‹ Tableau de la merChapitre 32 sur 57 · LES CHEFS DE PIÈCE ET CHABGEDRS · texte numérisé non relu

LES CHEFS DE PIÈCE ET CHABGEDRS

Après les gabiers , les chefs de pièce ; et certes ! ces derniers ne le cèdent pas de beaucoup à leurs

camarades de la mâture. De même que le gabier sait charger et pointer son espingole aérienne , de même le matelot du canonnage n’est pas pris au dépourvu , s’il lui faut monter sur une vergue , souquer un raban de ferlage ou même pousser uu boute-hors; homme d’élite , il n’est étranger à rien de ce que doit savoir un digne citoyen du gaillard d’avant. On lui a donné un canon , il l’a adopté , il l’aime, il s’est transbguré en artilleur , mais il aurait pu briller aussi sur la misaine ou le grand hunier. Le gréement et les batteries, la cale ou la chaloupe , les mâts et les ponts sont également familiers à un matelot ; et le chef de pièce en est un ; parfois même il est quartier-maître , et marche alors sur la même ligne que les chefs de hune.

Entre les uns et les autres , on retrouve , bien entendu , la rivalité qui existe entre le maître de manœuvre et celui de canonnage , autorités jalouses de leur importance respective et contemplant toujours le vaisseau d’un point de vue différent. Aussi, serions-nous fort mal venu au banquet de la Ste- Barbe , si nous avions l’imprudence d’y faire soupçonner notre prédilection plus marquée pour le gabier Nos amphitryons nous montreraient du geste leurs orgueilleuses bouches à feu , leurs boîtes à capsules , leurs refouloirs , leurs gargoussiers , leurs parcs à boulets , et se redressant alors , ils nous regarderaient dans le blanc des yeux comme pour demander :

— Que pensez-vous maintenant de ceux qui manient de pareils ustensiles , de ceux qui jouent avec la mitraille et qui plaisantent à coups de canon? La poudre nous connaît ; l’ennemi a peur de nos bras noircis I nous ne sommes pas des mousses , apprenez-le.

— Des mousses! qui l’a dit? Vous êtes des hommes et des soignés, nous hâterions- nous de répondre : A la sanlé de Ste-Barbe!

Ce ne serait pas trop d’un semblable toast pour nous faire pardonner nos éloges à la hune ; encore aurions-nous soin de vanter le lustre de ces beaux canons , le brillant de ces couvre-lumière alignés, le chic de l’installation. Maître Beauzœil finirait par nous offrir une large poignée de main que nous accepterions de grand cœur en nous écriant : a Gloire dans la batterie aux canonniers mangeurs de poudre, et paix aux sommités de la mâture, à ceux qui graissent et goudronnent ! »

Chaque chef de pièce a la haute main sur deux canons: l’un à tribord, l’autre à bâbord; mais il n’a sous ses ordres qu’un seul équipage qui les dessert alternativement, suivant le côté où l’on combat. Si le vaisseau prête les flancs à deux ennemis à la fois , cet équipage se dédouble ; les hommes des canons impairs arment tribord, ceux des canons pairs arment bâbord ; une complication de manœuvres adroites permet de faire Jouer simultanément

' L'EQUlPACk.

tontes les bouches à feu. Rico de plus luoiultucux , de plus martial, dé plus formidable que celte brûladle école des deux bords , où la plupart des servants ont un double emploi.

Le chef de pièce pointe et préside à la charge du canon de gauche ; le chargeur , qui est la seconde autorité de l’escouade , a pris la direction du canon de droite ; les servants mobile» bondissent d’une pièce à d’autre pour les palanquer alternativement au recul en batterie ; les poulies grincent et craquent; les anneaux et les crocs de fer géttiissent , les cordages sont prêts à s'enflammer, a Feo des deux bords! Feu ! Feu roulant ! »

Le tambour bat la charge par intervalles, le fifre joué un air gai , les mousses et les novices, en leur qualité de pourvoyeurs , courent au milieu de ce ’ désordre si bien ordonné, se glissent entre les jambes des rudes athlètes , sautent par-dessus les canons , et rapportent des gargousses à leurs chefs''' pour les déux jumeaux embrasés , écumants , furieux.

