‹ Tableau de la littérature française 1800-1815 (volume 4)Chapitre 63 sur 68 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

dans son conte en vers sur Emma et SginAtird, puii dsni la tUatçtm d'Sgill, il risqua deux gros poème», l'un en six chants, Chwlemagne à Ptroù, et l'autre en quatre chanta, intitulé Alfftd. Hentionnons aussi le Voyage à Varemes, te lUgne de ta Terrtur, et la Mort de Brwuwkk.

Petels didaottqiM «t ûmniptiT:

Lvinm (Ëtienne-FrançoU dm.) [1734-1826]. >â à Marseille, il sernt d'abord dans la cavalerie, puis tourna des ver» avec une facilité superlicieUe qui lui valut des succès de »alon. La Harpe osa le placer après Voltaire et La Fontaine. Rien ne justifie cet excès de faveur, ni le Voyage ifAnténor, fade roman calqué sur VAnttchartit de Bar- LhélèniT, ni ses Conte* en vert et en proK, [1782], ni soD Becueii de poésies [1815]. Ln Juiir qu'un de «es amis l'engageait i briguer un fauteuil i l'.Vcadémie, i) répondit : « l'aime mieux qu'on demande pourquoi je n'y suis pas que pourquoi j'f suis. - Sa vo^e fut au'si brufanle qur paasàgëre.

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■.mU^imU^r. Iluil»^ par la Hé*»- ^.niri'. •)iuuiii\\ijruii\f

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MS APPEMDKfl

il M maria, remonU dtiw M chaire, 't monnil en tnvullant au poème de la Vieilittu. Ses wafn* «oot, anv Im Giorifiquet, tet Jardiiu [1782], fHommi 4tt dU>p> [1800], (a PHii [1803], nao traductioa de l'A«ndt iWi . et du Parnii» perdu [I80S], rimagmatim [lUè], b< IVmf r^gnti de ta yatmt [1800], la PoNctn^vui [1SI1\ de* PœtUi fugiiwa, et une traductioD de l'Ettai >v FHomme, de Pope [IBK].

■ (Puii-phiiippe) [<-m-i«ii;. V i

Paris, lié avec Beaumarchais, il publia de* Ctmiu » vtn [1B06], et «es Œmrtt eompUttt en 1 toI. (laot^ ■ ht l'auteur de ce *er> sur Henri IV :

Sral roi d« ipi le puvra ul (inU U m^noin.

Bartbtlem^, dans sa Stmitit, le transforma aimi :

Le wol roi dont ie peupla ait fuM la uloein.

LKOCvi (tiabriel-Marie^eao-BapUsIe) [I7W-IBI3]. V • Paris, Dis d'un avocat distinfcué, membre de l'Atadf w française en 1793, il suppléa Delille an collège de Fmn. Ses IrBRédies joni J.i tf • Bturi*[ITytfJ pI |.i M

poèmes didafliquc*! l'I >: .- , ,,,

fUrt aiLc frmmtt [ITSi.i UfUnculit [(798] el U Mmln 4

PUbTtS. SOS

fut auMi désiatéreasé qne lélé pour les lettres. On lui doit lu première exposition de l'industrie [22 septembre I7M]. Sénateur sons l'Empire, il fut alors une sorte de Mécène. Il a laissé, parmi ses ouvrages d'hisioire, d'éducation et d'agronomie, des Poéties Uyéres, des Fabirs et Contn en lers, deui poèmes, l'un en quatre ehants sur les Tropes. l'autre sur les Vosge», analogue à celui d'Kaller sur les Alpes la comédie de Pamélti qui eul beaucoup de rague, et un Discourt tur Part de lue 'en ven '. En voici uii fragmeat :

Arrête, toi lecteur, duDt la ItIMb minie

Mirait de nos «cccrd* la UTUite btramais ;

Atrète, par piti£! Qael foneite InTen,

Ko àif\t d'ApoUoD, le fait lira des -nnt

Ali 1 u u Toii iugrate ou Uoguit, on ditanne.

Oa tnlue avec lealeur bod faiulet utoDotOM; Si du ieu da géait en nos ler* tllumi, jlf'éljacelle junua too œil luaDimé; S> U lecLore «dOd, doleule pulmodio, N* dit rieu, ne peiul rien i mm Ime engourdie, Ctfne, on laim-iam fuir. Tau regarrl abalta Du i-eifvd de Méduu i. U Irixe Tertu.

L'auditeur qn'oul gl»cé U» «ous el U nr^Muca, Crof 1 fubir le lupplice înitealé par Heteace; C'raC on viTuit qu'an lie au cadavre d'un mort: A"»"''';,* U Toii, Phébm mime a'endort; Sa lUfa illante main laiase lomber m Ijre. C«t peu d'aimer le* ïen, il lei faut ufoir lire; H ftni -«»oir apprii cet art mélodieuï De pari-^r digiiBinBnt le langage dei dieui ; Cet art OUI, par lei tous dei phraseï cadencAei, Dtnm de i QannoDÎe et du Dombre aui peni^t ! Cet arl d0 (Mdamer, dont le charme Taioqueor Asny'ellrl yareiUe et lulqugue le cŒur.

oocwj.- ,/^''Jioii-MJchdi [ITiil-IN'il]. \é A Villeor-

)é prts (ft* I.yon, juristotisjilli', l'I iiiili'iir d'une Ira*

■ ^ard 'A"' 'Dtrouval)!.-, /,i Mori dr Utiekel LepeJ-

i'*^, iJ **4»i-'t '!■■ mHlii- ..■Il vrrs loul le Code

Gastel (Réné-Rlchard) [1758-1832]. Né à Vir«, prolMMw . Louis-le-Grand, puis inspecteur général de rUojferMt'-. il publia en 1797 un poëme en quatre chanU war >«-« Plantes; en 1805, la Forêt de Fontainebleau et une HUt'*' naturelle de Buffon, cl<usée d'après le systétne de Lunk ' Son style tempéré a de la souplesse et de la precmoo témoin ces vers sur la fécondation des plantes :

Au centre de U fleur de« colonnes légères Lancent de leur commet de fécondes pouMièret. Ces atomes subtils sur ToTaire épandus Par de secrets canaux jusqu'au fond descendait. De cellule en cellule à la graine engourdie Vont porter à la fois la chaleur et ta TÏe. La corolle bientôt s'eflèuiUe ou m llétriL Et rœil peut déjà voir les prémices du Iniit.

11 osait du moins appeler les objeU par leur nom : rar . proteste ainsi contre la périphrase :

Phébus ne nommait pu sans en tour recheiebé Le haricot erimpant a la rame attaché.

