DEUXIÈME PARTIE
partie de ses anciennes possessions de terre ferme après la paix entre François Ier et Charles-Quint, elle était contrainte, en 1540, d’abandonner à Soliman la presque totalité de ses conquêtes orientales : Macédoine, Thessalonique et les îles de l’Archipel. La victoire deLépante, où, en compagnie des Espagnols, elle remporta une éclatante victoire sur les Turcs, le 7 octobre 1571, releva un moment la gloire de l’étendard du Lion. Mais la prospérité de la République ne cessa de diminuer. Le Portugal, l’Espagne, la Hollande, l’Angleterre, la France s’emparaient des mers. Et Venise était contrainte de laisser flotter désormais librement les pavillons étrangers à travers l’archipel de la Méditerranée où, seule, elle commandait autrefois.
Sa suprématie politique ou commerciale compromise, la cité des Doges, la perle de l’Italie, ajouta cependant par la culture des arts un nouveau fleuron à sa couronne. C’est au moment où sa puissance territoriale s’affaiblit que Venise devient un des centres artistiques les plus remarquables de la Péninsule.
Nous avons insisté longuement déjà sur les créations de Jacopo Sansovino dans cette ville 1 .