M CONCLUSION
sans se brouiller avec les traditions ; re>eQdi«{uer leur iodépendance, sans se déguiser soos des eu?tûmes étranges ou étrangers, et compromettre pirfois certaines qualités de notre génie national ? — Mais non : ces plaintes seraient de Tingratitude. Car. s*il est vrai que, sous les neiges d*un long hiver, le ?• . de la France littéraire ne perdit pas toute sa chaleur, si, dans la morte saison de TEmpire, et, malgré dl*^ cieuz incléments, la poésie eut encore ses fidèie», quelques-uns même privilégiés, nous recoonaissûo» pourtant qu*ik ne possédèrent point les dons snpe* rieurs, et qu'une individualité puissante manquait aux mieux doués. Aussi n*accorderons-noos que de Testime à leur bonne volonté. 11 nous suflba dooc d'avoir atténué les arrêts d'un dédain trop rigooreoi, et rétabli dans leur cadre des figures intéressantes pour les lettrés. Ce devoir de justice accompli, doos allons revenir aux noms de mémoire durable, à cent qui laissèrent des traces dans le roman, l'étoqneoce, la critique, l'histoire et la politique, en un mol au talents et aux génies qui seuls méritent d'être app^ lés vraiment les représentants, ou plutôt les sanvton de l'esprit français.
Fl>.
Idttératare rvUgienae et phUosophiqne.
totfoduit dans les salons litténiires de M" Geoffrin et do baron dTIoIbarh. U y apprit le scepticisme sans ajer jama« jusqu'à (athéisme Accueilli VlFr:u.Uh! en Angleterre, par Voltaire en Sui.se. pensionné ^ar "
S"' ■ .'^'°P '«* ' '^^ »•>"«' * lAcadéiaie, en lA L RevoluUon l'ayant privé de toutes ressources, il v..,ut dt
23!^^'^**^'°"'' '•'* manuscrits du D.v./wmiwe. Membre du Corps législatif en 1807, il av-it un e>prit fin
mJSlTii*^^.'^. "^ ^"«•"'""'n*^'- par Voltaire r.l6i« "««fe-fe«. Il s était engagé dans les luttes philosophiques par la pubhcaùon du JfanuW des vvjuisifurs, tir., du «m-roniim inquisiUmm, quil avait ru sous s., ni.iin, à d« Li ' ^f nombreux ccriU. les plus connue s-.„t Ta^^!!^'^ ««^«/«re rf de phUo.opkie 181 H>i. « aes Mimotres dun intér.H médiocre 1821. Joseph Uiemer le caractérisait ainsi : . - I
Eafant de Miunle ans qii promet quelq-w chow.
^'n^m°^ ""'••".'■''■ '*''''*"''' * '36-«803:. Né à Paris, fils du.i premier medecm de I.ouis .XV, tour à t...ur maifre des
™«wienl d mUueuec ou de ootori'}l.; passagère.
reimêlos, intenddiit d'Auiiis de Pro>ciio' ri d»- H.i»: .^'^ puis inlendaiil de la gu.iTe on 177:^ d tmi.^.i --| '* UrvolulUm, et devint un dos contidont> do U Tz in::» i .thmnell. Aprôs une puhlioation amu^.inNN ni.:- ..•• crvnlic, les l/fmoirt'5' /iM/iae' (/♦• CvhZ'Vjw . /.m.. • - * • • Une 1 1780\ il oonip(»a dos To/isi*/. ni^o/is Mir L /•«. • richesses Ll78i>:, puis sur VEsprit tt hs mnur< I .-■ • iin sur le Gouvnwiii^nt. Us m'ntrs tt i'< ' - • •* • yrann\a^imt la lirohtti'm Jlanibour^', I.'.»' . l-' ï^- • on édiU doux do sos ouvres po-^tbumes mi ru"^^" • '' torique, lEmvjf'^. ot do:^ Purtnuts uu^^mv tuts i > i'^ ''■ macs distiwjws de la fin du xmm' swU. >. u -;> -i trait et de la linesso. Ou on juirord par o.- 1»< mm- - .
La Ûerlé c»l le feiUim-nl de ce q.ioa e*l, «a*m^pr.t ô^*-' •- L'orKueil est le st- iitiuieut exagère de ce qu ou e«i, i *-• *- - •
"^'lî^^our-propre ert (lalté des homma^'.s; r-r^uod .' n ;-• • ■
""m .L'co^atlae h-iume de.prii. ^ ..prit, a.oc uu j. . - . •
^'' ^:^^PjJ:.aS::p^ pI- * -a, Uam^^r que : ..■
aulret.
NvioEON (Jaoquo.-Audri. ;i738.lbio:. Nô à Pan^ ai:.. - I,aron dllolbaoh, ot di^iplo do Uid.Tot, il oc u^^ •• demurunU, «'t Ui-^a une répulaliau d.iiUoo Iaiw......
Auteur du Militaire plido..»phe .I7«is , du l^'X*. ••" ' pkihsnpiiie andaine et mo<itrm ,l7i»i . du»» J*.- . fùeces sur la rt/iyioii d ia moni/t l, .»i , tt o.- -- «r DiVitrut, il Ut p.uailr.- un Omw.: . -t i.. i- ^
lo/iMiyiif. en lbU2. Jo^pU i.l.. laoi lau<<à
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PROSATEURS 4«î
court, sous le patronage! du duc de La Rochefoucauld, professeur de rhétorique à Li>ieux, puis avocat au Pariement en 1770, il de\int Taiiii de Lalande, prit goût à l'aslronomie, et eut Tidôe de ramener à cette science toutes les légendes de la mythologie : ce qui fut Tobjel d'un Mémoire sur Vorigine dts constdlatioiis et rexpUcatwn de la Fable par l'astronomie [in-i, 178 1\ Ce système, réfuté bientôt par Bailly, attestait un esprit original et hardi. En 1778, il avait exécuté, entre Belleville et Bagueux, un télégraphe que devaient perfectionner plus tard les frères Chappe. Nommé professeur d'éloquence latine au Collège de France en 1787, et membre de l'Académie des inscriptions en 1788, il adopta les principes de la Révolution; mais, député de Seine-et-Oise à la Convention, il vota pour le sursis dans le procès de Louis XVI. En 1796, il entra au conseil des Cinq-Cents, et failUt être Directeur. Le Consulat le fit président du Corps législatif; ce qui ne Fempécha pas de continuer ses études scientifiques. Son plus important ouvrage est VOrigine des cultes y ou la Religion universelle [1795, 3 vol. in-4]. En 1806, il publia un Mémoire sur le zodiaque de Tentyra, et laissa, avec une traduction des discours choisis de Cicéron, plusieurs manuscrits sur les cosmogonies, ou théogonies, et les hiéroglyphes égyptiens.
Saixt-Mabtin (Louis-Claude de) [1743-1803], Né à Amboise, il commença par étudier le droit; puis, lieutenant au régiment de Foix en 1765, il fut initié à la curiosité philosophique par un ouvrage du protestant J. A])badie, l*Af*t de ne connaître soi-même. Il se trouvait en garnison à Bordeaux, lorsque les doctrines toutes nouvelles de quelques mystiques, Martinez Pasqualis, et Swedenborg, passionnèrent son esprit contemplatif. Dès lors, ({uittant le service militaire, il se voua délinitivemont k la conception d*un ^y^tème qu'il appelait le Spiritualisme pur, et qui lui valut le surnom de Théosophe ou Philosophe inconnu. Il publia, sous le voile de Tanonyme, les ouvrages suivants : Des errt urs et de la vérité [1 775]; Tableau naturel des rapports qui cxifiteïit entre Dieu, V homme et V univers [1782]; l'Homme de désir [ 1 790] ; le Nouvel Homme [1 796] ; de l'Esprit des choses,
4^x APPENDICE.
i. if,., rt.t h l'h*u,is,*-^>ynt {v»i. Il Ir^iJu.M- 4u^^.
,1. '.i.ii! .Un i\w' l.»i.M|uil ^^lLU«IUP aux >«u-i *■ - • * V.. .•.•!•-.♦, M,r.-«\iMrlu 1.' i.trt» de M>n livro sur WEm».-
;..,i.:.- \.:uiu— »..-.' *io >ur Id pnmitr»' |Mr*t. . ''l •.••" •. iai-j'V«- MAT la MHMih.lf. .. i:u 17 tî». i» I»'i-'» • «*■ p M i.u' fiûi<»-uia;:itjue iuîitulf /t Cr',.iU, .,u la '»«. '
.;j M-i ...• ti-%r. .t î «iît» ii*> wr- .ju .ru-- a^oir .* - ...» a»- lâii.ar.. >; r..r i-'S >. r- ne dui\tMit ;n*Mr pour ■• . : .î:.» a.- U's r. ;.-:.nr «. <>-t co qui lit d.n- à »^' r...- .11.' : . '».» i-ii.uv M S lin' -Ma: lin a ojmp- *i.^ n»' »• rl.v; iuai--c»li [».»• Il'- ir«'.-l i»aNiu.T\rilU u\.»N' !• ju^.*'-":-* j uiii .i. «{'»'••* uu.'.i»i::ntiunir. P^ur l»ifii roni» *"•
l o-iri.»il e-l rou.îu.' lo v-r : on a b» ,vi > r^uf^r .0 r -'*- •
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*" L i!it"!l .'»-iMi^ A*' l'h-.nmi.- .l.>;t .'Ifi lra»l.V cm:,;. ♦• !•'* .rri • "*• h..:.:.!.'.- ù- ItJn ut, qu mu irati.-r .. j.»:j.it* s>m^ awir •.•*». - -^« * lc..r liîlnr. . , » ,
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ii.M.i'....u.- W hrllt'-irtln»-, il lui -urii.mnn. !«• •'" ; In.i'r '. Il »oui|t«»--a uiM PhiltS"i»hi* fl' /•■ f. ^ ■ un.' /y, si,,,. ri..s A'./.i//i.> ,17^1, il \..h.ni-- . «l •»' ui.MU ùv la l»ii' ar. un M'Ufirt tn f-utur d' In
ongagê dans les ordres, il remporta, en 1772, un prix deloquence proposé par l'Académie de Montauban. Venu h Paris en 1773, il dut à un élo^e du Dauphinl père de Louis XVI, le titre de vicaire-frénrTal et de prédicateur du Roi. Sous la Révolution, il combattit les décrets portés sur la constitution du clergé. Devenu évéque de Troyes, après avoir adhéré au Concordat, il donna sa démission, lorsdeParrestation de Pie VII, et adressait l'Empereur des remontrances qui le firent incarcérer ;\ Vincennes jusqu'en ISl't. La Restauration en fit un aivhevéquo de Vienne, et un pair de France. Il est connu par son panég}Tique de saint Louis, et sa polémique relip^ieuse.
Macry (Jean-Siffrein ; cardinal) [1746-1817]. Né h Valréas (Comtat Venaissin) fils d'un cordonnier, venu à Paris comme abbé-précepteur, il obtint en 1772 une mention académique pour un Éloge de Fênelon, Des sermons, et les Panr(jyriques de saint Louis et de saint Auf/ustin l'ayant mis en vue, il put, grên'.c à ses relations avec d'Alembert et Marmontel, entrer c^ l'Académie en 178;>. Député du clergé aux États-Généraux de 81), il osa, ])resque seul, défendre l'Église et la Royauté contre Mirabeau. Sa parole habile était. prête à tout sujet, et sa présonj'c d'esprit lui donnait autant d'autorité que son lalenl. Après la clôture de l'Assemblée constituante, ayant émigré en Italie, il reçut du Pape l'évéché de Moiileflascone, la barrette de cardinal, et devint ambassadeur du comte de Provence, près du Saint-Siège. Autorisé ii rentrer en France [1804], il fut nommé par l'Empereur arcJievèque de Paris, malgré le Saint-Père; mais, en 1814-, il dut se retirer, et alla tristement finir ses jours îï Home, nii il expia sa désobéissance par quelques mois de captivité au château Saint-Ange. Orateur abondant, ni;iiseinf))ii'iti(pM', logicien serré, rhéteur instruit, écrivain soliile, il a l«i**'^é, parmi ses œuvres, un Essai sur VcbxfH'W:*' dn la c/mirr, qui parut en 1810.
PoRTALis (Jean-Étienne-Marc dk) [17Vt>-lH07l. Né .m INmiiset (Provence), avocat au parlement d'Aix à vin^'t «1 nu ans, il se signala dès l'abord par le talent rpi'il (|p(i|(i\.i dans une ijm$ndtntion sur fn rali'h'fi^ des ttmri'HjrH io'i>f<H
m APPENDICr:.
