‹ Tableau de la littérature française 1800-1815Chapitre 50 sur 62 · Son geôlier lui refusait le titre d'Empereur · texte numérisé non relu

Son geôlier lui refusait le titre d'Empereur

de régner avec la liberté de la presse : c'est aujourd'hui une nécessité. 11 ne s'agit pas de suivre une théorie plus ou moins bonne, mais de bâtir avec les matériaux qu'on a sous la main. Il faut subir la force des choses, et en profiter. » Parlant si bien, pourquoi n'avait-il pas mis en pratique ces maximes de son exil, entre autres celle-ci : « // est plus facile dey ouverner avec des Chambres que seul? Les assemblées partagent votre responsabilité, et rien n'est plus aisé que d'avoir toujours la majorité pour soi. En France, rinfluence du pouvoir est immense ; s'il sait s'y prendre, il n'a pas besoin de corrompre pour trouver partout des appuis. Le Souverain doit répandre l'instruction, la morale et le bien-être. Tout ce qui est faux est de mauvais secours, » Devant ces aveux trop tardifs, on se rappelle tristement cette pensée de M"' de Staël : « Il fut plus coupable pour le bien qu'il n'a pas fait que pour les maux dont on l'accuse. » Et cependant, malgré des torts expiés par ses malheurs et les nôtres, le héros-martyr gagna sa cause auprès de l'imagination populaire. Il la tint longtemps sous le charme et les jugements qu'il a portés sur lui-même entrèrent dans le merveilleux de sa légende. Il ne faudra rien moins que la folie d'un autre César pour affranchir les foules de cette tyrannie posthume exercée par le souvenir de sa grandeur et .de ses infortunes.

Cet homme qui a fom*ai prétexte à tant de dédor mations est, quand il écrit, la simplicité même ; car il ne songe qu'à connaître les choses, et à s'en servir. De là ce style si franc qui analyse tout, mesure tout, et va droit à l'application immédiate ^ Tandis que Chateaubriand, dans ses Martyrs, compare l'Egypte « à une génisse féconde qui vient de se baigner dans les eaux du Nil », Napoléon l'envisage en géographe, en ingénieur, en stratégiste et en politique. Mais ces calculs n'excluent point l'idéal du gueriîer qui veut organiser sa conquête et s'écrie avec enthousiasme : « Que serait ce beau pays, après cinquante ans de prospérité et de bon gouvernement? L'imagination s'enchante- de ce tableau. Mille écluses maîtriseraient et distribueraient l'mondation sur toutes les parties du territoire : les huit ou dix milliards de toises cubes d'eau qui se perdent chaque année dans la mer seraient répartis dans les régions basses du désert.... » Puis, prolongeant cette vision, il la couronne par la perspec-

1. M. Thiers juge ainsi son style : « Pas un mot vague, inutile, et insuffisant. Chaque parole est un motif, un motif vrai, profond. Il explique, il raconte en môme temps. Quand tel esprit donnera dix raisons d'une chose, lui il n'en donne qu'une, et elle est décisive. Quand il raconte une bataille, il le fait en une page : il ne cite pas plusieurs circonstances pour expliquer le succès ou le revers; il en détache une, une seule; mais c'est celle qui a tout décidé. Napoléon est le plus grand écrivain de son siècle. »

tivc d'ui) Empire qui propagerait notre civilisation au fond de Tlndoustan et au cœur de l'Afrique.

