‹ Tableau de la littérature française, 1800-1815 (volume 3)Chapitre 44 sur 58 · B.M)LU-L()U.M1AN · texte numérisé non relu

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ravcnir vers laquelle l'attirait, à son insu, l'impulsion d'une force étrangère, le toucha seulement comme un paratonnerre qui appelle l'électricité pour la noyer dans un puits.

C'est que son style fut celui de tout le monde, l'opaque et incolore vocabulaire des traditions mortes. Son orthodoxie superstitieuse se contenta de rajeunir par des titres, ou des transpositions, les airs qu'il chantait sur le mode antique. De là vient qu'ils produisent l'eUet d'une parodie. Plus il cherche à innover, plus il paraît suranné. On dirait un octogénaire qui veut faire le bellâtre, et se grime en muscadin. Il y a chez lui disparate entre le fond et la forme, désaccord entre le geste et la parole. Parfois, et cela dans ses meilleures rencontres, on croit entendre du Lamartine, mais traduit par l'abbé Delille. A tout prendre, il nous offre pourtant un intérêt historique ; car, dans ces dissonances qui détonnent, et dont la cause est une langue vieillotte s'appliquant à des sujets nouveaux, nous reconnaissons le conflit des tendances qui s'apprêtaient h se disputer l'empire.

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