Mn/s ni Fmrff, 1""l>. X\<T<f il'>ii\ rauw^ crlfbrw [il-i;- (ïies rnnlrc B.■auma^•llili^i ft ViiMbrau, il dpvint jilmnislratour lic sa provitwc La llt-volution )"«Taiit k-nf i' rheivhrr un ;i-il" S Lyon, il rfparui * Pari* en ITi'H, !u! amMÉ, et ne ri'i'rmvra la liljfrl^ qu'ajin-s Tlienii il--. Député lie Pari-i au Cfinsi'il dc« Anrirni .ITy'i", pnr-r' au ISFrucUiior ,i sp|itemlire 171':;, il ïVnfml pd AI.i- .maitnp, rpviiil en IH(MI;i>t, nommé fon<»- il lpr d't''' '= 1801, prit pari à lii'us "'ihtcs ronjidi râbles I' ^•à' ■'• ' et !p Cotuoriiat. Diri-oteur (ip« ntraiiVK errl^iaMi.pi- [180t], imismini'lredcsrulloilKOi;, il remit rn tinK'* un di><TPl ciirilre \vf eonfrri'jfations, paiisa au miiuïtr-' de riiili rinir. et ru ISlHi fui l'-hi k rAead.-mie (raïK'i-- Il a laissé un trait* remarqiiatite par Ve^prit lir l-rnnep, le sentiment eluV-tien, rimparlialîl* philn^phi'i el la elnrl»^ du sIvIp. Il n pour lilre ; D^ rtHi'y '( ' l'iil/us 'I' l'ffpril pliil',ii''pHi-iue tiiinuil U hhi* jiiVf-l/.
Sirïf :^ iKmmamiel-Jotppli) '1Ti8-I83fi\ Nr i Fn-ju<. liS i direelpur dp la pnMe. élevé ,laii< jV-lurlp de Lo. 1.-. ' Coiidill.T- Pl des évonmiiiMes, rhamiine en Br---.- ■
|1Tî;>', député du i-lerC'- nui f.tat:" de eetle pr i.' -, vieairp général et rlinni'pljer de i'éeli-e Je (.liirtr- [tTM'i'. il fut le riiri<ri||er^-iimmi«Mire d<' pe Jiiir»^ i . rliamlirp supi'TiPure du rliTté de Franre, lurupr ,■• fitat'-liénér.im fumil iihiïiii[iips. 11 puMia (ri'i< iiii;^ ■■ fiiiilr-» linipliJTrPS : Vi'-'* .'tir /'■.< mny'tw il'rj--^utîm '■ •' ),< r-):nfni1'iiU<i 'Ir In Fnm" (•"Hm.iit di>i^frr f<t !"•• — E^1'l( .■ii(r*.spnVi'-:/'S:- ÔdVsr-^./iie/c Ti'-f.T ' (Pr('.r-(-iV l'Ir i'f'jH'n j'ii <• ut ih}»* l'onlrf ffJiU-pi- T ^ {),„• ■<■•"■iirl--l.it:' A il.njiir >iiul']U( rh-*f. {•• r. ■ (■MTOT-Mil alors une puiv^nnl.' iiillijeii.-e -ur I '■■- [Irpi.lr .11- P.irU. il i,l.'iiild.'<ral"iril.pi.-lrTiefN - ' ■
lih.r.r ,-i,.v i'ii.v-- ua-: ,i:r. 11'.;, -.nr :iii «■r-^-'
J-fi J.J*i.,n...a.m.u-irM I.- miM, 1 i.ii... V. *
|ia1U, Miflliiil la iiiVr-nii^ d'ODr t: :■ .l'i.r , lot** •nrle rwi'oidPâU'iiltiiP^eaiHpèrti-ii'.-i l'..;i-»-i \rrtmit^ mjl< >'»ffn%*. A*M U nnti du k »•"•>. .■ I aUritu^i * *» •Untr. en diMnl ; - 11» »ru!*ul Wre IiIht*, rtw ~^'~' Un- jii4le«. • II' ** lin<>4iim «or le* I
PROSATEURS Hl
data le déclin de sa populariti'-. Il inspira pourlant la division de la France en départements et districts. Uni» accusé d'avoir provoqué les journées des 3 et 6 octobre, il se renferma de plus en plus dans un silence irrM, qu'il rompit seulement pour demander l'institution d'un jury civil et criminel. Appelé à la Convention apr^s le 10 aoni. l'&2, il fut du parti de la Plaine, vota la mort do Louis XVI, présenta sur l'inslruclioi) un projet qui fut rejeté, devint membre du comité de Salut public, renia, diî-bn, ses lettres de prêtrise sous la Terreur, mais racheta de coupables faiblesses en devena.it, après Thermidor, un des chefs du parti légal et modéré. 11 prit une pari active aux négociations qui amenèrent le traité de Bâlc [nOii], fut l'adversaire déclaré de la Constitution de l'an III, refusa un siège dans le Directoire, lors de sa création, mais entra au Conseil des Cinq-Cents où il lit une vive opposition k Camot et Barthélémy [a septembre 179';]. Élu lui-m<>rae Directeur le 16 mai 17!H>, il contribua plus que tout autre k la révolution de Brumaire, el devint le second des trois consuls provisoires qui prirent en main le pouvoir. Annulé par son puissant collègue, il chercha du moins à corriger les eicés d'une rcdoutalile omnipotence par le frein d'une constitution. Mais Bonaparte ne Tnccepta qu'en partie ; alors Sii'jés se rcliraul reçut en dédommagement le titre de sénateur et la belle terre de Crosne. Il se laissa nommer l'oiole par l'Empire, c« qui ne l'empêcha pas de lui faire une sourde opposition dans le gra[:pe des i'Uijloijue*. Pair de France, darm la Chambre des Cent-Jours, il bl'im^i l'Hi'te additionnel, dut fuircomme régicide au retour des Bourliotis, se réfiif^ia en Hollande, et ne revint en France qu'après Ift.'t'i. Kn 1832 il obtint un sié^re à l'Académie dis sciences nui' raies. Mélaphysicien politique, il eut la L'Ioire d'inautrurer les principes de 80. Plus érrivain qu'oralciir, coniiai->^inl les hommes sans avoir le (,-oiit de Ici conduire, banii d'esprit, mais f irconspi'ct et timide, trop alisolu dan^'ct vues, trop nourri d'^^'rj'.ti'iii^, il ni- manqua rii de 1- nt.n TiiF-ji. lil .l'rrreiir et
fiAR.vT Dominique Joseph, comto^ [ 1749-1 833 \ Néà BaTi»îu *. il débuta jeune encore dans les lettres par de^ >arrt^^ j« tdémiques, VÉlogv de VllnpiUil ;i77H\ ceux de SiiyT. Montausier et Fontemlk [1779, 81, 83'. Il avait de l'umfiliation, du mouvement et de la couleur, m.iis f* i ' redondant et diffus. Quand V Athénée ouvrit >*»> mur-. ■ y professa l'histoire avec un certain ^clat. D<-put*- it Pays Basque aux États-(îénéraux en t7hî>, il y parla \*- a mais rédigea pour le Journal de Paris une analyv»^ m*» ressante des drhats parlementaires. Sucï-e^^ur d^ Duton au ministère de la justice [ii octobre Î7î>2 . il eut »• douloureux office d'aller lire à Louis XVI son arr^l ^y mort. Ministre de rintérieur apn"*s la chute deRo)ui«i [ I '> mars 1793), il fut aussi faible qu*impn*voyant. JHe »' prison, mais délivra par Thermidor, il diritrea Tm-^t-ti tion publique avec le titre de commissaire pen««ral, *>l'*. * xmo chaire de philosophie h l'École Normale, et fut • * {\ r.\cadéniie des s4*iences politiques et morale^. Ambassadeur à Naples, membre du Conseil des Anrifu* ITï^ . sénateur et comte de TEmpire, il courti'^a tnujour* !• * causes victorieuses. Membre de la (Ihambre de* D^pu** * pendant les Ont-Jour>, il ce^^a dVtre un perxinnap* •• •*• la Restauration. Havê de l'Académie francai^^* en t*»t • il se consola par le meilleur de se«» Iivrr>, s^s Mr»* w» sur M. Suartl et le xvrir sh^lr IH'iO". Il a^ait corop»»^ «i-* C'tnsidtrations sur la Rthnlution ,1792', des M»'tn'ifyt »ifa Hf*folution [1795] des Elfujcs funèbres de Joabeii l"** • Klébrr et Desaix (IH02;, des Soticts sur (îmruen<*. T> • mas, Mirabeau, etc. Hnifessour, il fut un des d^fui'*^ reprêsrntants du sensualisme.
Maru ii\l (Pierre-Sylvain, ;i7riO-l8()3\ Ne À Pan*, il drb ♦. par d«*s p.ist<irale< sit^noes/e Bertjer Sylvain. S«mi»-! •*• ■ thcVaire du roi b* ire Ma/arin, mais bientrit deMiîur p .* avoir panxlié Ir >l>le des prophète* dan* un ouvraff»* :• '• tiib'» Livr*' f'7i.i;);>c au dHwje ilH^\ il publia, en l>i, u* \lmnnnrh d*s hmtn'tvs yens^ où il s'a\i%i dt* rempU-' b» nom df* sainte par ceux des perMinnatrrs f»-bbr^ •" tout t'enre ; ce qui bii %alut d'tMre enferme dan* uik* rn** MHi do correction. Il domia dan<^ les eic^s r^^oiu'i >:•
Ye>^ ; mais, bien qu'il professât Tathéisme, il sauva pourtant plusieurs ecclésiastiques. Les ouvrages de ce sophiste justement oublié sont : Bergeries [i770]; le Pibrac moderne [1781]; Fragment d'un poème sur Dieu ou le Lucrèce moderne [i78i] ; VAge d'or, recueil de contes pastoraux [1782] ; Code d'une société d'hommes sans Dieu [1797] ; Voyage de Pythagore [1799]; le Dictionnaire des athées [1800].
Lacretelle (Pierre-Louis, dit l'Aîné) [17ol-182tl. Né à Metz, avocat au barreau de Paris en 1778, lié avec les encyclopédistes, couronné en 1876 pour un Discours contre les peines infamantes, partisan modéré des idées nouvelles, député suppléant à l'Assemblée constituante , membre de la Législative, il vécut dans la retraite sous la Convention, entra au Corps législatif en 1801, et, en 1802, remplaça 1^ Harpe à F Académie. Il n'accepta rien de l'Empire, et combattit la Restauration dans le Mercure et la Minerve, Il est l'auteur des articles de Logique , Métaphysique et Morale contenus dans V Encyclopédie méthodique. 11 a laiss/* ['Éloquence judiciaire et la philosophie législative, le Rfjmnn théâtral, deux volumes de Portraits et tableaux^ des Études sur la Révolution, Il y a dans ses écrits du solide et de l'ingénieux, témoin ces pensées :
Ce n'est point par les vrats plaisirs^ c'est par les faux que l'homme
le déprave.
Regagnez par des égards ceux que vos toccèi fatiguent 11 est des erreurs qu'il faut savoir tout aussi bien que les vérités,
afin de les détruire par elles-mêmes.
BoMALD (Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de; [1753-18i<r. Né près de Milhau (Aveyronj, k Mouna, il émi^ra en 1791, et ne revint en France qu'après la proclamation de l'Empire, pour rédiger le Mercure avec Chateaubriand et Fiévée. Ami de Fontanes, conseiller de ri-niver«»ilé impériale en 1810, député de 1815 à 1822, pair de France en 1823, membre de l'Académie depuis 181 H, il ne reH«»a pas de dévouer sa parole et sa plume à la défende du droit divin et de la théocratie. M»* de Staël appelait ce champion de l'Eglise et du pouvoir absolu le philo»r/phê df rnw tiphilosnphie. Ses principales ouvres sont : la Théorif du
474 APPKNDICE.
pouvnir poUti'iUf ft rilvjhux 'I7t*<» , 1*1 Lnji<htti"9i /**
rairs, linlitù^uts tt })hilo$'t}ifiVHUS, Voici que-lin*»-^ . de so> poiisét»» :
L'homm»* est une int»l!i,'ence nerrie par de» ormn^iL L'' re|»euUr est une «.»citinie ioii»»cem*«*,
L'onire va dMic p V\ i^ et nio^ure: n «l'-onlr»* est tii'i;«4in pr««». Il y a iMMucoup «If* iriMi> <]in nt» >avent p.\5 p«*nlr. .• •;: t» ■ .seuls; iU s. m l*** ll'-aui d*»s ffeiij occupéi. Le bea'i est to'ijoiirs -'«m re.
Les faible* î^e pas^ionnout p*^ur le^ h>mnief, H |r» fart* ft^'
11 f.» it rr -ire au l)i*»u j.»»iir !♦» p..'i\iiîr Uirr. L*» piri' il •> cttrrupli.uis n'est pL^r» I!» «j ii Uraye îç%lo:», nâift^* • •'eu fait il »'.l»**m^'in.'.
Lt'« »rraîi-i<'< il«-.()iivort'*s, thn* !♦♦* ï>cif'nc»^. De «Dnt p«f «i^
COIUpl'.t'.'à, lUllS «le:* l<i»''CS lêCotMli'i.