La carotte dorée et les bettes TPrmeilles En flattant le palais offensaient les orpill^. Ce temps n*est plus : le chou dont Milan t'cppUodit, Quand sa feuille frisée en pomme s*arrMdtt, Sans dégrader les vers ose a^jourd*hai paraître Dans les chants élégants de la mate champêtre.

Il a laissé des Lettres qui font aimer son caractère d-*ui et bienveillant.

FoNTANRs (Louie-Marcellin Dt) [1761-1821]. Né à Kiort. : était, pendant la Révolution, un des écrtrains 4« M^fin^tettr. Membre de rin>tltut dAs Tannée 1795, il fiit pirncrit conune royalLnle au 18 Fructidor. Réfugié en Aa$je^ terre, il revint au 18 Brumaire. L'Empire le fit Umr a totu* professeur au Ci) 1 loge des Quatre-Nationss àepu*au Corps lôgi>latif [IHO^J, président de cette Grand Maître de PI iiivcM^itr riHnHl et sénateur. La tauration le nomma pair de France et miui5tre d'Etat. I a laissé la Journée des morts, imitée de Th. Craj [ITT^', 1rs Tombeaux de Saint-Dmis [1817], une tradnrtioû 4r VEssai sur Vhomme do Pope [178^-21], des Cri|CPM«iÉs d'un poemr épique, la (iriçe tUlivrttt enfin Im

POETES. Ml

rustique, en trc»i5 ciiantÀ. d <Mi D dc<.iiLlia ié Ftfvfr.cn I7^6L ProGtODs de rc<4^a5:oo p-^nr -rn-eT oiie L*tfrf ii^iàie de Foiitane$. Elle e** a-ire^t*'^ ^ la Prin •^-«^s? Eîîsa Baorioe^^hî, sœur de Napoîéoo. a^>r> S->ùi<^r-ak»e ô^ PiombÎDO ei de Liic<|iies, depuis srande-diKb^rsée de To&caDe. Noos deTons à M. Perrvii* la zr^h^ns^ ODnunaniealion de Taotographe, qu'il Ueot da marquis Gioadûiio Pepoli, andeo ambassadeur dlialie à Vieane.

Maifamej j*ai Hé a^nfie pei^dut sa »<>î&. Je ewnmfffcf^^ à ralimigr rDMg« des feux. Haif tt ^\» ô«sfiT«iit ie pin» de rrroir ert. à Ira» eenl (ne) lieaei de moL Li iomicTc ne me fiârajt p.Dj h d3«ee.

Que ne paître inTre M** de k Place ! «.je ann k bonlieBr d'hafailer fiz mois près de TdUe inr' Ail>esfe imfiérîaie. Tous mes ^ioms, MDt eootnnés : toUî ma prétiideooe £iiie. J'attF-sidf acjoardliiiT qiie l'fimpereor daigne prooooeer «vr ma d«<tiDèe Rtare. li ne m'êo dit rien, quoi qu'il me reçoîTe U«;oarf aT«c «œ exeewire faieoTeiiiance. On prèleDd qœ je na d'>U pas m csoi^aer, et qo ii kut atlendie ses ordres sans impatieDœ.

Je sois donc forcé, malgré mM^ de ret&r^er k Tcyajre qui riait si fbrt à mon imaginai ion ! Je Touiais toit les beau monomenU de ritalie, même avant que toqs t fos^ies Souveraine. Aajoard Dcy qu'eîk pouÀde ce qae j'honore et ce q^t i i:me îe p. '3*. juç^ oe la Ticrieooc de mon désir. Il faut pourtant en taue k sacriûe^ et j'en ai presque les larmes aux Teoi.

Voici l'époque oà T0ti5 aorez pl^iç besoin <pt^ jamais de tons les soins de Tamitié, et je ne serai po:nt anprès de toos. Je me rippelk avec le plus vif atteudhsiemejit les j:«!irs où iétais Tôtre gank-malade. Que n'ai-je eooore ce doux emploi ! Je Vaimerais mieux qae k Duché de Masm-Carare. Au reste, faites un yig«>ureux héritier, et puissai-je {sic) voir son mariage!

A propos, on m'avait promis cent mille sujet» de plus pour v6tre

Srincipauté, et j'apprends que vous n'en avez que quarmte cinq mille. *en oésire datantage, moins pour vf.as que p^.-ur les contrées voisines de vos États. Je voudrais que tont k mo:ide fut comme mol sons T6tre domination. Si j*ea juge d'après me« sentimens, le bonheur n*est que sous tos loix.

Lea gnndeure ne vous ont point changée, et voilà nourquoi je vous aime tant! Vous avez donc songé à mci au mi.ieu ae toutes les acclamations qni vou ont suivie depuis Lucqnes jusqu'à Piombioo. Je Tais dire comme Anaoe, en changeant un peu k second fers s

Elle Uissa tomber de son char de victoire

Sur mon Cront vieiiUtsaat m rayon de sa gloire*

Vôtre lettre et vos bontés me font oublier mes cheveux griiy M je suis UHyoors jeune quand je songe à vous.

5ii APPKNOIGIi:.

Je n'oie tous demander û le noaTean miniilre <|ii*ea ,.

e«i de Toire goAt, ti on Duc étranger dam tos ÉtaU lera an êgiétïim voisin : Je n'entra point dani le conseil des Dieux, et, qoead iwftim a parie, je m'incline, et je me tais. VôIre sagesse, s*il j a lie«, s*irs bien ramener Jupiter aux plans les plus conveaaMes. Il tous looe avae effusion, il rend la pins haute justice à Tôtre gonvemeneot. U ne naît en tous une saur digne de lui, et c'est tout dire. Moa ow de joye quand il fait ?ôtre éloge. J'ai d^à en plusienn lois ee

Tandis que tout retentit de Tétre gloire, il y a, de par le «»««.. nn homme bien étrange qui répand It» oruits les pins ahsvrdp», m plaint, crie à outrance, écrit à l'Emperenr tingt lettres qui, eoeiaM 4r raisoDy restent sans réponse. Cet homme est M. de Montarby. Il prétend SToir reçu des révélations épouvaniMet db sa fenuoe. Il est tcat ehex moi. Je l'ai tnwTé dans le oélire. Il m'accnse presqve a^ioard^e; d'être entré dans une coignration contre lui, dont il prétend q«e leo» êtes l*àme. Vous taTCz atec quelle politesse je me sais lonioen eae* dnit pour le frère et la sœur. Je ne tons en ai jamais perlé que pear les recommander à tos bontés. Assurément ils ne sont pas mno— ■■ sants. Tout cela peut tous paraître méprisable. Cepeoaant les en» «s la folie sont à un tel comble qu'il '

qu'il faut que vous leur fai silence, si tous n'aimei mieux leur fermer la bouche a^ec de Dovreani bienfiûta. Pardon de ce détail, mais il était nécessaire. J'ai bi<« fm de place pour you« parier de mes sentimena qui ne finiraot qn avec sas Tie.