Loin de se tourner en ornements, les images qu'il rencontre devieiment alors des arguments nouveaux et figurent des résultats utiles. « Les Arabes Bédouins, dira-t-il, sont la plaie de TÉgypte; mais, sans eux y plus de communications avec la Syrie et les oasis. Les détruire, ce serait donc, pour une île, anéantir tous les vaisseaux, parce qu'un grand nombre sert à la course des pirates. » Ailleurs, il assimile les colonnes françaises harcelées par ces assaillants « à des escadres suivies par des requins. » Ses vives peintures nous donnent toujours la sensation de la réalité. Lorsque l'armée débarque près d'Alexandrie, cette scène n'est-elle pas évoquée par ce coup de pinceau : « La lune brillait de tout son éclat : on voyait comme en plein jour le sol blanchâtre de l'aride Afrique ? » Ici donc, au lieu d'être un luxe, les métaphores concourent à rendre la pensée plus expressive et plus rapide. C'est ainsi que, pour justifier l'assaut qu il donne aux murs d'Alexandrie, sans attendre son artillerie, l'historien dit ingénieusement qu'à la guerre, « si Ton peut se servir de la foudre, il faut la préférer au canon. »

A chaque page de ses œuvres, que de mots caractéristiques brillent comme des éclairs! En voici quelques-uns, parmi beaucoup d'autres : « La calomnie a épuisé tous ses venins sur ma personne ; elle n'est plus pour moi que le poison de MilhrU date. » — « J'ai eu plusieurs centaines de millions

dans mes caves. Que sont-ils devenus? Ils se sont fondus dans les besoins de la patrie, et je demeure nu sur mon roc. » — « La noblesse m'a servi; elle s'est pressée en foule dans mes antichambres. Le cheval faisait des courbettes; il était bien dressé, mais je le sentais frémir, » — « L'homme né pour les affaires ne voit pas les personnes, mais les choses, leur poids et leurs conséquences : il ne hait point ; sa colère ne va jamais au delà d'une minute, le coup électrique! » — « Ne me butant pas à plier les circonstances à mes idées , je me laissais en général conduire par elles.... L'intérêt commun, et le bien du grand nombre, voilà les ancres auxquelles je demeurais amarré^ mais autour desquelles je flottais, souvent au hasard. » — « Je crois que la Nature m'avait créé pour les grands revers. Ils m'ont trouvé une âme de marbre : la foudre n'a. pu mordre dessus ; elle a glissé, »

11 semble parfois que le loisir seul ait fait défaut à ses facultés pittoresques pour qu'elles pussent s'épanouir, et se déployer librement. Quelle vigueur de touche dans cette esquisse de la Russie, « assise sous le pdle^ adossée à des glaces étemelles, ayant ses douze mois d'hiver contre nous, et n'offrant à l'ennemi que les rigueurs d'un sol désert, d'une nature morte ou engourdie! » Quelle mélancolie grandiose trahit cette lettre écrite de Boulogne à Timpératrice Joséphine, durant l'automne de 1803 : « Le vent ayant beaucoup fraîchi, cette nuit, une de nos canonnières, qui était en rade, a chassé et

T, m. — îi

s'est engagée dans les roches. J'ai cru tout perdu, corps et biens. Mais nous sommes parvenus à tout sauver, (le spectacle Citait grand, des coups de* canon d alarme, le rivage couvert de feux, la mer en fureur et mugissante, toute la nuit dans Tanxiété de sauver ces malheureux ou de les voir périr! L'âme était entre rélernité, Tocéan et la nuit. A cinq heures du matin, tout s'est éclairé, tout a été sauvé, et je me suis couché avec la sensation d'un songe romanesque et épique. »

NVst-c^ pas là une de ces échappées où apparaît le poète dont Timagination se complatt dans ce rêve d'un autre Pyrrhus : « Qu'il se trouve un Empereur de Hussie vaillant, impétueux, capable, en un mot un Czar qui ait de la barbe au menton, et l'Kurope est à lui. Il peut commencer ses opérations sur le sol allemand même, à cent lieues des deux capitales, Berlin et Vienne, dont les souverains sont les seuls obstacles. Il enlève l'alliance de l'un par la force; et, avec son concours, il abat Vautre (Vim rêver» : dès cet instant, il est au cœur de rAlleinagne, au milieu des princes de second ordre, dont la plupart sont ses parents, ou attendent tout de lui. Au besoin, si le cas le recfuiert, il jette ^ en passant^ par-desêus les Alpes^ quelques tisons en-flammés sur le sol italien, tout prêt pour Vexplo^ sion, et niarche triomphant vers la France, dont il se proclame de nouveau le libérateur. Assurément, moi, dans une telle situation, j'arriverais à Calais, à temps fixe, par journées d'étapes; et

