CHAPITRE IX
XX. Crimes. XXI. Femmes mariées; assassinats de femmes par leurs maris, familiers en Angleterre, et toujours impunis. XXHI. Assassinats de maris par leurs femmes. XXIV. Assassinats d'amantes par leurs amants.
J’aurais bien désiré pouvoir passer sous silence les chapitres des crimes y mais , en critique impartial, je dois faire connaître tout ce qui tend à bien se faire une idée de Fauteur et du sujet qu’il traite. Jusqu’à présent j’ai toujours trouvé irès peu de chose à louer; je crains bien de n ôtre pas plus heureux dans le cours de cet examen. Pourquoi l’auteur s’est-il avisé d’écrire, lorsque son cœur, encore tout ulcéré des mauvais traitements des pontons, ne respire que vengeante, et aveugle sa raison? Après avoir cité un passage du vicaire de kVakeJield , qui 1 prétend « qu il y a plus de criminels dans un « an dans toute l’Angleterre que dans la moitié «de l’Europe, » M. Pillet s’écrie (page 177): « Loin d’aller en-delà, je crois rester en-deçà « de la vérité, ^lorsque je déclare qu’il se com-
« met plus de crimes en Angleterre, dans les- « pace de six mois, que dans toute l'Europe « dans six ans, et je ne fais point entrer en ligne « de compte les assassinats commis sur les gran- « des routes; elles en sont infestées. Aucune de « ces routes, quoique beaucoup plus fréquente tées que dans tout autre pays du monde, n’est « sûre pour le voyageur. »
On voit bien que M. Pillet n’a pas fait un bon cours de mathématiques; autrement il se garderait bien de dire que la partie est plus grande que le tout. 11 fallait dire que dans le reste de l Europe , et non pas que dans toute l'Europe y dont l’Angleterre fait partie. Ensuite, pour être cru, il fallait conserver la proportion établie par le romancier de TVakefield. Mais oser publier « qu’une population de seize mil- « lions d’individus fournit autantde malfaiteurs « dans six mois que cent .soixante millions d’a- « mes dans six ans , » c’est violer toutes les convenances, et se proclamer digne d’un verdict de Lunacy , ou folie. Je ne suis du sentiment . ni du vicaire ni du général ; mais j’admets qu’il y a plus dedésordre en Angleterre qu’en France, à cause de la grande fluctuation que le commerce oecasione dans sa population. Les empoisonnements, les assassinats , en un mot tous les
crimes sont de tous les pays; et, puisque la cupidité conduit en Angleterre un plus grand nombre d’hojnmes nés pour le crime, on doit cesser dêtre étonné qu’il y ait là plus de criminels qu ailleurs.
L’auteur calcule « à quinze mille ( p. 1 83 ) « le nombre des individus' accusés de crimes , « et mis en jugement, chaque année, dans les « trois royaumes, dont la population ne saurait « être portée à quatorze millions d’individus. « La durée d’une génération peut être estimée « à cinquante ans, quoique, généralement ^>ar- « lant, cette durée ne doive pas être évaluée à « plus de quarante-quatre ou quarante-cinq « ans. Il en résulte que , dans le cours d’une « génération , ou dans l’espace de cinquante «ans, il a été présenté sept cent cinquante « mille accusés aux tribunaux criminels des « trois royaumes ; c’est-à-dire plus d un dix- « neuvième de la population totale, hommes « faits, enfants, ou vieillards. Par conséquent, « toutes les fois que, dans ce pays si vanté pour « sa probité et ses bonnes mœurs, l’on se trouve « dans une réunion de vingt personnes , n’im- « porte leur âge, il doit y avoir parmi elles au « moins un voleur susceptible d être repris de «justice, ou un assassin. » Il me semble en-
tendre le lecteur dire que M. Pillet est aussi pauvre logicien que mauvais mathématicien. La population de l’Angleterre est au moins de seize millions, déduction fuite de sa marine et de son armée de terre. A cette erreur ajoutez celle du calcul primitif des accusés, qui est au moins doublé, pour ne pas dire triplé. Observons que, dans les cinq mille criminels qu’on juge tous les ans, la moitié se compose d’étrangers, ou d’enfants qui, nés en Angleterre, ont eu leurs moeurs dépravées dans leurs voyages de long cours. L’Amérique, l'Inde, et tous les ports de mer de l’Europe, se dégorgent en Angleterre de tout ce qui desire faire fortune; et Londres devient leur repaire. S'ils se trouvent trop surveillés, ils s’établissent voleurs; et de là provient cette grande quantité de malfaiteurs.
