‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 114 sur 204 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

des oiseaux de bronze, perchés sur diverses saillies anguleuses d’un rocher. Ces oiseaux, d’une rare perfection, sont l’œuvre de Jean de Bologne.

La Villa Petraja, construite par Buontalenti, près de Florence, s’élève au pied des montagnes sur leurs dernières pentes, et plus haut que la Villa de Castello. La Petraja est précédée de beaux jardins, étagés en terrasses, d’où l’on découvre un panorama splendide, d’une immense étendue sur Florence et l’Apennin. A droite du château, une ravissante fontaine de Tribolo affecte la forme d’une vasque d’où s’élève une colonne de marbre blanc, décorée de satyres chevauchant des dauphins et soutenant une deuxième vasque ornée de guirlandes tenues par des génies. Un piédestal, émergeant de cette conque supérieure, sert de support à une Baigneuse qui sort du bain et presse sa chevelure, d’où l’eau découle, charmante idée de Bologna.

Cette fontaine, placée autrefois dans la villa de Castello, fut transportée au xviii6 siècle, sous le gouvernement du grand-duc Pierre Léopold d’Autriche, à la Petraja, qu’avait réparée la grandeduchesse, Christine de Lorraine, femme de Ferdinand II de Médicis (1610-1670).

JEAN DE BOLOGNE

Enfin, au fond de cette vallée de l’Ema, en haut de laquelle était bâtie la villa del Riposo, séjour favori de B. Vecchietti, à trois milles de Florence, hors de^ la porte S. Nicolo, s’élevait une fontaine dite de la Fala Morgana. Gian l’avait surmontée d’une élégante statue. La fontaine répand toujours ses eaux abondantes et claires; mais la baigneuse , hélas! a disparu... Où sont les neiges d’antan et les fées, harmonie de l’Univers et des jours ?

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