive être employée dans les campagnes. Toutefois, ce n'est pas que les instituteurs ne rencontrent des obstacles . Dans presque toutes les communes , les élèves n'arlivent en classe qu'à des heures diScrcntes , selon le plus ou le moins de travail qu'ils ont à faire à la maison paternelle , et souvent pour ne rester que le temps néeessaii«pour faire leurs devoirs. Il est donc difficile au maître de réunir les élèves de même force. Dans quelques communes , les enfants ne vont a l'e'cole qu'une fois par jour.

Charente- Inférieure ; arr. de la Rochelle. — Plusieurs parents «igent que leurs enfants fassent leurs leçons i l'heure qu'il leur ^latt de les envoya: à l'ccole , et souvent celle courte leçon ne peut avoir lieu qu'une fois pi' jour. Il en résulte pour les maîtres l'obligation de se tcnii-en permanence dansieur classe et d'employerlamélhûoe individuelle, bien qu'ils aient reconnu les avantages de la me'thode simultanée.

Gironde; arr. de Blaye. — Les enfants sont employés dans leur plus tendie enfance , à la garde des bestiaux , et plus tard , dès que leurs forces peuvent le permettre , aux auti'cs travaux agricoles. Us sont donc envoyés à des heutes qui ne sont pas fixes , premier incgn-véfùcnt qui cuipcche l'instiluteur d'eiu^^uycr la Btélhoda simuluuicc.

^44- NOTJiS.

Ga^onde ; an. de Bordeaux^ cant. d'Audenae^ de la Teste etde Belin. — Presque partout Ton suit la méthode individuelle, soit parla routine des instituteurs , soit par la difBcultë d'obtenir des livres uniformes , soit par celle de réunir les enfants aux mêmes heures. La distance des habitations et les travaux auxquels ils sont employés les imt arriver et partir successivement. D'ailleurs, sur ce point, oopmie sur tout, les parents font la loi à l'instituteur, parce que , n'attachant pas iBie glande importince à l'instruction de leurs cnênts , ils se montrent toujours prêts à les retirer de l'école.

Gironde ; arr. de Bordeaux ^ cant. de Castelnau.^—Ms^i^ un mois ou deux , la quittent , puis y retournent. De là , le nomliBe des dcves y varie continuellement.

Hérault^ arr. de Saint-Pons, cant. d^01argues.''^TJnmDiiim' bred'enfaintS; pendant les travaux pressants, ne vont qp'à demi àlVoole, c'est-à-dire qu ils assistent à la classe du matin, et ne vont pas à ccUeda soir, ou t^ice versa. D'autres font un acte d'apparition àFëcole pour lireà la hâte une leçon, faire une page d'écriture, une opération d'ariumâiqoe, et s'en retournent aussitôt après; le tout, au dëtnment des pauvres instituteurs qui sont forces de se prêter à cemancgc,souspeine de peidre leurs élèves. Aussi suivent-ils presque tous, et malgré eux, la médiode individuelle, parce qu'ils ne peuvent classer leur élèves ^ attendu q[ae ceux-ci entrent et sortent individuellement de la classe à tontes les heures du jour.

Lot ; arr. et cant. de Figeac. — Le pays est exclusivement i^ cole. C'est être instruit que de savoir lire les vêpres et la messe» déSàSfrer un vieux manuscrit et faire une division. La méthode individneUe est ceUc qui est la plus généralement suivie. Ames observations, sur oe point si important , les instituteurs ont répondu qu'il leur était impossible d'employer la simultanée , attendu que les enfants , venant de bourgs et de villages plus ou moins éloignés, arrivent à des heons différentes.

Seine-et-Oise ; arr. d^ÉtampeSy cant. de Mérévitte. «— Deiirie un auUe vice, pendant l'hiver même, c'est-à-dire, dans k taap oà les écoles sont le plus peuplées; eUes comptent aujourdliu làtf d'élèves , demain un quart de moins , ou , ce qui ne contrifaoe pas peu à cette espèce de dégoût que l'on remarque dans nnstituteor^ lorsqu'il vous fait cette observation , en forme de plainte, ou, âis-k^les enfants arrivent de quait d'heure en quart d'heure , de sorte qaH n'est an complet qu'à l'heure où la classe finit.

isiSqiiMit;

NOTts. 545

qui IcTir sonl confies no font pas tous les progrfes qu'ils i^ourrâîent faire, et puis on ne les leur laisse pas assez long-temps.

Seine-et-Marne; arr. de Provins, cant. de FiUiers-Sainl- Georges , comm. de LaChalautTg'îa-Grande. — Le 15 de'cembre 1 831 , il a été' fait , par k commune , un acte selon les formes voulues , et approuviî par M. le sous-prefet, le 9 janvier 1 832. Cet acte porte que le sicur Piene-Louis Prieur, recevra annuel lemeut , comme instituteur de Chalautre-la- Grande , la somme de 350 francs. Cepeodant, le conseil munidpal a arrêté, le 15 août 1833, que le traitement de l'instituteur ne serait, k partir de 1834, que de 800 francs. L'inspecteur a dû rechercher les causes d'une réduction aujssi forte : il est resté une journée entière à Chalautre, a pris des informations, non seulement auprès des autorités mais encoi'e auprès des instituteurs des communes voisines. Cette espèce d'enquête a été entièrement à l'avantage de l'insdtuteur. La seule cause de cette réduction est la persévérance que M, P . . . a mise à enseigner selon la méthode simultanée.

Ardennes ; arr. de Fouziers , cani. du Chesne. — Je n'ai trouvé en usage, dans les écoles de ce canton ^ d'autres livres de rtJniveisité que ceus qui ont éld envoyés par l'Académie. Les parents ne peuvent se dcciilcr à acheter des livres uniformes; ib s'imaginent que tous les livres sont bons , et ils se plaignent du maître lorsque, conformément au mode simultané , il ÙM reprendre un élève par un de ses condis-

ciric.

Ardennes; arr. de Vouzters. — Il y a des pères de famillo qui trouvent mauvais que leurs enfants soient repris pai' leurs condfcciples à la leçon de lecture ou de calcul ^ ils s'imaginent que le maître se repose sur ses élèves pour (aire sa leçon , et tpie c'est par négligence qu'il emploie ce moyen. Dans quelques écoles , les enfants ont été retires par leurs parents, paicc que le maître a voulu persister dans l'emploi du mode simultané.

Aisne; arr. de Laon, canl.

gnenicnt simultané , c'est le nom se réduit à l'enseignement tndivid certaines localités , rend d'ailleur n'ayant point de livres !x elles, lef se serve des livres i is i

AisTte ,- ofT. de Iii , i daps les livres

3i6 NOT£S.

méthode individuelle , ])icn que Tinstituteur déclare suivre Vamifà' ment simultané'.

Ardennes. — Je n'ai trouvé qu'entre les mains d'une* lèves dans tout le canton , le nouvel alphabet de lUniycKBitër il est nécessaire que tous les élèves dune même daflM aient knàw livre ^ les maîtres n'ont pu^ dans la plupart des écoles, ioMxt€AmKm ceux qui leur avaient été envoyés par l'Académie ^ p«rceqa'ib|L'<iRfdl pa$ trouvé de pai*eils chez les lilnraiiesi ou parce que ks parevls hVmI ps voulu ou n'ont pas pu en acheter.

Aubt; art. de Troyes, — Le refus des parents d'adbcter hP iiViti nécessaires est préjudiciable , en ce que , dans beaucoo]^ d'éeokl^ Aisdgnement reste en partie individuel , ùute de livres anifimifli.

^ Aude s firr. de JVarbonne, cant. de Durbétn^ *— L'«BlÉM|MM|t

simultané ne peut pas être mis en usage, £ittte de livres nl^fmmm0e$. nombre sufiSsant } les parents des élèves se refusent d'en Ivif pMfû-

sition.

Aveyron , arr. et cant, de Millau. ^-^ Chaque éliive qaioonmaioe à lire , apporte à son maître le livre qu'il a pu se procurer ; ds là, nécessairement, l'enseignement individuel, qui fait pmlre tant de temps et au maître et à l'élève.

Câte-d'Or; arr. et canU de ChâtïUonrsur-Seme. ^^ Aiàd iftdb part des livres uniformes , nulle part on ne voit les en&ntsdiviséi ^ classes ou par sections; ils apportent indistinctement à Péonbies finv ^'il platt à leurs parents de leur donner. I

Gard s arr. de Figan. — - Les écoles existent d^à en grand ioalie dans ces cantons; mais l'état de l'enseignement y est encore eénécphpent bien pe]j satis&isant. La méthode individuelle si dé&YOFable aux nacrés des élèves est encore en usage dans la plupart de ces ëoolçs. Ilssieurs causes s'opposent encore à l'introduction de h m^hodf pfaï^lisiiff- D'abord , tous les instituteurs ne comprennent pas ht noavdk mflJWRP i ou du moins ne sont pas assez convaincus des avantages qu'elle wj/gt^i en outre, les parents des élèves se refiisent souvent à aclifl^b An^ désignés par les maîtres , et se contentent de leur donner le ^WMrfente qu'ils trouvent sous la main ; de là^ le défaut de l'uniformité qii ae'fcrmet plus d'autre enseignement que l'enseignement indiyidud*

Gironde ; arr. et çant. dç Lesparre. — On se sert prmm pvHP^'' la méthode individuelle^ et il serait bien difficile d*en adojptiBf M0PM» vft 1^ peu d'uniformité d^ns les livres. Cbaque père donns i jàpâ"*^ livre dont il est pourvu lia-iaênie» et rien ne pounrait ja d^ç^dff itÉ la dépense d*un pQuvtel pj^vrajge,

Isère s arr. et cant. de Samt-M4ireeUm.'^Tmï&BB»lMtAiéÊè Tenseigneniient dans cette jQosunune tient princîpakniqu k VinfiHIff^ jcs fageatt pour rinstruçtiont C'est au fqm qu%|:fàrwM4l!SMNlliF^

leurs enfaots des livres uniformes , ce qui met les maîtres dam l'impof> sibilîtc d'établir l'enseignement simultané.

Marne; arr. d^Epemay , cant. de Sézaime. — Dans les communes du dernier ordre , comme le sont presque tontes les communes rurales , il est très-rare que les livres de lecture principalement soient uniformes ; les parents , pour s'e'pai^er une le'cëre dépense , donnent à leurs enfants un livre tel quel , qu'ils trouvent dans leur maison , et qui est quelquefois immoral ou irréligieux.

IVord; arr. de Falcnciennes , cant. de Bouchaia. ^ W t^y ^ qu'un petit nontlire d'elcves qui aient des livres uniformes , et le plus souvent les indigenisn'cn ont pas du tout. Pai visité l'e'cole des pauvres à Bouchain, et J'ai remarqué que le livre du maître servait Ji plus de vingt enËuiIs, et que ceux-ci n'avaient, pour écrire, que trois mauvaises ardoises. A Marquette , l'instituteur Tison m'a montre des lanibeaux de listes électorales qu'il conservait soigneusement, me disant qu'il n'avait pas d'autres cahiers d'écriture à procurer aux indigents.

Saute-Soéne , arr. de Lure, cant. de Champagney et de Me- Usey. — Le déiaut de livits classiques uniformes cl convtoabies empêche les instituteurs de Lire usage de la uctliodc simiiltaocc et bs réduit à crapUjjcr la melLodc individuelle, à laquelle tiennent beaucoup les ignorants habitants de la campagne.

VoiMe , OIT, de Tonnerre. — ...... Le second obstacle , c'est la

ditllcultc d'obtenir des parents des livres uni£)rraBs; pour la vaincre , je ne vois point de moyen plus efficace que de comprendre dans le mo bilicr d'école , une bibliotbèque d'école dont la commune ferait les frai» et qui s'entretiendrait et se reparerait par les élèves à l'aide d'une modique rétribution imposée à tout élève non gratuit.

Auhei arr, dé Bar-sur-Aahe, cant. de Fandeuvres. — Dans beaufiaup de localitcs , les enfants ne peuvent obteoii' de Iciu-s parents les livres désignés par le comilc. Il y a donc une imuteose perte de temps pouc les élèves , une immense fatigue jxiur le maître , et des résultats fort peu satisfaisants. Les petits enfants, particulièrement, passent chaque jour six heures à l'école, ayant dans les mains un livre dont ils ne fiint aucun usage; après les leçons du malin et du soir, comprenant dix minutes au plus , ces cofaais ne font plus autre chose que d'être asds sur le banc oii ils bâillent , s'ennuycnt et troublent l'ordre.

jéube i arr, de Troyes , cant. de Piney et de Lufigny De

cette pauvreté naît un aub'e contre-tcm^, c'est La dif&cuité qu'éprouvent les instituteurs â faire prcndic aux élèves des livres uaifurmes; la ^f art des paronls se refusent à ce» «ortcs de dépenses.

Âude;arr. de Ufarbonnes cant. de Si§etin. — Ah reste, dsos

WOTES.

bien des communes j les parents se refusent , faute de moyens , à acheta les livres désignes par l'instituteur.

Eure ; arr. d'Andelys. — Et , d'ailleurs , les enfants des pamms , fussent ils tous reçus dans les écoles, qui leur fournira les Ufniylé papier^ et enfin y tous les objets nécessaires a leur instruction?

Marnes orr* de Kheims , canU de ChdtiUon, — ••••••• ^^^'gj^

h tous CCS obstacles , ennemis de toute perfection et de tout proeiis , Pîbsouciance blâmable des parents pour 1 instruction de leurs cnniitS|Ieor inconcevable avarice à leur fournir les livres nécessaires tt uniftnMSy et leur négligence impardonnable à payer à l'instituteur , la nodîqie r^ tribution de 75 centimes , ou 60 centimes^ ou 40 centimes par mois.

Aube s car. de Troyes , canU dfErvjr^ d'Aix^eii'Oihe, sac et de BouUljr. — Presque partout, les parents seprCmil ment à acheter les livres nécessaires.

Les livres de lecture ne sont nullement variés : partout ce sntt dei Fie de Jésus-Christ y Pensées Chrétiennes, Trésor dévêt, Émmgk, Catéchisme , Ancien et Nouveau-Testament j JSistoirefSamie*

ronne;arr. iei$e7t5.— Souvent , lesparents refiucntd'adietierks livres que leur demande l'instituteur. Il vaut mieux , diaoïtilsy que leurs enùnts apprennent à lire les psaumes, afin de pouvoir être cnCÔls de chœur : puis , ajoutent-ils , quand ils n'iront plus à Féook , que krons-nous aune grammaire ou d'une géographie^ c'est de Faiipot perdu

Ardennes ; arr. de Fouziers. — S'il y a des livres unifimMi dav les diverses classes de chaque école , ce sont des livres tr a na M i de jkn en fils; aussi, n'ai-je trouvé , entre les mains des âèves, dtattes livres de l'Université , que ceux qui ont été envovés par rAcMUne. Les parents qui sont à leur aise ne veulent pas en acheter depmfliponr lenrs enfants. -

Bouches-du-Bhône s arr. d^Aix. — Ici , se présente une fflfieollé presque insurmontable, et qu'on ne saurai: trop dgnakry cTctt k manque de livres uniformes. Dans les villages „ les enftnis ^ portatt à Técole le livre traditionnel , dans lequel son père ou ses frères ont aflfiii à lire; et l'instituteur se trouve forcé de suivre la d^orabk ■wisih de l'enseignement individuel. Cet inconvénient n'existerait pas, ai, W fois pour toutes, le conseil royal adoptait une méthode oompUle d'ctseignement simultané ^ dans laqudle on fixerait lea oovrages poar chaque diyision.

Doubs; arf. de Besançon. — On éprouve presque partout une grande résistance de la part des parents pour l'acliat des livres qu'on leur demande. Leurs pères ont lu dans tels livres , ils n'en ont pas besoin d'autres, et ils a en veulent point de nouveaux pour leurs enfants.

Hauie-Loire ; arr. et cant. d'Issengeaax. — Les parents donnent à leurs enfants de vieux livres qui, sans être mauvais, ne laissent dans leur esprit aucune trace de morale , sauvent même on en voit qui sont écrits en vieille orthographe. Chaque écolier, d'ailleurs, en apporte un diffe'rent. Voilà ce qui conserve les vieilles routines, la méthode individuelle , et présente une barrière aux progrès.

Loir-et-Cher; arr. de Vendâme. — Rarement les livres sont uniformes ; beaucoup de parents foumitsent ceux qu'ils possèdent ; ce sont d'anciennes éditions qui ne sont plus en rapport avec Us nonvdlés , souvent aussi ce sont des livres peu convenables à l'ige des enfants.

Loir-et-Cher; arr.de Vendôme. — •LtPsaatier, U Vie de Jésus, U Doctrine chrétienne, la Civilité et les contrats sont génâralement les livres mis entre les mains des eniants. Ces ouvrages ne paraissent pas, aux yeux des instituteurs instruits, pouvoir servir beaucoup au dfv^ppement de l'intelligence des enfants.

Manche; arr. de Saint-Lâ.-^ Aptes l'abécédaire, on fait iire les enfants clans deux petits abrégés de psautier, connus sous les noms de Petites et Grandes Matines. Ces livres doivent être supprimes , puisqu'on les lait lire ensuite dans le psautier lui-même.

Les enfants passent encore beaucoup de temps à apprendre a lire dans la Cmlité gotlûque et dans les vieux contrais. La civilité devrait être supprimée et les vieux manuscrits remplaces ^v des manuscrits nouveaux.

Haute- Marne ; arr, de Chanmont. — Dans presque toutes les écoles on suit l'enscif^emcnt simultané , mais cet enseignement n'est souvent qu'individuel , faute de livres uniformes ; les parenis se refusent souvent à procurer à leurs en&nts les livres exiges par l'instituteur, ou leur en donnent d'une autre esptce. J'ai vu un élève qui lisait dans un volume dépareillé de l'histoire ecclésiastique dcFleury, et uq autre dans la Fie des Saints , dont l'orthographe était celle du XYII" siècle.

Somme; arr. d'Abieville , cant. d'yfult. — Dans la plupart des communes , les instituteurs sont à la merci des habitants qui leur refusent du pain ou de l'argent, sous les prétextes les plus ridicules comme les nlus injustes, par exemple, lorsque les instituteurs refusent de làirc lire des enfants dans de vieux livres qui ont servi à leui's aïeux , livres que n'ont pas leuM voisins de classe, et qui ohb'gent, par conséquent, le maître de suivre l'enseignement individuel.

5S0 IfOTES.

BiLSseS'Mpôi s arr. de Digne. «—La mâhode simiiltaii^ m pot Être introduite que par des distributions gratuites de livres âànotaircs. L*apalliie on rcntitemcnt des parents est inyinciUe. Le malheureux institateor est obligé d'adopter le litre cpie lui prâente Tendant.

Ardma^S} arr* de Racrojr, canl. de llttmigny»-^ht^wnmA' tions et les croyances populaires sont encore bien nbioduei im m canton. Les livres propres à éclairer la raiscm et à dévâopper Finidiigoiice des enfants y seraient nécessaires. Le comité de BocMJ c& t «• vojé dans tontes les communes. Les instituteurs en fimt kc^Vei kt^f élèves de temps en temps. Mais ces livres devraient être nbotreb mains des enumts. Comme les parents refusent presijae lotts âé Uté cette petite dépense» les communes devraimt en Bombvc et les distribuer. Cependant, il n*y a guère lii oda puisse se faire,

Snre-ei-Lobr ; arr. de NogetO-le'RotrùU, eant. d$ & Zonr. -^ Dans les communes pauvres, les parents, presque tous mil sont dans la plus complète insouciance sur 1 ëdncatioB de leu et il est impossible de leur persuader de £dre, À ce sujet, ' erifiœ; et , si la sollicitude du gouvernement ne dierdbe i de répandre , dans ces contrées , le bienfait del'insinielieB f ront encore long^empa dans leur vieille ignonuice*

Moselle; orr.deMHZy caitt, de Fîgy. — Qnam à IliMMftHDiCil des livres , j'ai eu aussi occasion de dire ailleurs que fadmUlQB ph tuite des enrants dans les écoles était illusoire , si on ne leor donuft ptfl ki livKt qu'il leur fallait. Et ka livres, les richea se pK£lttfè|lélw peu àlespcoeurer àleurstts&nta^ce n'est pas pour qiaeleejpiHvni. y tieimem davantage* fai ajouté aussi qu'il ne suffisait pas de apMt im livres aux indigents*

ifoni; «T. <b ZiZb* ---* Tous les instituteurs se déMdhnt de M v^ voir obimir, des parents , les livres, même, les plus néceaiM M i A rat* struction de leurs en&nts. Les uns sont trop insondants, Vb aKU itty peu fortunés pour faire les pedtes dépenses, même urgentae j;cr4MM|le maître, faute de livres, ne sait comment occuper tous seiL.MW 1^?^< coK Uvres de lecture, grammaires , catéchismes^ etc*^ fli|W| «a W obtient difficilement et sans uniformité, on liirn ilff iïndrfiliijiii^Hn» perdent et ne sont pas remplacés. Âlors^ reoseignemesÉK MÎ^iImA deviokt illusoire pour une partie des élèves pajfants^ U eH f|iit> Wt imposable pour tous les iacugents» et, presque tu%om.$mjtmtÊmM que le nom , pour peu qu'on observe les écoles consciencieusement.