je m'y trouverais le maître, l'arbitre de TEurope. » Ce roman gigantesque nous démontre une fois de plus ridée fixe du téméraire dont les combinaisons colossales obéissaient à une fantaisie effrénée. « Renouveler l'Empire de Rome *>, telle fut l'utopie de l'aventureux qui s'écriait, en se frappant le front : « Je sens en moi Vinfini. » Tout en donnant à ses audaces la rigueur d'une formule mathématique, il oublia trop ce mot qu'il prononçait un jour : « Plus on est grand, moins on doit avoir de volonté ; car on dépend des événements et des circonstances. Moi, je me déclare le plus esclave des honmies : mon maître n'a pas d'entrailles ; c'est la nature des choses. » Non, ce n'était point la règle de sa politique, car elle voulait embrasser le monde, tenter l'invraisemblable, et reculer sans cesse les limites de cette France européenne qui lui parut trop étroite encore, lorsqu'elle était bornée au nord par Hambourg et Dantzig, au midi par Rome et Cadix. Moins désireux de consolider un tel édifice que de satisfaire à tout prix cette soif du merveilleux qui avait remplacé les passions révolutionnaires*, il fut donc tourmenté sans relâche par une sorte de frénésie qui livrait sa fortune au caprice des vents et des flots. Parce qu'il était incomparable dans le conmiandement des armées, il crut que ce privilège assurerait son triomphe partout et toujours. Aussi fit-il de la France

1. « A Paris^ disait-il, on ne conserve le souvenir de rien. Si je reste longtemps sans rien faire, je suis perdu; on ne m'aura pas vu trois fois au spectacle qu'on ne me regardera plus. »

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un camp, et de la victoire le seul lien entre elle et lui, sa seule défense contre Thostilité des partis, la sc'ulo garantie de ses esp/;rances dynastiques. C*était se condamner à vivre au jour le jour, comme un joueur qui, à chaque coup, force Tenjeu, pour couvrir sa perte ou doubler son gain. Il en vint âne pouvoir plus se passer de ces émotions tragiques; et, improvisées par une violence affolée, ses créations éphémères finiront par n*étre qu*un défi porlé à la raison, qu'un démenti donné à toutes les lois de Thistoire. On dirait presque le délire do Rienzi désignant àv, son éi)ée les quatre points cardinaux, et s^écriant du haut du (^apitoie : » Ceci est à moi, ceci est à moi, ceci est à moi ! »

Kt cependant, il ne tenait qu'à Napoléon d'être encore plus grand par la paix qu'il ne Tavait été par la guerre; car il eut à un degré supérieur Tintelligence des conditions qui s'imposent & toute société. Dans une séance du Conseil d'État, ne disait-il pas : « De tout temps, la force a cédé ailx qualités civiles. J'ai prédit que jamais le pouvoir militaire ne prendrait en France, à moins qu'elle ne fût abrutie par cinquante ans d'ignorance. A la longue, le sabre est toujours battu par Vesprit. » Ces paroles n'étaient que trop prophétiques; car le résultat de ces douze années de combats, que les chantres de l'Inde et de la Gitre eussent regardés comme fabuleux, fut la ruine d'un pays qui, malgré deux millions d'hommes sacrifiés à une ambition insatiable, ne conserva pas môme les frontières léguées par la République. C'est

que le génie peut devenir un fléau, quand il mécon nail les droits de la conscience, et ne respecte pas les intéi^éts moraux de la nature humsdne.