— De la poudre ! de la poudre ! il faut de la poudre ! Leste , enfant , cours à la soute !

’ — Du silence et du sang-froid! ne nous pressons pas! pointons posément! crie l’officier de batterie-

— Va toujours, mon brave l’Enfer, dit maître Beauzeeil au chef de la cinquième , tu peux tirer encore une fois, je t’apporte une roue de rechange à la minute.

W8 ' • ' tES MARINS

— Ma brague est coapée , maître canonnier , interrompt le pointeur de la quatrième.

— Bien, Ripagoyen , fais refouler , je suis à toi ; voilà l’affaire ! Pas de confusion.

— A L’abordâgb ! Les deux divisions d'abordage , en haut ! hurle tout à coup le braillard de combat.

A ce commandement du porte-voix suprême, on achève de charger ; les canons sont mis en batterie , les servants se rangent derrière leurs chefs de pièce , on se précipite en masse sur le pont; il ne reste à chaque sabord que le pourvoyeur armé d’une longue pique.

Maître Beauzœil pourtant n’a pas suivi le torrent qui déborde sur les gaillards par toutes les écoutilles: il doit rester à son poste de combat, désert maintenant. Voyez-le, il utilise son court instant de répit; il arrange, prépare, installe tout, afln qu’on soit prêt à reprendre le feu au premier signal.

^ L’officier lui-même est parti le sabre au poing , car on a donné l’ordre de faire monter les deux divisions à la fois, mais si le commandement n'en eût demandé qu’une , les chefs de pièce n’auraient point abandonné leurs canons , et un feu meurtrier continuerait; leur active énergie sait suppléer au nombre.

A la fin de l’action , le chef de pièce est sublime ; son canon est moins bouillant que lui , ou plutôt l'homme et le canon ne font qu’un, intelligent ceu-

taure de fer. On se demande par quelle merveille le colosse de fonte est devenu un être doué d’instinct, qui caracole et obéit à la voix de son maître comme un valeureux coursier de bataille. L’âme de l’un , noire de poudre , semble être animée du même feu que le corps de l’autre, ruisselant de sueur; leurs bouches à tous deux écument en répétant des mots de gloire. Et quand tout est fiui, quand la retraite a sonné, tous deux, hélasi gisent souvent mutilés,' . brisés, mêlés, confondus ensemble: l’affût est baigné de sang, le cadavre est couvert de débris.

Horrible ! horrible est l’appel nominal qui suit le combat , lors même que le combat a donné la victoire !

On commence par les officiers et les maîtres, puis arrive le tour des matelots :

— L’Enfer , chef de pièce. — Mort.

— Espar , chargeur. — Dans la cale , amputé.

— Joseph , deuxième servant de droite. — Tombé à la mer.

— Kérédern , troisième servant de droite. — Absent ; il n’est pas revenu de l’abordage.

— L’Heureux, quatrième servant. — Présent, c’est moi! Si je n’y étais pas, je ne sais pas qui répondrait, foi de Parisien! Rageur, le premier de gauche , est au poste des blessés ; Pétron , le deuxième, voyez-le, il est achevé ou à peu près ; Poulardot et Mignon ne sont pas redescendus ici.

■luo* • les MAlUNS/ .

Poniadio le pourvoyeur est là pourtant , le gargoussier sous le' brafe gauche comme avant l’engagement.

— Pomadin.

— Présent I s’écrie la voix flûtée du petit gardien de sabord. — Appuyé sur si pique qu’il tient de la main droite , on le voit la figure rayonnante et souriante au milieu des éclats de bois , des morts et des mourants. L’enfant a joué au terrible jeu de la guerre; il ne comprend pas encore, il est ivre de poudre et de fumée ; ce n’est que ce soir qu’il pleurera en pensant à ce lugubre appel , ce n’est que demain qu’il frémira au souvenir de sa mère.