Les enfants qui commencent à écrire consonmient beaucoup de pa« pier^ de plumes et d'encre. Les parents pauvres , et beaucoup d'eatns peu fortunés , qui ne pouvaient que difficilement procurer des lin» de

myrzi. S5f

Icctnre et des catMismM à leurs nombreiuc adaafs, pOnrnmt ettddre bien moins subvcDÎT aux dépenses qu'entraîne fdcritiirc ^ et la pHpUt des cn&nts , sachant dcjà bien lire , ne peuvent et ne pourront jonuii , par cette seule raison , apprendre h bien écrire.

Hautes-Alpes i an. dEmbrun , canl. de GuiUestre La mé»

ibodc indiTidnello , de temps immémorial , pratiquée dans pt«si{ue tout cecanton, et seule goûlpcdcs pères de famille qui repoussent les autres, nirtout par la crainte d'avoir à débourser quel([ues sous pour achetée des livres uniformes , an lieu de {aire scrrir les bouquins dont i)s ont hérita ou qu'ils achètent chez les revendeurs. — La mrthode individuelle, disom-DDus, est un grand obstacle aux progrès de l'enseignement dans ces contrccs.

Charente-Jnfërievre ; arr. de Saintes. — Je commencerai par dire combien à e'te'Keureuse et féconde en résultats l'idc'c do M. le Ministre^ d'c'tablir, dans la ville de Saintes , une école de confércuccs. 3'm r&trouvé, dans leurs diverses communes, des instituteurs que j'avais reçus, dans le temps, avec une répugnance estrémc et, seulement^ làute de mieux , tant leur ignorance e'iail grande; el j'ai remarque^ avec la plus vive satisfaction , une amdlîoi'ation sensible dans leurs méthodes et dans leur instruction. Ces hommes, naguèrcs ignor;uits et grossiers, sont venus puiser, dans notre ville , avec des noitons utiles, une sorte de politesse à laquelle ils étaient demcui'és étrangers jusqu'alors f et des connaissances , sinon bien approfondies , du moins suffisantes pour le tuomcni; ils ont appris à apprendre, et il ne m'a poiol échappé qu'il existe, parmi ces instituteurs, une émulation, une solidarité de conduite et de bons principes qui doivent nécessairement tourner au profit de riostruction primaire.

Hais , malhenreusement , quelques institutcnrs , n'ayant pu suivre le cours de cetteécole, se trouvent aujourd'hui, parmi les autres, comme des arbres arides , des taches au tableau , et , cependant , il faut bien le dire, quoiqu'à legiel , leurs écoles ne sont pas les moins fréquentées; je vais tâcher d'en donner les motifs :

Les instituteurs qui ont suivi , pendant six ou huit mois , les cours dont je viens de parler, ont senti cette espèce de dignité à laquelle leur profession leur donne quelques droits , et qui commençait a leur révéler les connaissances qu'ils venaient d'acquérir; dès lors, ils ont cru pouvoir lutter contre les prétentions de l'ignorance ; ils n'ont plus voulu recevoir la loi des parents; ils ont exigé que tous les enfants suivissent leurs écoles avec plus d'exactitude que par le passé ; ils ont désiré qu'ils eussent des livr es uniformes , afin de pouvoir employer la méthode simultanée , pour laquelle les hahiljQts de la campagne ont une [horreur telle qu'ils menacent de retirer leurs euhnts s'ils apprennent que cette méthode pénètre dans l'école.

Charente-lnférieure; arr. de Saintes. — Les parants menacotde retirer leurs en&nts de Tccole si rinstitutcur refuse de les fisdre lire dam un contrat, avant même (pi'ils connaissent les caractères imprimes, ot bien encore s'il leur parle d'orthographe ou de grammaire. Je n'amaii jamais cru que Tignorance pût aller aussi loin , et être aussi funeste im ses effets, si je n'en avais acquis la preuve moi-même sur les lieux.Ges iistituteurt , justement indignes , s'efforcent de résister à des eiigenees aussi fâcheuses , et aussitôt les enfants sont retira de leurs écoles poor être confi<» à d'autres instituteurs , chez lesquels on ne trouve, trop souvent, qu'une forte sonmie d'ignorance et une sorte de stapidilé.

Côte-d^Or; arr. de Beaune , cant. d^Amay-le-Duc* — Vmj*

gnement simultané. Si l'on voulait forcer les parents à acheter lo lims mdiqués par l'instituteur, ils retireraient plutôt leurs eofimli (b la classe.

Jouey. L'instituteur de cette commune a à lutter contre les ntmes difficultés que celui de Foissy.

JTaiJremarqué qu'en générd les parents envoient, avec assefdVramse* ment, leurs enfants à l'école pendant les quatre mois de la saison ahiver, mais que leur obstination à ne pas vouloir procurer à lenn enfimts les livres indiqua par les instituteurs , met ces derniers dans rimpossiUlité de suivre la méthode de l'enseignement simultané* Dans bien des communes, si l'instituteur voulait tenir fortement à oequelesUyresin* diqués par lui fussent entre les mains des enfsmts , la pliqiart des pareois les retireraient pour les mettre dans d'autres écoles , et qudqnes-mis pour les laisser oisifs.

Maine-et-Loire; arr. d* Angers. — Un moyen d'arriver plolât à ce but si désirable, serait de répandre le plus possible de. bons livres. Les premiers envois faits par l'Université ont produit leurs firuits dns les conununes qui en ont obtenu. Les plus petites dépenses effraient ki £amilles , et j'ai acquis la certitude que des parents , même aisés, ont retiré leurs enfants des écoles , parce que le maître leur avait conseillé de se procurer, ou des grammaires , ou des arithmétiques.

Nord ; arr. et cant, d'Aifesnes* — Presque partout, autant de livres que d'écoliers : ces livres sont imposés à l'instituteur par les familles. Il doit les admettre , sous peine de voir déserter son école.

Vosges } arr. de Mirecourt. —Que l'instituteur exige des parents que leurs enfants aient des livres pour la lecture et da pimier pour ks exercices d'écriture , c'en est assez pour qu'il ait autant ■deonemis ^ feront tout leur possible pour lui faire tort.

Ardennes; arr. et cant. de RétheL — Il est presque impossible aux iostiluteiirs d'obtenir des parents qu'ils achètent des livres uniformes pour leurs enfants. Les habitants de la conmiune d'Amagnac voulaient repousser un instituteur du premier degré parce qu'ils craignaient , qu'étant trop savant , il ne leur fît acheter àJd nouveaux livres pour Icui's enfants.

Aisne ;arr. de Château-Thierry^ cant. de Neuitty-Saint-Prout. — Dans ce canton , comme dans ceux que j'ai déjà parcourus , l'enseignement est peu satisfaisant, et c'est toujours au petit nombre de mois que les enfants passent à l'école, chaque année, qu'il|faut attribuer le retard de leurs progrès. En général, les parents semblent peu désireux de voir arriver leurs enfants à un degré d'instruction au-delà de la lecture , de récriture et des quatre premières règles de l'arithmétique. La méthode simultanée , que les instituteurs voudraient introduire, rencontre des obstacles par le défaut de livres uniformes et suffisants; il y a même quelques parents qui obligent les instituteurs à n'employer pour leurs enfants que la méthode individuelle , en les menaçant de les leur retirer, s'ils s'obstinent à les enseigner autrement.

Charente-Inférieure; arr* de Saint- Jean^-d* Angély j cant. de Malt a, — Vous invitez Tinstituteur à suivre de préférence la méthode simultanée 'y il VOUS répondra que les nouveautés ne conviennent pas aux parents, qu'ils veulent qu'on fasse lire leurs enfants comme ils ont lu eux-mêmes.

Moselle 'y arr. de Briey^ cant. de Confions. — On s'oppose à l'emploi des méthodes les plus rationnelles pour faire suivre l'ancienne routine; témoin le village d'Azerailles , dont les hal^itants ont forcé l'instituteur à reprendre l'enseignement individuel.

Aisne; arr. de Soissons , cant. de Braisne. — A Persles , le maître est bon , et pourrait bien faire , mais les habitants , qui ne connaissent que la méthode individuelle, ne veulent pas entendre parler d'une autre , et enchaînent ainsi en partie le zèle de leur instituteur.

Ardennes; arr. de Rocroy, cant. de Fumay et de Givet. — liCS parents envoient volontiers à l'école , pour s'en del)arrasser, les jeunes enfants de cinq ans, et même de quatre ans , si on veut les admettre. Ces enfants, trop jeunes pour pouvoir profiter des leçons du maîtie , encombrent l'école et troublent les exercices. Il serait J^éces-

mune et cela

saire ([ue cela f&t r^[ularise et que l'on fixât un âge arant leqpA kstfr fants ne pussent être admis dans les écoles communales.

D'autres pères de famille , peu instruits eux-mêmes , veulent qoe leurs enfants n'apprennent que telle ou telle partie de ce qui est canseîgnë dans Tecole. Le maître , trop Cependant des habitants 4è b com-

, ou manquant de fermeté' , se soumet quelquefois à ces; exigences,

L nuit il Tordre et à la discipline de IVcole.

Aube; arr. dt Troyes. •-* f^e mattrc n'ose pas se phûidit tnp

haut , parce que le paysan , qui paie, exige que son enmt ah ose li^ çon pour lui seul^ et^ afin de lui apurer ce prétendu avantage, il hi donne un livre que les autres enfants n'ont pas.

Charente-Inférieure^ arr. de La Rochelle» ^^^Ëàûn^ aa denier obstacle , mais plus facile à lever, vient du pr^ugé trti lypiiiilii^ frff lu enfants ne peuvent apprendre qu'en recevant directement ei âidiriduellement les leçons du maître.

Eure-et-Loir; arr, de Chdteaudwi, canU de Clqye^.^^VivAtuteur d'A. • • suivait le mode simultané pour la lec^ufe; k laipB et l'adjoint ont exige qu'il reprît le mode indwiducL

Jura; arr, et cant* de Lons-le-Saubiier, — La coniznmt Uphs populeuse du canton de Lons-le-Saulnier, Montmorot , est ctfâmA celle où règne la plus profonde ignorance. Les enËints fttéi{iieiilttt à peine l'école. Les habitants^ dont la plupart ne savent Mséerirèi repoussent la méthode d'enseignement simultané*

Manche; arr. de Coutances. —Une des causes de PinfirwU II

thodes , et cela par ignorance. Ainsi , ils se nôfusent à ce qalkmi fiants lisent des livres français en commençant, ëcrtwpt et iihniliiilî avant tel âge , etc. ; ils exigent que le maître lasse lin pliwininiÉl i^ chaque classe et individudlement , en sorte qu'il loi naÉi |m|i eR fÊÊH^

de temps pour les autres exercices.

Manche; arr, de Saint^LÔ. — L'alphabet adopté par legomnernement, pour répandre les germes d'une foule de connaunnoei utiles ^ est encore ignoré presque partout. Les instituteiujs tf oH pâ sa ^en servir, ou n'ont pas osé braver seuls les préjugés fgji pf riaiffin! Hwt eequi est nouveau, par exen^le^ la véritam prononeiiMI fbs •!*culations.

Meurihe; arr, de ÇhdtéOuSaUns , cant. de ]F%.V>^Ltt

instituteurs , en général^ frappent plus ou moins leÂftïS éRffÀ^ û^^ mên^e des parents qui l'exigent. "

Nordi an\ de Dunker^ue, cant. de Berglum^^^i^tàgm^^

funtilles va jusqu'à prescrire la lecture tlamande en setil caractère gi>thique. Très-pen Ae calcul avant la pemiëre communion.

Oise ; arr. de Beauvais. •— Baas une ccole soÏTie en hiTU-

parsoisaD^,5oixame-dix(wqiiatre-viDglséIcm,mâmepIa»,ïîto<uW enfants ne lisent pas deux fois daBs.une dasse^Viostitateur reçoit des plaintes des parents , qui souvint^ le meulcent de nepbis ravoir leurs eu^tcl son école. Qu'en ïé3ulte-t'il?C'estquâ II ■taibenepout pas damer bMit*^ coup de temps, surtout dans le& é&vAet. ncaixaasei, à Fétude de h grammaire française, à l'arithiactiqiue, et qa'ilest oUigé de ne'gligei' SCS élèves -les plus avances pour s'occuper des coomenptBts^ yù forment à peu prèslesoéus tiers de sa clause.

Haul-Bhin^arr. et cant. d'Allkirch. — Frankon. L'insdtuteiir, ayant pu oi ua enfant à l'église , sans le frapper (à ce qu'il dit ainsi que le maire), a été lui-môme tellement battu par les parents, qu'il est rest^ trois semaines malade, et qu'il n'est piis encore entièrement remis ; quoique cet événement date de Pâques {L'inspection s'est faite au mois d'octobre ). L'instituteur n'a pas osé poursuivre de crainte de s'attirer l'inimitié de la commune.

ffaut-BAin; arr. d^Artkâ-ch. —Le» parents s'o^Mwent à ce que leurs enfanis apprennent le français. Ils résistent à toute espèce d'innovation; ils croient que leurs enËmts n'apprendront rien, s'ils n'ap- Îrenncnt d'après la méthode qu'autrefois on a suivie avec eitx.mémes. •ans beaucoup de communes rurales 1» instituteurs n'ont pu réussir à substituer à l'épellation la métliodc phonique, dont la supériorité osi cependant bien reconnue, parce que les parents ne um^oivent pas qu'oa

fiuisse apprendre à lire sans savoir e'peler, et qu'ils menacent de retirer eurs entants de l'école si l'on jAipluic la nouvelle mélltode. Dans un village du canton de Huningue , «x pères de famille se sont opposes a l'introduction de l'enseignement mutuel , parle motif qu'ils paient pour que leurs enfants soient assis. Dans une autre commune du même canton , où autrefois les enfants apprcnaiiHit à lire dans àes mannscrits qui leur étaient prèles par ïes moines étna convenl voisin, les parents s'opposent encareaujoiâ^'àui à ee que le? exercices JelecLure se fassent dans des livres imprimes, et l'instituteur, pour les satisfaire, est oblige' de faire venir d'Allemagne des livres imprimés en caractères imitant les manuscrits.

Saônc-et-Loire ; arr. de Louhans. — Tîn autre obstacle aux progrès de l'instruction, c'est le préjugé qui arme les popuiatijins ignorantes contre toutes les innovations en matière d'euseigncmenU H est des parents qui aiment mieux condamner leurs enfants à l'ignorance la plus complète , et les retenir cbez eux que de consentit à ce qu'on leur q>pienne à lire pac les méthodes awi e'pellation.

Âeùw; eomnud^ (^eliï-lifGvttinti. -r G» qiu eouiibtte k.ùin 23'

conserver cet ctat de choses , c'est le malheureux schisme (juî divise les habitants de Clichy depuis l'introduction dn culte catholique français par l'abbc Auzou, schisme qui donne les plus grands embarras graxan-

ayant accepte' les fonctions de chantre dans l'église romaine , a perdu en un seul jour près de soixante élèves sur 80.

Seine; arr» de Saint-Denis ^ canU de Neuilljr, comm* d*AutmdL — L'instituteur montre de l'intelligence et du zèle. L'ëcole cpf il dirige depuis six mois a beaucoup gagne sous sa direction , mais tout irait mieux si les parents d'Auteuil, et surtout ceux du Point-du-Jour, ne s'opposaient pas à toutes les améliorations , par leur négligence et leurs tracasseries. C'est au point que, dans l'ëcole des filles, dirigée par la fille de M. Binay, les mères ne veulent pas qu'on apprenne à couorc â leurs filles, disant qu'elles sauront bien leur apprendre elles-mêmes, et que ce n'est pas pour cela qu'elles les envoient à l'école.

Seine-et-Marne; arr, de Provins y cant. de FUiers^SÊOt' Georges, — La plupart des instituteurs de ce canton sont abandonnés à eux-mêmes , ou plutôt livres à toutes les tracasseries des parents qm les obligent à suivre les anciennes méthodes. Trois instituteurs seulement, celui de Courchamp, celui de Sourdun et celui de Chalaotie-la- Grande , sont parvenus à établir la méthode simultanée.

Seine-et-Oise ; arr» de Corbeily cant. de Lonjumeau. — M. Le conseil municipal a refuse un candidat présente' par le maire , parce que , autrefois , il e'tait dans un séminaire.

Maine-et-Loire; arr. d'Angers , cant. de Chalonnes , comm.de Chaudefond. — Il est, dans la conmiune, des gens qui lui font nn crime {au sieur Glottou, instituteur) de se délasser le soir, anë sà classe , à faire un peu de musique!!

Calvados; arr. de Falaise ^ cant. de Thury^HareouH et ie Bretteville-sur-Laize. — Un jeune homme qui a lait toutes ses ëtndes et qui est reçu bachelier-cs-lettres , après les travaux pénibles de maître d'école , aimait à jouir encore des plaisirs studieux d'un homme lettre ' Virgile, Horace, Tibullc l'accompagnaient dans les promenades Wquentes qu'il faisait dans un bois voisin. Mais un paysan, des bords de l'Orne, l'aperçoit un jour assis près d'un ruisseau. Un bomiiie limt

an tiiiliou d'un bots est pour lui une chose ïi ctraogc qu'i): ne saurait s'cxjiliquci; ce hiAsiic ainusoiiient. Mais il a appris que l'instituteur est lin s.-ivanl, qu'il connaît aussi bien le latin que le cui'e de la paroisse ; et dts lors Virgile est un grimoù~e , ^inslituleur un sorcier. L'imagination pleine encore des choses merveilleuses qu'il a cru voir, il va publier dans tout le village que le maître d'école , en murmurant quelques mots latins, fait accourir à ses pieds toutes les truites de la rivitre. Depuis ce temps , l'instituteur sorcier a perdu presque tous ses écoliers, il a ete contraint de quitter celte commune , et maintenant c'est au moyen de ses bras ^'il est oblige' de ga^er sa yie. Mais espérons qu'une nouvelle place lui sera bientôt accordée.

Arâèche i arr. de Toumon, cant. âe Serrières et â!Amumay, réunis.— Aucun développement moral n'est donne à l'enfonce. On l'est contente de lui apprendre la lettre du eatéclitsme. Partout cette iafluence se fait sentir encore aujourd'hui : le elei^é (à peu d'exceptions près) préfère l'enseignement donné par les congr^atioos de sceurs ou de frères. Cependant , les conseils municipaux et les pËies de famille qui ont des garçons désirent partout des instituteurs.

Charente f arr. d'Aneoulême,cant. de JTiersac. ~ L'instruction religieuse y est fort n^bgée , par la &ute, ou mieux , par la volonté des parents.

Charente -- Inférieure ; arr. de Saint- Jean 'd' A ng^j', cant.de Malta. — Si nous regardons les diverses parties de l'instruction , nous trouverons l'enseignement religieux négligé} on pourrait citer en particulier le cantonde M.,., dans lequel celte négligence est d'autant plus grande, que les enfants, confiés aux soins de l'instituteur, bornent à son e'cole les principes religieux et moraux qui doivent les diriger dans la vie; car il ne se trouve qu'un curé à M.... pour tout le canton, et à peine les enfants le connaîssent-ils de nom.