Si tout se transforme en venin sans la Liberté, si l'oritre lui-même n'est plus alors qu'un mensonge, quelle sera donc la condition des talents dans une nation qui abdique au profit d'un seul? A cette question Napoléon répond pai* ces mots adressés à Fontanes : « J'ai pour moi la petite littérature^ et contre moi la grande. » S'il ne réussit point à féconder un sol aride, ce ne fut pourtant pas faute de bonne volonté ; car nul souverain ne s'empressa plus activement de pix)téger les lettres, et cela non par le seul mobile de Tintérèt personnel, msds parce que, jaloux d'une gloire dont il comprenait la valeur, il désirait Tiissurer à la France et à son régne. Ayant l'œil et la main partout, il avait mille moyens de découvrir les aptitudes, et de les distinguer par des générosités qui, dépassant de beaucoup celles de Louis XIV, surent établir une proportion entre le mérite et sa récompense. Dans les dioix fsdts pai* ce patronage, les instincts de son goût pouvaient suffire ;\ l'éclairer; car, allant naturellement au grand, il n'était point dupe des misères qu'autorisât la poétique ou la rhétorique de son temps. Bien qu'il fût, comme la plupart des princes, trop partisan de la tradition classique, ses préférences pour les genres tranchés *, et en particulier pour la tragédie, ne fem-

1. A Erfyirth, eausant du drame avec Gœthe, ii lui dit : « Je

pAcfa/frent pa«t rrappeler de i¥*,*^ vœux tout un ordre d*infipiratiorm originales. Onnian qu*il favonM de 8^;» pr/îdilectioiiH mornffntanéeft ne fut mfmie pour lui qu^uue mrie rie ihkme vague et mumcal »ouf» Ic5^]uel il pre.Hs^*rit;iit ce ino<le nouveau. Admirateur d*HonrWîre, r/jrnment n'eùt-il pa» été rebuté par la niédirx'.rité dc*H rhapfi^>die<4 qui mngeaient alor» le» forme» de IV'pfjp/je? Ambitieux de rivaliser avec Augufite, il d/;plora donc une indigence qui Tirritait ; mai» il eut beau décréUjr de» concour», et fonder df^» prix décx*rmaux, le» Mu»i5» firent la »ourde oreille aux apiKîl» d'un »i re^Joutable Mécène.

(jfM qu'elle» »u»pf5Ctaient de» pi^ge» »ou» cette tuU^lle jmf)érieu»e dont le tort fut un excé» de z^^le. Aussi ne réussi trelle qu^à mettre en fuite le» vrai» élus, et à n^Tuter de» rimeur» mercenaire» qui avaient Pair dV^tre les tambour» d'une vieille garde. Il y a jus^jue dan» les bienfait» du de»poti»me un princijKj délét^re qui le» neutralise. Oi fut en efl'et fauteur du 0;nœrdat qui jeta en prison un PafK5 fid/;le à »a r/jn»cienœ. Ce fut le législateur du Code civil qui r/^va TEmpire féodal de Charlemagne. Ce fut le pa/'Jficateur d'Amien» qui attira »ur sa capitale le» repr^îsailles <ïmm coalition* Quand se» pens^îT;» d'avenir n'étaient pas aîn»j compromj»e» par le \u'je inhérent au p<;uvoir absolu, elle» tournaient alor» œntre le dessr.'in de celui qui le» avait conçue».

nnin étonné qu'on grand euprit comme la rôire nVima pSM Je»

Tel fut le sort de l'Université. Instituée comme une caste pour représenter pai' sa discipline presque monastique la résistance à toute réforme, la soumission à un mot d'ordre politique, l'immobilité d'une littérature et d'une science d'État, elle ne tarda pas à déjouer ces calculs de son fondateur ; car elle devint un séminaire d'esprits indépendants qui bientôt sortirent des écoles, tout armés pour les luttes de la Restauration.