Je suit atee nn profond respect, madame, de vOtre Alteaee Impénajr le très- humble et très-nbéissant senritenr,

FOXTAn».

27 avril 1806.

BoisjouN (Jacques-Marie-François vicilr on [l7A3-i83S]. V A Alençon, membre du Tribunat, il traduisit /a f^wH 4r Wmdscr, de Pope, et composa pour le premier arhrr de la Liberté les vers que voici :

Un trêne sons ton ombre empoisonnait ta sére : Nous renvenotts le trône, et ton front se relève ; Enfant de k Montagne, arbre de Liberté, De dimaU en climats tu seras transplaoté.

Citons encore cette description de la p^he à la liieiie

An retonr dn printemps, sous une ombre incertaine. Quand de fraîches Tapeur* s exhalent sur la pUiatt Le pécheur immobile, attentif et peo<*hé, Tient sa ligne tremblante, et sur ronde allAcbé, Son avide regard semble espérer sa proie Et du liège qui saute et du roseau qni ploie. Windsor olbe en ses eaux tout no peuple écaii'^. L'anguille an eerps glissant et d*arg«Dt émaiîU* ;

De son iifli mi i c^ir La perche à T?::

La traite qv? oc*i7« Ki le tjFBi ds

BcBCHOi3X (Joseph > I<T4S-I?l>>\ !^ i 5*r3î-Si

de-Laj, eu Bresse, c*t «-^^il* d» BrZ^-Sërmrsi «î à? Monselet a publié le* Dieux i« r.'v»'*^. ii T^ " fipii «te CAoroiloii [1804], wskt salira rc-arr^ r>=!s-*, «r pea; roman, intitaJé : rE^farù jt^r^is^iàg. «ç fX'tpr.'.r-.rw, «à il raiUe les Ubéraox de son Xjtmifi, Ma^ç oa a cnL:*iî» tnc^e» ces fantaisies pour ne se s<>oTf^ûr ^ne de la ^^a^jaymie [1801], poème héroj-comiqoe, oa û réitr-r* «^lyritueUement en quatre c2iant5 un art fraisas par exeàlence. Écoutez ses conseils pratiqaes sb* le cudâx d an cuisinier :

En formant la maisaB doot Aa choix d*iis cnisinjer, incites toil vutre VoUà l*homnie iaportain, Je flerritew niùt Qoi fera fréquenter ei chérir Twre aâk. Et par qui toos Tenei votre nom respecté Voler de booche en boocbe. à i'eari répété. Avant qn*U loit à vonSy aacb^ ee qu'il sait £ûre ; Etadiex ses moeari, let ^ôta, mm earMigr^; Faites cas de ccloi qvi, fier de »o talent, S*estime TOtre égal, et, d'un air important. Auprès de son foonean que la fi^mmm îHamine, Donne avec dignité des lois dans n r»i^n^^ Qui dispose du sort d*an eoq on d'an dindon Ayec l'air d*an «"l*»" qui tvmA»mnÊk an eordon.

Que les gourmands n'oublient pas non plus cette commandation :

Je ne yoqs tairai rien : si parfois on tous prie A dîner sans façon et sans cérémonie, Refbsez promptement ce dangereux honneur. Cette inTitation cache on pi^e trompeur. Sonvenez-Toos toigoors, dans le conis de la Tîe, Qu'an dîner sans façon est une perfidie.

Chaussard (Jean-Baptiste) [1766-1823]. Avocat, républicain tout dévoué aux idées de 89, envoyé en Belgique pour les y propager, 'membre du Comité de Salut public où il faillit se compromettre en sauvant des victimes de la Terreur, secrétaire général de l'instruction publique,

914 APPBNDICB.

théophilantlirope Ardent, il Ait en 1803 aonuDf f*-- Fourcroy professeur mi iyeée de Roueo. pou p«r V--->tanes à la Facullé de Nîmes, Mns f tre •usuj^tti i la rv^idence. Il profita de cette sinécure pour publier mu- Tr:duetûM d'Horace, des Potsies lyri'yuri de S^'hilUr, et uj>' Pottiqat secondaire en quatre chanlt, où il tmt« iU> ^nr«s omis par Boileau. De lui N)nt cei deux Ttn :

Saut (CoDiUnce dbTheih, princesse di). [l76T-i»U]. >e« t Nantes, fille d'un maltra des eaui el forets, qui rompit lui-même un recueil de contes inliUilË (t Sinu' dr LaF*tome, elle fut mariée [rè>-jeuiie k un m^di>rin do r-':. M. Pipelet de Leurry; et, relie union ayant rl^ Judi'iJ.r'menl rompue, elle épousa en 1803 te prinrr d' ^.'n. charmé par son oprit et sa beauté. Elle s'était h^.i ■• dès l'âge de dii-huit ans, par des poéairs a|rr««bl*s. 'i^':' autres la chanson dn Snalon dr msr. qoi eut anr rri-. :vogue, et la tragédie Iyrii[ur de Sapho, jou^ an Uh-'''*- Louvois. Sou drame lifCainiiU [17Q<i}(ut rooin» kaan-i-t. Il éi'huua aux Françai>. Ses canlatM, «m dilhyrMBbe*. x-> diM-ours ou ùpitres en vern lui firent unr répatalion ^"i* l'Empire. On la suruouima la Jtutr dt la JtouoH, •« '■ Boileau dm ffvmut. Plu* tard, alU pahlia bb nBu>. Vini/t-qucUrt ktnr** fwtt frmmt «MiAIr [|f<li], »* i.poéme, J(a $u\xantt <mt [1833]. Voiii quelque»-»» àt

Prie cl invullr, hoDiau) nio, bam* «lUéM.