Charente-Inférieure ; arr> de La Rochelle , cant. de tti Rochelie, — La plupart des écoles rurales de l'arrondissement de IllIlocheUe laissent beaucoup à désirer, sous le rapport de l'instruction qui est bornée généralement à la lecture et à l'écriture. Le catécbisme s'apprend de routine.

Côte-d'Or; arr, de Beaane , cant. de Nolay, de Bïigny, de PouiHy, de Lier nais , deBeaune, de Gevrey. — Instruction morale et religieuse; ce titre comprend trois choses : l'histoire de la religion , le dii;;me , et lu morale.

l'uiir parlrr esiiclemcnt, il u'y a point d'onscigneracnt li'liistoiic de la religion. Deux ou trois ioslitu^LUrs seulement se rencontrent qui y consacrent des moments spéciaux et qui , soit par dqs cahiers ou des

questions, font faire des progrès à leurs ëlèves. Lés autres institntenn se contentent de mettre un Ancien Testament entre les mains des enfants, dès qu'ils ont termine l'Abéce'daire. Les enÊintsne retirent aocuo, ou presque aucun fruit de cette lecture* A l'époque de la première ooni'* munion , les Évangiles du dimanche viennent quelquefois s'qouter t l'Ancien Testament.

Le dogme regarde particulièrement le ciire; les instituteurs nTont lie charger que de la lettre. Ils font reciter le catéchisme , mais celte iSci* tatiou offre des résultats peu satisfaisants , paroe que les enianls lifBDt mal, apprennent par con'se'quent ditCciFemcnt, ot que, d'aitteùn^hniémoirc n'est cultivée dans aucune ccole. Là partit morale de llnsbraction religieuse est résumée dans lesiîommandemenb de Dieu^ que les enfants recitent avec les prières dont le catéchisme renferme le développement , et sur lesquelles le curé ajoute des explications à Yépoqne de ia première communion. J/oftice de l'instituteur est de fain. Mfciter les commandements et les dëvel(^pemcnts du oatéc^idiie ; c'eÂlà |(M|e l'éducation morale. Que les instituteurs regardent la morale ooanisk leçon de tous les instants, qu'ils focondent les lectures par des nSBigaws, et fixent , sur les passages remarquables , l'attention de leun. éim^} quih profitent de toutes les occasions pour développer eajm&^jenlimcntdu devoir et leur apprendre ce qu'ils doivent à. DkafCâlcan semblables; c'est ce qui n'a pas lieu , autant que j'ai pu en juger*

Loir-et-Cher y' arr. de Fendôme , canU de ^tf iu2daie« «-> La keture , l'écriture , et un peu de calcul avec le catéchbme j ToUà Ici naticrcs de l'enseignement dans la majeure partie des écoles de cet airondissemcnt. Là lecture de la Vie de Jésus , et de l'Ancien et du HôvTeaa Testament, sans le moindre résume^ sans la moindre întêhrogation latte à l'enfant , ne paraissent pas constituer, aux yeiix de TinspècMri afie instruction rccUe; et c'est cependant à la lecture des ouVnigêicalAct de quelques autres analogues que se réduit renseignement; iuttrf) toutes L^^ fpîs que l'inspecteur a voulu adresser quelque iluémil ffimentaire sur 1 histoire sainte, il' n'a presque jamais obtiâia Ab Hfponse.

L^insnectetir a souvent rencontré la grammaire ^Hfe Im Mfaldes cnfiintspnais ce livre ne Servait , le plus ordinairement} ifêÊ fmti^

lecture.

Manche; arr, de CoutanceSj cant. de Gavray et âe CàttlfAit^ Salle. — L'instruction morale et religieuse y est concentrée mufOC' ment dans le catcchisnie du diocèse ; point d'hiSloiire sainte.

Puy-de-Dôme s arr. et cant. de Thiers* «- L'instructkm monk

et religieuse est plus soignée dans les campagnes que dans les yÎUbs*

Pjrrénces-Orîentales ; arr. de Perpignan. — L'instructicfn rdigieuse qui devrait comprendre l'histoire sainte^ se borne sourent à h lecture de Y Ancien et du Nouveau Jeitanunt et àlaittâtttièttdv

Catéchisme qui , dans certaines communes rurales de l'arrondisseiaeiit,

est rédigé en catalan.

Haut-Rhin; arr. de Colmar, cant. d' Jndolsheim. — Je crois qu'i] ne faut pas essayer d'amalgamer dos éleraenls liete'rugcaes entre lesquels on peut direquelaibrcede répulsion augraeniCj en raison de leur rapprochement. On entasse , dans un même bâtiment , des catholiques , des protestants et des israélites, et l'on se figure que leurs cœurs vont être unis par la tolérance, parce que leurs corps sont réunis sur les mêmes bancs; on s'applaudit d'avoir mis fin à une division funeste qui faisait élever les enfants comme dans des camps ennemis; mais qu'arrive-t-il? C'est que les enfants se tournent mutuellement en ridicule au sujet do leurs cinyaBcet diveoes ; c'est qrtc le loaître , qui ne peut appanenir à tous lescultes en mâmt.tempB, est souvent ea b^tt« h àf» soupçons de partialité'; et ainsi la liaine germe dam de jeuws cœurs où l'on cropit avoir wmé la lolériOce. Quelquefttis, et|>artioQr lièrement dans les villes, on arrive à un résultat tout diŒéreDt^.m^jp qui n'est pas plus heureux. Les «fanls entendent l'instituteur pwler de la religion et de la morale avec des idées et un langage qui ne peuveat le compromettre à l'égard de pei'sonne , parc« que tous les cultes peu- ' vent K en accommoder, et il s'habitumt dès lois k regarcUr tous les dissentiments religieux comme des questions imigiifiantes. IlsneseroRt pas intolérants, mais ils tomberont dans l'indifférence; ils ne seroU pas des sectaires, mais ils seront déistes ou, peut-être même, des athées. J'ai entendu ]e coinitë de MulhausHi ïtliiiiér d'une voix presque unanime , l'état inixtc de son école , si florissante soUs beftncOuj) Ss rapports. On avouait qu'il y manquait uii esprit vivifiant. Je le ctoSs bien ; au nom de qui voudrait-on exciter 1 ardeur ou réprimer les écarts de l'enfance ? L'image du Sauveur est bannie de l'école , et son nom y est proscrit, parce qu'il ne faut ni blesser les regards, ni effaroucher les oreilles des israélites. On parle de morale, et on n'ose pas donner à la morale soa unique sanction positive. Le mot de charité se trouve remplacé pat celui dé pliilandiropîè, étranger \ notre 1||^ gie, el qui ne porte pas avec lui , comme le'mot dechanfê, l*îil'ée d^ ieu iï'munérateur et veDgéiir, Seine ; arr. de Sceaux, cant. de f^illejuif.'^-'Dans ce C49UI1*

I instruction et les progrés des élèves ne sont pas aussi graiids ^'on pourrait le désirer. En CMe'ral , oh ne tanive pas, ia'ns les 'écoles, ce calme, cet ordre, cette discipline sans lesquels il nj à pas dé progriisr

II en est de même de l'edùcatioù morale et religieuse, qui j esï n3glige'e- ■, ; , ,

Seine-et-OiSB ; arr. tk PoMonv. u fi...>. U n'd tMnré, dins tette école , aucune trace (l'instractioiin^imie. .

Vaucluu} arr. d'Orange. — (Écriture). les Stiùa^àâân~

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nées aux clèvcs, sont le plus souvent d'une insignifiance pitoyable, tandis qu'elles devraient parler au cœur et à l'esprit de l'enfiaknt. Elles pourraient rcD fermer des maximes de morale, des vérités religieuses , scientifiques, historiques^ etc., etc.; elles rompraient alors la moootonie , jetteraient de la variété sur rcxcrcicc^ et exciteraient^ par ooose'quent , l'intérêt des élèves. Dans l'arrondissement que nous avons inspecte' y il est même des e'coles où les enfants copient des alinéa dans les livres dont ils se servent en classe.

jirdennesé — L'adoption immédiate de la méthode de lecture sans éjpellation , éprouve de grandes difficultés. Les parents tiennent anx vieilles habitudes , et ne se prêtent qu'avec répugnance aux moâdres changements h faire dans les livres mis entre les mains de leurs eflânts. Les maîtres eux-mêmes n'ont pas assez de fermeté, et ne sont pts «tses convaincus de la supériorité de cette méthode pour vaincre la répvgnuiee des parents. Ceux qui en ont fait l'essai m'ont d'ailleurs dédaréqa'ik n'en avaient éprouvé de bons effets que sur des mfants dmit l'âge avait suffisamment développé l'intelligence, et qu'elle ne produisait pas des résultats aussi avantageux sur de jeunes enfsmts qtai oommcDeeot à fréquenter leurs écoles.

Calvados; arr. de Bajreux, cant. de Ballerojr. «—Presque partout l'épellation est mauvaise, l'intonation Êtusse, les jnmgfs de ponctuation ignorés des élèves et des maîtres.

Aisne; arr. de Soisscns, canU de Failfy. — La méthode A^Mt rb^oduit dans la plupart des écoles du canton, <m pourrait mèn» dire de l arrondissement; car j'ai rencontré beaucoup de mattres, qui «rt souscrit pour cette méthode . avec l'intention de l'employa k Tmépf ment.

Meurthe; arr. de Nancy. — Dans presque tontes les

on repousse la méthode de M. Dupont<la Gitol^e). Nos jemusnaitics sonti^ontinuellement à batailler avec les parents. J'ai cherdié àki ct-

paroles,

très-faibles progrès.

NOTLS. 531

Meurthe; arr, de Toul, cant. de Domèvre. —Dans les écoles où se pratique la Citole'gie de M. Dupont , les élèves se dépouillent , en lisant , du vice d'accent de leur localité , tandis que partout où cette méthode n'est pas pratiquée^ les enfants conscivcnt les défauts de la prononciation de leur village.

Nord; arr, d'Aç^esnes , cant. de Trélon, i*— Plusieurs communes ont un enseignement de lecture simultané^ importé de Belgique, qui s'applique par le moyen d'une machine typographique ou composteur, et de tableaux, lesquels ne sont en harmonie, ni avec le système actuellement adopté en France, ni avec les alphabets envoyés par le Gouvernement , comme échantillons. £t cependant , partout on réclame l'uniformité de livres et de méthodes.

Aveyron; arr. de Millau. — La routine et toujours la routine. Pas de principe de lecture , pas d'écriture.

Côte-d*Or^ arr. de Dijon ^ cant. de Sombemon. — A l'exception de MM. Charlut de Saint- Jean-de-Bœuf et de Poirotte de Giffry-suk"- Ouche , tous les instituteurs de ce canton ignorent l'art d'appliquer les méthodes nouvelles de lecture et même l'existence de ces méthodes : ils sont également arriérés sur une foule d'autres points.

Hautes-Alpes; arr, de-Briançon, cant. d'Argentine. — D'un autre côté, si les parents sentent qu'ils doivent soutenir le maître à l'égard de leurs enfants , ils ne lui permettent guère d'innover ; de là vient que la méthodes individuelle subsiste encore dans diverses localités ; delà, encore, l'obligation imposée aux maîtres d'enseigner à lire en latin avant le français , l'une des principales causes du retard dans les progrès de l'enfance.

Aube; arr.de Bar-sur-Seine, — Les élèves apprennent partout à lire le latin avant le français; c'est une barbarie consacrée par l'usage; j'ai fait promettre d'abandonner cette funeste habitude; les enfants ne savent lire qu'en trois ou quatre ans au plus tôt.

Côte-dfOr; arr. de Beaune. — Lecture en latin précédant la lecture en français. En général, les maîtres s'inquiètent peu que les enfents attachent des idées aux mots, du sens aux phrases : Ils permettent trop facilement l'importation de livres au-de»sus de la portée de jeunes intelligences. Leur mode d'enseignement trahit leur incapacité, leur fatigue ou leur mollesse. Sans attendre que les enfants soiept embarrassés, sans les laisser chercher par eux-mêmes, iU leur disent les syllabes,

les mots y les phrases. Les élèves répètent y ce sont des cchoi) ou {htot et proprement des perroquets y car la mémoire seule enire ci exercice*

Manche', arr. de Coutances. —L'a lecture y esl d*abord trop longtemps exclusivement latine ^ h quelques écoles près* L^eofint n'a^ rive à lii^ un livre français qu'après avoir épelé et lu plusieurs pedli livres latins.

Manche; mrr. de Stùnt-Malo, cmrU. de La-Si^erJtt^PuiUkrT Les écoles ^imaires rurales sont encore réduites à la kctamfmf» «^dttsivedes livres latins^ les grandes et petites kaatiais^lê^pat* tier , etc. Le très-petit nombre de livres français est « ou inoottfktiai mal choisi.

Haute-Marne; arr. de Chaumont. — Dans la plupart des éoda, on met entre les mains des enfants des livres écrits en latini , ee qui i«s dégoûte de la lecture : cpeler, lire des mots dans une langue inuldligible, me senible contraire à la raison.

F as^de Calais; ojt, de Montreuil, cant. de i?tf5<{yi»— GoBifis*

L'instituteur commence par faire lire en latin y parceqiie aiàst le ftUt h cure. — - Je lui ai ordonné de cesser de mettre les élèves à gendèisor un bâton triangulaire. Il] croyait faire mieux que ses oonfiâd ^ K

servent de la baguette pour frapper.

Manche; arr. de Saint-L6. — Partout on commence par lire di latin ^ aussi les sons les plus caractéristiques de la douceur dfiMtie langue (emuet et en) ne sont-ils presque jamais jentenflus ; les $ k prononcent comme 1'^ du latin.

Ardennes; arr. de Rocroy, cant. de Rumign^, •^JMêikfhr part des écoles , le^ âèves ne savent guère au^-delà de la ^diire eC A f*^' criture ; encore y là iectture j est-elle extrêmement- vicieuteu 1t!0ÊtÉ4xi pays est désagréable^ et il n'est pas possible de oovx^cr.fil iftoMf puisque les maîtres pit>noncent) presque tous, aussi ml jfiilMn élèves.

Cantals arr. de Murai* — On remarque suitout nnefpmp prononciation dans les écoles y en exceptant seukîaeiit celle ^fm &f M. Martin 9 à Murât. .. i|

Charente-Inférieure; arr. de La RoéheUe.'^ldk faufi plk sans aucune explication de la part du inaitre y sitf le mm des wêê^ I ne reprend pas mélne les nombreuses iautes de pronOMiMiHI ^to.ii' fants coBimetteijt habituellement.

Càte-d'Or ; arr. de Beaune. -^ ProDondation défectueuse; espëw de Dn^tillemeiit sourde! moDOtone, oubli des cotUOQDaiices et des points de repos.

Hérault; arr. de Bèziers, àant. de Servtan. ^Ln prononciation des maîtres est détestable , dans ce canton , G<»niae géûéralement dans tous les cantons de L'aiTon^ssdtieat.

Jn^e-et-Loire. — Vnc consittcratton importante, qui doit iairc «spe'rer que l'inBtcuclion primaire trouvera quelque facilité à se répandre dans le dc'paiiemcnt , c'est que , non seulement il d'j existe point de patois , mais que la langue commuDc , celle des paysans mêmes , ne manque ni de purclc' ni d'élégance. L'oiserTateur instruit trouve sou- Tent bicndn charme d^os la naïveté' des tours de la langue de Babdais; et le petit nombre de mots que le peuple lui-m^me commence à trouver barbares : part, pour enfants (pailus), toltir, pour enleTcr< tôlière), pindariser, pour faire le beau parleur, tont aisdmcnl recflnnaître que la Touraïnc a lonç;-tcmps été la capitale de la langue française. La coiir a passe' là. L'e'lude de la langue offrira donc peu de difficultés aux euianls, et nous inviterons seulement l'iaslitulcur à réformer on petit nombre de tournures , telles que celle-ci : je voudrais qu'il FERAIT beau ; quelques vices de prononciation que je vais énumérer :

1" Les e fermés sont généralement prononces ouverts : péché se prononce pèehè.

S" Beaucoup de monosyllabes, tels que deux, Uvit, a^iat^ts «dans la prononciation, une nptce de trille qni iew donnfe le son de daux II mouillés; on prononce pour (ï«w ,trow> derft'H, tréUl,

3° Les tcrminaisoas en aîn se prononcent trop à-fet \h SoO aë gA< : la "main la màingne.

4" Le son des deux U dénature presq[uë toujours àixis! ïtà tërâii^tsons féminines en ee: aitnéese prononce ânneîS*.

5' Non seulement le t Sa4 se £dt aenltr daan les wou où noai ^le prononçons pas d'ordinaire ; mais ilse fait entendre, mSmé dans plijttei^'S mots où il n'cx.i£tc pas : la nuit, il prit, ici;^se prononcent : la nuits , il prile , icite.

6° Les 6 longs se prononcent trop bref : trânese prononce trône-

7' Enfin , la distinfition dn C3S oil Vr ie l'niitnîtit j -ôexa la Viirbes de la première conjugaison , doit sofiner on rester nttiet ) est gâiérafement méconnue dans les écoles.

Lot-et-Garonne ; mr. de ifarmahifc. — La lecture eit, eb g^ral , mauvaise ; les e f^més se jirononcent comine les è oaverts , et l^ ciproquement. L'écriture de Râuconp d'instituteurs tet bdlëjQya même des progrès pour cette partie.

Manche; air. de Saint-Là. «ml. de JUont^oar^ «t 4e Qaettekon. — Une grande partie a» hoaaaâ de cèxi coâtriji simt pia-

S&i NOT£St

sicis et ignoranLs , et parlent un jargon Larlarc y compose de mots vieillis et surannés, et prononces avec un accent détestable, ininlelib gibic à FelraHgcr qui IVnlecd pour la première fois.

Meurlhe ; arr. de Chdteau-Salins , canU de Dieuze. — Géoerakment , les écoles se traînent et sont sans vigueur ; les élèves sont gâiéralement peu en état de lire et d'orthographier bien. L'accent estp»^ tout vicieux , et la prononciation peu correcte.

Nord; arr. de Falenciennes ^ canU de JîoacAtfm. — Illait remarquer que les enfants sont tellement accoutumés à entendre prommor et à prononcer eux-mêmes i pour e^ que , dans tout le canton^ en lisait tant, pendant, en temps, ils prononcent tint, pindant, m timph

Sarthe; arr. de La Flèche y cant. de Lude. -^ La prononeiatiai est aussi négligée de la part de quelques instituteurs , qui laissent oontracter à leui's élèves des accents vicieux et détestables. Je dferai jphi particulièrement à ce sujet l'école d' Arcères-le-Hamon , canton de Sablé, et celle d'Aubigné, canton de Mayet.

Seine; arr, de Saint-Denis, cant. de Pantin , comm. ie JI«*

— L'instituteur, qui est un peu paysan , a beaaoonp de A»

La prononciation des élèves est défectueuse; leur ton traînant^ ohdbk dans la plupart des villages des environs de Paris.

Seine-et'Oise y arr. de Pantoise , cant. de Luzarehes» — Loi-

vres. M. le maire et M. le curé se louent beaucoup de ce jeune maike (Noyron). Les progrès des enfants sont très-satismsants. J'aipoortaiK remarqué» dans celte école, ainsi que dans toutes celles qui suivent k système Gallicn , que les enfants ont une mauvaise prononeiatiai et qu'ils parlent tous du nez.

Yonne; arr, de Sens y cant. de Sargines. — A SognS)

les habitants parlent fort mai , et , malheui*eusement , ils <mt la muie de faire lire eux-mêmes leurs enfants , en sorte que , pins tari, kor qu'ils les envoient à l'école , Tinstituteur a bien de la peineàlear fib perdre leur épouvantable prononciation, et souvent ne peut jj»venir.

Manche; arr. de Saint-Lô, cant. de Camsy et âe CêUtMUoi* —

L'orthographe est trop généralement négligée. De plus , dans plnâefpB communes du canton de Carcutan , la prononciation est afir^oe* Ttf insisté auprès des instituteurs , pour qu'ils rcdoublasseilt de ittl ' qu'ils corrigeassent, autant que possible, dans leurs ëcoks, ce vitt* prononciation , qui tient au pays, et qu^ les enfants contractent eik CM* mençant /i parler.

