FONTANES. «M
discrètement qu'au milieu des grandeurs il demeura, comme le berger de la Fable, fid^e à sa musette.
Ne la prit-il pas souvent pour confidente des griefe, et même des colères que le sénateur ou le minisire refoulait sans soufiDer mot ? Je veui parler de ses Odes sur r Assassinat du duc dCEnghien^ et sur lEnUatement du Pape. Sous le courtisan, llmnme eut, c^te fois, une révolte. H est vrai qu'il se garda bien de publier ces pièces. Mais il fit ausâ mystère de se» strophes sur les embeUissem^its de Faris; et pour* tant, elles ne couraient pas le risque de déplaire. Quant aux stances consacrées à Chateaubrûad qaî n'étadt point en bveur à Saint-CIoud, elles eurent an retentissement qui bonora le œur du poêle. Car Boileau n'avait pas été plus dietaiefcsqne pour Racine, après l'échec de Phèdre^ que ne le fat X. de Fonfanes pour l'auteur des Martyrs^ en face de cri» tiques envenimées.
Dans ces accents de l'amitié, comme dans les jesx de son pur c^irice, nous aimons nne ax£àiiÈé marnante qui rai^Ue un peu la phji^ionoaie J^Bonet^ mais avec la distance qui sépare Tibur de Courbe^ me, modeste retraited'ob sont datées la pinpart 4en fantaisies, dont reigooement charma se» loîsHri : cRk^. entre autres, qui est tout émue des doueeur» de la solitude. La voici:
Ao bout denoa hambie Six tifleob aa front wmmdiy Domiiiaiit Je cour» de la SsiiK Balancent one ombre in«;ffrUifi^ Qoi me cache aax
m LES POETES DE TRANSÏtlON.
Ici la léveose PareiM S'assied, les yeux demi-fermés ; Bt, soas sa mafn qtii me caresse, Une langueur encliaiitaresse Tiaot mes teos vaincus et diarmés.
Des feuillets d'Ovide et dliorace Flottent épars sur mes genoux.
ie liiy Je dorSy tout soin s'eflace; Je ne fais rien, et le jour passe.
Cet emploi du jour est si doux 1
que d*nne paix profonde la goûta ainsi la Tolapté, Des rimeurs dont le siècle abonde La Muse toujours plus féconde Insulte à ma stérilité.
la peids von tampe, s'il Ibot les croire. £u saule des siècles sont rbonnanrl J'y consens : qu'ils gardent leur gloire. Je perds bien peu pour ma mémoire.
Je gagne tout pour mon bonhenr.
Non, « cadre ne messied pas ao portraii du» latti4 qui ne 6ii poinl littérateur, ne connut guèr* lee ^is empressements d*amour*proprr, et cberr; i toiy ourt plos son plaisir que celui du public. Tout r faisant mine de viser an laurier de Virgile on d ll^ race, il finit par se réduire aux simples fleun de ^parterre. Ne soyons donc pas plus exigeant» qu iS or le fut pour lui-même ; et^ sans regretter de un > poèmes qu'il eut Tesprit de promettre :>an$ le> ac: * ver, comme s*il eût craint que leur poid^ ne [- ^ trop sur sa mémoire, oontentons-nout» de^ petit^ u ^