Riolir qu'pDiourr un pofflpwii tllinil, Que reiL«-l-il à DoUs b«ure dcfaitra, Han 11 priera tl Im frtùu da InnilT

BttteoUU, et un poCme agréable en qulre cbâoU mit rAHdedbiera»9iik,ttfuM^edttBtnMdtUtttu[iU0-l3}. Il j donne tox pvuîtM de* eonaeil», dont voiâ wi échantillon :

A de noble» tatâs len-ti la HiiMairT Le pranier dce uIcBts ctf nU de luulii'. D'dd mftn, d'oD Uqasa taceaif. W ti.uiiitt- Comme de* tniu d oprii tuu m* iainatioeà-, A K* fades booa BioU, a ns griMtisi baie Accorde poor lui pUir* «■ aimaùU ttmrit ; De* mi'il MiTre [a b(n<:b«, apf>Lia<lii.I« d'anace, El, > if ne pule [wi, idmin teo •î^dcb. De ce maatft admi b> raro^* «M titruia: Hoodor (c rta|rarna>l l'uortf P*!^ ^amaa; HÙ B de* pr*;'^2Ïb u irii ■• Cli «nteo^r^ Ad râle de biUor ■ ta envi >]« deenadfe, Rctoorne, phikw)^, ea Mb mLf rnwr.

El pour tt pjiif prii 4e toQ w)Q<j? vftrm^tt, HÛ^ arec a.;àa^ ioa paia «t loa frimaf*.

liste ardent, réduit A te cacher an leadena» 4a 14 aott ITV2, il iT|Hit la ptame apn^ laTerrrwr.AnMtaCbarfna

en 1793 et coD'iunci^ a m'irt. t) diTt U rùt i vm mfnp»' Iriota Gigaet, et, pour é<-Jupç^ a \a ài-.^oiXMàùia, k r^ b^ia dans les nb^ctajoea du Jor*. t. npÂmt en l'44, «4 ne refoia pas lea ff^MBiif^ pff'Z-^^tmm aai Catf^a ^ [*£«»pira. En IM2, S eclrvt A :'\t^^^a. L« BeatannCioa le n cenaasr de la prcsM, aROure fx TV-adenuA &aafa«*« [1816], et dindevr de Z« </uii:'.i>.iaN>!. t. «at '»ana ^a«r

i£l.Wl^ .iaa C^A^A^t j*'i> « v«y»etirt* «us

^[•■■li-ir iifrr^it cMbAivT «rnaKt.'cOC « » Cv^

~ ■^tirtBrt{Ua3-JSi;J|>aAL4«w«.*a t«/3, W

tit APPKHDICE.

Le WftMBr rnppi de cw huilii tnnu, Sur u Wta lUrtnie enland gronila' lei HoU, Tudii qn* MOI M* p<Bdi Vtrt tratnMat U actare. Fait ntlli* witoar d« lai la Bcun at U wdan.

C*«moii (Prançois-Nicalas-Vineent) [l77MRt3'. Ni « U Guadeloapa, neTeu de LéoDard. dont Im idTllM Mmit ima jiuta reDommèe. il s'annonça par Ar» poétit* t»gttÎTM, puis publia ta 1809 la Maittm dti cluaaft, Pt m I*>11 l'EttfiaU prodigue. Il dut à cm titres un àig* «caïUauqM. eo 1814; nommé bientAt inspectaor de rL'nireriité. J Hnit par Atre lecrétaira dn eabin«t du roi. Il traAusil ta nn Horace, et dei fragments d» poAmn aoflai». A U mort d« Oucis, Campenon et Kieband m iiiya tirent md fauteuil, et Qrent l'nn contre l'antre cm ift'

An hntnil de Duel» ao ■ pttti H iebiod. !!■ Dm I pour Vj piMPr, il but dq ami «Uarf. — Au fuileuil ae Ducii upïre Ctmpaooa.

A-t-il UMi d'etprit pour qu'on l'j campe? aoM.

CoDsm D>GaAi!iviLLB(Jeaa-B«ptiste-Fmicai»-Xaner)'ITl*- 1803]. Nâ au Hafre, beau-&£ra de Benardin de Saat- Pierre. élève au téminaire de Saint^^lpic*. ok Sitrf fut un de Ml condiiclples, il commença par rnmhtftTt les doctrines pLilosapbiquM dans un discoun qm eoaronna l'Académie de Besaaton, «a ITT8. Bien qn'vifaft dans tps ordm, il Ht recvtoir au Théitrr-Frantai* nt cumédir en cinq actM et en vm, Ir Jirffmmf Hr Mw Ouin<) f^daU U n^iulutioii, il trjuit >'• fiju^UuM eol'- ^u-Uqtin, et alli I^ iMrtrpr t ^mîMiii. Tnol n w ■•^t-

iiirllani A ta —--'-- — >- •-- ■■ — - ■>

tout la Tnrtriii rr«Ud-u

igéti Se faisant initituteur, il ouTriL & Amisos un« Acole qui eût prospéré sans la réactioa qui suivit le Concordai. L'opinion publique eut la cruauté de ne pas lui pardonner une situation subie sous la pression de la Tiolence. Toui ses élèves désertant, il se vit donc réduit k la mittra. Ce fut alors que, prenant la plume, il écrivit en prose son poème du Dernier Homme, dont il avait conçu l'idée, dès l'âge de seize ans. Pour le faire imprimer, il eut recours à Bernardin de Saint-Pierre qui avait épousé sa sœur. L'auteur de Paul et Virginie trouva un libraire, mais non un public. A peine quatre ou cinq exemplaires sortirent du magasin. Cette oublieuse indifférence fut pour le malheureux un coup de grâce. Poussé par le désespoir, il quitta sa chétive maison, dans la nuit du 1" février 1805, et alla se jeter dans le canal de la Somme. Feu après, un compatriote de Hilton, le chevalier Croft, chercheur infatigable de curiosités littéraires, qui avait lu h Dernier Homme par hasard, révéla le premier i la France un poème qui, bien qu'à l'état d'ébauche, reste une de* plus grandioses conceptions de la Uuse épique. Ce ne serait pas exagérer que d'en comparer l'effet saisissant aux plus belles scéaes du Parodie perdu et dg la Meteiâde. En 1811, Charles Nodier en publia une édition qui eol grande vogue ; et Creuzè de Lesser, croyant réaliser le vffu de Grainville, mit ce poème en vers : intention qui eût été excellente si l'exécuteur testamentaire avait été l'auteur de la Ckute d'un Ange.