Saône-et- Loire. — Quelques instituteurs s'efforcent de "corrijff « mauvais accent des écoliers. Mais le contact de ces derniccs aivac''

population , et leurs scpl mois de yacanccs , leur rfrdent tous les vIcm

Faucluse ; arr. d'Orange, cant. de Beaumer, de Malamene et de Vaison. — Il est encore des pères de famille qui , se de'fîani des lumières de l'inslt tuteur, doonent, au sortir de l'école^ des leçons h leurs (ils; s'il s'agît de lecture, par exemple , ils les font prononcer autrement que le maîti'e. Ainsi, tandis que l'instituteur édifie, le pcre

jàuhe; arr. d' Arcis-sur-Aube , cant. de Xéry-sur-Seine.-~ Dans les deux cantons que J'ai parcourus , les enfants prononcent mal , très-mal, une foule d'expressions. J'ai prie les instituteurs de vouloir

bien dresser un tableau synoptiqucde toutes 1rs locutions vicieuses rju'ils remarquent dans leurs villages respectif; on dresserait ensuite un taljleau gcne'rat de toutes les locutions barbares de la contrée, on riraprirneniit pour l'afiîclicr dans chaque e'cole. Tous les joues , en finissant la cLisse , OU même en la commençant, l'instituteur fixerait l'atlEntion des éièyes sur la mauvaise , sur la bonne prononciation.

Cher; arr. de Bourges. — Lecture et prononciation. C'est la partie Jionteusc dans toute l'Académie. S'il n'existe pas de patois piopiemcnt dit , l'elocution n'en est pas moins défectueuse. Ce mauvais exemple, que les enfants trouvent dans leurs familles, on le combattrait dans les écoles, avec quelque chance de succès , en y répandant un petit recueil de fautes farailières au pays.

Côle-d'Or;arr. de Beaune. ^Pax celte me'lbode,tel qui lit couramment un volume tout entier, n'est pas en état de déchiffrer deux lignes d'un autre volume. On ne voit qua dans un petit nombre d'<!colcs des manuscrits et des cahiers lithographîe's.

Meurtke ; arr. de Lunéville , — Les enfants , quand ils sortent des écoles , savent tous lire plus ou moins les imprimes , et ne peuvent déchiffrer qu'avec peine, les manuscrits. He devrait-on pas leur mettre entre les mains des manuscrits lithographies , dans lesquels les difUcultes de la lecture seraient graduées , de sorte que les élèves , après avoir p-vcouru le manuscrit, fussent en état de lire une pièce d'écritui-e quelconque. Après ces esercices , ils ne seraient pas exposés plus tard i signer en aveugles une lettre , un contrat , un billet, etc. , ou forcés d'înitier un étranger dans leurs se<;rets de famille , en se faisant lire les lettres qu'ils reçoivent,

Meurthe; arr. de LunévUle. — La lecture dans les manuscrits est une partie presque entièrement n^ligfe dans tftutes les écoles.

Ml —542.

Meuse; arr. de Verdun , tant. d*Éîain. — Les manuscrits lit!» graphies , que )e codscîI royal envoie aux instituteun, ne rempliiiai pas complètement le but qu'on s'était propose. Ih Qe d^nneolpafh connaissance des anciennes formes d'écritures; U scsait 4Qnc dan l'intérêt des familles de faire autograpLîer des manuscrits remaimir Lies de plusieurs siècles différents y et de les mettre entre les mains do enfants les plus habiles pour la lecture. On leur donnerait ainsi k moyen de lire les anciens titres de famille, des communes, etc., etc.

Gard; arr. êtVzès ^ cant. de Bagnols. — Toute FÎWlIOirtiw qu'ils reçoivent se borne à la lecture et à l'écriture y et , daii| îk/I^^ localités y ils n'écrivent même pas .

Seine-Inférieure; arr. d'Y^etct, cant. de FtuwUle. •— fanjitf* jugés qui empêchent les enfants d'apprendre à écrire scroat phi diilefa à vaincre. « L'écriture nuit, dit-on à la lecture ! Les. pauYTO a'imK|M besoin de savoir écrire. »

Jubé; arr. de Bar-sur-Aube , canU dfi B^t-s^êr-A^^^^lA écoles du canton de Bar-sur- Aube sont dans un état à peu près satnftisant y si on le compare avec Tétat ancien; et fort incomplet , si Ton eoBsidère ce qui est, et ce qui devrait être.

L'enseignement de la lecture et de l'écriture est bon , preçuuBpadnrt- Les.BOuvdle» méthode ont été untrodoites dans kplmiit As éàiia, et J'ai trouvé les en&nts lisant et écrivant bim, e^ i u^u™ , u\0A\\^ à une tenue qn*îla été fort, difficile d'obtenir.

Cantal; arr. de Mauriac. -» Ceui^ qui ont une écritaie VMP ^ coulante manquent de principes.

5«tS.

CSie-d'Or; arr* de Beaune* --«Les c^era qni^ iTTifNniTIt * sont que des copies de modèles ou de livres, sont asie^prqjiiium* soignéa. En général , il n'y a pas beaucoup à se plaiBdM>d#.I%ifM( oda tieut pvobaUement , 1 ® ii ce que le» instituteur! foni wwinK itàf leurs enfants , parce qu'en leur donnant quelque dnOM à osyM^'i trouvent moyen de les Qccuper sans s'occuper d'eux ;.J|f 4.0^.000^?^ criturc exige^ soit dçla paililuii|Aitir«^ s^t d^Ja fm,ikVi^^90f

d'efforts d'intelligence que la ^lecture; car l'esprit , lors^e l'éducation de la r^fleiuon n'est pas faite , se plie, par-desius tout, à des tracA matériels et sensibles. '*

Vendée; arr. de Bourbon-F'e?tdtte. — L'écriture çst faible, ou même mauvaise , dans le plus grand nombre des e'coles , ce qui lient à lin singulier préjugé des paysans. Ils r<^ardent comme peu capable l'instituteur qui ne donne pas à ses dltves des exeinplcs de s^ propre main , et qui emploie des exemples gravées.

Charente-inférieure; arr. de Saint-Jean-d'Angél^-, csnt. de Jlfalt^. — Pour ce qui est du calcul, on ne trouve, poui* la plupart du temps , aucun raisouiffinent , et le grand défaut de n exercer les enfaou que la plume ii la main. Plusieurs, cependant, ont compris que la partie pratique du calcul (calcul de tèle) est une étude trcs-imporlanle. Deus ou trois instiluteura seulement donnent aux enfants do petits problèmes à résoudre , saiis les écrire , ci se rapportant à la profession des parents. Pour ce qui est de la langue maternelle , l'ancienne épellation estloujoursusiice.Leselcvcscroient, ainsi que plusieurs des maîtres, que lire vite, c'est biea lire. Il ne faut pas oublier de dire que, d'ordinaire, dans une classe de cinquante élèves, trente écrivent en gros, ou en fin, mais toujours h main posée. On ne s'occupe, pour ainsi dire pas , de leur donner une écriture courante bien lisible , et qui , en remplissant le vceu des parents , leur serait plus tard du plus grand avantage. Dans plusieurs écoles , vous voyez, des exemples, ou mal choisies , ou écrites ï la hâte , ou mal ot tli<^aplilees.

ffaute-Mame; arr. de Laneres, cant. <fe F^i^tmnçt. — -V«q verreï , M. le recteur, qu'il y a deux , trois , i^elqnélbb qutri: iàdx dans la même école, pour la rétribution meoMteÙe. Ban» mok 4ipàih>n , c'est une faute; (fest laisser aux bmilles un prétexte dedifj^vr le moment où l'on pourrait iaire écrire les enfants , pour épargner qad> ques sous ; on remet • la cbose à une autre année , et les fobiats grandissent sans rien savoir.

Meurthe; arr, de LunepiUe , cant. de Blamont. — ^^Dans presqtie toutes les communes rurales , les parents ne veulent pas que leurs mûùis apprennent d'abord à écrire et à chiffrer, parce que la rétribution est dc-t ou 5 sous déplus par hiver, pour la classe de ceux qui écrivent, et racore parce qu'ilfaudraituKT des plamei«tâHpapiv.

Moselle s arr. de Metz, tant, de Figy. — W. y a ordimiranènt deux prix, un pow cenx fui liiçrifUM fifs, vt «^ jAvt&npdiir

ceux qui écrivent; quelquefois même un troisième pour ceux qm spr prennent X arithmétique , et le reste , quand il y a lien. Ces dîfoenta catégories sont stipulées dans les traites passes entre les institateius et les conseils municipaux. Rien n'est plus nuisible h l'ayancemeDt deseafants , parce que les parents calculent ce qu'il faut payer de plus pour une instruction supérieure. C'est un fait constate' y u uadrait que pirtout on fixât un seul prix,

Orne; cant. de Mouîins-la-Marche. — Un très-petit nombre d*etfants , même parmi ceux qui apprennent à écrire y 3ont exeroéi au cilcul et à écrire sous la dictée. Cela tient à ce que la rétribution masuelle varie avec chaque objet de l'enseignement. II en réiube que beaucoup de parents , par une économie déplorable , se contentent de faire apprendre à lire et à écrire à leurs en£ii^, et négligent , pov quelques centimes , les deux objets d'étude les plus propres à développer leur intelligence , et de l'usage le plus fréquent.

Hautes- Pjrénées ; arr. de Tarbes. — Dans presque tout» les communes , les élèves qui apprennent à écrire paient une rétribnlion plus forte que les autres. Cette différence , qui ne s'explique que par b routine qui règne presque partout , est funeste. Les parents , par cakidi s'opposent à ce que les enfants commencent de bonne heure à appcendic à écrire. Si la rétribution était la même pour tous^ les enfants , apprenant à écrire en même temps qu'ils apprennent à lire , feraient oien plus de progrès ; ils se développeraient plus promptement. Pu en voir^ dans quelques communes , des préventions contre l'ëtnde de b grammaire; elles sont surtout entretenues par l'obligation o& sont kl élèves , qui s'y livrent , de payer une rétribution pins €0ii8idénl|b encore.

Aude; nrr» de Narhonne , cant. de Sigean. — > Les cahkfs aoaC| en général, bien tenus; maison suit encore l'ancienne méûnoâitfit n'admettre les enfants aux leçons d'écriture que quand ils satent lire.

Côte-d^Or; arr. de Beaune» — Grâce à un préjugé, rëpandadilis les campagnes , auquel les instituteurs obéissent y l'écntare ne oommence qu'après l'époque où les élèves passent pour savoir Iupb; cVstà-dire , lorsqu'ils ont atteint l'âge de onze ou douce ans : qndqiefais treize , quatorze ans dans les écoles où règne la méthode inoifidnidk. Ainsi y la mobilité de l'enfance , pendant une dui'ée moyenne de fli années , reste fixée sur un banc , oisive et inoccupôe » trois on quatre heures le matin y et autant le soir, à l'exception a un quart dlîenre de lecture.

Gers; arr, d^Auch, cant. d'Auck. — - Sous le rapport de Fi gnement, la lecture est extrêmement défectueuse, rëcrituresenle itf passable , mais le nombre de ceux qui écrivent est beaitcônp trop nt treint j cela tient à ce que les instituteurs , méconnaissant eH oelA m^

ifOTBs. 369

dinàtions de la nature ^ sont persuadés que Vâbre ne doit oommenoer à manier la plume que lorsqu'il sait déjà lire couramment.

Haute-Marnes orr. de ChaumorUy CftnU d'Art et de Châteaur Vûlain. — L'état de l'enseignement est peu satisfaisant dans les cantons d'Arc et de Ghâteau-Villain, ainsi que dans les autres cantons que j'ai inspectés. On lit assez bien dans toutes les écoles j mab la lecture ah« sorbe exclusivement un temps incroyable. On écrit médiocrement bien^ parce que les pères et les mères s'opposant à ce qu'on fasse écrire les enfants avant qu'ils sachent lire , il en résulte qu'ils sortent souvent des écoles sans savoir écrire couramment. Ou calcule dans toutes les écoles, mais absolument de routine et saos principes; il n'est pas rare de rencontrer^ dans les écoles , des élèves qu'on a exercés sur les règles de trois ^ etc., etc., qui ne savent pas même lire ou écrire un nombre ^ on ne leur fait pas même apprendre les tables d'addition, etc., etc.

Aude s arr. de UmoiAx, canU de St^Hilaire. ^^ Point d'ariduné* tique.

Aveyron; arr. de Milhau. — Pas de calcul.

Lozère ; arr. de Mende.'^OQ observe , sur tout l'arrondissement, que l'instruction primaire y est, en général, déplorable. On n'y enseigne que la lecture , l'écriture , et peu ou point de calcuL

Haut-Rhin; arr» d*Akkirch,cani*de Landser^ d'Huningue y de Mulhausen. — L'enseignement , dans les quatre cantons que j'ai visités^ est loin de répondre à ce qu'on aurait droit d'en exiger. Dans la plupart des écoles^ les élèves, après une fréquentation de six à sept années^ ne lisent le français que très-péniblement; et, même en allemand , ils ne vont pas plus loin que la lecture et l'écriture. Quant à ce qu'ils appren* nent du calcul , ce n*est pas la peine d'en parler.

SSl.

Alpes (Hautes); arr. de Briancony cant. de Monitier. — Les maîtres sont encore dans l'usage de ^cter ou de £adre copier de vieiti: cahiers de chif&es , au lieu de suivre un bon auteur, ce qui est fort pré* judiciable aux progrès*

Ardennes; arr. de Réthel. «— Un traité d'arithmétique , simple , dair, très-élémentaire (l'arithmétique des écoles primaires de Bergeiy par exemple), est d'autant plus nécessaire, que la plupart des maîtres donnent de vive voix seulement des leçons d'aiîthmétique. Tous n'ont pas le talent de le faire avec clarté, avec méthode , et il arrire souvent que de ces leçons il ne reste rien aux élèves.

JriUmmsf ait» de Ro&oy, eiwêi de Kumigi^.'^ VâMmêàfk

surtout est mal enseignée.

Àuhêi arr. de Troyet* •*- Partout k routine préside à ^aM■gl^ ment du calcul.

Anhe; tfir. de Troyes» — La routine , et le d^nt abpolti Ae Vibfifr nement pour l'enseignement du calcul , m ont paru on den yioettfaB ijk gënëralemcnt répandus dans les écoles. Les màttres ne cottipreiiliett pif même Tavantage d'une démonstration. Quant aux enfttUy' dlàné If plus avancés , us ne savent pas pourquoi , dans tel cas douiu!. Il M faire une multiplication plutôt qu'une division ; si on ilisto imjhieii^ ïl les fera diviser, ^uand eux-mêmes ont reconnu qu'il fknt fÊHalmktii on ne leur pose pas la rëgle ^ ils ne savent comment ôpêrjà^ ï ma Al maîtres en sont là; toute leur arithmétique se réduit à cniâfer.

Gers; arr. d*Auch, — - La connaissance de la grammaire, de Ffl^

tbographe et du calcul est à peu près nuUç.

Loir-et-Cher; arr, de Blois. — Le calcul est. enseigne an majé^ d'une routine d'opérations qui sont plutôt indiquées gu'expliqq^i il sans aucune démonstration théorique. Presque gébéràlanèitt , III'MK* maire , l'orthographe , les premières notions de géographie et akktoire ne font point partie de l'enseignement.

Lot-et-Garonne ; arr. de Marmandey céuû* ffir ilf m iTjf «rnafr

«M* En général , renseignement du calcid est mauvaiii il tfy k]^éitttA méthode. Une routine aveugle les conduit; o^esC tonjomit ittMilk d'exemples pris au ba9ard d^iiç des nombres çompk^es* I4I 0jfm * connaissent ni les noms ni les valeurs des nouvelle! wee ures»

Hmtte-Mame; arr. de Chaumont, eani. de SaimméùimHi^ L'instiruolion primaire , dans ce canton , tend vers l'amélioratkm; M lité paraît ea être bien sentie , du moins par les autoritës lôealcs. IMi un gr^ndnoipbre de communes , j^ai trouvé en coDstmetioU, OKmA' rement achevés, des locaux vastes, salubres, bien distribuée . fov b écoles et le logement des instituteurs. Partout l'impulsion est donéB; 3 y a très-peu de villages stationnaires : la plupart tendent vers m» psgression qui promet à la civilisation des campagnes de salutaiieidte* Ce qui en général m'a paru occuper le plus les écoles, c'est récritony cBuritt h lecture dt l'prtbograpbe* L'instruction religieuse n'est p^ léM^f loais le calcul p'est peut-être pas asscK soigné. «TaitrouTé peu jfïiMi qui sq^nt lir9 cour^^Q^nt un nombre de plusieurs chifiriS» it4MI> moins l'écrire sous la dictée, et néanmoins ces enfants priitiqaMttlIi' sablcmcnt les quatre premières règles sur les nombres çntieiv.

Mayenne; arr, de Château- Gonihier. -— Les iré|||l|«|B élt 10 tiËaris , que m'ont oiTerts MM. les instituteurs priiQaijres (koÊ^ fîHf sont loin d'être satisfaisants. Lire passablement , écrire aasfs aialeltf* orlbographe , chiffrer plus mal encore (addition ^ soustraotton # ÎM*' ment mulliplication, division et quelques rk^^ d^ %fÇiê)^H^p0

«QTXI. ST4

cipos , sans intelligence aucuoe des questions ^u'ob résout éréc ces règles ; Yoilà tout ce que gënéraUment on enseigne aux enfants.

Meurthe; arr. de Nancy y cant, de Pont-à-Mousson. — Dafls les communes rurales , on ne fait écrire et calculer les élèves que quelques mois avant la pren^ière communion, époque après laquelle soupirent les parents pour retirer les enfants de l'école,

Puy-de-Dôme ; arr. d'Amhert. — L'enseignement du calcul tie s'étend guère au-delà des quatre premières opérations de l'arithmétique, dont on se contente d'apprendre le mécanisme aux enfants, sans leur en faire connaître les applications.

Basses-Pyrénées ^ arr, de Pau. ■*- La lecture est vicieuse et incorrecte, car les élèves ne peuvent pas parler mieux que le maître; le calcul est purement mécanique , on le réduis à quelques définitions apprises par cœur, sans être comprises.

Seine-Inférieure; arr, iYvetot, eant, de JF'flW^'iZfe.— L'arithmétique est enseignée individuellement , routinièrement ; et , à un petit pombre d'écoles près , les enfants ne peuvent nullement rendre compte de ce qu'ils font.

Aube; arr, et cant. de Bar -sur -Aube. — L'enseignement de l'arithmétique est en général fort défectueux, il ne consiste que dans l'assemblage des chimes, sans démonstration, sans raisonnement; les instituteurs ne comprennent pas le besoin d'insister sur la numération , et c'est à peine si une seule école est bien tenue sous ce rapport ; celle de Bar-sur-Aube même n'est pas plus avancée que les autres. Quoique des tableaux noirs aient été placés dans la plupart des écoles par les soins du comité y la vieille et mauvaise habitude de poser des règles aux en&nts sur leurs cahiers dure encore, çt il sera difficile de la ^réformer.

Charente-Inférieure; arr. de La Roohelie. ^^Les maîtres n'ettseignent pas la numération, ne donnent aucune idëe claire sur les nombres , et néanmoins ils font faire des calculs sur les nombres entiers et fractionnaires. Voyez aussi 351 , SavAe^Uarnç*

Ardennes; arr. de JR^'t&eZ.'— L'enseignement 4u calcul est presi]He nul, les nouvelles mesures y sont ignorées; le calcul décimal y e^t tout-à-fait négligé.

Aube; arr- et cant. de Bar-sur^Aube. -*- Le calcul décimal est partout négligé , parce que les instituteurs, qui le connaissent à peine , ne font rien pour en propager l'enseignement , et il est vrai de d^re qu'ils seraient encore paralysés dans leurs bonnes dispositions par la résistance des habitants.

