Les tribuns siégeaient au Palais-Royal
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?oi, les iois rraverï^iîean reianieii à louie \ite38e. A (orce d'abrr^T les lieuua. on supprima preîWiDe les deiitiera;ion.s: car, d;ui:* ce lOurbillon d'urgence qui entrainaii votes :^ur \'Mt^, ra\is moti>é n^avait plus le tetnpH de ^ produire. Parfois .seulement, pour se donner un faux air de :wures:^. philosophique, le gouvernement pennetr<ût à de beaux espriu le débat de certaines quesîi<)ns abstraites dont le compte rendu â' étalait tout au long d.uis les colonnes du Mfmileur^ d ordinaire î^i lacx>nique. Mais Topinion ne se laissait point abuser par ce trompe-l œil. En dépit d'un rôle sacrilié, il convient pourtant de rendre justice à la conscience de certains tribuns ,ui, prenant leur office au sérieux, essayèrent de l'accomplir avec autant de modération que de fenneté.
Tel fut Daunou qui, prononçant après Marengo Toraison funèbre du général DesaLx, en profita pour se réjouir des garanties qu'une éclatante victoire assurait à la liberté : car « le pouvoir était, dis<iitil, trop affermi pour la redouter. » Quelques jours après, reloge funèbre de La Tour d'Auvergne lui offrit encore Foccasion d'exprimer des sentiments civiques sous lesquels se cachait plus d'un conseil. En insistant sur la modestie, le désintéressement et la simplicité d'une âme antique, il ne craignit point de déplaire par des allusions voilées qui ressemblaient à d'indirectes censures.
Malgré l'infériorité morale de la personne, signalons aussi l'attitude de Benjamin Constant, et en particulier le discours sensé par lequel il combattit