PuiSBTU. D> GajLfDMAisoT! (François- A ugusie) [1750-18(4]. Né & Paris, membre de l'Académie en IDH, il publia en 18(H on poème héroïque, |ps Ataourt épiqutt. Il y suppose que, dans je^ Ctiampt tlj^et, Bomére, le Tasse, l'Arioste, Hilton, Virgjle et Camoéns vienneol tour à tour chanter devant let bienheureux lei aniourK d'Andromaque et d'Heclor, d'Armide et de Heuavd, d« Hédor et d'.Vngélique, d Adam et d'Eve, de Didon et '1 ilijij' . '-' '' "-réide». U y ajoute l'épi»ode

d'li><-'- -i' L'j-L; I jue Miit« de tabkaui d^t«-

cbé», oo ><■ T-i-'-jn'-' dejcriptioiui ins^uéca pcr

rteol* de I>eli!l<. Sll ) l^i.i-: mr ffiiJijqte-Au^iitU, OA il

Sao APPBNDICK.

n'a pas le soatien d*an modèle antique, est encore pludénué de poésie. Au lieu de versifier, ParseTal eut bûmi fait de continuer à cultiver la peinture sous la dtrectiui. de son premier maître, Suvée, auquel nous devon» >«portrait d*André Chénier.

Masson (Charles-François-Philibert) [1762-1807]. Né à BUmont, d'abord horloger à Neufchfltel, puis précepUur en Prusse, il devint migor au service de la Russie, et «e> crétaire du grand-duc Alexandre. Disgracié sous Paul 1**, il rentra en France, où, pour se venger, il publia de« Mémoireê secreti sur la Russie [1800-1802:. Ses aptitude* littéraires s'étaient annoncées déjà dans un roman, i*- NcuveUe Astrée, et un conte moral, JSMiôie, tm laFlmr qui ne se fUirit jamais^ composé en 1790, pour la pni'cesse Wilhelmine de Courlande. Mais ses œuvres le» piu<« connues furent une ode sur la Fondation de la HtTJiybiupt', couronnée par Tlnstitut, le 7 octobre 1801, et une epop^ en dix chants, intitulée les Helvétiens. 0 y chantait u lutte des Suisses contre Charles le Téméraire. En Is1<^ elle fut distinguée dans le concours des prix dtummur Mais l'auteur était mort en 1807, quelques jour» apre^ avoir publié son poème du Voyageur, Fun des cinqurni*deux poéme$ fiétris par M. Suard,

Lcci DB Lancival (iean-Charles4ulien) [1766-f8IO\ Né i Saint-Gobin, en Picardie, élève de Louis- le-Grand« lauréat de concours, célèbre par des vers latins, il était à vingt-deux ans professeur de rhétorique au cuU^ffe «k* Navarre, lorsque, délaissant TUniversité pour TÉglLie. u devint grand vicaire de Mgr de Noé, évéque dr Lrvar Ses sermons firent même un certain bruit, de ITtiT à 1790. Mais, deux ans après, il s*aperç ut qu'il était pie* fait pour le théâtre que pour la vie eccle5iastiqiie, et ti composa des tragédies qui ne valurent pas m^ hunelies iJTucna Scèvola tl793\ Hortnésdas, ArrhàhoU, fnnandet [1797], PHiandre [1798;, enlln Herlor Ib09 ^ reçut bon accueil, grAce à Homère, en dépit d'une imitation artificielle et d'anarhronismes maladroits. Apr^ rinstitution de ri-nivenité Impériale, il était renonte

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dans sa chaire de rhétorique. Une de ses ambitions fut de donner une épopée à la France. Il crut, avec beaucoup d*autres, y avoir réussi dans son poëme à* Achille à Scyros [1805]. Le jeune héros y parle ainsi de son maître Ghiron :

Chiron qui daigne aossi cultiTer ma mémoire^ Aox talents d*nn soldat ne borne point ma ^oire : H m'explique le monde et les ressorts divers Par qm tout est^ se meut, agit duis l'univers. Des peuples avec lui déroulant les annales. J'y vois leurs moeurs, leurs lois, leurs discordes fatales. Leurs succès, leurs revers et leurs chutes; j*apprends, Mais pour les détester, les noms de leurs tyrans.

Par ces vers on peut juger du reste : c'est une inconsciente parodie de l'antique. Mais, au lieu^ d*eihiuner une œuvre morte, disons que, chez Luce de Lancival, le professeur racheta les torts du poète. 11 fut le maître de M. Villemain, et eut l*honneur d*être suppléé par lui, lorsqu'au lendemain d'un banquet universitaire terminé tristement par une chute dont les suites furent mortelles, Luce de Lancival vit approcher sa fin. Avant de rendre le dernier soupir, il reçut une médaille d'or pour un Di$eaurs laHn dont l'occasion avait été le mariage de Napoléon avec Marie-Louise.

DouoN (Claude-Auguste) [1770-1829]. Né à Nantes, il composa deux épopées, Palmyre ccnquUej et la BaUxiUe (fHasHngs [1806].

CacnzÉ DE Lessbr (Auguste-François, baron) [1771-1839'. Né à Paris, devenu préfet de la Charente et de lHéranlt, il fut un des infatigables littérateurs de l'époque impériale, et s'exerça sur les sujets les plus variés. Il publia un recueil de pièces lyriques intitulées OdMen iur ffélofse, la Terreur, une imitation du Romancero e«pagnolj plusieurs romans, entre antres le$ Armalen tïvme famitte pendani dix-huit cents an», une paraphrase en vers du Dernier Homme de Grainrille, un poème inédit sur la Mythologie ancienne, de nombreuses études critiques, et de jolies fables traduites en provençal par Hyacinthe Morel. fl se fit aussi un nom au théâtre par deux opéras-comiques, Monsieur DenchalumeauXf et le

Nouveau Seiffueur du village, que Boiêldieu mit eD uqtique. 11 composa encore des comédies dont les pi .-^ agréables sont la Manie de l'indépendance^ et le Secret : « ménage^ où nous voyons un mari ennujè, qui, mr 'point de délaisser sa femme, M"* d'Orbeuil, pour u • cousine, M"* d'Ercourt, est ramené à ses devoirs par u.-. manège de coquetterie fort ingénieuse. Le titre l^ p . « considt^rable de l'écrivain est encore S4)o irrand pi»«r •«> de cinquante mille vers sur la Chevaierie, Il se divi««» . :. trois parties : AmadiSy Roland et le$ Chev<dùTn ^/ lu T ^- Ronde, Il j mélange avec esprit le plaidant au ^éh0at ; er. tout en essayant d*y peindre les mipurs d*autref«>i>. i! remet en honneur les légendes de notre antiquité oatj*'> nale. Son vers preste et leste se ^uvient de Voltaire. < t-.i y voudrait seulement une ironie moins cavalière, et unr* expression plus relevée.