Aube; arr, de Sar^sur-Jube ^ cant. de Fandauçres. — QqM

aux fractions décimales, elles sont entiërement ignorées , Taipentige^f fait même presque généralement avec les yieilles mesures, parce que la instituteurs ne connaissent pas les nouvelles.

Creuse; arr, d^Aubusson et de Bourganeuf» — Oa y calculeassa bien de mémoire , mal la plume à la main ; le calcul décunal et le système métrique est ignore partout; la faute en est aux connaissancs bornées des instituteurs.

Maine-et-Loire ; arr. de Bougé. — JTai remarque dans presfie toutes les écoles une grande ignorance des principes du calcul déciaid et surtout du nouveau système métrique. Une instruction sur ce système devrait , ce me semble , être répandue avec profusion dans les ëcdes.

Hautes-Pyrénées; arr, et cant. de Tarhes (nord.) — Il ja da communes ou les parents ne veulent pas que leurs en£ants appreonent le calcul décimal. C'est pour eux une innovation qui contrarie lenn idées et leurs vieilles habitudes; aussi cette étude est nulle. Je ne dirai rki de la géographie, de l'histoire , dti dessin linéaire; on ne s'en ooofe point dans les communes rurales.

Eure; arr. de Bemay. — Le système des mesures légales ert

presque ignoré.

Gers; arr, d*Auch. — Non seulement les élèves , mais les mallRi eux-mêmes sont complètement étrangers à rintelligence et aux applications du système métrique.

Gironne; arr. de Blajre^ cant, de Blajre et de Ciers-4a-Landeé^ Peu d enfants lisent couramment au bout de cinq ou de six ans, eC diK les écoles de ces deux cantons (la ville de Blaye exceptée)^ il n'y api vingt enfants qui apprennent la grammaire française, pas un qjd coanaisse le système légal des poids et mesures.

Jura; arr. de Lons-leSaulnier. — Il y a fort pen d'ëookl oi, dans l'étude de l'arithmétique , on joigne la théorie à la pratû|ne; f ai trouvé presque partout une ignorance complète du sjrstème métnqoB*

Haute-Marne; arr. de Chaumont , cant. de ChaununU, AnidÊi, Suzennecourt^ Fignorjr ^ Doulevant ^ Doujeux , St.'BIm.^ri trouvé peu d'enfants qui lussent bien ; j'en ai trouvé un plus gcaal nombre qui avaient une assez belle écriture , et qui orthograpluaîetf assez bien les phrases que je leur dictais; mais j'en ai vu peu qui ooa* nussent passablement les principes de la langue française , et enoNC moins qui eussent de saines notions d'arithmétique. Trè»-peu oonDtfsent passablement les parties décimales et les m* i^ks ; es*

pendant , ces mesures , le gouvernement ne peut les reflare poph

laires que par le moyen des instituteurs et la plupart n'en savent que les mots sans rien comprendre au système métrique. Plusieurs montrent sur le terrain à arpenter , mais ils se traînent en aveugles sur Fancienne routine à laquelle ils appliquent toujours l'ancien calcul. Quelques instituteurs font lire les élèves dans des ouvrages élémentaires de géographie et prétendent ainsi enseigner cette science ^ mais je me suis assuré par moi-même qu'ils y étaient complètement étrangers , et qu'ils n'avaient pas même l'usage des caries.

Pyrénées- Orientales ; arr, de Ceret, — L'indifférence des parents est telle , qu'ils exigent que l'instituteur n'exerce pas les élèves au nouveau système des poids et mesures ^ dont on ne peut guère introduire l'usage chez eux.

Aube; arr, de Bar-sur Seine y cant. d*EssoyeSy Fitry-le-Croisé,^' J'ai été très -satisfait de cette école et de l'instituteur; j'ai vu avec plaisir toutes les figures géométriques construites en caiton ou en bois ; le cube divisé sur une de ses faces en toises , sur l'autre en pieds , et sur 1 autre en fractions décimales; la toise, le mètre, le pied, le décimètre et l'aune exposés sans cesse à la vue des enfants ; l'instituteur a pris les mêmes précautions pour matérialiser la connaissance du litre , du kilogramme.

Charente-Inférieure ; arr, de Rochefort.'^yaX fait déposer dans toutes les écoles les modèles des principales mesures avec le tableau comparatif de leur rapport avec les mesures locales» Ainsi, les oreilles de nos jeunes paysans ne seront plus frappés de mots qui ne laissent aucune trace dans leurs esprits, parce qu'ils étaient séparés des réalités qui devaient parler à leurs sens , et lier étroitement une nomenclature qui ne leur paraîtra plus extraordinaire, parce qu'elle leur deviendra familière , à des modèles placés sous leurs yeux , mis entre leurs mains^ reproduits au tableau noir.

Vendée } arr. de Bourbon- Vendée. —L'école où se tiendraient ces conférences , devrait renfermer des étalons de poids et mesures , des instruments de dessin linéaire et d'arpentage , des modèles en bois des principaux solides dont s'occupe la géométrie , et quelques cartes de très grande dimension ( mappe-monde, les cinq parties du monde, la France). Il serait bien à désirer que ces mêmes objets pussent se trouver dans toutes les écoles de quelque importance.

Ardennes ; arr. de RétheL — A peine parle-t-on de grammaire française dans deux ou trois écoles.

Jura; arr, de Lons-le-SaubUeTy cant. d^Arinthod. — L'étude

de la grammaire française est Bin^Uhremetït nêgUgée dans lè oinloi d^Arinthod. 'Je citerai la commune de Chîsseria où depuis quinze alto on n'a pas encore ouvert dans l'c'cole une grammaire; les parents ^j opposent ; ils n'en veulent pas faire la dépense , et il serait m^jent S^tSf voyer une douzaine de grammaires dans cette commune.

Drôme ; arr, de Nyons, — Le chef du pensionnat de N« . •• a dAnAi aux instituteurs d'cnseignei* la grammaire, de lorte que, dans laplil|iift des communes , les enfants ont été dans l'impossibilité de me dire ^mIé différence il y avait entre un nom et un verbe.

Aube; arr, de 2Vq^tfi.-— «Dans une quinzaine de cômimlMy ki maîtres m'ont dit que les parents s'opposent non seulement à Y^iOtà^ gnement y mais même à la lecture de la grammaire.

Douhs; arr. de Besançon , cant, de Besançon et BitnËeue.^ Beaucoup de parents ne veulent point qu'on enseigne à leun en&its autre chose qu'un peu d'écriture , de calcul sans tnéorië et de tectnre des /9/t;»{^r5 (manuscrits). La géographie et la grammaire sont pMcrhei dans beaucoup de communes.

Oise; arr, de Beauvais, — - Dans certaines localités que j'ai ingffaliSff chacune en son lieu , les parents ne veulent pas que leurs enfiiqls apprennent la grammaire française, parce que, disent-ils, elle lut eassi la tête. Quelle indifférence !

Somme; arr. d' AhhevUle , cant, d'ffallencourt. -^ Il exiitfdui plusieurs communes de co canton une indifférence complète pour ViM* traction. Il y en a même où les parents ne prétendent pas que leun enfants calculent , sous prétexte que cela leur cas$e ta tête»

Somme ; arr. d^ Amiens , cant, de BougainvUU* -^JjCiluiiW^ sont si grossiers qu'ils défendent à l'instituteur défaire Yoir la graMUiie aux enfants ; et cependant ils se plaignent du peu de capacité ae|«d&iils>

Far; arr. de Grasse , cant, éCAntihes.^-^hxit reprôelies qttt j'ti faits, tous les instituteurs m'ont répondu , que les parents ne fodaKHit point acheter de grammaire à leurs enfants, qu'ik disaient que la lecture et l'écriture suffisaient, qu'eux et leurs pères avaient bien appris à lire sans grammaire. Il n'est poi nt de pays plus arriéré.

plupart det communu, les {tarenls ont nns avei^ioit prenoncife ponr Iè|

innovations qui penveni améliorer Vent tigneraent, j'on pourr^^is citM plusieurs où les iostitulcurs ont eu uiic pciQe infinie à introduire la grammaire française daos le pi'ogrammc des e'tudes. J'ai indique' à chaque instituteur le moyen de faire ces innovations sans froisser persoODe, p^s même les curés qui ne contrarient pas les maîtres , peut-être parce qu'ils suivent l'ancienne routine ; mais qui pourraient bien ne pas voir d'un bon œil la moindre innovation, même eelle de la suppression de l'épcllalioû dans renseignement de lu lecture.

Côte- d'Or ; aTT. de Beaune. — La grammaire est entièrement abandonnée dans la plupart des écoles: 1' parce que les instituteurs eus-mêmes ne la savent pas ; 2° parce que les parents , ou la tron?e*l inutile ou ne veulent pas faire la dépense d'un livre ; 3" parce que \à lecture, l'écriture et lesélémeols du calcul sufQsent, et de reste, potlt absorber tout le temps des instituteurs qui empl6i«i)t l» méatoèt individuelle.

Jura; arr. de Lons-h-Sauînier. — L'élude de la grammaire est géaéralemeni trop négligée; beaucoup de parents ne veulent paï fiire , sous ce rapport, aucune dépense, lis vous disent avec ua sang-frOM. imperturbable : « Nos pères ont bien v^u t^ng cela; nous tîtoqs tien sans cela , et nos enfants pourront làire de même, u

Marne; arr. d'Epernay, cant. de Fère-Ckampenoit«. Au rC3iet telle est la force de l'habitude dans ces coDimunes, que celui ^i prupo^ serait aus parents des méthodes plus parfeiies , (t Un emeigBeraeut pltil complet , serait mal accueilli.

L enseignement de !a grammaire , par exemple , ci par conséquent de l'orthographe est impossible à de& tufanCs dont les parenis refuseraient Dettement d'y donner la main. «Il faut, disent ils, faire comme oua fait poureu\, et rien au-delà. «Toute espèce de nouveauté les révolte, et, si le maître insiste , il s'espose à une foule de de'sagremcnts ; et les parents chargent en quelque sorte leurs enfants de venger leur ridicule amom'propre.

Nord\ arr. et cant. £A-oesitMS (nord). Les coiirs de grammaire et d'orthographe sont presque des exceptions , tant le noaibce d«s ^Uy^ qui les suivent est restreint ( 3 ou 4 sur 'tO ). *

jirdennes; arr. de f^ouziers, ednU de fouzi^S. — «Illi^f *k dans ce canton , qu'un très-petit nombre d'écoles «ù on enseigne up peu de gramniaiic française et d'ortliograpbc.

Aube; arr. de Troues. — L'oithogwphe et l.i grammaire sort OHiles.

^H&e; arr. detro;yes, — I/oîibu^râpbccUagrjntààfréHgïtâttlt^

BTô ironi*

plus mal traitées; là, il n'y a pas même de nmtiiie : ignonBoe plète*

Cantal; arr. de Mauriac. *^ Les exercices d'analyse gnsnaip ticale et d'orthographe manquent presque partout, déporte qaefcsbçoai de grammaire n ont pas de résultats sensibles*

Doubs; arr, de Besancon, -* Les âèves lisent presque tOQJoui sans comprendre le sens de leurs lectures*

Gard; arr, d'Uzès , eant, de Bagnob, — L'âat de l'enseipement y dans les communes du canton de JBagnoIs , laisse beanooup à dé* sirer; pour mieux dire , il est nul. Dans aucune école je n'at trovftf ds enfants qui fussent capables de repondre à la moindre qaesdoB sn k grammaire française. Dans la plus grande partie de œs ëookSy Itt âëves ont entre les mains différents livres; comme histoire , géogn^Uei arithme'tique , mammaire , etc., mais tous ces livres leur serrent scile» ment pour la lecture ; ils n'apprennent rien par cœur, ils ne laidHt compte de rien; le maître ne leur donne aucune explication.

Lot-et-Garonne; arr. d'A%en, canU de PujrmiraL «-• Là laigie française est , comme dans les autres cantons , bien n^ligëe«

Lot-et-Garonne; arr. de Mammnde, canZ. de Ma$^*jtmmm. —• L'enseignement de la granunaire est nul dans toutes lei.éoows qis j'ai inspectées. Voici comment on le pratique : l'instituteur prescrit une leçon à l'élève , sans la lui expliquer, et le condamne à la Ini védier. S'il ne la sait pas , le maître envoie i'élëve à sa place , et lui dit gme* ment : « vous ne savez pas votre leçon. »

Haute-Marne; arr, de Chaumont, canl, de Fignory. ** Lesii;' stituteurs savent passablement la grammaire française ; as enaeigiMil| pour la plupart , l'orthographe d'après la méthode de M. Gallien. Bfsii cette méthode a le désavanuge de dénaturer la nomenclature pr^dn de la grammaire, et les élèves, dans leurs analyses, ignorent prasme toujours les rapports que les mots ont entre eux, et la fonction qinli remplissent dans le discours.

Haute-Marne ; arr, de Fassy, cant. de I>oii/eKr. — «Dansphaieurs écoles , l'enseignement des vrais principes est dâaisié ^ on Aa fient à la méthode de Gallien pour montrer l'orthographe.

Pujr-de-Dôme ; arr, d'Amhert, cant. d*Ambert. — L'étdkde la granunaire se borne à la conjugaison machinale des Teibes, on à b récitation de quelques pages auxquelles l'élève ne comprend ricii parce qu'on ne les lui explique pas.

Pprrénées-Orientales ; arr. de Perpignan* -—La granunaiiecstli partie la plus faible de l'enseignement, dans nos écoles; presque ton les instituteurs se contentent de faire apprendre par cœur Tabi^ 4s Lhomond sans en faire jamais l'application à des exemples on à des SB* lyses de phrases dictées.

wons. 8TT

Forme; air. de Sem, •— Souvent, un instituteur vous présente un enfant de quatorze ans qui passe pour le héros de son école; il récite, sans s'arrêter, deux, pages de grammaire (toujours les deux premières), et ne comprend pas un mot de ce qu'il re'cite.

Manche; arr. de Saint-L6 , canU de Percy, de Thessy et de Thorignjr, — Dans beaucoup d'écoles, Ton n'a jamais enseigne' dans quel pays du monde on était , à quel peuple on appartenait. Je me suis assuré que plusieurs enfants ne le savaient pas. On ignore , presque universellement , à l'école , que la France se divise en départements , les dé* Fartements en arrondissements , etc. Ce n'est que par tradition qu'on apprend en vieillissant. Rien de ce qui concerne Tagriculture, les arts, l'hygiène , n'est enseigné; nulle part on n'apprend à peser et à mesurer, conmie on doit peser et mesurer légalement. Aucun échantillon de mesures n'est déposé dans les écoles; les instituteurs ne connaissent pas le système métrique.

Aube; arr, de Bar^sur-Seine y canU de Mussy-sur-Seine, — Il est assez curieux de remarquer encore que , dans tout le canton , il n'y a qu'un instituteur du troisième degré ; que , dans presque toutes les écoles , on trouve un décamètre et une ëquerre , que les enfants s'occupent d'arpentage , et que les vacances sont réduites à trois mois , à deux mois et même à six semaines, c'est un des signes les plus in&illibles de la prospérité des études.

Charente-Inférieure ; arr. de Saint- Jean'd' Angéljr , cant, de Malta. — J'ai vu l'arpentage seul , conduit vers son véritable but, dans les écoles rurales, et cela , parce qu'on en éprouve le besoin journalier. Les instituteurs qui possèdent celte connaissance, sont arpenteurs connus à plusieuâ lieues aux environs, et se font, en cette qualité, un éventuel très-honnête.

Fosses; arr, de Neuf-Chdteau. — L'arpentage est enseigné dans presque toutes les écoles; le dessin linéaire, l'histoire et la géographie dans quelques-unes.

Aube ; arr, de Bar-surSeine , cant. de Chaource* — L'arpentage est enseigné dans presque toutes les écoles , je ne l'ai indiqué que dans celles où l'on conduit les élèves sur le terrain; mais les procédés employés par les instituteurs , au lieu d'être fondés sur les principes de la

ROTM. 9A

C6tB £0r. "— IdstruDiian dw jeûnes gens.

Creuse. — Instruction de la jeunesse. Mythologie,

Dordogrte. — Instruction ■pont les jcuDêS gens. Mythùlogîe. Ma- Dud du Garde natiuDal,

prome. — Les procès. OEuvres de St.-Evremotld. InâructtOÙ de la jeunesse, '

£ure. — Instruction de la Jeunesse.

Finisterre. — Icstruclion de la jeunesse, traite' d'eCDOamîe polîlique.

Gard. — Mylbologie.

Gers. — Instruction de ta jeunesse. Myiliologie. ËDcyclopédie DOImaie de la lucil.ode Jacotot,

Gironde. — Mythologie. Instruction dts jeanes gens. Code OTJl. Lois de la picuiière révolution.

Hérault. — Jérusalem diilivTi^'e. Journal de la révolution. Instruction des jeunes gens. Apendix. de Diîs. De Virîs illustrihusi Mftho*'

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Jura. — InstruclloD des jeunes gens.

Haute-Loire. — Instruction de la jeunesje.

Loire-Inférieure. — Instructiou de la jeunesse.

Loiret. — Mythologie. ïnstniclion de la jeunesse. Droit français.

Loir-el-Cher. — Droit public. Instruction de la jeunesse.

Lot. — Instruction des jeunes gens. l'Ecole des Mœurs.

Lot-et-Garonne. — Histoire de France par 1« Bagois, £cole à» Mœurs. Instruction des jeunrs gens,

Lozère. — iDsti'uclion de la jcuoesse.

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Meurtke. — Grammaire allemande^françaiie par Steidinger. Jonr-

ual des connaissances utiles* Mythologie.

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Orne, — Histoire de France par le Ragois. Instruction de la jeunesse. De y iris illustribus.

Puy^de-Dôrne. — - Abrège de rhétoricpie française* Instmctiimdes jeunes gens.

BasseS'Pjrrénées* — Libum Ispiritala. École des Moeurs, bstruction des jeunes gens.

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Bas-Rhin» — Grammaire allemande française par Meidiii^;er* Instruction des jeunes gens.

Saut-Rhin, — - Instruction pour les jeunes gens*

Saône-et'Loire» •— Instruction de la jeunesse*

Sarthe. -^ Instruction de la jeunesse* Gonciones français*

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Seine-Inférieure» ~- Instruction de la jeunesse.

Seine-et-Marne. — - Mythologie. Instruction des jeunes gens*

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Tarn. — Instruction pour les jeunesgens. Étrennes de Gadoms.

Tamret-Garonne» — Instruction de la jeunesse*

Far, — Grammaire de Restaut. Histoire de France par k Bagoîi* Instruction de la jeunesse.

Faucluse. — Grammaire de Restaut. Histoire de Fimoe par le Ragois. Instraction pour les jeunes gens.

Vendée» — Instruction pour les jeunes gens.

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Haute-Vienne. — Contes des génies. Histoire de France par k Ragois. Instruction de la jeunesse. Rhétorique des demoiadlf* b Capitaine Robert. Quatrains de Neuchâtel.

Vosges. — Instruction des jeunes gens. Journal des utiles. Mort d'Abel Dufirene. Mythologie.

Yonne. <— Histoire de France par le Ragois.

Loir-et-Cher; arr, de Blois , cant, de Blois et de BracieuX. -— Si le peu d'instruction des maîtres est une des principales causes du mauvais ctat des écoles rurales, je dois signaler aussi , parmi les causes qui nuisent aux progrès de l'enseignement , le manque de livres élémentaires; j'ai trouvé partout de mauvais livres de première lecture et après les syllabaires, les enfants n'ont, entre les mains^ que la Cwilité et le Psautier.

Lot-et-Garonne; arr, de Marmande. — L'avarice des parents est vraiment inconcevable. Us exhument de leurs greniers des livres maculés , qui ont reçu les larmes de quatre ou cinq générations , ou bien , ils achètent à très-bon marché des éditions de Limoges , remplies des fautes les plus grossières.

Cette ville fournit , au moins dans nos contrées , la moitié du nombre des livres élémentaires en usage , et beaucoup de contrefaçons.

Marne; arr. de Chdions. — L'enseignement est faible et peu étendu. Il est urgent que les instituteurs soient pourvus de quelques bons ouvrages , sans le ^secours desquels leur instruction sera toujours bornée.

