‹ Tableau de la littérature française, 1800-1815 (volume 3)Chapitre 54 sur 58 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

La Poésie sous l'Empire.

CHAPITRE !«'. — Vues générales.— L'Empereur veut gouverner les intelligences. Du protectorat littéraire. Il y eut une poésie de l'Empire. L'anathème de Lamartine. Les circonstances atténuantes. Les préjugés d'école et les traditions poétiques sont chez nous plus vivaces que les dynasties. — Le Temple du Goût après la Révolution. — La prose et les vers. Différence de leurs destinées 146

CHAPITRE II. — I. Revue des morts; les principaux genres. Tendances prédominantes. Des milliers de poètes sans poésie. L'âge des bouts rimes. Les romances chevaleresques, les bagatelles d'album. La versification est un talent de société. La légion des traducteurs. Avant d'innover, on se remet à l'école de l'antiquité. La manie mythologique, la poésie toute faite. — II. Vogue de l'Épopée. Les Rhapsodes de Lycée et d'Athénée. Les grands écoliers. Triomphe de la rhétorique. LucE DE Lancival, et l'Enfance d'Achille. Gampenon, et t Enfant prodigue. Pierbe du Mesnil, et Oreste. Denne-Baron, Héro et Léandre. — Sujets tirés de l'antiquité nationale. Tardieu DE Saint-Marcel, et la France délivrée. Le vicomte d'Arlin- COL'RT, et la Cai'oléide. DoRiON, et la Bataille d'Hastings. Philibert Masson, et les Helvétiens. Parny, et les Rose-croix. Mille- VOYE, et Charlemagne à Pavie. Creuzé de Lesser, et les romans de chevalerie. Réhabilitation du moyen âge. Un grain de sel gaulois. La Philippide de M. Vjennet. — La poésie fugitive. Legouvé. — Goût du solennel. Le décorum et l'Empire. — III. La poésie didactique, signe de décadence. Pastorales, Bucoliques, Géorgiques de salon. L'école descriptive. Les lieux communs anonymes. Apprentissage de la forme. Les épigrammea. 157

CHAPITRE III. — Poésie officielle. Les Dithyrambes elles Cantates. Les Épifhalames. Les Odes baptismales. Le carillon des Anniversaires. Une leçon de Sorbonne; le commentaire de l'Églogue à Pollion. Virgile prophétisant le siècle de Napoléon. Les poésies patriotiques et nationales. Un quiproquo, La légende impériale 183

CHAPITRE IV. — Conclusions.— Le style faux. Les puérilités de l'harmonie imitative. Les recettes d'onomatopées. La rage de la périphrase. La routine des expressions toutes faites. La poésie méca-

nique et impersonnelle. La langue morte. La fausse noblesse. Les hypocrisies de la parole. Les classiques de collège. Regain chétif d'une terre épuisée. Nécessité d'une Révolution littéraire. . . . 193

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