LtMEHan (Népomuoéne-Louis) [1772-18401. Né à Part«. il fut reçu à rAcadémîe en 1820. Bomons*notu à énain''rer ses principales œuvres : au théâtre, A (^amemiun J Tf ~ . Ophiê [1798], la Démener de Charlet VI JHtiy.Fndê^* etBfimehaut il 8211, huU et Orw>é$e,Charlemagntn les < médies de Pinto JROO;. Piaule, Chrùiifphe OMmb Wm . et la Joumt^e des Dupes reprise en \h:VS, Dan»» rrfH>pr^, i compte VAtlantinde ou la Théngnnie nevffmnùnmt^ e^. six chanta, la Mérméide, MoUe, Homère et Alexandre, «i quatre chants, les Trois Panât i^ptes, lei Quatre Metnm ^ phoset, les Ayes frani:ai$ et la Panhyp^KrisiiuU ^181 T. I. fit aussi paraître, dans la même aouée, un Court amiytique de littérature, en 3 vol. in-8.

BoN^PAETC (Lucien), prince de Camno 1775-1 SU) . Ne & Ajaccio, frère de Napoléon l"', d abord attarhr a 1 r > tendance militaire, puis membre du rofi^nt de< Cii.-r Cents en 171*:), il le présidait au 18 Brumaire; ei, par * sang-froid d'une parole éloquente, il contribua p'.u» «| .«* personne au ^u^cès de ce coup d'£tat. Muu»tre de 1 ui* rieur (.17911], main di^gratiê pour >es >aiUi«*s du.deprijdance, il fut envo\é comme aml>a^^adeu^ en L^pa^n^. où il rétablit Tintlueuce française. Manc contre le fr

POKTBS. 523

de son frère à la veuve d*iin agent de change, M"'* Jouberthon, il dut se retirer k Rome, près du pape Pie Yll, dont il s'était concilié Tamitié dans les affaires du Concordat. Après s*être fixé près de Viterbe dans sa terre de Canino érigée en principauté par le Saint-Père, il s'embarqua pour TAmérique en 1810, mab fut pris par les Anglais qui le retinrent prisonnier jusqu'en 1814. Durant les CentJours, il présida le Sénat, et fut un des premiers à proposer l'abdication de l'Empereur en faveur du Roi de Rome. Après la chute de la dynastie, il retourna en Italie où il vécut dans une condition privée. Parmi les frères de Napoléon, il est le seul qui ne se soit pas assis sur un trône. La Restauration l'exclut de l'Académie, où il était entré en 1803. Il laissa un roman, Stellina [1799], deux épopées, la Cyméide ou la Corse sauvée [1819], et Ckarlemagne ou rÉglise délivrée. Dans ce poème correct, mais très-froid, il avait préféré à l'usage continu de l'alexandrin des stances de dix vers terminées par un octosyllabe. Son principal titre au souvenir de la postérité est d'avoir été le protecteur de Béranger, dont il devina le génie, et auquel il abandonna sa pension de l'Institut.

Vtbwnet (Jean-Pons-Guillaume) [1777-1868]. Né à Béziers, lieutenant d'artillerie de marine en 1796, pris par les Anglais qui le gardèrent huit mois sur les pontons de Plymonth, il fit, sous l'Empire, la campagne de Saxe [1813], fut décoré de la main de l'Empereur à Lutzen; et, de nouveau prisonnier à Leipsick, il ne revint en France qu'avec les Bourbons. Pendant les Cent-Jours, il leur resta fidèle, et refusa de voter l'acte additionnel aux constitutions de l'Empire. Nous ne le suivrons pas au-delà de cette date, dans une carrière fort longue. Ce fut surtout pendant la Restauration, et après 1830, que sa verve narquoise, voltairienne et classique prit ses ébats en tous sens, avec une ardeur qui lui venait sans doute de sa profession première autant que du tempérament. Mais l'Empire eut pourtant les prémices de sa plume intarissable. 11 parait qu'il dut alors la vie au manuscrit d'Arôogatte qui arrêta une balle au passage, dans une de ces batailles où il payait bravement de sa personne. Cette

5i4 APPENDICB.

tragédie ne soatiiit pas aussi heuretiseiiieiil le feu et ■< rampe. Car elle et une aatre, Clovis, succombèrent ûtle premier jour, ce qui n*empècha pas l'auteur maOi^ reuz, mais intrépide, de récidif er arec Alexamàrt, Adùl»- Sigitmond de Bourgogne, et let Pénmens. Du reste, v> ambitions se tournèrent surtout vers Fépopée. Sans pari* de la Franeiade qui ne parut qu'en 1M3, il publia, en Iïmi^ FAusierlidef et un poème sur Marengo, 0 compoml «".. même temps le Siège de Damas^ et la Philippéde^ p«»rr.. bérol-comique, en vingt-six chants, commencé en 1^-' D y embrasse la lutte de la France et de I* Angleterre M'u- Philippe- Auguste, l'interdit provoqué par son maru^ avec Agnès de Méranie, la croisade des Albigeois. H ■' guerres civiles qui précédèrent la grande charte «trtmwT par le roi Jean. Il mène son récit jbsqu*A la bat^lk- > Bouvines. Il y a là des courants de gaieté gaulaia^ q.«. dérident la gravité de l'histoire.

DuiNB-BAaoN (Pierre-Jaeqnes4lené) •'1780-1854/ V à Pirt«. . humaniste très-versé dans les lettres grecque^ et latu.*^. il débuta, en 1706, par un poème en quatre chant» vir Héro et Léandre. Dans ce siyet, traité au quatrième sif < .< de notre ère par Musée le grammairien, Û altère la ^auplicité de la légende, abuse des dialogues, et «V^arr ^o digressions ; mais sa plume a de Télégance, et quetqu<^ heureux motifs. Citonsi ces vers qui terminent l'œuvre :

L'Aerore qui panit foot an noaices

Ne lemble qiijt regret édiirer cc« bomars ; Quand ÉoIq eut des voits apaiié les foreura, Da sommet de la toar, Héro, pâle, éperdoe, Sar la plaine des mers porte sa triste tv*. A Neptune ses cris demandent son amant : Il le rendit, hélas! mais déchiré, sanciant. Lentement par la vague apporté snr 1 arèoa.

A cette épopée nous préférons m tradnctàon de ft^peree\ il mit aussi en vers le Conairt de Bynm, et pn^

sentit rÉcole romantique.

HoDx Dt RocHKLLi Ût paraître, en 1816, un poime fa «^t chants, intitulé lee Troit Ages, Il y repréteolt la cMm*

lion grecque par les jeux olTinpiqBes, celle des Bomams par les combats du orque, celle des temps modernes par les tournois et la cheralerie.