Morbihan; arr, de Fannes. — Les livres en usage dans les écoles sont généralement bons. Il en est cependanfoù il conviendrait de faire choix des sujets de lectures. L'ouvrage intitulé Devoirs du Chrétien y excellent pour des honMnes faits, offre plusieurs passages qu'on ne saurait, sans danger, expliquer à des enfants. La CiviUté ^ entre beaucoup d'avis utiles, présente une foule de détails qui ne conviennent plus à nos mœurs , et qui , mal appropriés à la situation des habitants de la campagne, deviennent au moins déplacés dans les écoles rurales ^ quand ils n'y sont pas tout-à-fait ridicules.

Nièvre; arr. de Château- Chinon. — Les parents, les uns par avarice, les autres par misère, refusent d'acheter des livres uniformes, et, dans telles écoles , j'ai igu, entre les mains des élèves^ la moitié d'un Code municipal, les Lettres de Mirabeau, etc.

jiuhe; arr, de Nogent-sur'Seine.'-^YiWeTiSLiXK.e. L^nstituiéur at ce lieu est le seul qui ait un brevet du premier degré, cependant, à quel titre ! En examinant les cahiers des élèves , je vis un extrait d'un conte de Bocace , conte assezi^graveleux. j

Bas-Rhin; arr, de Schélestadt, — Des ouvrages de ce genre remplaceraient les mauvais liyres que l'on trouye encore dans 1^ mains de

k jcnew, dimBonbç de looiiléi , canM , pM* cii^^t , h maire française de Mcidinger qai contitfit , entre antrei , un lecod d'anecdotes Vemplifs de manyaiset plaisanteries y d de dma qoi «ffensent oaTertement la pudeur et le sentiment mnnl de la jci* ne»e.

Indre^-et-LoirÊ , arr^ ia CUmim. — L'ùutilnteiur de ^^ aeOf je dirai prtMpiCt rivpadcar de me donner à aamineri coiDUBe éc^^ d'^tnftf dcscaluirsdeaca ëlèroft pour ks prix, ob Fon Toyait iqit au long des histoires joviales sur l'adultère avec détails ônonitaneîà, des Doëfics éroti<pie«| et enfin une autre pièce intituiéele ftnrflt^ff âa JUfU MUieu , le tout tire' de mauvais jonmai» du Impt.

Calpodosi arr, de Falaise^ oani. ie faUim H im QnMÊHf, — A déiaut de vieux Uttcs , ces éditûmi noiiYfUM# (btt 11» id^ teurs. depuis trois 4ns, inondent nos campagne^à 1^ fPSm fflntfâM entre les mains des petits enbnts , avec UDC iRonlioiniQ fil€|e ll^ofi/^ lactériser.

Telle est Pinnooence de certains pères , qu'un septnagâiaire ayMt vjf entre les mains d'un sien petit-neveu un bien «utre code dc niQpki k Bcm $eni du euréMesaerl

Cahadosi arr. da Caem , caM* d^Èvreçy^ «• tm MkM ita pointasiez d'instruction pour discerner oe qui es| Ikhi na mnmîià N Age I 4 telle condition plutôt qu'à telle auire ; U y 4 d(| exfiqilai mguliers : j'ai entendu lire gravem«it les Vevoire de ImiJmimepdmâ, des passages fort libres de Montaigne et du PlutVfVe d'iJVtjol.

Majrejme ; arr, de LdvàL — • On derfif^^neidire dttu lijr^nliidiïï Touvrage intitulé : Vlnstrucffon pour lesj0ùnes gens f pnmitifcnient imprimé à Besançon ) ^ à cause de bien des ttaits qui ne pcnrent qae porter les enfants à penser au mal ou fausser leur esprit. H est cdoùk dans la Bible beaucoup de choses qui font penser les en&nts à eeqiflli devraient long^-temps ignorer. J'en dirai autant de k Fié dùêâtmti Ce^ troift ouvrages , que l'on trouve partout , seraient tvintqeMMK remplacés par V Histoire de la Religion , la Docirêne dù^éUemtêfh Catéchisme historique, Simon de JUi^tua , k Mbrmh eié ê^ tion, eiCnf etc.

Mêurtke; air. de LunMUe, cant. de Bacem^ eî de gniItlHW

— II serait à propos que tous le& \iftts qu'on met entre les mains des eaiànts fussent propres à développer leur intelligence. Cependant, pn^ue partout ilslisent du latin autant que du françaiïi ; sans doute on fait bien de Uur apprendre k lit* la langue dans laquelle loBt dcrlti les ofiicei de l'Église , mais ce ne derrait être , je crois , que quaSd iU Mvent bien lire les ounagcs composa dans leur lai^e matertietie. J'ajouterai qu'il jr a dam la Bible certains passages qui la devraient faire proscrire des écoles, et remplacer par d^histoires tir^s de l'Écrl' turv lainte, qui n« présenteront pas les mêmes inconT^nients.

Aisne; arr, de T''erp'ms, cant. de Vervins. — Je dirai des livres dVcole ce <jue je viens de dire des méthodes. Livres réimprimés depuis 100 ans , voila 1rs productions que l'on met entre les mains des en- Êmls. Certes , Instruction de la jeunesse , Devoirs du chrétien, Cîvî- Utd puérile et honnête, Vie de Jésus-Christ , Fie de saint Quentbi, etc., etc. , voilà de beaux titres, de fort beaux titres miîmejmais que d'ouvrages n'ont vécu que sur leur tilre! Si l'on ouvre les livres ^e je viens d'indiquer, on y verra des instructions fort peu instructives ; des devoirs assez singulièrement formules ; des civîIiléS peu honnêtes de nos jours; et la fie de Jésus-Christ, et celle de saint Quentiti surtout , dans quel style , bon Dieu , sont-elles écrites '. Je ne craiaspasdeledirc, etje le prouveraissans peine aucune, ily a dansions ces ouvrages des hérésies dogmatiques , des instructions immorales , des absurdités et des niaiseries pitoyables. Ce qu'il y a de plus heureux dans tout cela , c'est que les enfants n'y comprennent rien. Pour des livres qui éclaireraient leur esprit, qui formeraient leur cœur en piqtiaut en même temps leur curiosité , en tes attachant par un intérêt soutenu , je n'ai rencontré que deux fois Simon de Nantua, et une fois Maître Pierre. Il y a une révolution k faire dans ces instruments de l'întruction primaire.

Moselle; arr. de Metz. — Trop de litre» de pf Arf , et des livre» même hors de la portée des eB&nts , et leur donnant des id^es fausses , superstitieuses et souvent dangereuses. Trop peu de livres it

morale et d'instruction.

Seine-ltiférieurei arr. deRouen,cant. deBoos. — L'Instruction de la jeunesse otfre Moe lecture aride, et peut-être au-dessus delà portée des commençants; il en est de même de la Civilité'; cet ouvrage ancien et d'un usage général dans les écoles de ce canton , fatigue et ennuie les écoliers. Les préceptes qu'il trace, d'ailleurs, s'ils étaient suivis strictement de point en point , seraient au moins ridicules et aluurdes.

884 nom.

Aisne ; arr. de Laon , cant. de Channy. — Les Instruètkm iê la jeunesse par Gobinet , la Cmîàé puérile et hannéle , la Grwih maire de Lhomond, celle de Noël et Chapsal, la Géomtphie pv Baguette , le Demi-'Psautier, le Catéchisme du diocèse ,k Ancien et le Nouveau Testament, voilà les livres en usage dans ce canton. Pour les manuscrits , les enfants lisent dans de vieux papiers. Les petits ethiers lithographies qu'il serait si nécessaire de donner aux enfimlSy y sont totaleuient inconnus.

Calvados; arr. de Falaise. — Les livres les plus en usage sont de mauvais Syllabaires imprimés à Falaise, V Instruction de la jeunesse et la Civilité, L'Instruction de la jeunesse a tellement vieilli potf k style y il s'y trouve tant de fautes de français , qu'il faut la proscrire et la rajeunir. La Civilité ^ dite puérile et honnête, est le livre le pins ridicule que l'on puisse mettre entre les mains des petits enCuits. Le cnm> tère particulier de l'impression ne ressemble à aucun autre , et n'oCbe

Sar conséquent que des difficultés sans profit : et puis , qu'est-ce qoe onner aujourd'hui des préceptes sur la manière de nourrir les dbveux avec de la poudre ou de la pommade, sur la couleur fse doit avoir une perruque j etc. ? Civilité chrétienne de J.->B. de k Salle, chap. ni.

Maine-et-Loire i arr, de Se gré. — Parmi les livres les pins fli usage dans les écoles y se trouve V Instruction des jeunes genSf qn renferme des histoires dites édifiantes , dans lesquelles les principes de k décence sont assez peu ménagés. La prohibition de ces sortes de livra serait certainement salutaire , mais pourrait faire crier k l'irrâigioo.

Moselle; arr. de Metz, cant, de Boulay. — VlnstrucÊMOU des jeunes gens comprend des détails trop minutieux , des dissertilioBS trop longues sur les devoirs du par&it chrétien ; souvent même les wêp^ tières des explications , et les explications elles-mêmes , sont fidlcspov donner aux enfants des idées qu'ils doivent plutôt ignorer que de safûff comment ils ont à se conduire dans les circonstances dont il y est ^mstion. Le Manuel de dévotion y enfin ^ qui devrait se borner aux pnkes les plus simples de la religion , en contient trop pour la quistiÊif beaucoup trop surtout pour la qualité ^ s'il est pmnîs de le dot. C» sont souvent les niaiseries les plus ridicules qui aient pu sartic itvaut cervelle humaine. Ce livre est terminé par une Fie de sainte Mer* guérite , où sont résumées les croyances les plus superstitieuses doit fli ait pu broder les vies de tous les autres martyrs. Le gouvemcmenk crt venu au-devant de cette réflexion , en répandant d^s In ëooks ks Connaissances premières y la Science du bonhomme Riekordj MeÊrs Pierre y etc.; ces livres, outre qu'ils sont excellents , ne sont pis chers; cependant » on ne trouve dans les classes que ceux qui sont ctt* voyés par le gouvernement y et encore ne les lit-on que rarement*

Somme; arr. de DouUens yCant. de Domart. ^ On ne voit, dfls

NOTTs; 385

les (écoles y que des livres comme Vlnstr*uction des jeunes gens , où rimagination des enfants est frappée par le ressort des histoires qa*6ii y • lit, et qui, au lieu de connaissances utiles ,' facilitent k'.p^pen^on presque générale qu'on a dans ce pays pour le feinatisme.

Meuse; arr, de Commerùjr, — Parmi tous ces livres d'une diction gothique , surannée , et souvent absurde y nous remarquerons celui qui a pour titre V Instruction de la jeunesse» C'est dans cet ouvrage , que nous ne craindrons pas de nommer impur, que les enfants repaissent leur esprit d'expressions crues et obscènes , et lisent des fûts propres à soulever toutes les émotions de la pudeur ; ce livre , d'ailleurs , di , l'aveu même de MM. les ecclésiastiques y offre une infinité d'ex^uple» que repousse toute espèce d'autorité et de vraisemblance. . .

ri-

Ardennes; arr, de RétheL -—Enfin il serait nécessaire que le co^ mité dressât une liste de livres plus convenables que ceux qui sont etaf ^ usage dans les écoles de l'arrondissement y et qu'il interdît l'usage de. certains ouvrages absurdes, tels que VAlphabety dont on se sert dans presque toutes les écoles, la Civilité puérile et honnête et/c. Mais il £»«- ^ drait aussi qu'on pût procurer gratuitement des livres aux enûints paii-' vres , qui , sans cela , ne pourront jyMnais suivre les exercices de l'ëec^e.^^

Ardennes; arr. de Sedan y cant. de Carignan.- — La plupart des livres élémentaires sont mal choisis. Ceux uniformes sont en nombre insufOsant; il conviendrait qu'on indiquât plus précisément les livres^ à mettre en usage.

Cantal; arr. de Maunac. — Cet état de rénseigiiemeiit dans cette ] contrée peut s'expliquer par les causes suivantes : '

A^ La pratique de la méthode individuelle encore conservée dans quelques localités 5 ^

5** L'absence et l'ignorance des bons livres élémentaires;

6® L'impatience , le peu de ressources ou l'exigence des parents, dont . la plupart n'envoient leurs enfants à l'école que jusqu'à ce qu'ils aient fait leur première communion; d'où il suit qu'ils les retirent pendant la saison où les catéchismes n'^ont plus lieu , époque à laquelle arrivent les ; grands travaux de l'agriculture; double raison qui fait que la plupart

(*) Depuis VimpressioD de la feuille 8 de cet ouvrage, la liste des livret auto* tiséi a été publiée ; on la trouve complète dans le MawMl général de rifulmetUm primaire , tome 9 > n^ 5, page 198.

dçs enC^pt^ si4>U$eQt ope imerruptian 4'f9ayi|!op ^ mfkifi 4?^ ^ V^fV qiy ilf' iff çoiyêa; chaque année.

C6te»dfOrf an. de Beaune. — Nota. Il serait à dëiirer qpe Foi éclairât MM. les maires sur le clioi)! ^es Uyres qui 4oi^eiit cgnppur cette petite bibliothèque rurale.

Creuse; arr. éPAuhusson et de Sourganeuf. -—Il faudrait établir pour toute la France^ une certaine uniformité d'enseignement. Od dçïr4«VHtf lÇ$ ai^ faire QpftUaJtre apx ins^utçum jyiQâgifq^ <P|j«W W^ lefk |i\r4^ qv/iiis 4<tiYf9t n^ttre entre ^ q!ms4fi» fl^f^ift f^Asciypr.<HlÇ pMîçufs Ici de^nandctuV ^y«ç iuStaWWt

DrôAie ; arr, de MonteUmart. — Les instituteur^ manquent de linei et n<e' savent ni ceux (m'ils doivent adopter, ni par*t{û^*&iojWfli pOiSrront se les procurer. Il serait bon que tous lés'iïistiliitl%iW-ieçiiMlt uikelUtedes livres nécessaires à Finstritctîon. *^*'' ^^' •>* • ' •

Drôme; arr, et cant, de Nfons, -—H serait bon que tbûs lés instituteurs reçussent une liste des livres à suivre dans leurs écoles et dei tableaux qui leur sont nécessaires pour adopter le mode sinmltiiié^ qu'ils connussent , et le prix de ces ouvrages , et les moyens de se la projurp. :fo.^s qç^W^H?. Tolcpté, e| la p\vjMyj| ng|R(t.|| RSBMi»^ fa^P ^^ prçiniçrç^ avance^.

Sure; arr. dfi Pon^aadenurp'^ja fitudrail ftion n^«wjnt an instituteurs ks meilleures méthodes , de bonnes gctoili|jk«i;«^lMW traités d'arithmétique, qe dessin linéaùre,^ g^OgE^^'cfrdSlM

et tottf k& ouvrages bi^ développés , à l'i^i^e é^ç^Êf^j^m'tpiÊtnamà eux-^mtoeaet s'eièveraÂenvà U h^Mlé^r d^knn} ibiçithiii^. ^>. J:*;

Lotret-Garonne ;. a0Xf, de. Jt^mmàf. tt*» Ûduifrcanlé ^ttoicM la base de renseignement, 8aiiaiulue\^itsiinultaQfi^ceB.4{y4teAdeptf paur 4iûu]Quxis nnupkc^ l[<eqsçigi)iQmçnt ijcidjvidfluâ , Ar mo Ar|k «An-

saire de fixer d'une manière précise les livres qui doivcQftllDeiisQitffW

le degré de leur enseignement. - •,. ., .

Manche; arr. de St.-LÔ. — U serait bon qu'on adressage dtfQPt instûftt«jUr un progir^^ome diâaiU4 de ce qu'il doit adtvoif, ^p/mp^f les noms au moins des livres qu'il doit étudier ou faire. Ucfu

Manche ; arr. de Falognes, — Les livres envoyés ptf k gôomnemcnt , et qui ont été distribués dans quelques oçmmuiaes, y.wt ptti goûtés, deu^ qui sept ^cellçment bons sont trop courts et dband^iki être Hemptacés trop souvent, l^ne commission devrait être iàtÊin^ M0 fa^re d^s^ichoix cbirfenables et rédiger un catalogue qui :scttBS aJbpFy toùtesjlesécollesi^'une aca.démie ou d'un dépariement*'Leiîea'M'a|iMb à faire dans les canmagnes j ce n'est qu'en luttant qu'on peut intro Aîli . quelques ameRorations.

Haute-Marne; arr. de Chaumont. — II , ait à sookaiMr M

If. te Ministre de l'instruction publique ^ fit r ^'*^jyt

d'un Gçrtaia nomVf^ de Uttw destinés aux ^co^es él^entaires; ft |^ ÎDSlitutcurs seraient tenus A'y Jaire uu choix. Certaigemeiit les livrçf (}ue j'ai trouves dans lef écoles sont moraux et religieux , mais ils spa!^ poi^r la plupart au-dçsst^ de la cooceplion dç l'enjiitnr^, et lef instî,tuteursp^ ^i^i^sontepbju'iasâé» pour faire UQch'^ixcts'eatieD.iieat aux ancicDs livres.

Oise; arr. et cant. de Compîèene. — Il serait bon de d^ierminef les livres qui doiveqt être d'usage dans les écoles.

Seine-Inférieure ; air. de Dieppe, cant. de BacqueviUe. — J'ai eu de nouveau , à l'école de BacqueviUe , l'occâsitin de faire l'observation que J'ai déjà consignée dans les états précédemment envoyés sur le choix de livres élémentaires et la nécessité ou sont les instituteurs que le Gouvernement fasse publier quelques ouvrages que l'on suivra nécessairement dans les écoles.

Seine-Inférieure i ofT- (fo Hafl>re. — Le Gouvernement prescrit la marche qu'on doit suivie et les livres qu'on doit voir dans les collé^^ pourquoi ne ferait-il pas lanterne chose pour les éçqle^ primaires?

Somme; arr. d'AhbevMg,cant. de JVobwow. — U scrMi ui^pn d'adresser aux in^ietteurs nonmrâ par le comitc , des circulaires , en leur traçant une marche uniforme , et d'adopter au plus vile des livres nouveaux, d'en prescrire l'usage ; car le peiît nombre des instituteurs qui sentent le besoin de cette riiibrme , espèrent rc'ussir à la &iic adopter aux parents, du moment où ils pourront leur dire: la lot veut qu'on, se s^rve de tels ou tek livres ; les membres du comité sollicitent aussi avec Instance des décisions précises à cet égard. Car tous les amis de l'instruction ne peuvent que difplorer le choix pitoyable des livres répandus dans les campagu^.

Faucluse. — Peut-être serait-il à d^rèr que fUnivarsiiK'

publiât le catalogue des Kwes qui devi'afeiltetreailoptès pouï YaatS^ gncment dans les écoles primaires , comme élte U fait chaque année potdr les collèges.

Vosges; arr. et cant. de NeuUhâleaa. — Comme aux collèges, il est nécessaiie de donner aux écoles uil catalogue des livres adoptés par le conseil royal, et de déiéndre l'emploi de ceux qui n'y seraient pas ^ indiqués.

Manche; arr. d» eoutances, Ciwfi da Gam^ 9t Cem^r-V Salle. — Le Catéchisme du diocèse, aVIhs^actdtnde la jeunesse^, sont les seuls livres français de la plupavt des écoles. Dans an petit nombre , on y ajoute les Figures de la Bible , dite de Boyaumont, On regrette de ne pas y voir d'autres livres moraux et historiip»».' preme* à déTekœper les sailimerils d^boBoéteté et de TÇrtu* soc^fc* 25*

dans renfancc.— «On a ledifplaisir àerétrùarery dao jatesqpe toutes les écoles , encore neufe et intacts , les livres divers envoya aux écoles primaires par M. le Ministre de l'instruction publique; il n'en a été &it aucun usage. Les maîtres se sont excusés sur le petit nônabre d'exemplaires distribués k chacun d'eux. On pourrait ajouter qu'ils n'ont pas su s'en servir; quelques-uns de ces petits livres sont à peine compris des maîtres.