Mais la masse de la nation est à 1 abri de la contagion par ses principes d honneur, de religion, et d’humanité, qui forment la base du caractère national. Je ne juge pas d’une nation par les fdous que Paris, Lisbonne, Madrid, Venise, Naples, Rome, Pétersbourg, et les autres principales villes du monde, ont vomis sur les bords de la Tamise. J’ai observé les Anglais dans leurs assemblées sérieuse», dans leurs joyeuses réunions, au théâtre, dans les promenades pu-
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blique, enfin à table, le verre à la main. J’ai remarqué, je l’avoue à leur honte, une méfiance ridicule des étranger», sur-tout des Français. Ils nous estiment cependant plus que toutes les autres nations. Quand on voit un étranger, on ne dit pas voilà un Turc, un Russe, un Espagnol, ou un Allemand; on dit ironiquement, c’est un chien de Français, Frencli dog, expression de jalousie plutôt que de mépris. Pendant deux ans je n'ai jamais pu habituer une maîtresse de dix-huit ans à m’appeler son Suédois , quoiqu'elle me crût de cette nation. Si je me fâchais quand elle m appelait son Français, elle me répondait naïvement « que tout « ce qui n’était pas Anglais devait être Fran- « cais. »
Nous avons pu juger de ce que dit I auteur des années anglaises ( page 1 85 ), « Qu elles sont « un véritable fléau pour les pays dans lesquels «elles séjournent, malgré la discipline de fer « sous laquelle on tient le soldat anglais. Il n est « pas de contrée qui n’ait fait une expérience « déplorable de la dépravation et de l'esprit « de maraudage des armées anglaises. Les ven- « geances exercées contre les soldats du général « Moore, les ordres du jour du général Welling- « ton , les cours martiales tenues fréquent*
« ment contre des officiers, prouvent ce que je «dis, etc. » Il est aussi fâcheux pour l’auteur que pour les habitants de la France que les armées anglaises aient séjourné successivement dans le midi, au centre, et au nord du royaume.
Ou .peut dixe sans flatterie que le soldat anglais ne le cède en discipline ni au Prussien, ni au Russe, ni à l’Autrichien. J’ai même entendu dire souvent à Paris que, si on était réduit à conserver une garnison ennemie, on donnerait la préférence aux troupes anglaises. Comment le général Pillet, qui est militaire, a-t-il pu baser l'indiscipline d’une armée sur des ordres du jour et des cours martiales, qui sont au contraire des témoignages authentiques du zèle des chefs à punir les perturbateurs et les mauvais sujets? On inflige des châtiments dans les cloîtres, où la punition des coupables ne ternit jamais 1 éclat des vertus des moines. Faut- il donc tant déprécier les armées anglaises, parcequ’on y aura fait l’application des lois pour réprimer les désordres d’usage dans les camps de toutes les nations?,
L’auteur a senti qu’il était dans son tort; et, pour nous jeter de la poudre aux jeux , il passe rapidement à un sujet qu'il sait être du plus grand intérêt pour tout Français heureu- *
rement né, les assassinats de femmes par leurs maris. Un auteur impartial aurait borné là le titre du chapitre; mais l’auteur n'a pas daigné même nous cacher le bout de l’oreille, et il annonce, en gros caractère, que ces assassinats sont familiers en Angleterre , et, selon Jui, toujours impunis. 11 commence par s'apitoyer sur le sort d’une femme mariée, quil assure n’être en Angleterre (pie la première servante de sa maison, et il cite à l'appui de son assertion un proverbe anglais (page 188): «Qu’une « femme ne doit se mettre à table que quand « les domestiques apportent le dernier plat,- et « elle doit en sortir lorsqu’on a bu le premier « verre de vin. » J ignore où M. Pillet a déterré ce proverbe, qui est un vrai contre-sens. Une femme vivrait donc de l’air du temps, si elle s’y conformait, pareequ'il est d'usage qu’on serve tout le dîner en même temps, en ayant soin de couvrir les plats avec des couvre-plats en fer blanc, et qu’immédiatement après la soupe on boit, tout comme en France, le coup du médecin, en portant la santé de la dame de la maison ; ce qui se fait en la priant de vous faire l’honneur de boire un verre de vin avec vous. Après quelle a accepté, vous lui demandez si elle desire boire du blanc ou du rouge. Selon
sa réponse, vous remplissez son verre et le vôtre, et, quand elle a pris lésion, vous lui faites un léger salut de tête, et vous videz votre verre. La sobriété des Anglaises leur fait servir longtemps le même verre, quelles approchent des lèvres par politesse pour la personne qui le leur a offert. Cette précaution devient indispensable dans un dîner nombreux, parceque chaque convive desire porter la santé de la maîtresse du logis, qui, à son tour, porte la santé des personnes quelle veut le plus honorer. En agiton ainsi vis-cà-vis une, servante? Est-il possible aux femmes de se retirer au dernier plat, et après le premier verre de vin?