Cependant le commissaire et les autorités de la batterie passent au canon voi.ûn, où l’on constate de même le nombre des survivants.

Si nous détournons les yeux de ce combre tableau, nous verrons le chef de pièce fourbissant, espalmant, astiquant avec un j prédilection particulière tout son attirail de cuivre, de fer, de bois, de cordes; ses palans, ses poulies, ses chevilles, son affût, et surtout son gros ventru , son carillon , son tonnerre , qu’il baptise presque toujours d uu sobriquet amical , comique ou glorieux.

Sa pièce sera tantôt pour lui la mère Trimballe, la brave Calimarde , CracJie-lioide , la Grêle, le Tremblement, l’Enragée , le Trombone, Brèche-Dent ; tantôt le Corsairien , Sans- Peur , Surcou f, la Mort

des Anglais , Napoléon, Jean-Bart : Jean-Bart surtout; c’est le nom populaire par excellence. Il n'est pas de vaisseau où plusieurs objets ne soient honorés du noble nom de Jean-Bart : un canon comme un cou-^ teau , un bâton, un canot, un palan parfois; parfois un animai familier. Le chien du bord s’appelle assez souvent Jean-Bart; nous avons vu un coq et un pigeon navigateurs porter ce nom tutélaire qui les préserva d’une fin prématurée. L’illustre marin de Dunkerque sera toujours le héros vénéré du gaillard d’avant. Le Breton ne connaît que César et la duchesse Anne, le matelot ne connaît que Jean-Bart et Napoléon. Tl n’a rien moins fallu que la grandeur impériale pour donner un rival sur les passavants au chef d’escadre de Louis XIV.

Le chargeur est le second du chef de pièce ; si celui-ci se trouve absent, il le remplace de droit au bouton de culasse ; on l’a vu , dans l’école des deux bords , chef de pièce lui-même. Placé à un poste dangereux , plus exposé qu’aucun autre servant à la mousqueteiie ennemie , exposé en outre à des accidents affreux qu’un oubli , une distraction , une fatalité, peuvent causer, même dans un innocent salut , il mérite bien le galon de laine et le supplément de paie qui lui sont attribués. Souvent Je chargeur est un homme de la conscription on de la pêche ..toujours il est simple matelot ; ainsi nous apercevons déjà en lui la transition , car il o’est pas

indispensable, pour remplir ses fonctions, d’avoir passé de longues années sur les vaisseaux de l’Etat ou sur les grands bâtiments de commerce.

LES TIMOMlIEfiS.

Le timonnler connu pour l’élégance ,

Près des belles comme aux combats,

. ' Suit les signaux avec intelligence ,

Sonde en arrondissant les bras ,

Trouve le fond d’un cœur rebelle ,

Au gouvernement est fidèle.

Et tient journal de ses succès.

Voilà, voilà, le timonnier français.

Le timonnier est peint par le rapsode sous les traits qui lui appartiennent : il est représenté séduisant, galant et coquet, à l’égal du gabier d’artimon; intelligent à suivre les signaux de l’amiral , et prêt à les rapporter à son chef direct. Ses fonctions sont mises en parallèle avec son amabilité , trop connue peut-être des jeunes filles de nos ports militaires ; il se présente en habile interprète sous tous les rapports , car s’il connaît parfaitement les flammes et les guidons de la tactique , le langage des fleurs et des rubans n’a rien d’obscur pour lui. Adroit à lancer le plomb de sonde et à rapporter l’empreinte du fond , il ne l’est pas moins à glisser son image dans un cœur sensible et tendre, qui en gardera profondément le souvenir; sa pose aimable, ses

DigÜi. .il / Coogk

bras arrondis , son allure sémillante , le font triompher des plus cruelles.