D'Aruncoubt (Victor, momte) [1789-1836]. Né an châtean de Méraotres ( Seine -et-Ois^), il obtint, sous la Restauration, une renonomée très-retentissante par des romans d*un style ampoulé jusqu'au ridicule. Les plus connus furent Ipsiboé, U Eénégai et surtout le SoHtaire, qui fut traduit en plusieurs langues. H est vrai qu'il faisait, dit-on, exécuter ces yeraions à ses frais. Les Écorehewrs, et le Brasseur-roiy d'une date plus récente [1833-35] ont eu leur moment de célébrité. Il tenta aussi la fortune du théâtre; le Siège de Paris [1827] fut un de ses échecs. D avait la manie de parsemer ses alexandrins de calembours. En voici quelques-uns :

On m'appelle à réaner.

J'habite la montagne^ el j'aime a ta vallée.^

Mon père, en ma prifon, leol à manger m'apporte*

Ses débuts datèrent de l'Empire. Car si sa CaroUide parut seulement en 1818, elle fut composée en 1806, comme nous l'apprend sa préface, et comme le confirment de nombreuses allusions faites à l'Empereur. Cette épopée en vingt-quatre chants ne se disUngue ni par l'invention, ni par la facture. Sous ses fausses couleurs il y eut un certain mouvement turbulent qui simule la verve ; quelques situations romanesques ont une apparence d originalité.

Chanson.

Lacjon (Pierre) [1727-1811]. Né à Paris, il débute par une pastorale : Baphnis et Chloé, imitée de Longus, et fut secrétaire du comte de Clermont, puis du prince de Condé. U Révolution le réduisit à l'indigence, sans lui ravir sa

gaieté. Chansonnier et vaiidevUlMe, il fut adinL^ «a 1^** à l*Àcadéniie, et publia ses Œuvres choisies, en 1^- Désaugiers lui a dédié ses chansons. La Harpe le yzsi ainsi : u II passa toute sa vie à composer de petite» frtAi pour de grands princes, et à faire de petits vers dam i^ grandes occasions. » Il inspira ce quatrain :

Il Yécut probe et sans envie, Content des niDsat et do tort ; Il fit chanter pendant m m.

Il fait plMier après ta mon.

Plis (Antoine<Pierre-Augastin db) [{7S5-i831]. N> A l^anv chansonnier et auteur dramatique, fondateur du Vaudeville [1792], et d'une société littéraire, le PoriûfUê, oo n. membre de Tlnstitut n'<*tait admis, il ne ce^^a pa» d«frapper inutilement à la porte de TAcadémir fran^a:^ II avait fait jouer un trè:»-grand nombre de pi^i»«. U (•>!• blia en 1788 un poème sur 17/armonM imiUittf de «i tongtie françaût. Caractérisant les différantes lettn». l « disait :

A l'aspect do Très*Haut, tttét qn'Ada» paris. Ce fut apparemment TA qu'il articula*

Ses (EuvreK choisies comprennent quatre volone^ f.: parurent en f8H. Secrétaire général de la préferhit de police de 1800 à {813, il écrivit des Màmoires qn «...t restés inédits.

SiovK (Alexandre, vicomte dk) [1756-181)5]. Frère àa •^• l^bre historien Louis -Philippe comti* de Segnr. il « publié , avec les Mémoires de Be>enval , des chanta* a^éables, dont voici un échantillon :

A voyager puscnt m Tie.

Certain TieilUrd nommé le Tempe, Près d'un fleute arriva, «l s'ionai Avei pitié de mes vieux ans.

Hé ! quoi ! mr fee borde oo m'oablia. Moi qai oompla toos \m inrtafilsl Mes bons amis, je veoasappbs Venes, venei pa«er le Tempe.

De Tantre côté, sur la plage, Plut d'une lllle regardait, Et Youlait aider son passage Sur UQ bateau qu'Amour guidait; Mais une d'elles, bien plus sage, Leur répétait ces mots prudents :

Ab! lOttYent on a fait naufrage £o cbercbant à paaier le Temps.

L'Amour galment pousse au rivage :

n aborde tout près du Temps, Il lui propose le Tovage.

L'embarque, et s'anandoone aux veats.

Agitant les rames légères.

Il dit et redit dans ses chants :

Vous Toyex bien, jeunes bergères, Que TAnioar fait paaier le Temps.

Mais tout à coup l'Amoar se lasse :

Ce fut toi^ours la son défaut.

Le Temps prend la rame à sa place, Et lui dit : Quoi ! céder si tdt?

Paurre enfant ! quelle est ta faible«e! Tq dors, et ie chante à mon tour Ce TÎeux refrain de la Sagesse :

Ah ! le Temps ikit passer rAmour.

D^ACGTns (Marc-Antoine-Madeleine) [I772H827]. Fié à Préjos, fils d'nn compositeur qui, ami de Gluck et de Sacchini, se fît coonaitre par des opérettes, {les Jumeaux de Bergame, les Deux Sylphes, Florine, etc.), il eat pour maître le critique Geo&ov. On le destinait à l'Église ; mais sa vocation alla vers le théâtre. Il s*ctait essajé déjà sur la scène, lorsque, sous la Terreur, il quitta la France avec sa sœur qui Tenait d'épouser un colon de Saint- Domingue. C'était tomber d'une révolution dans une autre ; car il débarqua vers l'époque où éclatait la révolte des noirs. Obligé de la combattre, fait prisonnier, et condamné à mort, il allait être fusillé quand les insurgés eurent un accès de pitié qui lui saura la vie. Ils se contentèrent de Temprisonner ; mais s 'évadant il réussit à prendre passage sur un navire anglais qui partait pour Je^ États-Unis. Durant la traversée, on le crut atteint de la fièvre jaune, et 1« capitaiiM, par erainte de la contagion, le déposa plus mort que vif à !few-Tork, 06 il se trouva