Si nous en croyons M. Pillet (pag. i 9 i),«tous « les maris anglais sont peints dans le conte de « la Barbe bleue. 11 a eu la curiosité de con- « sulter plus de cent vieilles veuves dans des « maisonsde pauvres à la paroisse. Toutesétaient « la quatrième ou la cinquième femme de leurs « maris; et il paraît intimement persuadé que* « les trois ou quatre devancières de ces veuves « avaient trouvé dans leur mari l’accusateur, le « juge, I e jury, et I e bourreau tout ensemble, « et que le mari s’était frayé de cette manière « le chemin à de nouvelles noces. Il prétend « donner un coup de pinceau au caractère na-
( 86 ) ' t « tional, en assurant que, dans le conte du Petit « Poucet , on apprend aux Anglais que l'adroit « poucet est un enfant anglais , et le vilain « ogre est un ogre français ; et que c’est ainsi «que commence l'éducation de ce peuple. »
Risum teneatis anuci! Ainsi ce paragraphe, qui contient l’accusation la plus absurde et la plus atroce, commence et finit par un conte, la Barbe bleue et le Petit Poucet. Le conte des cent vieilles veuves figure à merveille dans cet obscène tableau, qui n'a pas môme le mérite de ressembler à un conte pour rire , puisqu'il est dénué de tout intérêt, sur-tout de vraisemblance. Peut-on, de bonne foi, se permettre de publier que trois à quatre cents femmes avaient eu leurs maris pour accusateurs, juges, jurys, et bourreaux tout ensemble? Or remarquez que notre bizarre auteur ne cite pas une seule exception dans les rapports des cent vieilles veuves. Qu il tremble M. Pillet qu’on ne lui fasse •l’application du proverbe trivial, mais fort énergique, des quatre-vingt-dix-neuf moutons et un Champenois qui font cent bêtes ! et l’on sait que, dans ce cas, bête est synonyme de méchant.
Pour nous convaincre de sa véracité, le général Pillet cite (page 192) une lettre d’une
Anglaise qui se plaint de ce que la loi protège les époux assassins de leurs femmes. Elle prétend « que, quand le crime est consommé, on « insulte encore au malheur des victimes par « une procédure dans laquelle les chirurgiens « déclarent que ce ne sont pas les coups quelle « a reçus, ou même la chute quelle a faite, qui k a causé sa mort, quand son mari, après l’a- « voir écrasée, la jetée par une fenêtre; mais « bien les pierres sur lesquelles elle est tom- « bée. Dans d’autres cas, c’est un rhume avec «crachement de sang, une esquinancie, qui « l’ont fait mourir; mais jamais les coups de « pied ou d’instruments, dont les marques sont «restées empreintes sur la poitrine, sur les « reins, ou sur d’autres parties également déh- « cates. » Cette femme a joute « que, quand c’est « une femme qui a assassiné son mari , alors « toutes les puissances du ciel et de la terre sem- « blent ne pouvoir réunir assez de moyens pour « punir le monstre exécrable qui a osé com- « mettre un pareil crime; aucun chirurgien ne « trouve cle maladie imaginaire; aucun jury ne « délibère pour trouver qu’il y ait eu provo- « cation; aucun juge ne recommande la eou- « pableà la merci; aucun parent ne la protégé; « aucun ami ne la plaint; tout la maudit comme
« un monstre. » Cette lettre, en date de Ramsgate, du 26 septembre 1812, est signée une , femme. M. Pillet, qui ne connaît point la marche de certains journalistes anglais, qui, pour remplir leur feuille, font des articles à volonté ,
, a cru avoir trouvé la pierre philosophale en lisant cette diatribe dans le Pilote, journal qui veut être ministériel; mais avec lequel copendant les ministres ni leurs bureaux n ont pas le moindre rapport. A sa place, je me serais bien gardé d’invoquer un pareil témoignage , bien digne d’être le pendant du conte des cent vieilles veuves , quoiqu'il en soit la censure la plus directe, puisqu'il constate qu’il y a des accusateurs, des juges, et des jurys autres que les maris pour punir l’assassinat des femmes.
Viennent ensuite les détails sur onze assassinats de femmes par leurs maris, dont un seul k a été condamné sur le témoignage de son pro- • pre fils, «qui, dit l’auteur, couchait dans la « même chambre. Il fut éveillé au bruit des v. coups, et il se leva pour aller porter secours v à sa mère. Il était trop tard ; elle était bai- « gnée dans son sang; elle était morte. Il ne s’est « trouvé d’autre témoin, d’autre accusateur que « ce fils. » Et cependant le mari fut ^condamné à être pendu. Il n’y avait donc pas de chiruiv.