M.vr^rnK Io«*ph-Maiii», nmitr» ut !7r»!ï-l8îl . Nr .<k ^.^»■ lM**ry «liiTu» f;niiillt» orii:in.iiri» du L.insii4><i<M\ tiUifur ;► î«iib'nt ihi siMi.i' lir S.nni<*, H fut d*alH>nl Mili^îi'ut, a cnï-IK' il-îrrntM;j! ITTi-', pui? «Mi.itenr IThh . <,# rnin[i.ij:ii»» rlai^ alor^ judiciaire. Lopmjii*» >*m Jm^^ ■ v\i* rnv.ilii p.ir la Kraiu'«» 'ITî*2, il n^fu^i li» ^mv et l'iii'ri'lia r«'uir«^ à !.aiisanii«» oii le n»i Virt,>r-I'jii iiin»! If rharL'oa d iiim* r(>rri»<piiiid«in«v |>«ditique ai» liuriMH drs all'in"» t'tranLrt'iv>. On !♦• mhuiua d«» n-î *. il (!ii iriii»T\« ^ m»- p«MiM' d»' \oir :*«*•* l»it*n<« r<»iiU«4|ttr« n'ii» -it I pa'4 ii dt'rinMir»»r lid«'le à ^m riM. AImp* jmhi'* M»< d«'ii\ |»n*nn«»i*^ ci[»ii'»'*»do< ; .l'ir».<i»" «/r 711»/, •'< n «N «/■ /, i'itiihts S't' t'i-'i* 'iS ô /»! wttftn fntn* n** 1' et Jt 't't't'l-t i l^' Tt'n, lu'itn •/♦ M'tHttà^jté'U* , ##Mf. 1 i'ifUdif'* l'tj, *i Si < c/«»i\ «*<»fi<'»7"y«n<. /'« h»tf'tt*v*tt 'tm M' hi i n' 1 7 '.<.'• . (.•• [»:M)iithU't %i<'.ii( à |irit\i»t|u**r u: : laiir.ili»ui ri'V di-N*. 1 ii an apr»**, il |»n*riait *«»ri n—: piililit i-»!'". »î • p- n-' iir ••< d'»M ri\ain, t*ii|Mil»ii m* m** • dwf' '//N N'/ t . U- hi' -ft fi ■iiittits*' I \iil. ui-N.lti, •• ni ri'Minn!' î'M' , I I i \«>i;ir du Jour im M»fi I ti «Sut • d" in»r •»«*^ 1/ i'^ d«trrrr l»TUie, d tut iimIuiI L»i« i- > i*\h»-." »i«' i.'»'ni' u. Apiv<« dt*u\ 4iiN dt* <^«'j«tui a ^< 1) d''Vfiia:t t«<u a *t»>ii L'tatid iliaiii »'l)«*r «!•* S4-'ii4 . 11'.'*» . pui> i'hSMV.» r\!ta«iriiuiairi* .1 S.t.ut.fVt* î>i»
[1802], poste où il demeura quinze ans, jusqu'en 1817; il reçut alors le titre de ministre d'État. 11 avait écrit en 180î> son Essai sur les principes générateurs des constitutions politiques, et des autres institutions françaises in -8, 181 1 . II y censurait lamanie de constituer. Lf Pape, [Lyon, 1819, 2 vol. in-8J obtint un succès de curiosité retentissante par des vues paradoxales. Ses autres ouvi'ai?e^, conif)oses pourtant aux environs de l'Empire, sont tous pfisthnmes. L'Église gallicane dans ses rapports avec le Souverain Pontife [Paris, 1821, in-8:, prét<*nd réfuter K-s doctrines de Bossuet, Pascal et Porl-Royal. L*;* durées d*- Saini-Pétersbourg parurent en 1821, [Pari**, 2 vol. in-8 . Ses Lettres à un gentilhoinifie russe sur Vinffuisitvin espagnole datent de 1815. Son Roman de ta Philo f^ophiti de BacoUy où l'on traite diffénnt* s^ qu^^^tiona de philo f^ophie rationnelle [Paris, 183ft, 2 vol. in-S M une attaqu" violente contre los st^nsualL-t^s ou ma*i-riali^t'*«- S*** Lettres et opuscules in* dits Pari% 1*^:;3, i \rt\. îji-8 ^^tui un recueil choisi dans une correspoij'i^jic prét-i'-a-e pour l*histoire, et aussi spirituelle qu'«'loqu<fiite.
DesTCTT DE Tract (Antoin<*-LoT!«-Cîudfr) 'ITr»i-l«?.'f?\ \*' dans !e Boorbonnais. ori^'inain* d'h''»«*^. ' h'^'n*') d':';f^j*terie, pais maré'^hal d*' camm H «j^pu**^ 4 l'A-'^Tni* *'*' constitoante en IT***^*, il ^' wr.:*'^ p^r* *^:j f-f".::^***-*^ hberfés politiqu'**: ce *\\i\ n<* Vf:r:**''h^ p^»*. #i'**-*'<*. ^rr»*^ comme suspect s^ni* la TTr<=*ur. H^rui r*^ d*- Î'A- :r'f*-jjj"^ des sciences moraîes «^t l~î*r». pr''* dy rr.fyjîv if*» Vr,*^ traction pabliqu*», f'Ti^V'jr *•!] 17^*. il d^T.M »'-•• 5^i:i>' cien en !8'»8. Le 2 avril 1^1 1. ÎJ pr-'it^'^-H ^*i Vj-^I i* déchéance de rEmp-r-'-'ir. ly ui* XVJII j >:•;/»- ^i 4 U Chambre d**5 Pair», o-i il n^ f^^*^^ «3»- rf/^ *^^ Imparti cnnstitntinnii*^!. ^^^^ r-r "•' >';i o'.-^f^u'*^ ^v, •• VMéologie propr<^m- n* •: **- ''^'»' . ' f^^rrr^w.^ ^* ^i-n/r'-'^
[!8(»3\ la L<»ji i»^ î* •• . j £** '» *■" ''* '/*"'"* ♦^ '** '"' trages de M^mt'^'pti* .7 î>"^ . > 7"'^** -f-» //» r'/'-f/ '«^f , . hComment'rir' fur rEn"yf d-î L'.n ;<m* - *1 0*-* Jf/moiret recueil 1^ p«j J I '-^*i^ 0I .
à la suite df* •- j-** *^'J' i^'^'-i' 1 *•</>/«.'• c*»- v i.v''*-
470 APPENDICK.
volume, il osl assez mW au mouvoinont |ihiîoM»ph • * et religieux pour quo nous lui c()n5arrion^ <1A* À !••• sent quelques lignes. — N> à Monlignac fP»'T;i: .: ! . professa d'abord chez les Dortrinaire«< d** Toulot ^^ .: • y renoncer h vingt-quatre ans par r,ii<K>n de mu!.*. | » vint h Paris, où il se lia tr^s-intimement avei* K'»n* r • Quand celui-ci fut nomm^ (irand-Maltre de VVnn "- ' impériale, il le fit inspecteur-crMi^ral , et r«»n-» " Durant sa vie, ce connaisseur exquis fut un *»racle r un cercle choisi. Ses conseils étaient iVout»»« p:ir * • ■ niâmes qu'on réputait des nialtn*s. H h\\^<a de* ?'».< ». Maximes et Lettres recueillies par sa veuve en fSVî.
LAROMiGriKRE (Pierre) [17ri6.18:n\ N> à l..'vijmr H- . -. gue}, membre de la congrégation enseipn tn'e d** li P ■ trine, il professa les humanités, puis la philo>*»î'hr.' ' différents collèges de son ordre, entre aulrt»^ i «-. ! .. t.- TEsquile [Toulouse, t78V]. Venu A Paris pour .i--i*îrr leçons des Écoles normales, il eut d»*s relation^ .♦: ■ • avec Garât, fut associé de Tlnstitut srit-wen m'unit- « ,••! S vint membre du Tribunal. Mais, éliminé de r«* roq**. * délaissa la politique pour se vouer h la philo'Htphie ààu* ^ chaire du Prylanée français ( L0U1W4 -^irviMi/ juMfu u jour où il se vit appelé à la Sorbonne ^l^ll-Ut Bibltothécaire de riniversité, il laissa les o^utt»^ ç . • voici : Projet (Télihnents de rnff'ipAysi'Yiif |I7U3 , Partki t < (le CotidUlar, ou B^flexions sur la longue <U$ dUndi t v ». I vol. in-8j, Lertnu de phihsophif, ou £>.<(ii tur U* f-cultes de fâme, [1815-17, t vol. in^^
Cabanis (Pierre-Jean-(ieorgcsi (17;i7-lHI»4 . Né à I'a^^'i* près de Brives, en tlorréze, envoyé A Pan^ pt»ur > ** h • ver ses études, il commença par cultiver U |hm-*:^ i laquelle Tinvitaient <t>s rap(>orls avec Kourber; il ai • ' même entrepris une traduction d'Homén», lopMjur, \f obéir aux instances patrroelic% il>e ooii^acra d^^idrio*à la médecine, où il iii*«.tit <«f* fain* un ircind 00 Nommé profe^MMir d'IiN j:i«'iic, puis de 1 luiit|u*» k f cole de médecine, il «(pp.iiiiMuiil ii rin-litut d«'|»ii'* ^ création. Voici le** i\*v*'< th* <»»s ri-rit'' : T/ "f» ''•• i i'
de certitude en médecine [4797] ; Coup d'œil sur les révoluti(ms et la réforme de la médecine [180^] ; Lettre posthume mr les causes prcmiéreSy adres^^ée à M. Fauriel, et publiée eu 182Ï par M. Bérard. Mais le plus important de se^ ouvrages fut le traité des rapports du physique et du moral. Dominé par un parti pris sensualiste, il attribue trop d'importance à laction des organes, à Tintluence de l'âge, du sexe, du tempérament, de la maladie et du régime. 11 serait injuste pourtant de croire que Cabanis ait nié Texistence de Tâme bumaine. Bornons-nous à dire que les préoccupations du savant furent trop exclusives.
V<iL.\BY (Constantin-François, Chassebœuf Biiiso irais, comte D£). [1757-1820]. Né à Craon (Mayenne), fils d'un avocat, il commença par étudier la médecine; mais, on goût irrésistible l'entraînant ver^ les recherches d'érudition, il débuta par un Mémoire sur la chronohgie d'Hêr*jdotf, Critiqué vivement par Larcher, ce travail lui valut Tatt/'fi- Uon de l'Académie, et l'amitié du baron d'Holbach, qui 1«* présenta dans le cercle littéraire dp M"* Helvétius. Ln petit héritage qu'il recueillit en 1782 lui p^nnit d«? partir pour l'Orient. Le havre- «ac an dof^^ il r^sUi Ixuit moi» chez les Dnises, dans un couvent du Liban* fM>ur ajiprr'f*dre Tarabe, et demeura quatrff aii5 en \i'jry\A*;^ o« t^n Syrie. Le récit de son Voyait [iZal^t vol. , eut un grand succès, que raviva la pUi;Ji' ation dujj*^ br^M-burv iijtitalée Consid4ratûmii sur la yu^re a/J'MÎU^ </*« Turti^ !1TH*< et la vogue d'une fculJlf poîi*.i'jue, ^i Sent-rt^U'*;. doit jJ ftait le directeur. Nfiram^ d^putié <mi tutlM>iî>j^îUJï de 1789, par le tiers-^-l^it df Ja va*^- iiaxi»:»^ dA-j^'U. jl suscita daii5 rAsseml^l'-e ^ '«li»-"! jt.ua: t*' 1« ^J.-.u^ '»;j *.ur les biens du r.Ifr?'\ et lit voIt ■*• d'-rM *uj ^♦•r'.u ClU'Ju^J la France s'interdi-jil t/^uV irj-rr*- d*r 'a*'^'^'j^'^,L*i i'^i. parurent /'-s huints. ou Co't»><'J>./ar*:'^<f f«ir />> r*" 'tUL''*:m*' df^ empirt^; l'esprit df parJ iii rrit' J i'-jr «iv jj* 'jt*- • H ouvrage* ausçi froid qu^ d*-. itjuut ".».-?*' ♦^. j-?>- ,r»^ui- Suspect d** royalî-'iii*' sctu»- l<j l^n*^'jj. ^\ y'^ »" ;»'>hmx.. mai» délivra- par Tii^-nu uor. i >*'ijii. ;J^/^l!i*•»-s^'•UJ * L'.v**- Normale, et, apr*^ .*• ^.y:»;»'' ^ ^^u ^ mi *juia»>' *n i'Hl»- ^'embarqurt }x>ttr vt Ll**.--* * .-. jux ;*'V'tf'. ;r't.'.'^ a';':«fc*^i
180 APPKNDICE.
oiiti*ainrr la chute do la Monarchie. ApnS IK^io, il ■)•• iiieura silencieux sur son banc de députt*« et «♦• reprit i parole qu'aux funérailles de Casimir Parier. Wu* Urd< • crut devoir combattre les lois de Soplcmhre riniîr»presse périodique. 11 faut voir m lui le maître dr c«-' éclectisme philosophique et politique qui re5tauni 1^ ^p • rituaiisme et le régime paiiementaire. II appartenait \ TAcadémie depuis lH'i7. 11 reste de lui des di*ri»ur« puhli» * par M. de Barante, et des fra;?nient'i philosophiques nrcueillis par son disciple Jouifroy. Citons quelque^-un''^ o* M* s pensées :
Le ffooTernement reprétentatif n'a na5 dcTanc^ do« in<itt*«.