Matélot bien élevé, gentleman de l’avant, homme littéraire et politique , il lit des romans et des gazettes, et mérite peut être ainsi la qualité de fidèle serviteur que lui accorde le chansonnier, à moins que son gouvernement ne soit tout simplement la barre du gouvernail, dont il est le garde d’honneur; enfin il coopère à la rédaction du journal du bord . écrit ses mémoires , et cultive avec un égal succès le madrigal , le bouquet à Chloris ou à Fanchon , et le billet doux, soit en prose, soit en vers.

La coterie des timonniers ne ressemble en rien aux clubs du beaupré ou de la misaine : elle est , comparativement, prétentieuse et musquée; on s’y parle à la seconde personne du pluriel , il faut avoir été camarades de collège pour user du tutoiement; on mange ensemble à la gamelle, mais ce n'est pas une raison pour être grossier. Les timonniers affectent la politesse ; ils souffrent de la rudesse de certains officiers qui les mènent comme des domestiques et leur parlent brutalement.

Écoutons -les lorsqu’ils sont réunis à leur table dont la propreté est digne de remarque. Adolphe Colinet prend le premier la parole :

— Encore aujourd’hui , s’écrie-t-il avec dépit , il m’a fallu faire le valet de chambre. C’est intolérable.

Comment cela , mon cher ?

— Figurez-vous que M. Martin était à -causer et à fumer devant, avec trois ou quatre aspirants ; il me fait signe de venir à lui ; j’accours : — « Va me chercher ma blague en peau de bouc , au second clou à côté du hublot, o me dit-il.

— Et vous y êtes allé . Adolphe?

— Que vouliez vous que je fisse? Ne sommes-nous point des machines passives que l’on peut humilier à plaisir !

— . C’est affreux !

— C’est insupportable !

— Et ce tutoiement qu’en dites-vous?

— Ces gamins d’aspirants abusent de leur aiguillette. .l’ai été au collège de Pontivy, comme vous savez, avec M. Edouard, l’aspirant de première classe ; eh bien ! il n'en a pas plus d'égards envers moi. Hier encore, il m’a fait mettre dans les haubans pour avoir témoigné mon déplaisir de nettoyer la bouteille.

— Les enseignes sont encore pis!

— Et le commandant , messieurs ?

— Et le second surtout, avec ses perpétuelles injures de fainéants, Parisiens, gantsjaunes, etc...

— Je vous le dis en vérité , mes amis , c'est à dégoûter des bâtiments de guerre tous les jeunes gens de famille.

— Foi de gentleman ! vous avez bien raison ,

' ’ L'ÉQUIPAOE. 405

Adolphe ; et je jure mes grands dieux , qu’après cette campagne, bien tin sera celui qui me rattrapera sur un navire de l’État.

Matelots de l’arrière, les timonniers ne sont pas toujours excellents marins, tant s'en faut; mais leur éducation première remplace le manque de connaissances pratiques. Il est rare qu’on leur permette de toucher au timon du gouvernail d’oü cependant Us tirent leur nom ; ce sont des gabiers , des vieux de la cale, d’anciens navigateurs qui gouverneront à la nier. Les timonniers se tiennent auprès de ces hommes de barre, et les aident par moments. Du reste, ils font les signaux de jour et de nuit, s’occupent de la réparation des pavillons et savent coudre l’étamine sous peine du régime aquatique aussi redouté à l’arrière qu’à l’avant.

Quelques-uns arrivent directement de Paris pour faire campagne , dans l’espoir d’obtenir un avancement rapide , de passer plus tard un examen de volontaire , on de remplir les conditions de temps nécessaires pour devenir capitaines du commerce. D’autres, enfin, déjà officiers du long-cours, méritent, au contraire, d’être comptés parmi les meilleurs hommes du bord ; mais le sentiment de leur supériorité même les éloigne de l’avant.

L’on a vu déjà quelle carrière est ouverte au timonnier, on a vu qu’il devient assez facilement fourrier ou quar*ier-maître de tiroonnerie ; plus tard, il

passe second chef. Le grade de chef n’est pas son unique espérance : il aperçoit dans le lointain l’épaulette d’enseigne ou le commandement d’un trois- , mâts marchand.