11 paraît que , dans certains endroits , on s'est plaint de Tomissioo dans V Alphabet de la prière catholique Je vous salue, Marie. Dans un pays tout catholique , cette omission a paru être un signe de protestantisme.

Loir-el'iJher ; arr. de Fendôme^ cant. de Fendâme. — Parmi

du 1 5*^ exercice , quand les enfants coii)iiii|||ient k lire (^MiE^upnciit*

Moselle; arr. de Metz, cant. de Bâuêtty, — ^ J'ai tti'^'dhat katacoup d'instituteurs , les ouvrages envoyés par l'Université, soigneusement renfermés au fond d'une armoire , au nombre de 10 on 11 csKOh plaires chacun , les feuilles non encore coupées y et dans l'âat oà ion ks ayait reçus.

Pyrénées-Orientales; arr, de Perpignan. ^^-^ Les Sisioms'Ur^ de V Écriture sainte ^ par le chanoine Sckmid, i^npltraunt le minw but y en intéressant beaucoup plus les uns et les autres. HftL^SffeKat' plaires de cet ouvrage dans le dépôt fait au collège de Pgt^pwn posr '

les écoles primaires; il y a aussi ^000 alphabets ccffccq[KmdaDt . tableaux de lecture dont i usage devrait être général, ocmuneFnldittfea est incontestable ; malheureusement , beaucoup d'institiîteiun^ ne StfOlt pas s'en servir. Us pourraient l'apprendre dans leurs confifrencès*,'

BaS'Wiin ; arr. de Strasbourg, cant. de J^nonotA. «^ Jhas le canton de Brumath , comme dans tous ceux de l'arrondinement de Strasbourg , l'enseignement de la langue française est à pea pris iUnsoire. Dans les écoles où cet enseignement est donné , quelques dèfcs de la première division apprennent à lire et à écrire des vu)!» frsBfais qu'on ne cherche pas à leui' &ire comprendre. L'instruction femeaise it réduit là^ et quelques mois après avoir quitté l'école, oe quelescnfinH. ont appris de français ne leur étant d'aucun usage, est bientôt çsmtt-. tement oublié. .. Dans beaucoup de communes , les tohl^m^ flfjtt Iin#' français envoyés par l'Académie ont été rejetés , di'atttnslQi^Mktii^iyk^r

lacères ; quelques-unes ont e'té près de se porter à des actes de violence contre des instituteurs qui avaient entrepris d'enseigner cette langue.

Vaucluse; arr. d'Orange, — ... Dans la commune même de Faucon (canton de Vaison), des pères de famille se sont opposes d'une manière explicite à ce que leurs enfants se servissent de TAlphabet Hachette , qui avait ete' envoyé par M. le recteur de F Académie , et qui était distribué gratuitement dans Tinterct de l'instruction primaire.

Ar dermes ; arr. de Sedan, cant, dé Sedan* — Les livres employés dans les e'coles en 1850 étaient , en général, au-dessus de l'intelligence des enfants , et empreints d'un mysticisme exagéré ; c'étaient les Dc~ voir s du chrétien^ V Instruction de la jeunesse , les Exercices de la journée chrétienne ^ la Civilité chrétienne, et divers syllabaires. Quant à Y Alphabet de MIVl***, le comité n'a pas cru devoir le recommander aux instituteurs; il en a déduit les motifs dans deux, lettres adiessées à M. le recteur de l'Académie de Metz.

Dordogne ; arr, de Périgueux^ cant, de Brantôme et de Saint-Astier. — Encore un puissant moyen de propager l'instruction élémentaire : c'est de distribuer dans les communes les bons livres à bon marche , ou même gratuitement. Ce moyen , employé dans les six mois qui viennent de s'écouler, n'a pas produit tous les effets désirables , et a manqué en partie son effet par l'incurie de plusieurs agents de l'administration. Ainsi , l'inspecteur chargé de faire savoir aux anciens présidents de comité , qu'il avait à leur disposition un assez gTand nombre de livres élémentaires, a reçu pour réponse qu'il n'y avait pas de fonds pour le transport de ces livres ; de sorte que le dépositaire de ces précieux ouvrages n'a pu faire, que dans beaucoup de temps, une distribution partielle.

Sarthe; arr, de La Flèche* — La distribution des livres, par les moyen des comités , n'a pas toujours été faite avec discernement et conscience. Souvent les comités ne se sont pas informés des besoins plus ou moins grands des écoles; quelquefois même, ces livres sont restés en grande partie entre leui*s mains , sans qu'ils aient cherché à les placer ; il existe un grand nombre d'écoles qui n'en ont jamais reçus.

Drame; arr, de Die ^ cant, de Die, — Aucune distribution de livres n'a eu lieu. En entrant dans les bureaux de la sous-préfecture , j'ai trouvé à droite les ballots intacts des livres élémentaires destinés aux différentes écoles.

Saône-et-Loire ; arr, de d^AïUun, cant, de Lucena^-VEvéque,

— • DanscerUinos localités, la ttâ|lig^see est telte, qttè hs ttml^ dt Rousstllon , Anost , Gussy et Bântiiie , n'oDt pas encore retira \e& IfcH^ peaux Testaments que le Ministre a mis en de"^ an eolk^ tf Autan pour le senrice de ces communes.

Nièvre ; arr. de Chdteau-Chinon. — ... Partout j'aî tronrë bS ëcoles dans un denûment complet^ ni tableaux^ ni livres ne s'y trou- TCDt. Ceux que rAcadcmie a envoyés pour être distribués aux diTenes communes , sont en prtie restés aux chefs-lieux de canton. Yoja aussi 580 , Dordogne.

Drame; arr. de /),•• — De plus, l'areent eiiwyë Hlfi.^ boUMM de liyres , a serri à reparer une des nomibreuses ÛÈmcB ëtrêottèéi chef-lieu.

Ardetines; arr. et cant. de Sedan. Le comité ne pei^t iro^ iè^iaii sur les plaintes qu'il a faites du peu de soin et de la négligence a^ laquelle sont reliés lés livres que le Gouvernement efivoié foiS ftri fitribués à l'école. Les cahiers se détachent à la moindre, o&veriàre cbi volume , le carton est beaucoup trop mince ^ et té pd|»Ier ai qui les recouvre est h peine collé. Les Kvres , d'ailleiirs^ tAùk '' avec précipitation et nous arrivent dans le plus inàifvàis éfat. d'un mois, tous les exemplaires de Simon de NaMua et dA Ôttéi^^k historique , que nous avons répartis dans les ébolëà , aè sditt fronva hors de service. Il n'y a que les Nouveaux Testan^én^ exktojFâ ^ la Société biblique , qui se soient bien conservés^ mais là, tout eal m&d^» la reliure, le papier, l'impression, la oorrectidifr ààtsiSkj i»MM u it rien à désirer.

Moselle; arr. de Metz. — n faudlrait aussi ^'é lél tfViâ AMtjftS par le gouvernement fussent plus solidement renés ^ oeûî ^î^'^. par hasard entre les mains des enfanta, n'avàiéln: sërVi ^troSi. oii quatre mois , et ils étaient hors d'état de pouvoir ârè ènipb^ j^îff une seconde campagne.

Hautes-Alpes; arr. de Gap. «— Le peu df'aisancé & fcAifcwf^i,

\ mdiiierence pour Imstruction dun grand nbmpre do DaC€ptsqiU4

\gnorants eux-mêmes, ne sont rien moins qu'empressés dé Êv^^.^n^W J.eurs eniants; le mode vicieux de l'enseignement inâîyi&Maîim4|m

ilua ^xmi nonéxe de? communes f^^f <M^V ^^^Mp^Qm 4l

hiaîtri^ , telles sont lU H'ùicS qiii 6a\ arréi^ te (f^veloppeineiil âe 1*^ struction clcmeniaire. Il serait à désirer que l'Université put adresser k ciaque commune rurale an bombre de bofis ouvrages dcmentaires, Jiroportionné à celui des élèves qui fréquentent l'école. Ce bienfait faciliterait beaucoup l'instiuction des indigents et ôterait aux maîtres tout friteste de persévérer dans le système vicieux de l'enseignement individu)^'

Cantal. — Il serait nécessaire qu'on ^ hâtât 3e propager d^Ds' vos montagnes de bons livres, tout à la fois religleut et inittructi&, <f a^ français simple ft facile à la portée de toutes les intelligences.

Doubs; arr. île Èesançon. — L'Uiiivéïsîle doit s'occifjjér Sr^ï&fli beaucoup de livres élémentaires dans les campagnes, et intimer aux instituteurs l'ordre de ne se servir que Ses livres autorisés.

Maine-et-Loire ; arr. d'Ankérs. — A)i immlfteSesniDsdel'MlOrité et au premier rang je mets la propagation de bons livres, qui^ IS& root disparaître l'enseignement individuel, entretenn encore paé b misère même des pareais.

Maine-et-Loire arr. de Sàumur , càtit. dé Montreuit et âè SéU^ mur. ^— La plupart de ceux qui exercent , très-arri^re's en fSif d'îiistruction et de méthode , furent re{uj dàHi dn temps où l'on n'élI^iffF pour toute connaissance que de savoir lire , écrire et chîffîb', falii' Mé6 que mal. C'est aussi à « degré d'instruction due s'arrête l'eni'èlgtiëfflât donné aux élevés des écoles primai i-eé. Lesystme des ^oîdâ éï m'e^f^,' ignoré des instituteurs , l'cstà plus forte raison deS'élms.

Offrir aux habitants des campagnes de bons livres elémentaîn^st.aifc meilleur marché possible , sera , selon moi , l'unique moyen de vadicnt l'avarice et la mauvaise volonté des |)arenls. Il y a d'honorables ex'

ceptions, m;jis elles sont rares.

Orne; arr. de Mortagne, cant. de Tourouvre, L'achat des livres nécessaires scia le motif ou le prétexte du refus des indigents. II ne suffira pas que l'iDslituicur les reçoive gratuitement, il faudrait encore <pi'il pût leur fournir les livres et autres objcis dont ils auraient besoin.

Bas-Rhin; arr. de Sltrasboure , cant. de Brumath. — Ce qui s'est le plus opposé jusqu'ici , ce ijui s opposerait étcrnellemeut à l'étude du français , en Alsace, c'est le luanque de livres français. Le nombre des élèves auxi^uels on croit l'apprendre est toujours proportionne au nombre des ouvrages donnés par l'Acidémie aux différentes e'coles et prf tes aux enfants parl'instiluteur. Jamais les familles ne consentiront a £> ire, pour cet objet, la plus pctiie dépense. Si l'un veut que la langue française soit enseignée à tous les élèves, il faut queles ouvrages destinés à cet enseignement soient donnés à tous. D.ms ce cas, néanmoins , les livres ne&eraicnt que |u'ùLés , et resteraient la propriété de l'école. L'Universitépourrait affecter a celte dépense, ce qui serait sausdQuLc loin dcsuflir^ les sommes qu'elle consjcrc à l'iicjiat des vuvrages quison^ envoyés do t^itipâ' fn teiilps à l'Académie àe Sïràïôin'g ou iR sb'ril jus^'m ^<

39S nom.

Êëtement inutiles , puisque ceux à qui ik sont desduës sont hors Stat \ les comprendre.

Sarthe ; arr. du Mans , cant. de laSuze.'^^ Je pense qu'un des moyens de vaincre TindifTërence, serait de remettre aux maîtres un j^os grand nombre de ces livres , que le Gouvernement a £adt imprimer e& £ivcur surtout de la classe pauvre.

f^osges; arr. de Neufchdteau, — Il Caut, je crois , qu'on feumisM des livres gratuitement au tiers des enfants de chaque conunune : alois, sans doute , les parents des autres , honteux de voir les enfants dci pauvres mieux pourvus que les leurs , se décideront k en acheter.

Marne; arr» de Samte-MénéhouLd^ cantons de Dammartm-PÊf Tère et de Sainte- Ménéhould. L'uniformité des livres est indi^cnsable pour les progrès des enfants qui ont Favantage d'être instruits simultanément. Qui croirait cependant que l'instituteur est encore, dans plusieurs communes, forcé de contester avec les parents k ce sujet? Ceuxci se refusent à la dépense d'un petit livre, parce qu'ils ont remislà kan enfants un bouquin ou un almanach de deux sous qui perpétue de pèri en fils les erreurs et les superstitions populaires. Mais , si llJnivasifé désire hâter l'adoption des livres uniformes, elle ne saurait fidrewiehoiz trop scrupuleux entre ces ouvrages qui se publient en grand nombre sous le titre de livres élémentaires. Ces livres doivent èu« rédigés sur un plan que ne connaissait pas l'auteur de l'Alphabet ou Premier Livre de lecture , et que le conseil académique a cependant approuvé. Il fiitit être bien étranger à l'enseignement du premier âge, connaître bien pea les enfants, la lenteur du développement intellectuel dans cette période, pour s'imaginer que riunocent qui sait épeler et «issembler des qrllabei sans savoir encore assez ce qu'il fait , lira avec fruit une pj^ sur lei éclipses , une autre sur le thermomètre , une troisième sur leii tâé* graphes.... Je ne parlerai pas de l'intention de l'auteur qui a di^nn dergé en refusant une petite. place dans son livre à la Salutation «Bg^ lique, prière que nous n'apprenons pas aux entants avec moins d'esactitude que le Pater. U ne fallait puint de prières dans l'Alphabet^ oa bien y réunir toutes celles que la majorité des Français ne s^Mie jamais. Cet Alphabet, dont le Gouvernement a donné un assez grandneoinre d'exemplaires à toutes les communes, pour être distribués aux indigenH et dans la vue de déterminer les parents aisés à Tacheter pour kim enfants , ne peut servir qu'à ceux qui apprennent leurs lettres ; eneonira* ' drait-il en retrancher beaucoup de mots, tels que , pôle, caiixAe, 871*^ rosace , fiacre , moka , koran , pythagore , myriade , chiie , ignition » olfactif, scapin, synthèse, etc., etc. Il était inutile et uéplacédefriR passer sous les yeux d'un enfant qui apprend ses lettres ^ les sTilabci et les mots les moins usités de la langue.

UiWieS'Pyrénées ; arr. etcant. de Tarbes (sud). —• Je pente fM

itoni. 893

les ouvrages envoyés par l'Université' à un instituteur , devraient rester entre ses mains pour faire partie du matériel de i'e'cole. Les enfants indigents s'en serviraient pendant la classe , le maître serait obligé de les représenter , toutes les fois qu'il en serait requis.

Vendée; arr, et cant. de Fonienay. — Mais le moyen de hâter plus efficacement les progrès que nous ambitionnons , c'est de multiplier les livres pour Tinstruction primaire; il faut qu'une pluie de petits ouvrages utiles , de petits livres semblables pour renseignement simultanés , inonde nos campagnes.

Yonne ; arr. de Sens . — Pour avoir des livres uniformes on pourrait exiger que chaque commune en achetât tous les ans un certain nombre* Ces livres seraient distribue's aux élèves selon leur force. En montant dans une classe supérieure , ils les transmettraient à leurs successeurs pour en recevoir d'autres. On remplacerait les livres gâtés au moyen d'une petite amende imposée aux élèves peu soigneux.

( Voyez le Rapport au Roi , 1854).

Marne; arr. et cant, de Reims. —Les écoles sont presque toutes privées de livres élémentaires appropriés aux classes qui les fréquentent. C'est une grande lacune dans l'instruction du peuple. Je crois que le gouvernement devrait former une commission qui serait chargée de faire rédiger cinq ou six petits ouvrages qui renfermeraient les notions indispensables a tout citoyen français; deux ou trois ouvrages exceptés ^ ceux qui ont été publiés jusqu'à ce jour , n'ont pas atteint le but propose.

Meurthe ; arr. de Sarrebourg. — Il serait à désirer qu'il fût mis sntre les mains àvs instituteurs un petit ouvrage spécial traitant du système des nouvelles mesures , ou que les écoles fussent dotées de certains lableaux contenant la comparaison des anciennes mesures avec les nouirelles.

^in; arr. de Bourgs cant, de CoUgny et de Saint-Triner de Courtes. — Il serait a désirer qu'on distribuât aux instituteurs des livres élémentaires faits spécialement pour eux , des ouvrages sur les méthodes mutuelle et simultanée , sur la meilleure marche à suivre pour apprendre mieux et plus promptement aux élèves les premières connaissances.

Vordogne ; arr. de Périgueux. L'administration de l'Université , n'a envoyé, pour être distribués aux écoles , que des alphabets , des catéchismes , des arithmétiques ou des histoires saintes; il serait à désirer qu'elle put ajouter à ses bien£uts des ouvrages élémentaires sur la gram«

mftiffe ftfttt^ii» e( là g^^pUé. G^ët le Vdea d^ U prâS^ ftliliS Sft itistittiféal^.

Jura; arr, de Lons-le-Saûtniér. — Il serait k désirer tmmk}ir voyât des grammaires dans les coininuiies de Lombard et de Sukr Làaain.

Creusê | arr. d'Auhusscn et de Baurgâneuf. -^ Cefië tfieMnf g^ I Dërale n'empêcherait pas de joindre à renseignement âià ëtlbklf de chaque localité un ou deux traites en ràjiport direct arec l'indiiÉne qu'on y exerce. Ainsi y l'on ne perdrait pas de yue qoe de la YiUedki à la Courtine tout^est scieurs de long 5 et que, aôr les antres pbÉi montueuscs de ce département j en s'adonne plut Tolontiert à kfiW^ cation de la toile y à la pelnlare en bâtiments, au peî^puge àa Aaamê et au commerce de cheveux , professions qui , toutes ^ s'exerçait au ML

Lot-et-Garonne; arr. deNéraCj cant. de HoueiUés.^^l^euSaù. de Houeillés est sans contredit un des plus pauvres de France; il pue des contributions qui l'écrasent; et jamais un centime ne lui -est ndft sous aucune forme. Eloigné de toute ^ncfe voie de éiiHWhiriifClttML lei progrès de la civilisation lui sont étran^rsi ses mallagriet habiDfme nourrissent d'aliments grossiers et peu abondants en pHncipsi rMHÊLi l'air qu'ils respirent est malsain ; ils ne boivent en> finihilfe que és Ymk insalubre des Landes , et se livrent aux excès dé la boissoift qtfUd ik peuvent aller au cabaret; ib sont enfin de la plot d^joâumlt toiOÊ^ prête çt leurs mœurs sont très-corrompues. Une telle fDMtltDoif ^ «• un tel pays , doit-étre tous les ans moissonnée par les imllili^. Ânv M ^uver de la destruction dont elle est menacée , un des remèdes les phi efficaces serait peut-être une instriiêtibn primaire bien entendue. Corriger la malpropreté , en exigeant des instituteurs une inspection séffae de tous \ti jours sur la personne de leurs élèves ; leor appa r éa dfe à &e avec drs livres qui renfermeraient des précepte» d'hygiae , àh de leur jeune intelligence , et graver dans leur mëmoira des priici^ de morale usuelle et religieuse: tels seraient ^ à mon atis, ItttawfMsib préparer la génération qui s'élève à prendre part aux progris dr h civilisation.

Yonne; arr» d^j^ vallon, cant deFezelay» — Dansnlnsunneon^ mUnes , j'ai remarqué des enfants récemment guéris db ht pédft féMk. La vaccine n'est pas en usage dans ces villages où beaucbfap' f SilHk et de grandes personnes périssent, chaque année , tiètitftti n Iftr iF souciance.

SOf.

Ce Journal officiel de l'instruction primaire en <>st &. fa SSS année. On souscrit à Paris clicz les libraires F. G. Levea^lt». rmth la Harpe y n® 81 . Firmut t)iDOT FmàiiEs, /ue JacoU^ S&^JfnjmM^ HQVà^Hf ru»^de Twrnàny u^ 6t b&'H»fManriB|> # < t »i # | l # i^

Haute-Marne; arr. de ChttkUl^nt, cant. de Suzeimecourt. — Il est à souhaiter qu'on procure aux écoles primaires de petits litres éttits en françuis ^ où léseh&nis }Htissent â[)f*6ndre ce ifil'ifi dbivfem à Dieu, à leurs pilreniS) à leur pays; des livres d«tt U fertile 6ii 1*^1^ leur inspire l'amour deletiràat, le re^ect d«s propi'lÀësi ÙEeiMbU oi^ueil de porter le nom (bm^is.