Le aroit divin transféré de rÉfrliM oaaii l'£ut ii*«i4 qu oc" f« ««• historique.
l-ps parti» rhani?onl de couleurs et Af> disTmirc, d«j ni •«'.-'■'» »i . poidsif an ftr^ de» circonstano's :iU brù'f^nt, 9 it le Nat, r<» .j i' '.• adoré, iU adorent ce qu'il» out brùi»». L'hx i>nrri>ie f«4 leur ^-^-t , • erabùchet sont leur tactique; iU ne m déploient que q'«>- : u* Ka^é les hauteurs. N'a\<>u!»-iio(j:» pa« \u les lartiun*, à me^ur- | < « 8aisiïi«aicnt le poiiToir, \i.tler avec un«* audace inouï»» !»*> ni»'^3ir* ^cipet qu'elle* avaient pnteiAmé» la Teilie axec taot de fa»t', et (- .«> ser riiitlép«'ud.inof ius^itra iuMilter à U rr/'dulité de« Tajocu* ?
Foudci la libertt* de ia prcMc, voua foiidet do in«'me c<>*jp t si'% lei libertés.
La plu» roii>lante erreur de U Ht^volnlmn» re fui de Tf 't fi •• la lilierté a\ec la de«|H>ti»me, réf?ali(i^ tkxrr ir prix il*' iT»*, ri Ir-^p * >enl la ju>tic»' avec la cruawl«. Il e»t tempi «!•* le ta\«tir af^r»-» if •• aniwVs : la liturtc ne s« fait qu'avec la liberté, !a ju»ticr a^**» a justice,
Lk\i.> ( Pierre -Marc-r.H>ton, dur i»k) (I7ti»-IK»^. N«* château d'Ajac (Lan^ruedoc;, membre d«» rA**«*niSi' ■ tonMituante, émiffix» de 17U2, hb^sv à Ouil>eM»n, il * «»i cupa sous rKmpire d'éionumie p«»litique et d«- m*>rA . Louis XVI 11 le lit pair de Fr.inre et aeademicifn. t! ( •- Mia de> ('unsùhnitions nèonilts sur !*s /8iMiir»\ IM»» . t:- » S'tuxniù'i, portraits vt iiuij'iutt'i (ISl3i, et IMm 'i't'rr nnnmvnnmmt tlit xiv MVWf [181 ^. Le»» pen^*i"». mi.* i;,!« • font honneur à m>ii e^firit :
Tel court au d.inirer qui n '«>«<• rait l'attend nr».
Le* oi iir» H»u«iiilrii ti«*iuauil*-iil qu'im i'.'î»âiiu*», 1^ p r^k 'f^ lav* Tf u!» ul ■,»! on Ir» prrb re.
San* 1»- r»'irr»t#, on m» ^atirAil p^s q^^ l'on fut h ur. M.
( )n n Aim^ pbt« quAitd ir» «arniM^i*» coûtent ; on n'aime pt< -ivas . . s'a|M'n;i>it qu'on en f.tit.
P&QSATECRS 461
La plupart dei peiaes n'arrÎTeat « TÎte q«e parce q«e mwi fûsoof la moitié du cbenuo.
Quand la flatterie ne reniât pë*, œ D'est pas n&nley c est oeQe do flatteur.
On soUiciie le premier biea&ût; on exige le aeeosid; et sourent k troî)»ième est arriTé que la reconnaîasaiioe est enoûse en chemin.
Ne oooqitez pas sur la justice de ceux dont requit maxH^oe de ju»- (es^.
Pour reniplacer la bonté qm nous manque, nous aToos îwmiç'"^ la politesse qm n*eo a aoe les apparences.
Il est rare qu'on fasse un bon mardié en yf^f4awti des espéraaœi par des privationf.
La critique est un impôt que l'eaTie perçoit sur le méritf:.
Peu de 9ens gagnent a être t«^ de bas eo haut.
Les succès couvrent les fautes, les revers les rappelieuL
Frayssinous (Denis de) [1765-1841]. Né à Ciirières (Avcyron), protégé par M. de Fontanes qui distingua son talent de prédicateur, professeur à la Faculté de théologie de Paris, inspecteur d'Académie et chanoine de Notre- Dame, il salua dans Napoléon I^ un euToyé de Dieu, comme aussi dans les Bourbons des ministres de la Providence. La Restauration le fit prédicateur de Louis XVIII, censeur royal, membre du conseil de Tinslruction publique, évoque d*Hermopolis, grand maître de l'Université [4822], académicien, comte, pair de France et ministre des affaires ecclésiastiques [1824]. Il rappela les Jésuites, fut chargé de Téducation du duc de Bordeaux ; et, après l'avoir accompagné dans l'exil, ne revint en France qu'-en 4838. Bien que ses conférences aient été publiées seulement en 4825, elles datèrent de TEmpirCj et furent en partie prononcées aux Carmes [de 1804 à 4809]. On a de lui sa Défense du christianisme (ensemble de ses sermons) [4 843], les Vrais principes sur les libertés de V Église gallicane [4848], les Oraisons funèbres de Condé [4818], du cardinal de Talleyrand, archevêque de Paris [4 821], et deLouisXVin[482i].
Necker de Saussure (M"*» Albertinc-Adriennc) [4765-1844]. Née à Genève, fille du célèbre géologue de Saussure, et femme de Jacques Necker, professeur rmincnt, elle composa un ouvrage intitulé : De VéducatiQfi progressive, étude du cours de la vie (3 vol. in-8) Les deux premières parties sont consacrées à Tenfance, et la troisième à la
m APPBNDIGB.
m dM fmiiMft. C*«st un lÎTre ingéoiMX» combw k pr»uvent ces pensées :
L'enfance est on éUt plniAi qu'on âge; et Ton y retombe Caps. <^ quand k TokmtA «•! détoitlonnée, Twlenii et dépearroe de rm^«o<^
La probité reoooniM eA le plot lAr de tow les tcnDeiita.
U y A dea gen» é •enaiblea qn*ilt nooa affligeât de no» piapi» * . leora.
L'eaprit eet le aéro oui iô^mos aox qoalitéa meralea, mm ^m » . ne représente que le ntent.
On ne ftiit jamaîa le aacriflon de aoo emetère, qn*en ■• aVn ifpi&.< disse enaaite.
On ne doit pas a*étonner si rintellimnee daa femana «al prArwr*. et si les progrès dea bommea sont tardifs : on ne pu)e au «na» ; .« du présent, et aux antrea qne de l^kvenir.
11. de FoDleDelle disait : • De mémoire de raan os n a pft>9t « mourir de Jardinier m ; jolie leçon pour les jennee pefM^ma ^» » créaient pas se soumettre aux leçons de l'expérience. ^ L'humeur des autres ue doit )amais nous en donoor ; c*«t onmz:-* al Ton se noircissait le teint, parce qu'on rencontre on oègr*.
Ce qui pronve en faveur des femmes, c'e«t qu'elles oot lent ccc * ^ tUes, et les lois et U force, et que eepeodaal «Uea h ' nient dominer.
DP. BtRAN (Marie-François-PîerrMronthier, cfae^ «. - ' [1766-182^]. Né k Chantoloup (Dordogne). fiH d on ti: decin, élevé k Périgueux, garde du corp5 sou^ LottK> I> '-. porté au Conseil dos Cinq-Cents en 1797, meaibrr :. Corps législatif en 1809, sous^-préf et de Bergerie» q*-fteur de la Chambre sous la Restaurai ton, d'EUt en 1816, député en 1818, il avait fait 4 V une assez vive opposition, en 1814. Il débuta Mémoire sur rinfluence de VUabitwh , counmo^ ea 1 ^ : puis il étudia la Décomposition tU la jp^nuf^ ré<d«r-« pour la Biographie uniivrseUe l'artiele Ltibnitu «C ^ ' po^a en C82I ses Sonvellts considfnUùms tw k$ tiu physi'iue et du moral, M. Cousin édita %e% [«811, 4 vol.]. M. NaWlIe, de Genève, a piabbé Biran, sa vie et $espenst*fs [1857, in-12; $• édil. augmentée, 1874, in-8.)
Az\is iPierre-Hyai inlhe) ;i766<l8i5;. Né 4 Sorè», d*S:-: organiste comme son père, puis professear au Pr^ta.-*de Saint-Cyf, il fut Tauleur d'uii double sy^iUmf pL viphupie et pbr>ique qui fit grand bruit a« detet *•
xn* siède. Il eonsistait à expliquer ptt* la loi Ûm eom-
paisatkm tontes les ticissitodes dejla destinée Intmcitie,
et perla loi de VéqttQibre tons les phénomènes de la aa-
tare. Il n'admettait qae deux forées : VexpoMion et iCMm-
ftesHm^ qiri, par leur action et leur réaction, prodûént
)%armonie amteneHe. C'était présenter sons «ne forme
sovrent suMfle, parfois trés-tngénfeuse, la doctrine d'un
nétopliysicîen oublié, d*AnMne de Lasatte [iTSMftK],
mrt à l'BMeMMeu en s'écriant : « L'amom* remporte la
victoire f » Caractèrer pacifique et cosur mjstiquey Aials
Ait proscrit après le iS Fructidor. Caché dans un lM>spice
par des sorars de charité, £1 derint, à la fin de l'Enqrire,
inspeetew de la librairie. Destitué en 4819, il se fit le
colfaboratenr de sa femme, qui contimiait Berquin {le
N&m^ Anti des enfant^. Ce fut une cùtnpenstdion pour cet
optmnste qui prenait son parti de toutes les épiviffes.
Ses oeuvres sont : Des eampensaUom dam le$ deshnées
hnmatneg [1809]; dystême untvend [1810, 8 Toi.]; Du
9eH de fhmme dans toutes les eanéUtUms [1821, 3 roi.],
et un Cours de phUosophie générale [8 rd., 4823-28}.
Vaut» (GfcafIe*AaiiçoiH>miîoiqii# w^i [i7d7-4M^}. Né à
Boalaj, «a Lôcraine, devenu officier d'axtiUerie, fl émi-
gra pendant la BévokilioQ, et aUa sa fiiar à Lubeck* 11 se
pfoposa dèa ion de faire coonattit en France la littéra-
tare ci la phîioiophie d'o«tre4UiiiL S» partialité four
l*ÀttamagM, ai une bcoduire publiée sur la prisa de Lu-
beek par les Fiaofai» îndispoeèrani à bon droit cimtre
hà la gouveraenaat imyéiiai. 11 ébtbut cipeDdant «ne
cfaanre à Gcettiogae, après la cavromemeot da- Jéréme
Bonaparte. D la pcràit eo IMè» 8aa relatâona avea les
lettrés allemands lui permirent de donner à M"^* de Staël
dea ranaftignemattts piécieva pour son Ufra De VAUemm-
uns. Saa titrée sont ua jB»ai sur f aspril eit ^ûifuence de la
réferumUon^ couronné par Vkntiittty «n 1803, ai la Phito-
NpA»e de Kmi [HOi]. Qfai la preanar à répéter ea nom
blafVaaee,
CeMmirr tm RnBCQoa (B&aitamn] fl7(^«f 889{. M k Lausanne, cums ano fimme protestante or^^naifv de vrance, il vint k ^ris en 1798, après nae jemiesse hiquiète et
484 APPKNDICË.
dissipée. 11 se signala par un discours où il plaida «h torieusement devant le Conseil des Cinq-Cents la rèiiitr. gration de ses coreligionnaires, proscrits par la rritirâ> Uon de Tédit de Nantes. Appela au Trihunat aprH l*- 18 Brumaire, il en fut f^iiuiiii^ bientôt, pour sod espn: d'opposition, et dut s>xiler. Hôte assidu des romn et des universités allemandes, il épousa une parente du ministre prussien le prince de Hardenberg. Rallié 4 U monarclile constitutionnelle en 1814, il accepta de Napoléon, durant les Cent-Jours, le titre de conseiller d'ÙAf. et prit part à la rédaction de VActt additimmei. Bauu.i par Louis XVI II, mais anmistié en I8t6, après ni.^ apologie de ses actes récents, il fut élu député en 181**. et devint un des chefs de Topposition. La RéToIntîoii dr 1830 en fit un président du conseil d'État Maigre \a distinction de son talent, et une influence coosîderahU^ il n*eut jamais le crédit que vaut la dignité du cmrwcirrr. Il y avait un scepticisme secret sous Téloquenre de rr publicisto désenchanté, qui fit de la politique liber* • sans estimer les hommes, et professa la religiosité «a; * avoir la foi. Ses principaux écrits sont : De l'rtpni %> conquête, et de l'usurpation dans leur rapport aree Un'.f lisaiion européenne [1814], ardente philippique roo'rr Napoléon; Cours de poUtûpie ronstitutimmeUe 1817-185* des Discours de tribune; des articles publiés dai» •• Minerve, le Courrier français et In henommee. On dent «<• philosophe un traité De la religion consid^r^ dmis » source, ses formes et ses tU^'elnppemenis f I8i4-3ti : mr^ étude sur le Polythéisme rtmain [1832). Son cheM'^nnr' est Adolphe, dont nous parierons ailleurs, 1 1815'. D trtduisit en vers WaUensiem, de Schiller.