Dans l’escouade des timonniers , on remarque d ai). rd les officiers mariniers placés sous les ordres du chef, et dont l’un surveille constamment l’homme posté à la barre du gouvernail.

Après eux viennent les fou” i.rs , espèce mixte qui joue à terre , dans la caserne des marins , un rôle bien plus important qu’à bord , mais qui jouit cependant, même à bord, de certains privilèges , tels que la possession d’un bureau placé d'ordinaire dans le faux-pont; ils sont chargés de la comptabilité de solde et d’babillement sous l’inspection des capitaines de compagnie et du commissaire. Le fourrier est le plus sémillant , le plus séduisant d’entre les timonniers , et son galon d’or sur le bras en fait un personnage fort recherché -dans toutes les courtilles de Brest, Toulon et Rochefort.

Renvoyons pour la seconde fois aux mémoires de , Jean-Baptiste Lavertu , glorieux fils de Soissons, qui rédigea en prose et en vers sa campagne dans les mers de l’occident, à bord de la frégate X Introuvable, celle de Y Anonyme, vaisseau ponantais dans les mers du Levant, et celle de la Vestale dans les mers du Sud, — le tout après avoir décrit ses débuts d’enrôlé volontaire dans la 103* compagnie périma-

nente. — Car, de son temps , le corps des équipages dé ligne était composé d’un nombre de compagnies déterminé, suivant les besoins du service, et qui s’élevèrent au nombre de deux cents. Les gens de mer dits des classes , les hommes fournis à la marine par le recrutement ordinaire , les enrôlés volontaires, tous matelots de nom , quelle que fut leur provenance, étaient incorporés dans l’une des compagnies. Lorsqu’un navire armait , une ou plusieurs compagnies formaient son équipage, en passant de la caserne à bord.

Aujourd’hui , la compagnie composée d’hommes provenant des compagnies de gabiers et timonniers, de matelots - canonniers , de fusiliers , de chauffeurs, d’inscrits et de conscrits , ne s’organise qu’à bord et pour la durée de la campagne. Le résultat est le même. Chaque compagnie a son capitaine (lieutenant de vaisseau), son lieutenant (enseigne de vaisseau), ses sous-lieutenants (aspirants de marine), ses sous-officiers ( sergents ou seconds maîtres des diverses professions) , ses caporaux ou quartiersmaîlres, ses tambours, ses clairons, et enfin son fourrier.

Ce dernier est presque toujours un fils de famille, entré dans la marine par un coup de tête , dans le dessein d’y devenir amiral ; on fait de lui un soldat bureaucrate, et généralement il en est ravi.

Le timonnier sondeur , classé parmi les hommes d’élite, peut en outre être attaché à la hune d’artimon;

Digiii.:BC by Coogli-

lÆS MARINS

il tient an mattre d'éqnipage par ses fonctions de gabier , au chef par celles qu’il rempli t à la timonnerie. Il est le bienvenu partout, et, comme la cbauve- ' souris de la fable, il peut alternativement se servir d’un seul de ses titres. Comme le sage de La Fontaine, il peut crier tour à tour : — « Vive le roi 1 vive la ligue ! »

Mais le simple timonnier, il faut en convenir, n’est que le commissionnaire du bord ; on l’emploie à transmettre les communications officielles , à avertir l’état-major et la maistrance d’un exercice ou d’un armement de canot ; c’est lui qui appelle le capitaine d'armes et l’aspirant de corvée , lui qui va chercher le tambour lorsqu’il s’agit de battre le rappel ou l’assemblée. D’ailleurs , il fait faction sur la dunette la longue-vue à la main pour veiller aux mouvements du vaisseau amiral ou aux signaux de la terre.

Les pilotins , mousses ou novices , adjoints au service de la timonnerie , occupent la dernière place dans la hiérarchie des habitants de l’arrière.

En deçà du grand mât , le détail du chef, comme on voit , fournit un échantillon de tous les grades subalternes.

Page 1