A chaque folie de» rois, ce sont les Grecs qui pàtisseat
(( Jean-Bapti?te Rousseau a dit aussi, avec plus de gravité et de véritable philosophie :
C'est le courroux des rois qui fait armer la terre; C'est le courroux du ciel qui fait armer le srois.
(( Observez de plus que cette loi déjà si terrible de la guerre n'est cependant qu'un chapitre de la loi générale qui pèse sur l'univers. Dans le vaste domaine de la nature vivante, il règne une violence manifeste, une espèce de rage qui arme tous les êtres in mutua funera} Dès que vous sortez du règne insensible, vous trouvez le décret de mort écrit sur les frontières mêmes de la vie. Déjà dans le règne végétal on commence à sentir la loi ; depuis l'immense catalpa jusqu'aux plus humbles graminées, combien de plantes meurent, et combien sont tuées 1 Mais, dès que vous entrez dans le règne animal, la loi prend tout à coup une épouvantable évidence. Une force à la fois cachée et palpable se montre continuellement occupée à découvrir le principe de la vie par des moyens violents. Dans chaque grande division de l'espèce animale, elle a choisi un certain nombre d'animaux qu'elle a chargés de dévorer les autres. Ainsi, il y a des insectes de proie, des reptiles de proie, des oiseaux de proie, des poissons de proie, et des quadrupèdes de proie. 11 n'y a pas un instant de la durée oii l'être vivant ne soit dévoré par un autre. Au-dessus de ces nom-