Say (Jcaii-Bapa<«te) [1767^183:2]. Né à Lyon, atUclie d*aK '' à une maiM>n de banque, il se prit d'un gi>dt tr«^« pour les études économique^, rédigea le l^iurrirr éi f- * venre publié par Mirabeau, et devint secrétaiir de Clai ministre des finances. En 179^, il publia la Dermâe pkm • phii^ue, littéraire et politique avec Andneux, llbam' " Ginguéné, et Ajiiaury-Duval. Membre du Tribunal es I * -" il prépara son princi|ftal ouvmire : Traita d'mm^tmMp-
que, ou Simple exposition de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses [i803]. Cet écrit se distingue par la méthode, l'esprit d'observation et la clarté du style. Éliminé du Tribunat, il fonda une grande filature de coton que découragèrent en 1812 les prohibitions du blocus continental. En 1844, il édita un Abrégé des principes fondamentaux de l'économie politique. Cet ouvrage fut traduit rapidement dans toutes les langues. En 1815, parut son Catéchisme d'économie politique. En même temps il vulgarisait ses doctrines à V Athénée; plus tard il se vit appelé à la chaire d'économie industrielle, fondée au Conservatoire des Arts et Métiers [1821] ; pois, en 4830, à celle du Collège de France. Son ens<^ignement se résume dans son Cours complet d'économie poHtique [4828-30].
Anciixon (Jean-Pierre-Frédéric) [4767-4837]. Né à Berlin, petit-fils de l'historien du xvii* siècle, pasteur, professeur à l'Académie militaire de Prusse, secrétaire de l'Académie de Berlin [1803-4844], gouverneur du prince royal Guillaume IV, conseiller d'État, ministre des aflair^r^ étrangères [4834-37], il publia en 4803 un Tableau des révolutions du système politique de rEurope, depuis la pn du rv« siède, (4 vol. in-8). Ses Mélanges de philosophie et de littérature sont aussi fort estimés [4804, 4847, 4823.; Il appartenait & une famille chassée par la révocation d^ l'édU de Nantes.
Chateaubriand (François-Augoste-René, vicomte M) [îlfiif^ 4848]. Né le 4 septembre, à Saini-Malo, élevé an collèges de Dol, Rennes et Dinan^ sons-lieutenant an régimeikt de Navarre à dix-sept ans, capitaine à dix-neuf, ^nirair^ dans la société de La Harpe et Footanes [I78^-(>4|, il ditbuta par une idylle Y Amour de la campagne^ ins^r^^ daiH VAhmmach du Muses [1790]. Parti pour VXsoérrïfitm en 1791, il rerint en 4792, et prit en juillet le thfrmm d^ Coblentz. Blessé au siège de Thionville, tfamportè mf^nrant & Jersey, il passe en AngieCerre, j donn« d^ ï^/jt»-* de français, et publie en 1797, k Londres, on Eêsnà imt Us Eéoolutions anciennes et moderne» efmMérées 4nm leurs rapports aoet la Bétohùkm. fmntaise. Berifré *ri
nraoM «prA» le i% Bmawr^ aatooiè à la iMaclioa du Mtrouref û insère dm» ot reeuMl, an i80«t AloUi m I« Amoiin it dmta tamagn dau k déseri. Puis ptratt m 4803 !• 6énie du ehriitimitmt appUodi par La Barp. Fonlanaft, Jonbert, la jeianatta ci lit aaloos, mab nttmmA eriUqaé par Moreliat, Giogiiéoé ai M. J. Chéoicr. Nommé Mcrétaira d*amba«Mda à Borna [lM3]t h ebargé d'affatra» dans la Valaiif il donna la dAouHioo après rodiausa aièeotion du doc dXnghiaD. In lias, Btné signala sa rsntrèa littèraira. Q partit an I80ft pour la Grèce, la Sjrie, l'Egypte, Tonia et l'Espagne. Ln Mm^ tyr» [4809]t ^ Vltinérain de Porii à JénuaUm [Uli; furent l'inspiration da cette Odyssée. En 4807» w artftcie sur le VoyûQt d^EtpaQn$ de M. de U Borde lui avait laii retirer le Mereurt; et, en 1811, élu par l'èfadèniie ea il remplaçait M. J. Chénier, il ne put prononcer un dîtcours qui déplaisait au maître. Exilé un mes— al à Dieppe en 1812» il attendit atee une sourde eolêrs U chute de l'Empire. En 1814, ses ressentimenb éelatèrsm dans sa première brochure De Buanaparie ef dê$ Bevrèoni^ Sans le suivre dans toutes les phases de sa Tîe poBtîqQr, rappelons qu'ambassadeur en Suède, lorsque Wmotéoo revint de Hle d'Elbe, 9 salvit le roi en Belgique, nd too ministre d'État, reçut le portefeuille de rintérieur, et Ot. à ce titre, le Bappwi iur Vétai de la ¥r<met [MmiUm dt Gond.) Élevé 4 la pairie après les Cent-jonrs« fl perdit son titre et sa pension de ministre d'État, pour sa brochure intitulée Di la monankk selon la CkarU [aov. |g|t.| Dès hnra, passant au camp da l'oppoeition uMi> taya liste, près da MIL de ViUèle et de Corbière, U teaAa, m 4818, avec MM. da Lamennais et de Bonald, !• journal U ComeroaUur^ pour y combattre la MàMPoe ai ie La mort du due de Berry ayant mb Bu à eatta que [i8f0], il le rapprocha de la eov, éerivii laa Mtmoércs leucAufil ia o t e «lia «cri du âac de Birvf , ai sous le second ministère du due de Richelieu^ I* •ade de BerUn dont U se démit en juiUet ittl. M. da%i( lèle étant devenu chef d'un nouveau eabéoel, il îwe nommé ambassadeur à Londres [avril 1811], puis pèàa» potentiaire au eongrte de Vérone, où» maigri V
PR0S4TEDB8. M
teiret il fit déddâr l'intorrantion armée de U France contre la Rétolution espagnole. Enfin, ministre dee affaîiea étrangères en décembre 18^ il se vit, dixsept mois après, disgracié brusquement, en juin 1824. Cette fois, il se fixa dans l'opposition libérale; et» rédaeienr da Journal du Débats, fit aux ministres me guerre qui atteignit le tr6ne. Ce fut alors qu'éditant ses oeuTres complètes, il publia le Dernier des Abeneérages^ Us JVofe/bez, son Voyage d^ Amérique, et la tragédie de Mctse. En 1828, M. de Martignac lui donna Tambassade de Rome, qu'il résigna, en août 1829, à lavénement de M. de PoÛgnac. Quand éclatèrent les ordonnance» de juillet 1830, il tenta d'inutiles efforts pour en conjurer les suites ; et, le 7 août, protesta, à la Chambre des Pairs, contre le nouYeau régime auquel il refusa son serment. Dès lors, ses loisirs lui permirent de reprendre la plume. 0 édita ses Études historiques (4 toI. in-8j, arec sa brochure De ia Restauration et delà Mohorekie éleetioe; plus ou moins engagé dans des menées légitimistes qui ne Tempèchaient pas d'aroir des relations arec le parti républicain, il fut arrêté, puis traduit devant le jof7 [juin et octobre 1832]. Un an après il plaidait, à Prague, la cause de la duchesse de Berry. Mais il comprit que la retraite convenait mieux à sa dignité qu'un lèle militant. Définitivement découragé, il ne sortit de sa solitude que pour donner en 1836 un £fsat sur laUttéraiure asêçlaise, et en 1837 une traduction littéraire en prose du Paradis perdu. En 1838 parut le Congrès de Vérone^ et en 1844 la Vie de Rancé. En même temps, il continuait et révisait ses Mémoires dOutre-Tombe, dont il aliéna la propriété, pour assurer le repos de ses dernière» années. U s'éteignit quelque temps après les journées de juin, le 4 juiUet 1848.
SÉ3fA2«couR (Étienne-Piveit de) [1770-1846]. Né à Paris, fils d'un conb^leur des rentes, il s'enfuit de la maison paternelle pour échapper au séminaire de Saint-Sulpice, où son père voulait l'enfermer. Réfugié en Suisse & vingt an», il y fit un mariage d'amour, malgré une difformité ph}'sique dont la tristesse assombrit son humeur. La
perte de celle qu'il venait d'épouser, l'iwleintnt Ar - . jeunesse, la ruine de sa fortune, et rinfluener de Jrsn- Jarques, dont il devint le disciple exalté, furent KOlanl de rauses qui le tournèrent de plus en plus ven une meUiicolie précoce. Hevant, aussi lui, la réforme de i'unlrr social et religieui, il se perdit soit dans un athéiMu' désespéré, soit dans un panUiéisme mystique od sVt*nouit la personnalité bumaine. De )& des écrit* orir.naui, maïs giUés par des paradoxes. Telles sont se* frveriet nu* ta noiure prôHitivt de l'kamtnr [Pvit, ITtr*>. in-S}, où il représente comme une déchéanee l<»ui " qui n'est pus la vie primitive, patriareale et ttoatMA*-. En I60i, Oberman {i vol. in-6) est encore une r^ver;' fn'andiose pcrsonciillée dans un type ob se romlMBrt.'. Werther et Heni^, c'est-à-dire le sentiment de l'inlkiii. v dégoût de la réalité, l'ambition sans objet, et l'uteriir du génie incompri^i ou incomplet. Il publia bientM Bprv~. [leOà] un livre intitulé : Ut l'Amour ttftm irt luu ^nfnordiaie$ et selon let etmvtnartett dtt lorUitt Wfuit r» > George» Sand y retrouverait son bien. Ses Otirnati- «• twUGénit du rbrùlimiMme [DtlH] sont Dne rriliq>v ii:jusle et passionnée. Ses Libres metiitoftofu (Twt cJil'ii.'iRcORnu sur le détiKhemtnt du monde [Paris, 1819] eifK>sent une profession de foi misanthropique. Il fut earxrr l'auteur d'un roman, Uabelle, publié sous forme de ^^■^tres. Il compta parmi les rédarteurv du CimttittÊtimm ■ Son style est harmonieux, ^ave et parfois ruioré. ^u • souvent abstrait et monotone.
BioiiT (Marie-FrancoLv.XHvier) [I771-IB03]. Né 4 Thoirr^ir. en Bresse, élève de Marc-Antoine Petit dorteur à Lyon. et Uesaull prufev^eur h Paris, il rommença, en I TV7. rr* murs d'annlomif qui lui valurent une répatalioa rmro- |>reimc. Médecin di- l'UAIel-Dieu A vinfrt-neaf ans tl « r^
afàvwnt tour A tour sbt tel et tel orRin*'. !>•* doctrines du wuit MHit eiclusivement phv^iolo^qi»^. Bitocss*i9 (FrançoiaJoseph-Vietorl [1771-18.18]. >* à Swnt- Halo,'chinu^en de marine, pendant six ann^M, pu» médecin aux armées de l'Empire, il fit 1m campagne* de Hollande, d'Allemagne, d'Italie et d'Espafrne. Nomma en 1814 médecin et second professeur k l'hApital militaire du Va]-de-Grace, il t remplaça, en IB20, le harun Dexirenettes; enfin il obtint en 1830 la chaire de patholuftie et de thérapeutique générale à la Faculté de médecine. Bien que ses ouvrages aient un caractère npéoial nt technique, par exemple VHûtoire de* phleçntattpg chroniqtir» [1806], le Traiti de la phv$iùlùgie appliqué» à la pntkotn- (Û[I822], Aimate» de la doctrine jAfftiologUfUf [tHii-U]: le Traiti de firritatioR et de la folie [183)1], nouK devoiio le signaler ici comme un des chefs de rérj)ln pliyitiologique.
