‹ Tableau de la littérature française 1800-1815 (volume 4)Chapitre 58 sur 68 · I. Voi · texte numérisé non relu

I. Voi

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cité d'une sensation voisine des choses est è-^^'- < par ses Études poétiques^ composées pour la plu;*!:*, en I8OO9 mais qui eurent le tort de garder ob«ti:rment Tincognito jusqu'en 1820. Publiées apré< :> débuts des lyres écoutées, elles parurent donc im:*** ceux qu'elles avaient devancés. Mais ChènedoLe ..*s'en affligea pas autrement. Car, loin d'en Tc»u!'-:r aux heureux qui lui faisaient ombre, Il fut on i^ premiers à leur souhaiter la bienvenue. « Je ne 6^ mande, écrivit-il, qu'à trouver de beaux vers ; cV5î un plaisir de plus; je suis f&cbé d'en reocuntnîr c. mauvais, et j'en souffre* »

Ces paroles ne furent pas vaines ; et, au:;^! i pour la gloire d'André Chénicr qu'il avait été Vi» - * gent pour la sienne, il s'empressa de concourir a . publication d'un trésor dont il avait goûté lesi:** inices. S'intércssant à toute éclosion de fleuri p « * tiques, « comme à ses belles roses du Coîsel qui. ^ plaisait à cultiver de ses mains », il eut le bonL* .' bien mérité d'applaudir aux préludes de Lam^'u: ■ . de M. Victor Ilugo, et môme d'Alfred de llu<i^. i « furent pour sa vieille^se avenante comme des ny: de soleil qui réchauffèrent son cœur daa» la (ri . . saison 011, ne chantant plus, il attestait eocurt- .. générosité de sa flamme par la constance d<^ a?^ • tioDS.

N'est-ce pas aussi de sa patriarcale demeure •* sortit, en 1830, le groupe de jeunes filles et d t * fants qui vinrent oifrir des branches de U; â Charles X s éloignant à jamais de la France, i«^

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Tantique dynastie de nos rois ; adieu chevaleresque et vraiment di^ne d'un talent que recommandèrent sa candeur et sa fierté? Il y aurait en effet méprise à ne voir que faiblesse ou impuissance dans la réserve d'un poète qui ne sembla se décourager que pour avoir placé très-haut son idéal, et ne se retira prématurément de la scène qu'aGn de sauvegarder son indépendance. L'art lui fut toujours un culte, mais surtout intérieur, et pratiqué dans le silence, avec une sorte de mystère, comme s'il n'avait reçu le don sacré que pour ses propres délices. Bien que, trop lent à cueillir des palmes populaires, il se soit oublié parmi les voluptés de la vie contemplative, quelquesuns de ses vers n'en sont pas moins un des anneaux d'or qui unissent deux générations, celle d'hier et celle d^aujourd'hui .

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