‹ Tableau de la littérature française 1800-1815 (volume 4)Chapitre 33 sur 68 · SM LB DRAME SOUS L'EMPIRB · texte numérisé non relu

SM LB DRAME SOUS L'EMPIRB

qui lui valurent une renommée aussi bruyante qu*éphémère, nous ne saurions guère signaler aujourd'hui que le Déserteur^ dont le succès dura jusque sous TËmpirei et fut un scandale pour les arbitres ufficiels, entre autres pour Geoffroy, qui s écriait avec consternation : a Depuis que le théâtre est en pn>'.c aux barbares, tout est perdu. La littérature e?t maintenant la cour du roi Pétaud. Les applaudis^ sements sont prostitués à des rapsodiesqui liêshonorent la scène. » Un style faux ou rucailleui , dei tirades ampoulées, un étalagede vertus romanesques, des sophismes outrecuidants, des péripéties invni* semblables^ et des catastrophes fabuleuses, tels furent, en effet, les défauts qui firent, k bon drvit, murmurer des juges sourcilleux. Mais ils eurent beau fulminer Tanathème contre ce « biouèue du théâtre et ce singe de Rousseau », les cœur^ se \i\>* saient prendre à Témotion de quelques scènes \k^\* gnantes ; et c'en fut assez pour rendre ces grossières ébauches plus vivantes que bien des tragédies strictement classiques, mais solennellement en* nuyeuses.

Les lettrés se liguèrent donc en vain contre on genre que le Mercure appelait o un monstre » ; leur^ colères n'empêchèrent pas Tinlrus de conquérir son droit de cité. S'il neut {KÛnt pour lui les di>Iic«;ts la faveur des autres^ cV>t-&-direduplus &:raud m mbn*, le vengea des feuilletons où se répétait à Mliv^e, sur toutes sortes de variantes, cet arrêt injurieux : «Nod, oe n'est pas enrichir notre scène que do la flétrir pir

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