Gébando (Marie' Joseph, baron de) {1773-18(2]. Né k \.yon, éléTe des Oratdriens, il prit les armes lors du «iége de h* TÎlle natale [1793], et faillit j périr, fart priHHinier, il s'éTsda en Snisse, parcourut l'Italie, revint «n l^raiwe «en 1795, et, faute d'emploi, s'em^U daiia luriiiAe de Massèna, an 6* chaMenrs. Tout en guerroyant, il «tlitMUtt un prix académique par un mànume iir i-rUr, ffii«fi>lii(ii ; ■ QmIU est rà^bunce de» Hgnei nir l'art de pmttrT " Attaché an nainiatAre de l'iolénear en I7IW, puis wr'. taire général, il «ecotupagiu Na|tuUiwu daiii la l■MH^ul|tlu^ dUalie. Maître des requM» eu iWW. mciubr* df lu juirt4adminislralïve ^ Toccaae «t d« la '■tiumUitt 4"> ^,Uiti> romaios en iltii. iiieat/A auta*^i!i^ àtiiii H luU-udanl de CalalogM [1813], il n-nlra »u >'-mim-iI ikUi mf U Mcnade BefUundkn. l'r<jl-t*<-iir ait djvrt ttd(Mut»4jiii't AU Faolté^ l'vi**ii iHiV. ri^v^ <m itHtX, fi^shii aow le BÛMUrr MvtiK'Vf [ItnUf]. il Cul t-Wt^ « i» V«<' t^ «■ 1837. S Mail ■Mwdjre ^ I At'-itii-uif d>^ ii»«;i4/<Mxir. ^^^^U M^--M^-> ii-''~.' ';-''. il (-•■U-'ii dr <<<i>i
^^^^^^Emmv JIMlU II Miurlili' yv*t\»»\.^ HlJj'iiut ^^^^^^^^Bjpc^ nmlff pur <1» opM-vV* vi'ifuil'u* H'*'
«Hiifsut l'eieèi dn ijntème. Sa Ihiorie da lÉM>ga déviât plus préciM oDcorc dam soa lÎTre va VJimMun dn Munb-HMUtt [ISTT]; une Douvelie Mode aor la C«wrstiM dM eomwJtMMM kmmàtet [Berlin, ISM] wrritdr Imm k M» tnvall le plu* important, k VHiaUir» etmpoHt du tftUmti tU pUiotopki» [3 toI. IMU] qoe coapUUnnt uuaiU ms notai patÙramM [8 *oL ISZx; Uo autn ounafe : Du ptrftelioimttntnt mcnU [1 *ot. ra-8, 1824], M diitinfua aussi par des vom Mg«t et hit morala gèoèrenaa. Dans ca pantaur il j avait m philaw thrope, comma le prouvant de* tenta moins if iantiftgi i. mai* dont l'intantion pratique fit bonnenr à l'huMMr lui-même. Tait sont : le Vinttvr dm pnterr {IMO}, k CourtnormaliUt vutUtiUurt primair*» [Mit], at uatimiu •nr la fiîm/'aûimcc jmblùpu [4 vol. in-8*, 1820-45]. U radigea de plus des Ilutihitet d« drotl «taiMstrati^ [4 «ol. ia-8*, (8â»-45].
Oaot (Fran^ois-Xanar-Josaphl [I7S3-IWI). N« k Bumiqmi au sain d'une famille de mafistrala, il s'hitAU aa ITK daoa la bataillon dn Doubs, ott U dennt capitaine 4 r*4*rtion. Après atoir aarvi pendant trois am comma oOrirr d'atat-m^or k l'armka dn Rhin, il profesaa le* bt^le*lattra* 4 l'Acola eantrale de Betanym, pni* alla m tttar 4 Pari* (1803) ok la protaetian de M. Pranfai*, de Nante». loi valut un emploi dan* l'administration de* Dr«iL>rtanii. En même temps, introduit dan* la soeikU d'Antauil, l'terivain dkbutatt, sou* la patranafa da Cabanis. 'd'Andriaui at de Doeis, par un roman santimanlal ■!>toU Uh. En ISOe, son EiMri mr rvt tTUft km^mr t par la sêréniU d'une philosophie pratiqua H , ok l'on peut voir les confidcDreii d'mi* Imr Ipnipftrtte i|ui « truuK' i>- '■■■ «u» rt i>
mi^dfraUaii Ur tn il;-.ir> \]-. .ra, H. laii.
pour VEi'fgr' lU M-intiiiyrit. i-i ro*n'.» i .iii.-niiun ■!■ rAc»iltmie Tnuiçaui*. il eiiUvpnl de runi:ili>-r Ir* ili*«r> 0f*- Idme* dei murslulu tUna un lifn ^ui ol>tmt la pnt Montron : \Ù» la pktia*iiphia im/rùU |IbXJ]. L'smi«É •»' >snta il ontralt lui-inêine à rAcadénii». atjwtiMaU •• cliuu par sou HtUatrt du rtf/mi <i» ï.mu Ift HtWHt.
avoLîMI*
DiwafcîftMtnilé
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anCovrv de légtaÊÊiim éaa les ««s [IMS]; |ioWîgice[18À];et
«dp 9m WÊMÊt « «fi
iniit?! par diiîgg an ¥Mle élalilHKflMHi ém Mbraine c( dimiffiiiierie, héiitage de tt faniUe. b fttl3U a|rt» plosieiin Toyages en Italie, il vînt se fixer àPam 4* TarcnailliiaDi d'illnatnt amîlîéa, pannî leafaeSef i ChI «gnalar M— Bécamiar, If de Staél, rhiffaalria^, et Joabart. Baligiaez jnsqa'aa BfrtîcîaM. fl < jours afani l'aiipaiîtioa dn Qémie lim d'eathétiqM, Dm 9emtmad dÊm% acs iiiBBBiwri ant la
eomiMra à ana ttiaBdie de Midiel-Aflipe 'iti2> Ea liM, il poblia dat JP^w^auMCt, eomposéa d'éléfiea en |«aae, •onvanin méjanflotignaa d'âne jaanaaie naJadiva et d'ona paanon malhaiirenie. En IMS, il fl^nibolîfli dan» AwK^aw flondejeant OBdipe las wiitiii liaïaaifa ci la réiigiiatinnraiigieaaa.8aBliifatf<Mrley Imflift ini|iiré an 1818» par la déôrda
492 APPRNDICE.
et la liberté, Torigine divine de U société, du langaire e: da poutoir avec la loi d*im perfoctioonenient progresMl. qui aflbranchira rhomme de tons les maux anxqo^H U* condamne l'expiation de la faute primitiTe. Le vieiUani et le jeune homme est un entretien sur le passé du iBond'' et sur son aTenir [18i9]. L'Homme $an$ nom nous repn» sente sous de sombres couleurs les remords d*an réiriridr. ki, le mysticisme va jusqu'au fatalisme. Dans ses Etauui de paHngénésie êociaie, (renatflsance du monde) il démontre que, si tout périt dans Tordre pbrsique et morm^. c'est pour renaître sous une forme meilleure. Orpkét e«i le tableau des âges héroïques qui précédèrent rhUtoire. La Vinon d^Hébal évoque les temps antérieurs & la création, et pressent l'avenir de l'humanité. Dans la VUU *irt expiatwne, il plaide par une Action tonte idéale raiwHi' tion de la peine de mort. Tous ces poèmes ont pour ct^nïre l'idée fixe d'embrasser les destinées de la race huroain^ se réhabilitant de sa déchéance originelle par des xt^ria» morales, à travers une série d'épreuves providenCieUe^ Mais ce beau rêve se dégage péniblement des aUéfi>h#^ ou des symboles qui enveloppent la pensée sociale et philosophique. Durant toute sa vie, Ballanche oscilU cotrr le passé et l'avenir, dans de généreuses eonl^mplatioci^ où la science de l'énidit et la logique du métaphysot- imi prennent le ton du poète et de Thiérophante. Il entra ca 1844 4 l'Académie française.
WaoNSKY (Hoené) [i778>l833]. Né en Pologne, à IHrwn, naturalisé français, officier d'artillerie au service de U Russie, il était lieutenant-colonel, quand il vint se fiif-r à Paris, pour s'y livrer à la culture des sciences et a des recherches plus ou moins fantastiques. Il prétendait par exemple avoir découveK, un vendredi, à deux hettrr9 de l'après-midi, sur le quai de Marseille, l'ideiittle de VOhjet et du 8^iet^ de Tesprit et de la matière. Un oégi». ciant du Midi, nommé .Vrson, lui avait acheté tOO.Oiiû fr. la vérité absolue, et voulait qu'on la lui livrât» 11 s'eo tvivit un procès. Il publia V introduction à In pkilooûfàw dr« maihémaiiquet [1811]; la FkiioêopiUê de fin/bn ri81»\ la PkUoêophie de M technie alyontkmHiqme [lau;; i*
Sphinx, journal politique qu'il combattait lui-même dans une autre feuille, pour accorder les qontraires; le Messianisme [1831] qui prétendait réconcilier la philosophie et la religion. C'est un mystique dont la tête ne fnt pas solide.
Tradnctenrs.
CL£Me5T (Jean-Mai'ie-Bemard) [i 742-181 2]. Connu sons le nom de Clément de Dijon (lieu de sa naissance), il fut eé* lèbre par Tacrimonie de son caractère, n arait attaqoé Voltaire dans une épitre qu'il supposait écrite par Boîleau, ce qui lui valut cette riposte :
Toigoun ami des ven, et dn diable poiiiié. Au Tîgooreax Bmleao j'écriTia l'an paaié; J^ignore li moD atyle aura pn In déplaire^ Maii ii ni^a répondu par mn piat
En 1800, il publia une traduction abrégée de la Jérms^ iem délivrée, II réduisit ses chants de vingt k seize ; rt, sous prétexte de supprimer le elnuptani dn Tas«e, HÉangea Tor en plomb. Aussi ne réussit-il qà'k faire valoiir Tœuvre d*un rival, Baour-Lormianj qui fat ém mteim se»sible à la grâce et à l'harmonie de son modèle*
Fariac de Salxt-A.'vgb (.^nge-Françoî^} [1747-1 SI ^ 5* â Mois, il débuta par une ode ao roi de DaneflKvk J7#^>. En 1771, ses premiers essais, de» tradaetioiM d'OvvV^ méritèrent les éloges de La Harpe, et le potronafie de Torgot, qui lui fit donner une peosîoa f«r ÏAêmmÊmk royai. Employé dans Tiiileiidaiiee ■MJittir»^ afn^ k 9 Thermidor, puis professeur ^ htHkJhUsUn» k Xt^sM: centrale de la rue Saint-Antoine, ii étsrmtL
414 AmCNDICB.
«n I8f 0, M mouivt la mioM note. D ètail fort \mà^ « il fuK en croira cette épigramoM :
Otide ota not» raooDter GoDUBeirt Jnpio domia le ehenge Aux belles qu'il TouUit dompter, ftipreoant mainte forme étrange; Mau aiijourd'htti Japin le ^eoge Kn le faisant retsmcHer Soas la figure de SaiotrAnge.
Il traduisit en vers les Fa$t€9 (1854), VAH <f aimer ■ 18rr . elle Aem^de d^amowr (1811); \m MétOÊmorphoseg il^^v 1808) forent son œuvre la plus soignée. Son ver» nt ekgant et souple, comme on en jugera par ce fragment :
Ea amoar, an iMuneau, l'éloqneoee a aoa prix : Romains, à réioqnence «xeresa vos esprita, Noos défendons jMT elle on coapabk^ et par elle Aumi bMD qae Thémis en Aéurmt ue faMe. Ménage ce ttlent, et cache bien teuarl; L*eiprit doit être aisé, naturel et wn» mû. D'M vue déeluBelaer évite l'élaL^»; fterBi^4Di poarla belle m mots da simple aiMe* Un Hyle plein d'enfleray an laagigeaflectii Fui soavent toot le tort fan amant rebâti. Que le tien, plein de feu, soit doux, facile el tendra : En lisant tei bOleti elle crein t'enCenke* Peut-être sans In lire en le In
CranieaafiÉlM
Le temps daiar amena liHl^eidMnalila»
Le tempe au frein qu'il mord rend le eonrner dociW ;
Qttoi de plue aïoa ^ne rcaii| de plas dur qa'un rocher T L*eaa fm toaibe le perce. On aime qui ^eniiley et ta wacras PéneMpe eue Le iiége dHion en nralengea dm ans ; blïnaiAafat irâeaiaelateH
CAftftK (Fierre-Laurent> [t789-l8B}. Né à DalilU, profeaaaur de belles-lettres» nommé par Fool k U Faculté de Toulouse» îl fat toute sa vie aa laoréai de ooaeaurs académiques. La Convention TavaiC inviU à rompoeer de^^ hymnes pour ses fêtes nationales, adouraii catle strophe de TOde sur la VititUm :
PlBili ifcini —pu àMfw, fiai il déploie an vaila ensbrage; La leuve^ ea s'approchant des mère.
Accroît l orgveîf <fe soa Hvege;
TWI Mit ll'«t pat QMÏM gloritoK^
BI9 nr k fin ae U cariière»
RÎTalo de Tartre de» cieux, Ta te couches dans !a lumière.
Il tndaisit en vers, sous TËmpire, le BoucUer d^Eétmdê.
DrooT (Firmin) [1704-1836} traduisit en rers Iles Blieolî^ices de Virgile (1806), et les IdyUes de Théocrite (iSiO-f 836). n composa aussi une tragédie sur Anmbai.
