‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 143 sur 204 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

auquel Verrocchio lit porter la statue de Bartolommeo Coleoni, à Venise (1483-1488) ?

A Padoue, Donatello qui s’attaquait, pour la première fois depuis l’antiquité, à une statue équestre en bronze, avait su faire vivre et se mouvoir homme et cheval tout ensemble. Si le destrier de Gattamelata est lourd et trapu, on sent, néanmoins, qu’il est modelé d’après nature. L’animal a de très justes proportions ; tandis qu’on peut se demander si Bologna a eu vraiment devant les yeux un modèle animal vivant. Pourtant nous savons que le duc Ferdinand de Médicis mettait toujours deux chevaux à la disposition de son sculpteur.

Quant au cheval de Verrocchio, à Venise, on peut dire que jamais monture et cavalier n’avaient été mieux conçus d’un même jet, avec tant de force et d’individualité, et l’on peut regretter que Gian n’ait pas fait le voyage de Venise avant la coulée de la statue de Cosme, quand ce n’eût été que pour étudier le jeu des muscles, si remarquable dans le destrier de ce sculpteur 1 .

La statue de Cosme fut placée sur la Piazza délia Signoria. Bologne orna le piédestal de trois grands bas-reliefs intéressants, quoique peut-être

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