CHAPITRE VII
Statue équestre de Cosme /«r (1594). (Florence), place de la Seigneurie. Comparaison avec les statues de Gattamelata par Donatello à Padoue, et de B. Coleoni par Verrocchio à Venise. — Intéressants bas-reliefs du piédestal. — Incendie de la cathédrale de Pise (1595). — La sculpture des nouvelles portes n’est pas de Jean Bologne, mais de G. B. Caccini secondé par les élèves du maîtres et travaillant d’après les dessins de l’architecte R. Pagni. — Statue de Saint Matthieu pour la cathédrale d’Orvieto (1597). — Hercule terrassant le Centaure (1599). (loggia dei Lanzi. Florence). — Bas-reliefs de la chapelle del Soccorso (Église de l’Annunziata. Florence) 1 598). Leur analogie avec les bas-reliefs de la chapelle Grimaldi à Gênes. — Sculpture religieuse de Jean de Bologne. Les crucifix. Ils reproduisent tous le type du Christ de l’Impruneta (bourg à 7 kilomètres de Florence) — Jean Bologne créé chevalier de l’ordre du Christ de Portugal (1599).
Ferdinand de Médicis attendait avec impatience le retour de son sculpteur pour voir terminer la statue équestre de Cosme Ier.
Dès le mois de novembre 1 5 9 3 , J ean de Bologne se mettait à l’œuvre avec diligence. Malgré tous ses efforts, ce monument ne put être découvert et livré au public que le 25 mai de l’année suivante. Bologna l’avait commencé en 1582.
Ce n’était pas une mince affaire qu’une statue équestre.
JEAN DE BOLOGNE
A l’extrême difficulté de la pose du cavalier, s’ajoutait l’esquisse et la coulée en bronze du cheval. Pour en venir à bout, Bologna s’était aidé de l’avis des peintres Cigoli (1549-1613) etGregorio Pagani. Ils lui fournirent les dessins et les modèles, que put voir encore Baldinucci, en 1687 I.
Le cheval fut coulé, dès 1591, au mois de septembre, avec un plein succès, dans les ateliers de Borgo a Pinti. C’était un heureux résultat, étant donné le poids de l’animal qui s’élevait à 15.000 livres. Avec le cavalier, l’ensemble aboutissait à un total de 12.500 kilos !
Le personnage de Cosme mérite des éloges. Il est posé sur le cheval avec aisance et grâce. Son attitude est majestueuse, le mouvement de la tête a de la maestria, de l’élégance et de la légèreté. Malheureusement le cheval est lourd et maniéré, la croupe trop petite, la tête également. L’encolure offre trop d’épaisseur. L’ensemble de l’animal paraît un peu court à cause de l’avanttrain trop pesant. Le cheval de la statue de Cosme rappelle celui de Marc-Aurèle, sur le Capitole.
Faut-il le rapprocher du cheval de Gattamelata, sculpté par Donatello à Padoue (1444) et de celui