Gaston ( Marie-Joseph-Hyacinthe m ) [1767-1808]. Né à Rodez, proviseur du lycée de Limoges, il fit la tragédie d'Artaxeree, et traduisit FtinMe. C*est contre loi que Lebrun lança ce trait :
De cet homme que j*igDore ESd Tain me sois- je uifoimé; Depuis qa'on me^ Fa nommé, Je le oomiais moins encore.
Sa version est sèefae ^M monoftone, nais il eok la bonne volonté de reproduire son texte presque vers pour vers. Le style fit trop défaut à ce travafl de patience dont on pot dire avec raison :
Gaston* ce maigre tndnelear»
DooLla sanlé foiii fnaik^ Ne présente aux yeux dn lectenr Que le aqueleUA de Virgile.
Pmni les traductaors de l'AiéMk, meationiinni aassi François Baconr qui publia, en 1808, ks qaatre premiers livres, et mérila cette ^igrwme :
Becquez traduisant comme on toi Fait on soperbe mol-i-moL
U acheva son OHvre en 18S8.
Daiu (Pîerrc-Antoine-NocKBruno, comte ) [1767-1©0I. Né à Montpellier, lieutenant et commissaire des guerres de f783 à 1789, emprisonné comme su^iect sous la Terreur, nommé ordonnateur en chef de Tannée, Fan V, secrétaire général du ministère de la guerre après le 18 Brumaire, puis conseiJTer d*£tat et intendant de la maison impériale en 1803, intendant général dn p^s de Brunswick, en 1806, ■nnistre plénipotentiaire, et charge
du porlefeuiile de la gurrre, eQ 1913, M. le romU tkvn fut un de ces hommes d'Eut qui concilient le fraèl à^ lettrpn aycr de hautes et taburieuses fonctioos. Sa tnduction à'Horaef est restée une des plus Toisinn i' l'original, du moins si l'on considère l'esprit el le «tik. Par une ipUre m vert, il engagea Delille à être plos ju^i pour la Uévolution, à chanter srs pures renomméei, K « rerenir enfin dans sa patrie. Sa Vléopédit ou TtUorti 4-^ réputations, est une satire élégante et spirituelle, i l'B nous détarherons ces vers :
Que D'sTCZ-iout pun dapoit qMlqne iingl au T
Ua edt pvM de mu : c4Uit li le boa temps.
De l'abM Foataïuf I* guette timide,
Grtce à U mniioa eocora plu aride,
A peioceoliuit grandi joan aTaît pour ilïmeal
Le reavoi d'un talniUre, un mol du ptriemeot.
Ou le petit orgueil d'uQ noble de proTinoe,
Treloé pour mille écui par In cbcTaoi du priBce.
Mail 00 rarauche alun, 1« pablic el Frlmo,
•Il .j friliquanl, r '— ''■ "
— , , -ji Tera, Im eakmbowi;
Pow ne le» paa nToir il n'ilait pu d'ncoiea, Et DOM UaioM eseore lea Atmanacbi de* MiMaa.
TIS.-M1T (Pierre-François) [1768-185*]. N* à Versai lie», pn-fesseur de poi-sie latine au Collègue de Pranre, metàbre de l'Académie française en 1833 ; il traduisît en \m Ir* Bueoliqiiet de Yirçilt {1800, et publia de» Éttutn *m rr po<>te (1815-18301, ainsi qu'une Hùtoirr de U AnetaD^ />wir.iw.il833-l836>.
\iQ:tu* {Èliennel [1773-I8ÎI]. W à Bewigenry-wir-Lw». élu par l'Arad^mie en I81(, il Ht une traduetina ér yiliiidt, où l'un retrouva pr^s dr l.sno ïer* pis* ou moins rmpruntr;. à l'un ilr •■^n devanfirni, Cuill— r de Hur.liefurt ll~3l-17ttM^, membre dr l'Arad^nur et* insrriptiutis. Os lanins le firent surnommer le CoMfW
'iiii'ii< riixltinitr I •'lui i]u lUI^jxiuiIlail. Il Iriuliaiul MaM mUrrih Wolufitld, el i->tiii|MiM ilvui \ngtiÊÊf^M
Mort dt LfOns IVI, imprima qiMlqQ» seauiim aprt? le régicide, et Bnotfhaitl «i hs SurrtSfirttrs dt Claris. 1810,
BRLGCièmRS DE Soura (Antoine-Anilrv [ITTS-ISiS]. Né i HaneiUe, AtUcfaé 1 l'éut-iiujor du ^êoêra) Dessoles, il saÎTit à Cassel le roi JérAme, qui le erê* bwon de Sonam. n tradnisit, sons les aiEpirr» de FoDUnes. SacMRtsla. les Poésies de Sonthej, Mafi>ttli, C^inoiin, la TtmpHe, et. le Songe d'une mât <fHe, En I8i>6, il rotKoamt pour le prix de poésie arec Xilleiove el Vktorin Fabre. mus n'obtint que roccessil. Le 3uj<'t fut la Sort de La Pejroose. On 7 lit ces vers :
Noti,d'Da jnpntooKi a*aMiii« pAînl h Fnwe; Elle ■ mr l'Océan bit toIct X^ptnmx, Et, de* lia de llnde m bont de I oninn, liUefTogii poar toi les éciKiij et t^ OMn- Deta (OB, pour te cbercher, ie plifn uUntiqae* Ont Ta n déplorer dos dnHui toeiS yits ; Mai* l'infidèle É^bo de> bonb ud la ^am, B4Ui l n'a pu porté la toîi à let amû.
SArrr-VicTO» (Jacqnes-Beqismin-VaxiiiiilienBcis otJilTîï- 1858]. Né A Kante», rojalbte ardeot, arrêté en Bra- Ugoe, *era la On de 1813, et déleuD jusqu'à la choie de Napoléon, il fut en droit dr lézitime revaDche dans les odes que lui inspirèrent $e$ haine» politiipies, et qui parurent en 181 i. Hais nous préférons à ces cris de colère sa traduction d'Anacréon. Son module lui a porte bonheur ; <iu'on en juge par ce frafmeiil :
Toot l'or du ni de Lidie N'a rien qDi loncbe mon crrur :
Honarqnea. Tolce grandeur Nb ma caoM point d*eaTia.
Sur mon (htot toajoniïJojMii Maa doigt* eolaceol la mm ; D'an pirfanl d^icirai Ane Tcdupté j'irroHi Et nu bariw el mes diereni.
Fête l'Amour et Baochut; Craios toujours quelque surprime, Et qu'Atropof ne te di»e :
Cesse tes Jeux, ne bois plus.
Girodet illustra ces odes, qui mériUieni r«*t honneor A cet esprit sotiple et distingué nous derons «u>m l" TabUau de ParU^ F Espérance et le Voyage du Foete.
MoLUEVAUT (Charles-Louis) [1777-1844], né à Nan<\r, fit upoème descriptif sur les Fleurs, et traduisit en «rr^ Catulle^ TiùuUe et Properct, De lui est cette pensée :
Qui ne vit que pour soi vit pour bien peu de cbose.
Potelé lyrique.
ÉcoucHAaD-LEBRrN surnommé Lebrcx Pindire 'PoD**f-IVnis) [1729-1807], Né à Paris, «U d'un valet de rhwnbn» *: prince de Conti, devenu secrétaire de ses miurotr. 1»ments, pensionné par la cour, st)u^ le mini«»t»T<» de 1 !• Calonne, il chanta suc^e^siTement !.nui« XV1« URepj^ que et TEmpire. Son caractère ne valut donc pa* *<»n filent. Rappelons pourtant qu'il eut l'heureuM» pr-î*er •■ recommander à Voltain» la petite-fUle de t'-nmej' r. r^ duite à la misère (1760 . Bien des oi*aî:<*^ tniul-kmit foyer. Il ne put vivre avec sa femme, qui, apn»'» qui' •' années de mariage, dut >e séparer de lui. Se« 4(*'.':. ' ' lyriques s't'taient annoncées dè^ l'Afre de douir ai>. " peine sorti du collège Mazarin, il concourut, «-n l*f pour le prix de poésie. En 1755, il lit paraître un«* •»•:' • les Tremblenu-nts de Urre ; il y déplorait la mort du •• fils de Louis Racme englouti dans le siniMn* il : * l • bonne venait d'être victime. .\près qiu» lo Parl»*m»i! i confirmé la sentence du (ib.it«*l<*t qui bridait M»n ni.i: •« Lebrim lança contre ce tribunal de^ Ïambes m'i* Alcee aux juges dr Lrshos. Il devint ensuite le Puidarv Tyrtée officiel de la Convention. Publit*i*> {««r Iti.-.H.
ses œsfns se conposeni d^Ote, d'fié^i», rHptui, d'J^NyroMMf , de F«6ief, des FaO^ dv PanmÊÊt, et d'un Poéne ncr ia Sâtmre, Pami ses iaipuelioBs se distinguent surtout ses stn>phes à Toàaire^ en fini de M^CameUU, ses Oàtssm F EmlhfmsiMmt^ le Vaisseau le Fevigeur, sur le JPr&jel de deseeatee farre, et sor F Athéisme.
Détachons ipielqoes wen de soo ode mÊrDiem:
Atome d'un insUnt, pooK^ière faritire.
Homme né pour U mort, ptrk: «»4a fut 1» câen ?
As-to dit à u mer : Biise-ioâ sar k m<e?
As-tn dit w so&eil : Mircke el laii
Et contre l^Étemel m Tenniaieu ounspire ! Et, rampent dus mi eein de ce ¥ute imi¥en. L'homme rhimeriif Diea do teie de soe emj ' ' Il immoMnit sageoM la déUre
L*im|ne atteste eo Tain k néant, on Fabseoce D'an Diea que ks remords réreiait aai for&its; Bt moi, j*oee atterter i innaibk préaMot D'oa Inee qa'à TaïuTers réwnkaL sei bienfûta.
R^>pelons aussi les accents qui tenntnmt Fode smr le Fengeur:
Plvs Ikrs d*ime mort mfaîflibk.
Sans peur, sans désemir, cabnes dans korsesmhMs, De ces répnblieains I âme n'eit phis aenubk
Qn à rimme d'an bean ttépÊS.
Près de se Toir rédoils eo pondre.
Us défendent kurs bords enflammés et Vo jOE-ks défier et la vague et U fondre,
SoQs des mâts rompus et brûlants.
Voyex oe drapeaa tricolore Qn'élÀTe, en périasant, kmr e9ai Sens le (loi ôni las eonvre, eo!
Ce cri : VîTe U Liberté !
Ce cri!... c'est en Tais «{a*!! eipire, Étonffé parU mort et parles flots jakn; Sans cesse il revivra répété par ma lyie!
Siècles, il planera sur vous!
CaoczET (Pierre) (4733*181 1]. Né à Salnt-Waait, eo Pîeardlîp. professeur, pais principal au collège de Montaif^ (17fl),
directeur du Prytané« de Sunt-Cyr, «n IBOI.et de l'Emir militaire de La Flèche, en I80S, enfin proTbevr du rellége Charleinagne et correspondant de l'instilnl en ISOt. il compOM un pofme snr la LtfrerU (1790), un Uùemrt m ver* sur l'Homme, et une pièrr millUira intitilrr Forhmas ; elle Tut jouée au Pr^lanéc, t la distribution des pris. Il y mettait en Këne on b^ros plébéien qui. nw l'Empire, renouvela le trait du chevalier d'Asau. Il y anit lA plus de patriotisme que de talent.
TflKVBNEAU (Charles-Sinionl [ratt-)8î(]. Se a Pari*, a » fit une sorte de célébrité par un poôme ditfayraiiiliiq*r : Hercule au mont C£ta. Du5»ault le prAna trés-haul dans ir* Annalei litlÉrairet. fUeii n'e»t pourtant plu.* commm it plus dË(;)aniatoJrr que cette longue cantate dool la rbMerique artificielle rappelle CJrc« de J.-B. Roii9->eaH. Il fui parFuis mieux inspin.^ dans une t-pltre sur rtUiui'm. H suppoM que cette déesse offre au malheureux un mmMr. devant lequel passent tour à tour le joueur, l'ai l'usurpateur, le mourant, la coquette, le patriote. La pièce m termine par cette c
Et <le rilliuluD admire le poutoîr:
Uuind an miroir D»)Hi]iie od cewùl de •• *«ir, Dr) cfrrsaai ébranlé) le* filtrai éltuUquai Y ripéltieDl encor crt ttiat* tUiUiUqaM. Tel, quand l'airain i|ui mont, aa lileoeia raoda, l>«uf l'air qu'il ■ fr^ippc repote satpeadi, Ce firiflt nléinnit, d'un« aili fu^tire, Traiismel les dernicn uu à l'urcillt si
O riineur vécut en parasite, et n
1>'AVR».M li^linri.'^.tx'pt] i;<»:nLUU> tl'M-ltXll. M *
1.1 V.u(iFLi<|ii>', it lin Mil d rln- cifTiial' dan* Ir rspportMl Ê • hru 'U' i-iui-iux (an tu}. ^''1'
de rtropbes très-bien ècritM ; mais la Terre, le mouvemttit, les npprochemeots inattendus, et la pompe du style qu'exige le genre lyrique dans les sqjels élevés ne %'j montrent pas assez souvent. » Dans son ode sur l« Caa^paipu <tAutriehe, le poëte se sonvint d'Eschyle et de Il scène où Atossa apparaît à Xenès pour lui annoncer la ruine prochaine de son armée. Il .suppose qu'après Aiist«rliti, le roi d'Angleterre va dans les caveaux de Westminster C0DsuIt«r sur ses destins Edouard III, le lainqueur de Crécy, On peut citer, dans la Campagne de Pnait, les strophes que voici :
Hùi d4Jà ii'JTBilluit dans ma pikii de glue, Du fonil de ms ËUU que la ninquear meoM», L'HÎTer «ccourt, le front csinl d'aae iffreuse uuit : L«t rrimai dsnnl lui déTuleot I& eunpagiK :
L'ouragau l'ajM: am pagne ;
L« lunioB le auil.