Sous un régime où un événement n'existait pas s'il n'avait été légalisé par le Moniteur^ et où la presse décimée en était réduite à ne parler que de la pluie et du beau temps, un Corneille n'eût pas été plus possible qu'un Molière. Car, en dépit de ce mot connu : « S'il avait vécu sous mon règne, je l'aurais fait Prince, » la censure eût proscrit dans Le Cid un Espagnol, dsxis Polyeude unultramontain, et dans Cinna un conspirateur. Le préfet de police n'avait-il pas interdit le Bélisaire de M. de Jouy, parce qu'il rappelait le général Moreau exilé depuis cinq ans?

Pourtant, malgré l'erreur d'un conquérant qui traita les âmes comme les peuples, et prétendit gouverner les esprits comme les affaires, il serait injuste d'imputer seulement à des causes politiques une stérilité qu'on exagère, et de calomnier, sans examen, par ouï-dire, une époque litté-

raire qui vaut mieux que sa r^*putation. Pour ce qui est du « Parnasse impérial », nous croyons avoir démontré, dans notre premier volume, que sa décadence ne dato point du jour où une compagnie de grenadiers chassa de l'orangerie de Versailles cinq cents législateurs dont la plupart se laissèrent bientôt nommer tribuns, députés, sénateurs, comtes, ou chambellans. Lors même que le Directoire eût prolongé par les coups d*État dont il était cx)utumier l'impopularité de son impuissance, il n'aurait certes pas remédié par ses exemples à l'abaissement des caractères, et à l'appauvrissement d*une sève tarie depuis longtemps.

Si les poètes de l'Empire ne furent que des revenant», et leurs œuvres une rechute, c'est que la plupart dataient du dix-huitième siècle, et s'épuisaient à ranimer de leur souffle anémique des cendres refroidies. L'abus de l'analyse n'avait-il pas étouffé toute vertu créatrice, et le scepticisme desséché toutes les sources dans une société frondeuse et frivole qui préférait les salons à la nature, et ne croyait guère ni à l'âme, ni à Dieu?

En venant tout à coup interrompre ces fêtes du bel esprit, et les tourner en tragédie, la Révolution ne fit qu'aggraver le mal. Car, dans les convulsions sociales, la barbarie des mœurs engendre celle du langage et du goût. D'ailleurs, comme l'a dit un philosophe éloquent, <( il en est de ces événements grandioses et pathétiques qui sont les perturbations de l'histoire comme des passions qui sont les per-

turbalions de Tâme individuelle. Les passions fécondent l'esprit, mais à distance, après que la fièvre est tombée, quand il ne reste que Témotion du souvenir, et que l'imagination en ressent le contre-coup, sans être anéantie par la force de son amour ou de sa douleur. C'est une condition, pour que le poète soit inspiré, qu'il ait aimé avec passion, qu'il ait souffert. Mais, pour qu'il puisse exprimer son amour avec des accents dignes de lui^ il faut qu'il se souvienne de sa souffrance sans en être accablé. Il en est de même de l'âme des nations*. »

Or, après l'anarchie morale qui succéda au drame odieux de la Terreur", TEmpire ne permit point le recueillement à une génération déjà surihenée , énervée, ou désorientée. Outre que cette épopée vivante découragea par sa concurrence toute invention poétique, de tels spectacles détournaient l'attention de ces rêves dont la conscience est le témoin. Ce ne fut pas seulement le loisir, mais la sécurité qui fit défaut à ces quinze années où la jeunesse fut mise en coupe réglée par la conscription, et où les peuples échangèrent plus de coups de canons que d'idées. Tandis que les secousses de la guerre étrangère ébranlaient un sol encore fumant des feux de la guerre civile, on peut même s'étonner que nos pères se soient intéressés à d'autres poèmes que des bulletins de victoire. Au heu de railler les touchantes

1. M. Caro, de rAcadémie Française. Journal des savants, février 1878.

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