‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 144 sur 204 · Voir les Successeurs de Donatello, pages 66 et sqn · texte numérisé non relu

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d’un mérite moindre que les reliefs de la Passion du Christ, à Gênes. Tels quels, ils ont l’avantage de représenter, avec des détails pleins d’art, trois épisodes intéressants de la vie de Cosme : son appel par la Seigneurie au gouvernement de Florence, après l’assassinat d’Alexandre de Médicis; son couronnement comme grand-duc par Pie V, qui le revêt des insignes royaux (Rome, 1570) ; enfin son entrée triomphale dans Sienne, au lendemain de la victoire qui entraîna la soumission de cette ville.

Le mois d’octobre de l’année 1595 fut un mois néfaste. Le 24, un incendie occasionné par l’imprudence de deux ouvriers couvreurs, 'détruisit en partie la cathédrale de Pise. On a cru longtemps que Jean de Bologne fut chargé de sculpter les trois grandes portes en bronze de l’église. Une telle affirmation n’est plus soutenable actuellement.

Un savant critique d’art, M. Igino Benvenuto Supino, dans une étude définitive, a prouvé, en s’appuyant sur d’irréfutables documents, que tout le mérite de l’œuvre la plus importante de sculpture créée par l’école florentine, au début du xviie siècle, doit revenir à G. B. Caccini (1562- 1612). Domenico Partigiani, l’habile fondeur qui travailla souvent aux côtés de Bologna, coula ces

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