11 *o]«, at, déployant ui ailei orageuiei, • Elè*e en bonleTarda cent moatagnei neigeuses; Le Dauve dam ion cours a'arrète luipeadu ; La roule diiparalt, et I'œU au loin d imbriMe
Sa tragédie de Jeanne d'Are n'est pas non plu mérite. £Ue fut jouée au Théâtre -Français, le \ ma:
IBIfl.
RowcTDc L'IsLB (Joseph) [1760-1836]. Né à Lons-le-Saulnier, officier du génie vers (789, il lênait garnison à Strasbourg (1792), lorsque, dans le voisinage de nos Tronliérts menacées, il composa, sous l'enthousiasme de l'heure pctsente. les paroles et la musique de l'hymne impérissai la défense du tenlAt incarcéré rstiilaise, parce . liant le 10 aoQt iliattit en Vendée, Ll'proD. L'Empire iiblier; grâce au B&aûjt*r, I- .•,ji,.,rri.-iii,-Tii de Juillet lui
volontaires i empfdia pas n appela ce dianl h é par les Mar
StS APPKNDICe.
donna la croii, et une pension. II a laÎMé cinqwuite Oée%, léyllêê ou Bêsaiif et une tragédie Ijrrique, MaobHk,
Desorgues (Joseph-Théodore) [1764-1808]. Né à Aix, eo Provence, bossu par devant et par derrière, comme Éaop^ et Tyrtée, il fit à la fois des Fables et des Odes. Tré»-pa3sionné dans ses affections et ses haines, il célébra la R^ publique et le Consulat, mais ne pardonna point l'Empire à Bonaparte. On cite de lui ce jeu de mots qui eut alun grand succès. Un jour qu*au café de la Rotonde on luj présentait une glace au citron : tt Non, dit-il, je n*aime pas r^orce (les Corses). » Dénoncé pour ce propos, et cuapable d*une chanson dont le refrain était:
Oui, le grmnd Napoléoo Est on caméléoo,
il fut enfermé à Charenion où sa téta peu solide arbera de se déranger. On Tavait surnommé le poêle IVionIrr. Sa gibbosité lui valut cette méchante épigrammt «le Lebrun:
De Taveugla (lUBaiii notre botea diffère,
L'ifniortnce an vain les confond :
Le double mont portail Homère El Detorgues sur lui porte le double mooL
il riposta par un trait sanglant que nous aron^ r:V • Oui, le fiéau le plus cruel,.. On a de lui : Aouisemi <m tEmfùnee (1793); une Épitre sur l'Italie (1797), un Tibdnr fk nébre sur les guerriers morts à Marengn {iHiM\ ^ \r poêOK des Transtévérines (1793), et un Hymne à l'Être si^prtef. Cette pièce est réputée son chef-d'œurre.
BAona-LoRmAN (Marie-François) [1770-1851], naquit a Tt-ij. louse, et fut reçu à 1* Académie, en 1815. Poète Imqsa. . débuta, en 1797, par un Hommage aux armées ftwmwéêt't : il publia son Ossian vers 1800, chanta les campagna» dlulie, flt en 1802 une ode sur le BetablissewmU dÉ €tdii, et en 1810, le Chani nuptiai et les F^fes dt rUfmn En 1811, il célébra la natsMinre du Hoi de Rome, et ^^oau à ses Poésies Qalliques les VeiUees po^tiipies ri maÊt^% Tradurteur de la Jérusalem délivrée et de io6, tl pt^àm^* ausei deui tragédits : Omasi$ ou iosepA «» Sggpl» {
et Mahomet n (1837), un roman historique Duranti (1828), et deux volumes de Légendes, Ballades et Fabliaux (1829). A ses épigrammes très- vives Lebrun répondit par ce trait :
Rien n'est si lent, si lourd Que monsieur Lormian -Balourd; Rien n'est si lourd, si lent Que monsieur Baour-Lormian.
En 1848, lorsque la République voulut lui enlever sa pension, M. de Lamartine défendit éloquemment l'auteur de YHymne au soleil, qui, depuis longtemps aveugle, ne pouvait plus voir Tastre chanté par sa muse.
Babjaud (Jean-Baptiste) [1785-1813]. Né à Montluçon, il fut tué à la bataille de Leipsick. Il remporta le grand prix dans le concours lyrique en l'honneur de V Hymen et de la Naissance, par ses odes sur Marie-Louise, et le Roi de Rome, Il a laissé un acte en vers, intitulé : Matinée d'AU" guste,
Lebrun (Pierre-Antoine) [1785-1872], Ce poète, dont nous avons esquissé la physionomie, Ht représ^'nter Ulyssef en 1814, Pallas, fils d'Éiandre, en 1822, Marie Stuart, en 1820, le Cid d'Andalousie, en 1825. Il avait partagé le prix de poésie avec M. Saintine, en 1817, pour des vers sur le Bonheur de V Étude. Son Voyage en Grèce parut en 1828, Tannée même où il fut élu académicien. Nommé, après 1830, administrateur de l'Imprimerie royale, il devint Pair de France, et Sénateur, le 8 mars 1853.
Nota. — L'Empire vit naître des opéras dignes de mémoire, en particulier : le Triomphe de Trajan , d'EsMÉMAftD , V Adrien et la Mort d'Abel, d'HoFFua.'v.'v, la Vestale et le Pemand Cortez, de M. Joct.
Élégie.
Parny de Forges, (Évariste-Désiré, cheraller dk) ri753- 1814]. Né à rile Bourbon, envoyé en France k neuf an», il songea d'abord à se faire trappiste, mai*» finit par devenir capitaine de dragons, et ar:ci>nipagria comme «id«; de camp le gouverneur général de» Ladé» k Poodîcliéry.
Rappelé par sa famille dans son pays natal, en 1773, u eélébra, sous le nom dTléonore, one jeune créole dont il s*étaii épris, et qui fut TEliire de sa muse trop èpicarienne. Ruiné par la Révolution dont il avait pvtafé le» espérances, il se vit réduit à un modeste emploi dans )m bureaux de riiistruction publique (1793', puis dans les Droits-réunis. Doté par Napoléon d'une pension de 3,000 francs, il était entré à l'Académie en 1H03. Ses onivm sont des Élégies^ (1778), des lettres mêlées de Ters, dts Chansons madécasses, les Fleurs, la Jowmét ckmmpétrt, les Scandinaces, Goddam, les Voyages de Céline^ des ^' sies mêlées, la Guerre des Dieux (1779), et les épopées de« RosecroiXf dlsnel et Asléga. Nous ne dirons ntn de« écarts regrettables de son talent : ils appartiennent « rhistoire des mœurs plus qu'à celle de la littérature, <K prouvent combien, vers la fin du Directoire, la Sociéu d'alors avait besoin d'être assainie. Oublions ces scandâtes pour rappeler seulement que Pamy mérita le surnom de TibuUe fhmçaiSf par des accents dont la grâce volaploevse a l'éloquence de la passion. Il eut du natorel et do goût, des instincts de mélodie et de simpliaté, «ne plume délicate et fine, quand il respecta toat ce qiu doit être respectt^ Nourri à une époque meilleore, il rOt été. un élégiaque parfait. Son p04*me d'i^nri et .isJcya, (180:2), dont la couleur a pâli, otfrit pourtant alors fraîcheur et nouveauté ces teintes 0«(sianiques, dont Ti tation fut mise à la mode par Baour-lx>rmian. nons ces vers dignes de mémoire :
Son àffe Achappail à lVnftuc«.
Riante oomm«* riimoccnce,
Elle tvait le<* traiU tie 1 Amour ;
(^u«'lqn<*t nioi«, quelque» jmiri euconr,
Uans c«* ohur pur H mri déUNir
Le «entimeut allait éclore.
liai» 1<» ci**l avait au Ir^pa*
C<>n<laiDn^ te« ji^un^e appa«.
Au ciel elle a rendu m «te.
Et (loue •• meut «Vtt eudormie,
San* munnurer contre ms Iou ;
Ainfi le «oiirira «ebce ;
Ainii meurt tata laisMc de tmoe
Le ehanl d'un oiseau dant lei bmt.
Tbkiblil (Joseph^ ri7»-t808:. V à Cahon» aatow de di- ▼en poèmes, fOrpheUm dm ToÊpk, M Ciqplintr de PU VI, le Martyre de Lams JFI, 0 obtint, soos ITmpinf . un grand succès politique par ses Tombeaux de Sanil* Denis.
Babois (Margueiite-Victoire; ;i764>-t839:. Née à VersaiUes, nièce de Lebrun, elle cultiva la poésie, soos le patronage de son oncle, de Fontanes et de Joseph Qiénîer. Elle eut des notes émues d'une douce mélancolie, dans ses Éiéffies maiemeUes (1805), et ses Élégies naikmales (1815).
DoPHéifOT (Adélaide-Gillette Billet) [1765-1825]. Née à Nantes, mariée, vers l'Age de quinie ans, à. un riche procureur au ChAtelet, M. Duifrénoy, ruinée par la Révolution qui réduisit son mari à vivre d'une place de greffier dans une petite ville d'Italie, elle subit courageusement cette infortune ; et, devenue veuve, elle publia un recueil à'ÉUgies (1807-1813), que recommandent l'harmonie, le naturel, la passion et l'énergie d'un accent expressif. Quelques-uns même doutèrent qu'une femme fût l'auteur de ces poésies, et ils les attribuèrent à Fontanes. C'était une injuste méprise. Elle s'en plaignit amèrement dans ces vers, adressés à M. Laya, et où elle dit :
J^ignonii qa'au Parnasie une douce nctoire Nous doone moioB d'écUt eocor que de traTert : J'ignonii que vos cœurs inoonBéquents et fiers, Même 'en nous «doranU baltient notre gloire,
Et que Taction la plus noire Nous fait moins d'ennemis que quelques jolis vers.
Citons encore la pièce des Souvenirs :
Je les revois oes lieux chers k mou oaur, ^Ces lieu tout pleins de Tingrat que j'adore, ' Oii s'alloma Le feu qui me dévore,
06 je reçus, et donnai le bonheur.
Je les revois; seoJe j'occupe encore
Ce siège beairan oà^ dans de plus beaux jours,
A neseMés il se pinçait UMjioan.
m APPENDICE.
Vfflci l'endroit ai u toîi li Uochinla H'i Uni de loi* oDmmM it*c InMport Et M p1u< chén el M dernière inuale.
C'ttt U qu'il tul l'arbitre de moD Mit... HomeiiU dÎTiDi d'un «nfrtliqu* amaar f Qui me rtndrl vos volupt^i m fiumT Qui de mon mur trrmi-n lei blmunif Bnnheur c^leile ! u-lu Tui ud( rcUiurT Qu'il dun peu ! deui priulpinps ont à peine Kmbiumé ['tir du doui parfum dp* Beun, Depuii ce tempa de pluiir, de douleari Où u tomu, *e linu notre cLàloe.
Lm Regrtis et les Ffrn brUH ne -lont p«s d'un t^a moins franc et moins (mu. En I8li, t'Aradéour risironna Mn pofnie jur !<■$ DeraiVri momenh 'U BaytinJ L M termine ainsi :
Atteint d'un coup nu
«tel, Mr
■arène nniHaate
f ■ 1.-. 1,1,11 wnt
mpjelU-
uatri a-f|»uiint«;
M,.- :.,i. .i.in*U m Somm^ cil lombtnt
nmême wn Dim
— ■ Je .uii mon, c
la-t-il ; D
lait nnWf <gtn ^km.
L'enuemi juMu'mu buul ue ou tldit;etlehjrai, mpinut à
«orra n-M iMtTT^ J m.îUé,^ 1
Smu un *rbn voiti
atM poi
ne.ppn,*. 1
De t> mourante mu
n reuaiuuant ron vluia.. ]
Apr«* uu loue rttan Du teHv r\ du rec*
lenip* «r rriet». , ng.«J.UUi
Ri déoii.rt, couvert de> ombra dn trtpM, 1
&«a fraul, que par
rirr*.).
tedHriietbn, 1
Tourné «ert leii^fn
DcBoa (ConsUiil) ITCIS
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