sans autre ressource que la compassioa d'une dame ctkritable qui voulut bien le recueillir. Parmi tant d>preuves, sa gaieté ne Tabandonna pas; et, de retour i Paris, en 1797, il revint joyeusement à sa muse légHt Ralliant tout un groupe d'épicuriens et de bons viruis hommes d*esprit, il fonda le Caveau moderne^ o^ ûgM^i bientôt Béranger. En 1815, il fut nommé directevda Vaudeville. 11 avait improvisé plus de cent petites pi^^^^ de théâtre, dont plusieurs eurent une vogue prodigi^u^^ Il Bt jouer, entre autre>, aux Français, rHeMrmM fragenre, VHàtel garni, les Deux Voisines, et aux Vanf!^. Jf. Lagobe ou un Tour fie eamoMd, Jf. Vaut^tw, J'àrts* aux enfers. Je fais mes farces, U Jeune Weriiur. et i>* Petites Danaides. Gentil avait été Tun de se» roilahonteurs. Il mourut des suites d*une maladie qu^il duasonna, lorsqu'il eut perdu tout espoir de guéri^oo. Bachiques, grivoues, anecdotiques et satiriques, ses cbâosons se distinguent par des descriptions spirituelles et ;ft peinture des mœurs ou des ridicules particulier» à ehêq^' catégorie sociale. Plusieurs de ces fantai>ies virent cocitt dans la mémoire populaire. On n'a point oublié Mmnr^r et Madame Denis, les Pots-pourris de Cadet Buteur, CEf»eurien. Ma Fortune est faite^ le Portrait de Mar^, e» !• parodie de la VestaU, Citons ce motif philosophique «a: Jean qui pleure et Jean qui rit :

Il est deui Jeta dint « ha* moadf , DifféreoU d'homear et de goût; L*aii toigoan pleure, fnmde, groodr, L*4utre rit partout et de toot.

Or, met ami«, eo moioj d'une hearc.

Pour peu que Ton ait de Tetprit, On oooçuit bieo que Jean qui pleore N*e«t pa» ai gai que Jean qui rit !

Jean-Jarques |m>ode et v «lëmèiK GoQtre ie« bommefi et leur* ri^rur» ; La gai té de Jean La Footaioe Épura et pémtre i^ rtrrir» :

L un arec »es grand» moU d«hi> Itarre, De l'autre nn rmt noiit cnovertit :

Nargue, mnrbleu ! du Jean qui pleara ; Vive à jâinau le Jean qui rit !

Aaprès d*uo vieux miliioimaire, Qui Ta dicter sou testament, Le Jean qui rit est en arrière.

Le Jean qui pleure est eu avant.

Jusqu'à ce que le vieillard meure.

Il reste au chevet de son lit :

Est-il mort? adieu Jean qui pleure; On ne voit plus que Jean qui rit.

Voici encore une assez vive esquisse du Paris d'autrefois :

H6leU brillant?, places immense», Quartiers obscur» et mal pavéa ; Misère, excessives dépendes.

Enfants perdus, enfauts trouvés, Force hôpitaux, force spectacles»

Belles promesses sans effets.

Grands projets,

Grands échecs.

Grands succès.

Des platitudes, des miracles.

Des bals, des jeux, des pleurs, de» cris.

Voilà Paris.

GouFFÉ (Armand) [1775-1845]. Né à Paris, sous-chef au ministère des Anancos, il fut un des fondateurs du Caveau moderne. Il publia Ballon dressai [i802], Ballons perdus. Encore un ballon, le Dernier Ballon (i8l2j, fOphicléide (i827). Il a de la gaieté, même dans sa chanson du CorbUlard, dont voici deux couplets :

Que j aime à voir un corbillard!

Ce début vous étonne :

Mais il faut partir 161 ou tard ;

Le sort ainsi l'ordoune.

Et, loin de craindre J'- venir.

Moi, dans cette aventure.

Je n'aperçois que le plaisir

De partir en voiture.

Le riche en mourant pfrrd hju bien :

Il oi^ je vois tout ♦'D row ; Je n'ai rien, je ne [»prdrai rien :

C'est ioujount quelque < hoie.

Je me dirai : D'un p<irveuu

Je n'ai pas la tojruure; Poartaot a pied je suis mruu.

Et je pars en voiture.

OM lui qui a donné des ailes au rofrain si connu : P- « on est de fttus, plus on rit, Bkranger (Pierre-Jean de' [I78(V|8o7]. Sans réMJinrr if\ i bio^apliie d'un poète qui appartient k m\^ aut.p i«riode, indiquons pourtant ses débuts, car iW dal«Ti*i.* i* l'Empire. Vers la fin de 1803, après sVtre r-^-a^** ili* ridvile, la romôdie, le dilhvranihe, la Iraijfdie »*t ni'":»le poëme épique (C/ot/.s*, il dut seî» premières re-^Miur r^ au patronage de Lucien Bonaparte qui lut al>«u)«iiinna m pension de l'Institut. On sait au^^i que Tappui de M. Ar nault lui valut une place de coniniis expédjtionnain' ailes bureaux de l'iniversilé, où il resta douze an*. 1 n«** •► casé, la rlianson le ca^na peu A peu. L#s Gumi H •' InfidHités de Listtti, [nlits «ln'fs-do'uvre de rhuhm» • de verve, sont de tSl2. He(;u au Caveau en IM3, et • •' damné à sa part d'érot, il publia ver* ce tenip* '•» h chante, ht tintnde Onjù\ le Sntnt»ur, U H*** d\i''t Roger Bontemps et le Vômjt (fliftatnire. Le% A''!/ •• mondes et polit itfws d'tm ni'irrhnnd d'hittit"^ •/• /■! * . • taie lui furent inspiréts, «-n 181 i.par la pnMni»Tr H*^' »'i ration. Nous v liions ce*. hardie>»»es:

De m'^nricliii j ai raMur.inco; L'on fvttr.t l«ni;"tir* ♦mi Kr-inri», En y\V*'y au lli»'Mtn» k la cour,

L'h ibit du jour.

G»*n> \rlu* il'ir ri <r»''C«rlnti», pendant ini iiioi^ cliirun \nu« tUtte; Puis d va« port«« tiou> «iilotui.

Vieux h.il)it< ! xitMii jral«»u»!

Défarhiips ausM un ctuiplet dt* la cliauMin qui hjhk « M)neiilivi» au Cla\«siu :

\u (^i\fAii !♦• n'omu f iip{>**r:

I)i"» mi'rli«" t* m '.»\ lient «n tr^mp-r:

(Te»! pri'.i|i|« uti reri" .ii"il. n «j .♦', à\b' 'iKtit uiiiiil •■'l'iit »*.n«i*li ^nr< : M.u* <j le \ •-,''- {♦• 1»«' " •' ■•, <Ji;e r i -fiiiM» ii i mnxtrl !.|« n n;.». A^^i-X' / Mtii"», ni»' tlil la «";.|ntfnir; \oii, «'»• rr»'*l |h.iiil oiiiiiiiir A i Aï*i l«'ini*, L« u e:»l jMMul Ttiiitme 4 l'AraO^mic.

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