gien clans cette paroisse pour faire une procédure qui acquittât le mari? La femme, dont la lettre est insérée dans le Pilote, nous a donc menti, quand elle a dit que jamais on ne parlait des coups de pied ou d’instruments, etc.? Mais laissons parler l’auteur ( page ao 3 ) : « Fi- « nissons ces horribles citations d'assassinats de « femmes par leurs maris, dans un pays où ces « infortunées sont loin de trouver la protection « et la sûreté que les lois accordent en Angle- « terre à toutes les autres créatures, même aux « dernières des brutes. Le vol des chevaux, lo « vol des vaches et autres animaux pour les tuer « et s’en nourrir, est considéré dans fa loi an- « glaise comme crime capital, et puni de mort. «Toute réflexion sur un pareil sujet devient « inutile. » Nous ne tarderons pas à voir que l’auteur n'a connu l’Angleterre que par de faux rapports. Ce pays est, sans aucun doute, celui où les femmes européennes sont le plus protégées par les lois. Je le prouverai dans mon chapitre XII. Mais avant épuisons la matière des assassinats, dont 1 auteur parle encore dans les chapitres XXIII et XXIV, que j’ai réunis aux chapitres XX et XXI, à cause de leur analogie^
M. Pillet fait l’éloge des dames anglaises (page 221). Il nous assure « que les assassinats
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u de maris sont l)eauconp moins fréquents en « Angleterre que ceux de femmes. Il prétend « cependant qu’ils y sont nombreux , et dans « une proportion qui ferait pâlir d’effroi dans « tout autre pays. » Il dit (page 222) « que I on « compte chaque année en Angleterre au moins « trois ou quatre femmes exécutées pour assas- « sinats ou empoisonnements de leurs maris. » Il cite trois dames condamnées dans les six derniers mois de 1812, et les six premiers mois de i 8 i 3 . 11 déclare avoir la certitude que plusieurs autres assassinats de la même espèce on leu lieu dans le meme espace de temps; mais il n’ose pas se permettre de les citer de mémoire, n’ayant pas sous les yeux les journaux dans lesquels il dit les avoir lus. Pour compléter ce chapitre, il parle d’une femme française qui a assassiné son mari malade, en le jetant dans la Seine. 11 navait qu’à se faire donner les procédures tle nos cours de justice depuis 1789, et il aurait pu ajouter quelques pages aussi atroces que celles qu’il a copiées des journaux anglais, pour bien faire connaître et notre faiblesse et notre corruption, quand la religion et la morale ne sont plus les guides de nos actions.
Pourquoi avoir fait un chapitre séparé de 1 assassinat des amantes par leurs amants!* Sa \ •
place naturelle était avec celui des femmes assassinées par leurs maris. Encore cinq pages d’accidents, copiés des journaux. D’abord c’est la fdlc d’un fermier qui allait porter dix louis à un créancier de son père, et cjui, accompagnée de son amant, en est assassinée et volée. Ensuite c’est une servante assassinée par son amant, quelle avait reçu pendant la nuit chez sa maîtresse veuve. Le troisième exemple eité est une jeune fille précipitée dans le puits d’une mine à charbon par son amant qui fut pendu. La quatrième victime mentionnée par l’auteur est la jeune Sara Harris , tuée à coups de fourche par son amant, et jetée dans une mare. Le cinqu ièmé exemple cité pique la curiosité. Un homme de soixante ans se présenta aux magistrats de Londres en 1 8 1 3. 11 déclara avoir empoisonné sa maîtresse quand il était jeune. 11 causa la mort de la mère et de l’enfant dont elle était grosse, pour épouser une autre femme dont il eut sept enfants. Tous étaient morts, ainsi que leur mère. Il sollicitait la rigueur des lois pour son crime. Les magistrats le renvoyèrent, en 1 exhortant à expier par une vie exemplaire le crime dont il s’était rendu coupable. Le sixième exemple est la mort d’une jeune personne à qui son amant traversa la poitrine avec une épingle
d'argent, dont la tête se perdait dans les chair», et dont la pointe traversait le cœur. La conclusion de ce singulier chapitre est «que les An- « glais sont le peuple le plus cruel de l’univers, et « qu'ils cherchentleui’S victimes parmi les objets « de leurs plus teftdres affections (p. 23 1 ); » et moi je conclus avec beaucoup plus de justesse que, quoique l'ouvrage de M. Pillet ne soit imprimé tpie depuis un an, I auteur éprouve plus de souffrances qu'à bord des pontons, par suite des regrets que lui causent les extravagances dont il l'a rempli. Les hommes d’au jourd hui seraient-ils plus parfaits que ceux des temps antérieurs, de 1793, de 1789, de la Saint-Barthélemi, des vêpres siciliennes...? On n’apprend à connaître le cœur humain qu’en comparant les siècles et les peuples, et alors on est convaincu que le crime et la vertu sont de tous les pays, et de tous les temps ,
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