Drame ; arr, de Monléîimart , cant. de Grîmarti — Les losliliH tours, abandoQués à eiii.-mËmes, ne savent quels anteuts «i^i^cet ^ ^r quels mç>)'ens se les [wocurer. Les libraires desTÎÛei vftîùaes leur Tendent les livres à ub prii trés-elevé.

lot-et-Gartyhne ; àfr, âe Marmande. ^ Je vàïs proposeî ^ iitbyen qui pourra paraître (îlrange au premier coup-d'ceîl , parce qu'il ienible porter atteinte à li liberté du commerce de la librairie , mais ^uè

Ê crois indispeiteable [)(tat atlciodrc un résultat utile cl général : c'est fournil' gfatuîtement^ooratUe on le feiidejà, mais au3 élèves gratuits Seulement, les livrte èlt'UioDtaires , et â'e'tablir, Jàus chaque commune pourvue d'école , pour lés étHcs payants , lii âépôl de ces livres , à un prixcstrtmemcntmode'rejilsscriiientliiTés par le inaire à rioslitutcur, qui en remettrait le prix au maire ou au percepteur, lorsqu'il aurait Tendu la quantité qui lui aurait'élé confiée. Ce monopole serait trèstitilb; les eUittoos fflilaM 4es ^«4ses da gouTtrHtotAst seeaient^ôinAes , et l'instruction primaire niB serait JrliUt caeombm de cfa- )9âiïiD<M ON correcU'S.impFiméessut-diefMrt AauTaîs papier f qui puffideat iihlOW dans nos départements méridionaux.

Mancke; ntr. de SuiAn-tt: -^ te miet» «kntlt de IbrittA- ifà ^èç&l (b ees livres d^hs chaqiie cbef-liêtr d'ân-oodisStttIbfitloU' Ait éati^if , ^ M Fiaiiiquer aux idstitutéarï; bW , àlacampa^fe, tttrlle' saK^Ml'itiaiw «ù l'on doit acheter des livres^

ffaule-Mame; arr. de Ckaumont. — Le manque d'uniformité , dans les livres , tient souvent à l'ignorance rt à l'intérêt mat entendu (feS parents. Ne scr.iit-il pas possible que le gouveriicinent , qui a fait imprimer beaucoup d'ouvrages pour les écolfs, établit dans chaque chèfliéii d'arrondissement , tn dépôt dps objets et livres qui leur sont cod- TénabléS; que la personne , tenant éial de ce dépôt , en crèît d'autres' 3ktii le canton. Alors, lés instituteurs placeraient, à un pris fî\c, IS nWeS et auti'es objets; et , coùime ils fefaient bon marché , les parents golirraicnt, ainsi que les communes, en pourvoir les écoles elles eiïlahts.. On pourrait en mettre quelques exemplaires à la disposition des comités de commune pour les enfants indigents. S'il existait de ces dépôts , nûs communes, qui madiiiicnt toutes de manuscrits, en seraienf, {lourvucs evaet (rejâ «ewaiflcS)

S90 «OTBS.

Caîpados; arr. de Falaise , cant. de Falaise et de CouUbœiif, — - Beaucoup d'instilutcurs disent qu'ils enseignent l'histoire saiote parce qu'ils font lire dans l'Abrégé de Royaumont, mais pas ud n'a pu présenter un élève qui répondit aux plus simples questions , sur les pages qu'ils étaient tous censés savoir. Plusieurs font les esprits forts, et se vantent de ne pas enseigner ces bêtises-là.

Manches arr. deMortain, comm, £fc..., — Il m'a semblé que M. N.... avait la capacité intellectuelle à peu près suffisante; mais il manque un peu d'aplomb , de sagacité dans sa surveillance , et peat-étre| aussi, de zèle et de courage pour vaincre les difficultés qu'il a rencontiëeii ou qu'il s'est créées lui-même dans l'exercice de ses fonctions. Car il est bien avéré que , pendant les quatre ou cinq premiers mois qui s'écoulèrent depuis son installation , il a été plusieurs fois remarque parcourant les rues et les places de la bourgade de..., avec ses élèves, cpii chantaient la Marseillaise et le Réveil du Peuple , et vociféraient des provocations départi, àts insultes blessantes pour quelques - uns des habitants et lei cris : à bas les calotins ! à bas les jésuites ! devant le presbytère. M. k maire m'a attesté que ces désordres avaient cessé depuis six à iqpt mois; mais 11 est néanmoins présumable qu'ils ont detoumé gnôd nombre de parents d'envoyer leurs enfants à l'école mutueUe , et déterminé beaucoup d'autres à les en retirer. \

Arriège ; arr, de Foix , cant. d'Ax et de Cabannes» -^ Von prospérer, l'enseignement a besoin de l'appui franc et conscieacieax di sacerdoce : dès que les curés le voudront réellement , toutes les eonmunes auront des instituteurs.

Aude ; arr. de Carcassonne. — - Un grand nombre de parents déftreraient que les instituteurs conduisissent leurs élèves à l'église , le jov du dimanche. Il conviendrait, ce me semble^ de prendre une mesnn générale à cet égard , vu que la plupart des enfants n'entendent pas h messe , et que les parents se plaignent de la négligence des maîtres dfécole à ce sujet.

Faucluse; arr. ^f' Orange. —Peut-être, dans les communes essentiellement religieuses , le curé pourrait-il obtenir que les enfants firéquentassent , d'une manière continue , l'école , en ne les admettant à h première communion qu'à cette condition , d'autant qu'ik apprécieraient mieux la grande action à laquelle il a à les préparer; on potu^ rait encore exciter le zèle des parents à envoyer assidûment leurs es* Êmts à l'école , en appropriant davantage l'enseignement aux locaiîlâli en faisant un cours d'agriculture dans les communes rurales , et cl donnant plus d'extension aux études conmierciales et industridliii dans celles où Ton se livre au commerce et où l'on trouve dw rniii'' factures.

HOTES. i^'

Fosges ; arr, de Neuf château , cant, de Chdtenois, •— G^nëralement , il n'y a point d'école eo été. Le moyen de remédier à ce mal serait , je crois , d'engager les curés à ne faire faire la première communion qu'à ceux qui auraient fréquenté l'école contiDuellemeiit.

Voyez page 50.

Voyez Note 168, Haute-Marne»

Drame; arr, de Die , eant, de Crest (sudj. — Deux institutettrA ayant reçu des livres n'ont pu s'en servir, parce que leurs curés ne les 3nt pas trouvés orthodoxes.

Voyez 4-1 4, Somme •

Côte S' du- N or d ; arr, de Dinaiu — Dans les communes où l'école est dirigée par un laïque , il arrive souvent que les curés abusent de leur influence en détournant les familles d'y envoyer leurs enfants. Tous lès prétextes servent alors de raisons; et l'un de ceux qu'ils font valoir le' plus souvent, c'est que les jeunes gens , plus instruits que leurs pères^ ne voudront plus leur rendre aucun service et dépendront de dédaigneux fainéants. -. r

Drame ; arr, de Montélim^rt, cant, de Pierre-Latte > —Un cartf . cependant , celui de Clausayes , m'a dit qu'il aimait mieux que les enfants ne sussent pas lire , aussi demande-st-il un maître plus dévot qu'instruit.

Loire-Inférieure ; arr, d'Ancenis^ cant. de Farades, comm, de

laC — Le curé ne veut pas entendre parler d'instruction primm'e^

à quelque prix et à quelque condition que ce soit.

Haute-Loire; arr, de Brioude. — Une cause domine tbulpi^es < autres ; c'est l'opposition inerte ou active du clergé, qui d'ailleurs j^Ëratt craindre que l'instruction primaire ne prenne quelque essor. Où les instituteurs ne sont pas les hoHunes du curé , leurs -écoles se dépeuplent, et ils sont obligés de porter dé commune en con^mune leur industrie entourée alors de méfiance , et leur misère. Pour le cdfe, le besoin de l'instruction se borne à la prière et au catéchisme , et si l'on veut, à un pe» de lecture. Aussi lui convient-il mieux d'avoir, au lieu d'instituteur, une de ces • filles , dites de St.-Do'minique ou d'un autre nom , qu'on trouve dans toutes les paroisses , et le plus souvent dans plusieurs hameaux de la même paroisse. Elles reçoivent des secours du curé, n'exigent qu'une rétribution de ^5 à 50 centimes , payée parfois en denrées et que les parents semblent avoir le droîrâe refuser.

Haute-Loire ; arr, et cant, de Le Pu^* -—Le peu de sympathie que . trouve chez beaucoup de curés l'instruction populiure, l'ayeision^aati^ •

dp<edçpces<pM tow> poartoaice qui 4oi| TOkir '«ooUmilMk; \ ne K «ont poim pràentés à moi comme Tobs^ad^ k piiis poisqlotfH ■ doU rencontrer la diiiftision fiéoéral^ de riosimdifMi prâuure. Il oidi d'antres i4us ioi4tijiU^« et 4 nno mtiw pl\>4 teoftcft encore.

Moselle; arr. de Thionvilhy cant, de BouzowoiUe. — Cames influant sur le peu de zèle des parenês. — ' L'influence des prêtres (fà leur persuadent que^l'instruction a pour butle reoTersement delaBeUgÛMi; la nécessite' d'employer leurs enfants St garder leurs frères ou leurs sœos plus jeunes qu'eux , à pre'parer la noujç|^iU|re i ^ b Mjr^ ^u^ ^^kmêf à y travailler eux-mêmes.

Puy-de-Dôme i an. deRiom, c«nt de Pontgibaud. ^— Leckrgfi dont l'influence est grai^de , surent sur les moi^t^(gnçs , est en g6i^ obnirain i k prop^tion de rinstruction prinu^

SaHhe; arf. au IMin; , eant. d^Acammor , çon|iit. de iS^-AMji enrBeUn. ^- Qu'on ajoute à ces difficultés Hmlnenoe' cKiii got^ Î^ de 77 ans y qui ne peut pas concevoir qu'un petit garçon sache lire et écrire sans devenir un esprit fort. Je me hâte de dmqpM €^est hstd ecclésiastique que j'aie trouvé dans vw inspection ayant des niées anv rétro^ades.

Uaine-e^Loire ; wrr. de Bougé, eaàf^ eioomm. dè^Setehes. «* L'insouoîance de l'autorité locale qui n'a jamais encouragé Finstfaiftnri l'opposition constante dn curé qui prétendait qa'ilialùt'iiiiecLeiiTOjii^ les^ enfints mendier qùâ de les mettre à l'école, te peu cFénergiei ~ nonchalance même de l'instituteur, ont nui dans cette comnmffef.j déveb^ement de l'instmction primaire»

lieu, qui est le père de a^ parovsien^ «d, pas^MirUwi^ WftibfÊtf gl|S^u^u p«l4t Qiwhff^d^^

Çmh^i\ <^9f(- 4^ Sfmaç e^ da ^gmmifm -t^Jm hjHÊk th^ftçr/^tiqi^ donûne^ et les pr^tfc» a» sont ^mpainfa ^^ i»— — i— *— *• il 9'y a paa de dçss«ryant qui ne tienne écoilff^

tDp^anipMH

jÉtn^j. oçr. de FoUgt^. -^ En vaîa IMENL le»

ils conu^ œi état de choses, en vain refusei^ila dVidi communion ceux qui n'ont pas fréquenté Fécole f ilana n'y ont pas mis les pieds. Xks curés ont ( ^ duoiftr^da'k nétrijnilûm mfuueUe, la m^

lU'ifûifMkf.

ffi^entetaicQl l'école; lliabi^ide 4 ûé plu* fottt. i'm ^ttui NM. le» mairei de ^pdoublf r de zèle pou^ yaificrç çptte déploiable obstioatHU , cduidçI^IM- les curés n'ayant pas besoin d'êUcsUmulia.

S^in,e-:l^^imre ; «fa 'de. 'lYeufchâtel — L'inspecteur profite de ce(le occasion pour sigo^kr la cuoduiie généreuse de IVI. le curé de la Gh»Pï'UtS^-^Jui«^) «BS, lequel les enfaots de U-ois paroisses se verraient privés de tout moyen d'iastruction. Voyaat que la coamuDe n'avait pif;<^ maison d'^olc> etquesesresseui'cesne lui ])rrfflettaieat pas d'en fa^re construire une, il açedc à l'iascituteur la moiiie desoa presbytère, et, depuis neuf ans, il lui abandonne la partie U plus commode et lapins agréable, tant pour la classe, que pour son logement et celui de s;i Cwilie , dont le vénér^Ie ecclésiastique est devenu le père d'adoption.

Voyez page 1 H , log^Xn/i^^jff^^^

Lozère; arr. de MarvejoU. ^ Plusieurs prêtres m'npt de'daré ^e

ma présence et les explications que je leur donnais les rassuraient: qu'autrement , il s auraient , peut-être, usé de toute leur influence po^ s'opposer â l'admission d'un iustitutcur qui prétendrai^ suivie les no^veUes méthodes, et qu'ils précédaient leurs institutrices à ^.us U^ instituteurs du monde.

Maine-et-Loire; arr. de Beaapréau , cant. de Cholet ç^ ^

Monfaucon. — H est ïrai que les bonnes gens des can^iagaes

ne sont pas tout-à-fait à bI3iner. Les personnes qui les dirigent dans fes voies de la tene et du cjel , loin de les cclairei' , esploitent leur ignorance ; leur répètent sans cesse qu'il est dangereux d'être instruit et qu'il faut surtout se défier des faux docteurs et de (oute innovation

Deux-Sèvres ; arr. et cant. de Niort. — Dans les communes voisines de Niort , MM. les curés ont sendilc tout-à-foit étrangers à l'instruction primaire. Après un mûr examen , rinspectcur a moins accusé leur zèle que l'éloignement qui leur est manifesté pas des instituteurs qui ont pensé s'affcancliir d'un joug, en repoussant l'influence salutaire des idées religieuses sur l' éducation, ou la défiance des autorités locales, défiance, sinon toujours injuste , au moins toujours exagérée lorsqu'elle est témoignée par des hommes peu éclaires.

400 wdviit

L'ÎDStitutenr breretë de la comniune d'L • • • , canton de rHoiSi m trouTe, en ce moment, réduit à abandonner son pculc, attendu que k cuicen a établi une ]ui-inérae^ par l'ascendant qu'il a sur les môes de iimillc et les enfants, il icunil une quai autaiiiC d'élèves, c*esl-à-diK presque tous !< s ciïfaiits de la commune. Le cure' , devant faire partie dn comité local de surveillance de l'école , peut-il être à la fois sarveilLmt et surveillé? Question qui vient d'être soumise à M. le prâet, par le soiis-('nfeL dc! l'arrondissement. D'un autre côté, ce cumul de finotiuns , cette sorte d'envahissement pourraient bien ne pas toujonn acabit r du zèle , et éti*e pris pour de la cupidité.

Ainiorr, deNantua. -—Quelques cures, sans tenir éeole, râih nissent , chez eux , les enfants des familles les plus aisées y de sorte que l'instituteur, réduit aux élèves pauvres, est presque priv^ de la rmbation.

Basses-Alpes; arr. de Castellanne, canU de Castelimme* — Je dois dire , en finissant, que telle conunune qui n'avait pas dlimtîtiiteiir lors de ma tournée, en a un maintenant, à qui elle ne domw, ]itfbu souvent, que 15, fiO francs par mois. La plupart de ces ÎBMitnteiiis n'ont ni autorisation ni brevet , et exercent dandestinonent. Les cnrà des campagnes ont» pour l'ordinaire , six , huit élèves au lieu de denx que la loi leur permet d'avoir, et comme ce sont les en£ints des parems

les plus en état de pajer , en admettant chez eux ces enfants, ils tuent l'école communale.

Hautes- Alpes ; arr. d* Embrun y cani, d^AiguOleSm'^^Vixàitit latin que le curé d'A«»« exploite depuis 10 ans, lui rapporte .annodlement SOO ou 500 francs net , et prépare des sujets seulement au pcà séminaire, qui frustrerait l'Université d'un moindre nombre de râifr* butions , si les élèves de cet établissement étaient forcn k porter lliibit ecclésiastique.

Drômejarr. de Montélùnart , cant. de Grignanm -^•^Vhmem curés prennent chez eux sept à huit des enfants les plus riches, et enlèvent par là aux instituteurs la source principale de leur rcTenn. Le desservant de C, . . . se fait ainsi un revenu de ^us de 900 franck

Drôme; arr. de Njrons. — Les curés et les vicaires prennent sottvent chez eux les en&nts les plus riches.

Loire ; arr. de Monthrisoiiy cant. de Monibriscn. ••— LeenlOB de Montbrison est un des plus dépourvus d'écoles primaires de garçons , à cause du voisinage d'établissements ecclésiastiques, antornéi oa non , tels que le petit séminaire de Verrières, autorise, et le petit i^ minaire de Montbrison , non légalement autorisé. Independamneit de ces écoles , qui comptent ensemble trois cents élèves , les curés Xiennient des écoles sous le nom de manécanterie , en dehors de toi^ snnreillaBce universitaire. Ces écoles attirent tous les enÊmts de funlnès aisées qu peuvent payer une pension.

Ardennes; arr. de Fouziersy cani. d^Auigr^. -— Pluôems »

WOTES. 401

tituteurs se plziignont que, tant qucltscnCniils n'ont pus ùitleur première communion, il Itui' cat presque impossible de leur faire apprendre autre chose que le Catéchisme. D'aprb les instances de MM. les curts, je leur ai donUL' des conseils propres à leur faire concilier ce qu'ils doivent à cette partie de l'enseiguenient avec le reste.

Hautes-Alpes ; arr. d'Embrun; cant. d'Aiguilles. —Le cierge a, dans loutlecautoQ d'Aiguilles, une inQuence dont ilaaboseplusd'mie fois. Laptupari des prêtres exigent, assez rigoureusement, que les instituteurs conduisent , chaque jour, leurs élèves à la messe , sur les dix heures du malin ; et à la prière , qui est suivie d'une instruction , le soir, sur les qu^itre ou cinq heures. Indépendamment du temps que ces exercices occupent , ils uni 1 inconvénient d'exposer à des maladies les élèves qui passent subitcmeut d'e'curies fort cLaudes dans des églises plus ou moins froides.

Doubsf arr. de Beaune , cant. de Clervaî, — Souvent le curé dit sa messe pendant le temps consacré à la i.lasse , i:l il veut que le maître y conduise les enfants : Je me suis efforcé de concilier les exigences du desservant avec les intérêts des jeunes gens; mabjen'ose compter sur le succès.

Meurthe; arr. de Lunéville. — Partout ou les cures portent de l'intérêt au deVeloppemect del'iEslruclion, et, par conséquent, s'occupent des écoles , on remarque des résultats bien plus satisfaisants qu'ailleurs. Mais il en est qui ne paraissent que très-rarement dans les écoles , et d'autres qui , par leurs exigences , compromettent les succès des instituteurs. Dans plusieurs communes , les cui'és viennent faire la leçon du catéchisme à l'école, k des heures non fixées , et interrompent ainsi les autres leçons commencées. D'autres, disant leui messe, tantôt à une heure , tantôt îi une autre , exigent ^e l'instituteur y cooduise , tous les jours, ses élèves. Le maître ne commence aucune leçon qu'il soit sur d'achever sans être interrompu. Cependant, les curés pourraient dire la messe avant ou après la tenue des classes ; et , d'ailleurs , les enfants pourraient bien n'y assister que les jeudis et les dimanches. Les instituteurs n'usent résister à leurs exigences , mais , si l'autorité universitaire réclamait, auprès de l'autorité ecclésiastique , ua règlement conforme aux besoins de l'iosiruction , daos les rappoiis qui existent entre les curés et les instituteurs, ceux-ci ne seraient point compromis, et leurs écoles, tenues avec plus de régularité, pourraient ol'ti'ir des resultaUi plus avantageux. Ces observations ne doivent point s'appliquer aux curés en général ; un peut dire, au conti'aire, que la plupart exercent, sur les écoles, une influence des plus utiles à l'instruction.

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